Que l'ombre vous cache...

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 Que l'ombre vous cache...

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Que l'ombre vous cache...   Jeu 1 Mai - 19:24

• Date du RP: 2 Février, 3 ARW / 2189
• Lieu du RP: New Jericho, Joab, système Enoch de la Nébuleuse de la Rosette, Systèmes Terminus
• Type de RP: RP fermé
• Nombres de personnes requises: 1 (Kali T'Kando)


Cela faisait maintenant près de trois ans que Lynia avait été acquise par ce butarien, Barlak Ran'Kar. Ou peut-être cela faisait plus de trois ans ? Peu importait au fond, elle ne comptait plus le temps qui passait d'un maitre à l'autre depuis près de trente-cinq ans... Toujours était-il que le temps sur Joab était plutôt correct aujourd'hui, c'est à dire avec un ciel découvert laissant apparaitre l'une des deux lunes de la planète, dans une atmosphère pesante. À son arrivée, c'était bien l'air qui l'avait littéralement prise à la gorge. Plus tard, l'un des gardes de Barlak avait craché l'explication à force de voir Lynia se prendre la gorge : la pression était ici deux fois plus importante que sur les mondes Eden standards. Rien de très grave selon lui, excepté pour ceux qui avaient des problèmes de respiration. Lynia elle, s'était intéressée rapidement à autre chose : la planète ressemblait étrangement à la toute première planète sur laquelle elle avait travaillée en tant qu'esclave - planète dont elle n'avait jamais su le nom. Peut-être était-ce la même mais elle n'avait aucun moyen de le savoir : jamais elle n'était sortit des compartiments pressurisés du bâtiment où elle se trouvait à cette époque.

Le gros détail que l'on ne pouvait pas manquer : la seule aide que Joab avait acceptée, c'était celle des Moissonneurs. Du coup, on ne voyait qu'eux de manière régulière, ils s'échinaient constamment et inlassablement à réparer tout les dégâts causés. Certains disaient qu'ils allaient établir un écosystème sain digne d'un monde-éden comme Eden Prime mais Lynia n'y croyait guère... Tout ce qu'elle voyait en les observant, c'était Zorya et toutes les horreurs qu'elle y avait connu. De quoi faire vomir n'importe qui. Comme si elle n'en avait pas déjà assez avec sa situation actuelle... Toujours était-il qu'elle avait intérêt à se dépêcher. Elle revenait des courses, de quoi remplir le garde-manger de Barlak mais certains de ses hommes attendaient avec impatience l'alcool qu'elle apportait avec ces courses. La dernière chose qu'elle voulait, c'était subir leurs brimades sexistes et humiliantes parce qu'elle était en retard pour eux. En plus, elle était dans le quartier pauvre de la ville, un endroit où il valait mieux ne pas trainer avec tout un tas de courses dans les bras (surtout en étant seule !). Traversant le plus rapidement possible les ruelles sales où elle se trouvait, où tout transpirait d'une couleur jaunâtre, des matériaux usés par le temps et où des impacts de tirs et des dégâts encore bien présents se voyaient partout autour d'elle jusqu'à l'air et le ciel eux-mêmes, Lyn remarqua enfin au loin la vision du bâtiment du "groupe Jidoba". Un joli nom pour une simple simple de petits arnaqueurs-voleurs qui aimaient à se prendre pour Molovsky ! (Fait qu'elle se gardait bien d'énoncer à voix haute, entendons-nous bien.)

Pénétrant finalement le bâtiment une fois les escaliers montés, Lyn verrouilla la porte derrière elle. Elle savait que quelqu'un devait venir, elle l'avait contacté elle-même, cette personne n'aurait qu'à sonner. Bien évidemment, en arrivant dans le salon de fortune les cocos qui servaient d'hommes de mains à Barlak ne purent que réclamer leur alcool, se moquant inévitablement d'elle à coup "d'Asari plus douée immobile qu'en mouvement" et autres - encore n'était-ce là que les commentaires les moins grossiers ! Que de culture et d'éducation, en somme... Elle se dépêcha d'ignorer leurs commentaires, se contentant de bref hochements de tête et servant leurs foutues bouteilles au plus vite pour ensuite se dépêcher d'aller ranger le reste des courses. Elle sentit une main en profiter pour lui toucher les fesses à son passage, sans savoir qui, ce qui déclencha quelques rires gras. Ces porcs se gardaient bien de faire plus, car Barlak ne le leur permettrait pas, mais ils n'en pensaient pas moins. Du coup pour se venger, ils lui pourrissaient la vie à la première occasion.

Elle détala sans mot dire, un mauve furieux à ses joues brûlantes. Entrant dans le garde-manger, une annexe à la cuisine à peine plus grande qu'un placard, Lyn repensa à sa recherche d'éventuels mercenaires pour le dernier boulot de Barlak. Pour un petit bonhomme comme lui, c'était un boulot d'importance : les Soleils Bleus désiraient une information bien précise sur les transporteurs d'une entreprise dont, justement, l'une des filiales se trouvaient sur Joab. Ils n'avaient rien dit de plus (et Barlak n'avait pas cherché à leur demander plus de détails), si ce n'est qu'ils voulaient ces informations - autrement dit que l'échec ou la tentative de tromperie coûterait très cher à Barlak. Elle s'était donc mise en quête sur son ordre de types capables de dérober ces informations dans le complexe commercial où créchait la-dite entreprise, sûrement l'endroit le mieux défendu de la planète (sans compter les Moissonneurs, qui n'agissaient plus que si on les attaquaient directement, comme si ils étaient désormais des parties du paysage : un détail très difficile à accepter pour nombre de personnes, Lynia comprise). Elle avait contacté pas mal de monde avant de tomber sur une cette Azure Widow.

Toutefois le prix qu'elle avait elle-même réclamé était beaucoup trop élevé pour une bande de l'envergure de Barlak, alors Lyn avait tout d'abord pensé à l'envoyer valser. Cependant Barlak lui avait bien fait comprendre par sa gifle qu'elle n'avait pas à décider à sa place, aussi avait-elle proposé un paiement par intérêts comme le voulait Barlak. Chose inhabituelle pour le butarien mais l'asari imaginait facilement l'état fébrile dans lequel il devait se trouver (et qu'il devait essayer de dissimuler de toutes ses forces d'ailleurs), d'où l'absence d'hésitations quant à ce paiement. Au fond, c'était ça ou devenir une cible vivante pour les Soleils Bleus mais aussi tout groupe criminel une fois la protection des premiers abandonnée... la décision se prenait donc très rapidement. Désormais, il ne restait plus qu'à attendre la concernée.


Dernière édition par Lynia T'Nora le Mer 15 Oct - 11:33, édité 1 fois
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Ven 2 Mai - 14:28

« - Mother… you are always around, let me tell you, you're the only one. » chantonnait une voix cristalline à l’intérieur de la carcasse métallique du vaisseau Le Basilic. Il serait difficile pour beaucoup de personnes d’imaginer que cette voix pouvait sortir d’entre les lèvres de celle qui se fait nommer Azure Widow. Pour beaucoup, cette bouche est plus souvent comparée à celle de la mort, dont le baiser vole les âmes de ses amants d’un jour.

Tandis qu’elle prenait un bon bain bien chaud, Kali s’était mise à pousser la chansonnette comme elle aimait le faire lorsqu’elle se trouvait seule dans son vaisseau ou son logement. Il faut dire que si Kali n’avait pas embrassé la carrière militaire, elle serait devenue comme sa mère, une chanteuse lyrique et peut-être qu’elle serait encore saine d’esprit. Cependant, ce n’est pas cette possibilité qui a été choisie par le destin. Désormais, l’asari chante pour elle et cela lui suffit amplement tandis que le monstre qui habite en elle se repait de son quota de cadavre. Ainsi, laissant sa part artistique et pacifique s’exprimer, elle se délectait dans son bain tandis que son chant résonnait dans sa salle de bain. Ses longues jambes d’un bleu écarlate s’élançaient en l’air tandis qu’elle les savonnait avec son éponge. L’eau chaude s’écoulait lentement de l’éponge pour descendre langoureusement sur sa peau azure avant de rejoindre le bain dans laquelle elle avait été puisée. L’asari continua ce petit manège jusqu’à ce qu’une autre voix, plus électronique mais tout aussi mélodieuse, ne vienne la déranger.

« - Madame ? Nous sommes arrivés à Joab. Dois-je faire mon entrée dans l’atmosphère et atterrir aux coordonnées prévues ?
- Oui IVy, fais donc ça. J’ai bientôt terminé mon bain de toute manière.
- Bien Madame. »

Quelques minutes plus tard et après avoir rincé son corps immaculé de savon, elle se saisit d’une serviette et sortit de la baignoire pour se sécher. Dès qu’elle fut bien sèche, elle alla dans sa chambre pour se préparer.

Joab était une planète qui lui était inconnue mais d’après le codex galactique, elle allait beaucoup si amuser. Cependant, elle n’y irait pas sans une protection adéquate. Elle connaissait bien les Soleils Bleus, habituellement, c’était des concurrents mais Kali ne les avait jamais considérée comme de possibles employeurs. Avaient-ils finalement décidé d’engager des gens compétents ? Cette idée la fit rire aux éclats. Dès qu’elle arriva à se calmer, elle commença à s’habiller pour son excursion. Etant donné qu’elle ne connaissait pas la planète mais qu’elle connaissait la réputation des Soleils Bleus, Kali décida de ne pas descendre de son vaisseau sans son armure. Par conséquent, elle prit sa combinaison en spandex noir et l’enfila avec aisance, entrant en premier les jambes avant de faire monter toute la combinaison le long de son corps pour pouvoir enfiler ses bras puis fermer le vêtement avec sa fermeture éclair frontale. Le spandex épousait ses formes alléchantes avec justesse, faisant ressortir érotiquement ses hanches bien rondes, ses fesses bombées, son tour de taille affiné et sa poitrine opulente. Kali avait pour habitude de n’enfiler que cette combinaison lorsqu’elle portait son armure car c’était ce qu’elle avait trouvé de plus confortable. Une fois son armure spectre sur son corps, Kali prit son M11 et son Disciple, posa son Masque de Mort sur la tête et enfila tout le reste de son équipement avant d’aller au cockpit. Elle regarda ensuite à travers les vitres et observa les hauteurs de Joab. IVy venait de faire entrer le vaisseau dans l’atmosphère.

L’asari observa la planète attentivement tandis que l’IV du vaisseau amorçait l’atterrissage. De ce qu’elle voyait, Joab n’était rien d’autre qu’un désert de poussière sur lequel on a reconstruit des bâtiments tout aussi terne. Les seules teintes de couleurs étaient apportées par les Moissonneurs, ce qui n’était pas spécialement joyeux. Comme dans toute la galaxie, les machines reconstruisaient ce qu’elles avaient détruit, leur nouveau comportement était particulièrement perturbant surtout après l’hécatombe qu’elles ont causée. Enfin… elles faisaient partie du paysage désormais et il fallait s’en accoutumer. De ce qu’elle avait entendu, certaines personnes avaient essayés d’attaquer à nouveau les moissonneurs mais ces derniers s’étaient défendus sauvagement… qu’est-ce que c’était ce bordel ? Qu’est-ce qui s’était passé pour que ces démons se soient retournés ainsi ? Les questions qu’elle se posait n’auraient sûrement jamais de réponse. De toute manière, en ce moment, elle avait d’autres chats à fouetter. Avec la guerre contre les moissonneurs, elle avait perdu de nombreux clients, voir la quasi-totalité, alors elle devait reconstruire son agenda. C’est l’une des raisons qui l’a poussée à venir sur Joab, la paye n’était pas conséquente mais elle annoncerait sûrement mieux à l’avenir et puis, il faut dire qu’elle se faisait vraiment chier. En tout cas, elle serait payée… bon, pas en une fois mais elle allait l’être si elle se montrait un peu patiente donc d’un côté, ce n’était pas si désagréable que ça. Elle en ferait peut-être une généralité pour les petits clients, le règlement en plusieurs fois se démocratise un peu partout alors pourquoi ne le ferait-elle pas pour ses services ? Finalement, elle mit fin à toutes ses pensées parasites et se concentra sur sa mission, le vaisseau venant d’atterrir sur la planète.

Kali quitta donc le cockpit direction la plateforme de sorti et put enfin mettre un pied sur Joab. Heureusement, avec son casque, elle ne ressentait que très peu les effets de la pression atmosphérique.

« - IVy, scelles le vaisseau, personne ne doit entrer et tiens-toi prêt à un décollage en urgence, on ne sait jamais, déclara Kali dans une voix plus grave et électronique qu’à son habitude, le casque déformant sa voix pour la rendre plus… intimidante.
- Bien entendu Madame. Profitez bien de votre escapade, répondit l’IV. »

Lâchant un sourire dont elle était la seule à connaître l’existence, Kali se mit en route. La planète ne semblait pas hospitalière vue du dessus et cette impression se confirmait une fois les pieds sur le plancher des vortchas… c’était une planète comme elle les aimait. Les rares signent de populations qu’elle put voir tandis qu’elle rejoignait le lieu du rendez-vous lui prouvait qu’elle n’aurait aucun soucis à se faire de leur côté. Il y avait le quota de trouillard et de curieux, ceux qui s’écartaient de son chemin et ceux qui jetaient un œil dans sa direction. Qu’est-ce qu’elle aimait faire ces impressions… surtout la première d’ailleurs, inspirer l’horreur à ses ennemis étant tellement délectable. Finalement, s’étant perdu, elle demanda son chemin à un enfant assez farouche pour venir l’observer de près et en guise de récompense, l’asari lui montra une tablette de chocolat qu’elle avait dans ses réserves. Devant la friandise, le môme humain n’hésita pas une seconde et prit Kali par la main et la tira à travers le dédale d’immondices qui caractérisait son chez-lui. Finalement, après à peine une dizaine de minute de marche, la mercenaire arriva devant le bâtiment du groupe Jidoba… Jidoba… bon, elle avait entendu pire comme mon nom. Exécutant toujours ses promesses, l’asari donna la tablette au petit humain lui conseillant de la dévorer le plus vite possible. Lorsque l’enfant partit les lèvres déjà couvertes de chocolat, la mercenaire entra dans le bâtiment.

Une fois à l’intérieur, elle observa ce qui l’entourait. Le bâtiment était un peu moins sordide que son extérieur ce qui impressionna Kali pendant une demi-seconde avant que son regard ne se porte sur les employés. De races bien différentes, ils avaient en commun un point : celui de se prendre pour des caïds alors qu’à ses yeux, ils étaient aussi inoffensifs qu’un hamster. En tout cas, vu leur "uniforme", ce n’étaient pas des Soleils Bleus. Kali en déduit donc qu’elle allait travailler pour une de leur nombreuses vaches à lait. Une fois arrivée, elle se présenta brièvement signalant qu’elle était attendue et de surcroit pressé. Elle se délecta de l’angoisse qu’elle venait d’immiscer subtilement à l’intérieur de son interlocuteur qui la conduisit dans le bâtiment et l’emmena voir la "secrétaire" de Barlack. Lorsqu’il dit ce mot, il ne put s’empêcher de lâcher un rire gras. L’asari comprit ce que ce rire signifiait mais elle l’ignora, elle n’était pas là pour ça mais si l’ostrogothe qu’elle avait en face lui envoyait une boutade sexiste, elle se ferait un plaisir de lui faire sucer son canon. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant une asari.

« - Lynia, notre invitée est arrivée, déclara l’homme avec un dédain à peine dissimulée. »

Kali regarda sa consœur attentivement. La dénommée Lynia était plus petite que la mercenaire, elle avait la peau bleuté et semblait amaigri mais pas en manque de nourriture, elle avait de jolies formes mais ces dernières étaient moins prononcées que sur Kali. L’asari qu’elle avait devant elle était plutôt mignonne en faites et la psychopathe passa quelques instants à l’observer avant de tomber sur son collier d’esclave option inhibition des pouvoirs biotiques. Tandis que Kali faisait sa petite observation, l’homme s’était approché de Lynia et vint lui lâcher quelques commentaires bien gras et lorsqu’il évoqua les asari en plus général, la mercenaire lui agrippa la tête et commença à exercer une forte pression sur ce qui lui semblait être une boite bien vide. Amenant le garde près d’elle, Kali lâcha avec un sourire narquois bien dissimulé derrière son casque :

« - Mon visage est dissimulée par mon casque mais lorsqu’on a deux grammes de jugeote, on peut remarquer son design et tout de suite savoir que je suis une asari. Alors vos commentaires sur ma race, vous feriez bien de les garder pour vous-même si vous ne voulez pas que je vous écrase le crâne. »

Elle repoussa le garde violemment en arrière puis reporta son attention sur sa consœur.

« - Vous êtes celle qui m’a contacté je présume, Lynia c’est ça ? Enchanté, je suis Azure Widow. »

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Sam 3 Mai - 17:35

Légende des couleurs a écrit:
- Coq flâneur #996633
- Azure Widow #00FFCC
- Lynia T'Nora #8cc6d7
- Barlak #669966

- Lynia, notre invitée est arrivée.

Il s'agissait d'une voix bien trop connue pour Lynia, l'un des coqs flâneurs de Barlak. Un humain des plus méprisables, qui faisait honte à son espèce. Quoi qu'avec ce genre de réflexions, toutes les espèces de la galaxie seraient des pourritures sans nom ! Cependant pour une fois, c'était une personne inconnue qui l'accompagnait, un mercenaire à en juger par l'apparence et qui devait être cette "Azure Widow". À en juger par la forme de son casque, il pouvait s'agir d'un turien comme d'une asari cependant que son armure laissait transparaitre des formes plutôt féminine, donc asari (la différence entre turien et turienne étant... aucune à ses yeux, en fait). En tout cas, son apparence inspirait la méfiance chez la jeune demoiselle, qui ne voudrait certainement pas être l'ennemie de la mercenaire. D'ailleurs, elle semblait analyser en détail Lynia tout autant qu'elle le faisait avec elle. À côté d'elles, l'humain s'approcha de Lynia pour lui chuchoter de bien s'occuper d'elle, sur un ton pleins de sous-entendus qui ne fit qu'énerver la demoiselle asari aussi rapidement que le mauve lui montait aux joues - une nouvelle fois. Toutefois elle ne pouvait se permettre de réagir si elle ne voulait pas se pourrir la vie encore plus, par cet imbécile et ses copains mais aussi par Barlak, aussi se contenta t-elle de prendre son mal en patience, poings serrés. Cependant il lança une généralité de trop sur les asari et, en l'espace de quelques secondes, l'environnement immédiat de la jeune femme devint flou jusqu'à ce qu'elle retrouve la tête de l'humain entre les mains de la mercenaire.

- Mon visage est dissimulé par mon casque mais lorsqu’on a deux grammes de jugeote, on peut remarquer son design et tout de suite savoir que je suis une asari. Alors vos commentaires sur ma race, vous feriez bien de les garder pour vous-même si vous ne voulez pas que je vous écrase le crâne. Cracha t-elle.

Dans les dents ! Aussitôt qu'elle le relâcha, il se mit bien évidemment à râler , lâchant des menaces inoffensives tout en partant mais d'une manière qui ne le rendait que plus pitoyable. Lynia elle, n'avait de yeux que pour l'asari : ça, c'était la liberté. Une véritable liberté, où personne ne venait te chercher des noises sans problèmes... le genre de personne qu'elle voudrait bien être, au lieu de quoi elle n'était qu'une esclave sur un cailloux, perdue dans la multitude. Widow se rapprocha de Lynia avant de continuer, sans prêter attention à l'autre idiot :
- Vous êtes celle qui m’a contacté je présume, Lynia c’est ça ? Enchanté, je suis Azure Widow. Bingo ! Lynia avait vu juste (en même temps...).
- C'est bien moi madame, je suis chargée de m'occuper de toutes les communications de mon maitre, ainsi que de son agenda. Entre autre. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire jusqu'à lui. Il vous attends impatiemment. Répondit-elle en s’inclinant brièvement, comme elle l'avait apprise (parfois à ses dépends), à Azure Widow.

Rejoignant rapidement le bureau de Barlak, ce dernier coupa immédiatement sa communication en cours en remarquant qui accompagnait Lynia. Son appréhension et son impatience étaient si présentes que cela en transpirait presque par tout les pores de sa peau. Le "pauvre" butarien devait avoir prit un sacré coup de trouille avec cet appel des Soleils Bleus, au point que Lynia le plaignait presque. Presque. Elle se décala sur le côté pour inviter la mercenaire à pénétrer le bureau avant de refermer la porte et d'aller se placer à droite de Barlak, mains croisées devant son ventre et en silence. Son rôle s'arrêtait là.
- Vous devez être Azure Widow, je suis content que vous soyez enfin là. Tout d'abord j'ai eu vent de la question du paiement, tu parles Charles ! C'est plus que ça, il lui a dicté la réponse. Croyez bien que si je le pouvais, je vous payerais tout en une seule fois bien sûr, malheureusement je n'ai pas réellement le choix avec les Soleils Bleus sur mon dos. J'espère que le paiement en plusieurs parties est acceptable ?
Difficile de penser le contraire. Peut-être chercherais t-elle à négocier les modalités du paiement mais elle ne serait certainement pas venue si la proposition ne l'intéressait pas. Barlak lui, continua ensuite par une explication de ce qu'il attendait d'elle :
- Le boulot que j'ai à vous confier consisterait à vous introduire discrètement - j'insiste bien sur le discrètement sans quoi ce sera un échec - au sein de la filiale d'une entreprise, ici sur Joab : AlianTech. Une fois dans la salle des serveurs de l'entreprise, vous devrez dérober tout les documents concernant les prochaines opérations de l'entreprise, en priorité celles concernant le domaine spatial. Lynia va vous donner l'emplacement de l'entreprise.

Tout en disant cette dernière phrase il se tourna vers la concernée et d'un bref hochement de tête, lui signifia d'aller chercher la carte à laquelle il faisait référence. Cela lui prit quelques secondes pour se demander où elle l'avait mise, avant que ça ne lui revienne : elle l'avait laissée dans son datapad, près de la chambre. Quelle idiote ! S'excusant brièvement auprès des deux autres, elle s'élança silencieusement hors de la pièce pour courir une fois dehors, une chose qui aurait pu être plus compliquée si sa robe était plus couverte et épaisse. Arrivant à la pièce tant désirée, elle laissa sur sa gauche le double-lit pour se diriger vers la commode où se tenait l'objet recherché. Aussitôt elle refit le chemin dans l'autre sens et quand elle revint devant la porte du bureau quelques minutes plus tard, la mercenaire en sortait. C'est ce qui s'appelait faire court. Quoi qu'elle ait eu à dire à Barlak, c'était succin. Toujours était-il qu'elle devait lui montrer la dite carte, ce qu'elle fit donc :
- J'ai pris la peine de me renseigner sur les lieux et d'en faire une carte ainsi qu'une explication détaillée de toutes les infos que j'ai pu récupérer auprès de... des gens dans ma situation. Il y en a plusieurs dans le quartier qui travaillent au complexe commercial.

À vrai dire elle était plutôt fière des résultats de ses recherches, ce n'était certes pas du travail de galarien mais il y avait pas mal d'informations utiles sur la disposition des lieux. De plus elle s'était tenue d'éviter les questions sensibles sur les gardes, afin de ne pas éveiller l'attention. C'était la seule information qu'elle n'avait guère pu développer, excepté au détour de conversation ici et là. En cinq jours aussi, c'était quand même pas mal depuis sa situation. Elle lui expliqua tout en détail, tout en l'informant que certains gardes étaient, paraissait-il, plutôt glandeurs. Ceux de la fin de journée, soit dans six heures au couché du soleil. À elle de voir mais étant donné la discrétion demandé... Transférant la carte sur l'omnitech de Widow, elle lui souhaita bonne chance avant de se tourner sur sa droite dans l'optique de retourner dans le bureau auprès de Barlak. À partir de là, c'était son job.
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Sam 3 Mai - 21:26

La mercenaire lâcha un petit sourire bien dissimulé derrière son casque noir tandis que l’esclave s’inclinait respectueusement devant elle après s’être présentée. Kali n’aurait jamais imaginé trouver quelqu’un dans ce bâtiment avec un minimum de distinction et pour son grand plaisir, celle qui faisait preuve de tant de respect était à son goût. Cependant, l’asari se retient bien de faire cette remarque à son interlocutrice pour ne pas la gêner. Lorsque Lynia lui tourna le dos pour la guider vers son maître, Kali la suivit docilement tout en gardant le silence, étant occupé à regarder ce qui se passait autour d’elle et essayant, tant bien que mal, de ne pas trop observer sa consœur. A peine quelques minutes plus tard, la jeune asari ouvrit la porte du bureau de son patron et invita la mercenaire à entrer. Kali s’exécuta sans attendre et posa les yeux sur le propriétaire de son ancienne interlocutrice.

C’est avec un dégoût heureusement dissimulé par le port de son casque que Kali constata que son futur employeur était un butarien. La mercenaire haïssait tout bonnement cette race depuis que l’un d’entre eux l’avait utilisé comme cobaye pour confirmer que la race des butariens était bien supérieur à toutes les autres. Elle passa plusieurs semaines sur une table chirurgicale où elle fut torturée de nombreuses heures elle et ses camarades. Cependant, elle devait bien une chose à ce butarien. Grâce à lui, elle connaissait désormais le plaisir sans fin qu’est celui de la violence gratuite et des bains de sang. Elle devait sa folie à cet homme… et elle lui a bien rendu lorsque finalement, elle put lui mettre la main dessus. Enfin, si les butariens la dégoûtaient, ceux qui avaient suffisamment d’argent pour la payer arrivaient à lui faire oublier ce fait. Malheureusement pour Barlak, il ne se trouvait qu’à moitié dans cette dernière catégorie. Certes il allait la payer… mais pas en une fois. Lâchant un petit soupir entre ses lèvres qui passa inaperçu, elle posa ses yeux sur la créature qu’elle allait devoir appeler "patron"… enfin, seulement pour une courte période heureusement.

Le dénommé Barlak était comme tous ses semblables… c’est-à-dire qu’il avait tout simplement une sale tronche, une tête que l’on avait envie de prendre dans ses mains pour venir l’aplatir sur une quelconque surface afin d’espérer que le résultat soit moins horrible que ce que la nature avait elle-même créé. Cette idée plaisait beaucoup à Kali et bizarrement, elle était certaine qu’elle plairait également à l’esclave qui s’était placée à la droite de son maître. Cependant, elle n’allait sûrement pas se faire ce petit plaisir tout de suite. Non, Kali était une grande professionnelle… elle attendrait d’avoir été totalement payée avant de le mettre sur sa table chirurgicale pour ensuite le disséquer et tout ça sans anesthésie bien entendu. C’est tellement plus amusant lorsqu’ils hurlent. De toute manière, elle allait sûrement pouvoir s’amuser durant la mission que le butarien allait lui confier, enfin… pour lui, elle l’espérait. Ce dernier prit d’ailleurs la parole :

« - Vous devez être Azure Widow, je suis content que vous soyez enfin là. Tout d'abord j'ai eu vent de la question du paiement. Croyez bien que si je le pouvais, je vous payerais tout en une seule fois bien sûr, malheureusement je n'ai pas réellement le choix avec les Soleils Bleus sur mon dos. J'espère que le paiement en plusieurs parties est acceptable ? »

*Je ne serai pas là si ça n’avait pas été le cas, tête de cul, pensa-t-elle fortement tandis qu’elle reporta son attention sur Lynia qui devait sûrement penser la même chose qu’elle sur son patron.*

« - Le boulot que j'ai à vous confier consisterait à vous introduire discrètement - j'insiste bien sur le discrètement sans quoi ce sera un échec - au sein de la filiale d'une entreprise, ici sur Joab : AlianTech. Une fois dans la salle des serveurs de l'entreprise, vous devrez dérober tous les documents concernant les prochaines opérations de l'entreprise, en priorité celles concernant le domaine spatial. Lynia va vous donner l'emplacement de l'entreprise. »

Ah, voilà enfin ce qui l’intéressait. Le butarien était finalement entré dans le vif du sujet. Ainsi donc, elle devait voler des documents… bon… ce n’est pas le genre de mission qu’elle trouve le plus amusant mais elle allait s’en contenter, elle aurait surement quelques gardes à égorger sur le passage. Ayant fini sa tirade, Barlak se tourna vers son esclave attendant d’elle qu’elle confie quelque chose à la mercenaire. Ce n’est qu’après quelques secondes que Lynia remarqua qu’elle n’avait pas ce qu’il attendait sur elle. Semblant gêné par son étourderie, elle s’excusa avant de sortir du bureau pour aller chercher les informations qu’elle aurait dues avoir sur elle. La mine dépitée de l’asari fit rire gaiement l’asari alors que celle-ci venait de refermer la porte pour courir à la recherche du document. Etant seul avec le butarien, Kali porta son regard sur Barlak… ils étaient seuls… ooooh… l’occasion était si grande… il lui suffisait de lever la main pour staser le butarien avant de prendre son arme et de lui coller une balle dans la tête… Oh la tentation était si grande et si Barlak ne s’était pas décidé à couper le silence, elle l’aurait sûrement fais pour la simple beauté du geste.

« - Ah quelle idiote ! Elle n’avait pourtant rien d’autre à faire !
- Oh ne vous inquiétez pas… ça arrive à tout le monde d’avoir la tête en l’air… et de ce que j’ai pu comprendre… il y a quelqu’un dans cette pièce qui risque de l’avoir très bientôt… en l’air… »

Kali s’était faite aussi intimidante que possible, rappelant au butarien que la personne qu’elle avait en face de lui était la seule qui pouvait lui permettre de garder sa tête sur les épaules et en même temps, elle lui signalait qu’il valait mieux qu’il n’essaye pas de la doubler. Elle allait en rajouter une petite couche supplémentaire pour voir s’il allait se faire dessus mais finalement, elle se retint et déclara :

« - Bon, je vais aller retrouver votre esclave pour voir ce qu’elle a pour moi ensuite je me mettrai en route pour AlianTech. Je vous recontacterai lorsque j’aurai en ma possession les informations que vous désirez.
- Très… très bien. J’espère avoir de vos nouvelles le plus vite possible.
- Oh ne vous inquiétez pas comme ça, mes honoraires sont certes un peu au-dessus de vos moyens mais au moins, vous êtes sûr que votre tête restera sur ses épaules. »

La mercenaire s’inclina légèrement avant de sortir du bureau, réprimant un rire qui serait mal venu. Fermant la porte, elle tomba directement sur Lynia qui apportait une carte à la mercenaire. Tandis qu’elle lui montrait les informations, elle dit :

« - J'ai pris la peine de me renseigner sur les lieux et d'en faire une carte ainsi qu'une explication détaillée de toutes les infos que j'ai pu récupérer auprès de... des gens dans ma situation. Il y en a plusieurs dans le quartier qui travaillent au complexe commercial. »

Kali regarda de plus près les donner avec son omnitech. Sa consœur avait réussi à regrouper de nombreuses informations sur le bâtiment, des plans notamment et aussi quelques informations sur la garde. En plus de ce qu’elle pouvait voir, Lynia fit un exposé oral à la mercenaire, un vrai topo militaire… bon certes il manquait quelques informations importantes mais l’asari avait fait le plus gros du travail… en faites, Kali n’avait même pas à faire d’autres recherches. Elle avait tout ce dont elle avait besoin pour commencer l’opération sans délai. L’asari masquée était vraiment très impressionné. Au départ, en voyant Lynia, elle ne se serait jamais doutée qu’elle cachait un tel potentiel… plus le temps passait et plus Kali s’intéressait fortement à l’esclave… elle était douée, elle avait un vrai talent… c’est dommage qu’elle soit coincée ici. La mercenaire était curieuse et elle devait bien l’avouer, elle souhaitait voir jusqu’où les talents cachés de Lynia allaient. Ainsi, alors qu’elle lui souhaita bonne chance pour sa mission, Kali posa sa main sur l’épaule de l’esclave pour l’empêcher de rentrer dans le bureau.

« - Attends… je veux d’abord te féliciter pour le travail que tu as fourni… c’est impressionnant ce que tu es arrivé à faire connaissant ta… situation… »

La mercenaire se tut quelques instants, pensives puis finalement elle déclara :

« - Dis-moi… ça te tente de voir comment je travaille ? Je dois avouer que j’aurai bien besoin d’un guide jusqu’à AlianTech, je ne connais pas Joab et je me suis déjà perdue pour venir ici et puis… ça te fera quitter cet endroit pendant au moins une bonne journée, je suis sûr que ton patron acceptera ma requête… qu’en dis-tu ? »

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Sam 3 Mai - 22:37

La main de Widow stoppa net Lynia dans son mouvement vers le bureau de Barlak. La ragardant, intriguée, cette dernière s'expliqua :
- Attends… je veux d’abord te féliciter pour le travail que tu as fourni… c’est impressionnant ce que tu es arrivé à faire connaissant ta… situation… Venant d'une personne comme elle, qui avait l'air si sure d'elle, si forte, c'était un compliment qui lui fit chaud au cœur. À part Roran, cela faisait si longtemps que personne ne s'était intéressé à elle... Elle ne réussi qu'à bredouiller un merci. En face, la mercenaire resta silencieuse quelques instants avant de poursuivre. Dis-moi… ça te tente de voir comment je travaille ? Je dois avouer que j’aurai bien besoin d’un guide jusqu’à AlianTech, je ne connais pas Joab et je me suis déjà perdue pour venir ici et puis… ça te fera quitter cet endroit pendant au moins une bonne journée, je suis sûr que ton patron acceptera ma requête… qu’en dis-tu ?
- Sortir, vous accompagner dehors ? Je... oui, ce serait avec plaisir ! Réussit-elle à dire.

Sortir de ce trou paumé ? Accompagner la mercenaire ? Certes, pas pour une ballade de santé mais quand même, sortir de ce ghetto ? C'était si rare... elle en eu presque les larmes aux yeux de recevoir cette proposition. Retenant avec peine un sourire, elle déchanta bien vite en pensant à Barlak. Allait-il accepter l'idée ? Elle craignait que non. Elle en fit part à la mercenaire, qui lui répondit de l'attendre ici avant de s'enfoncer dans le bureau. Quelques temps plus tard elle en ressortit en invitant Lynia à la suivre.
- C'est bon, il est d'accord pour que tu viennes. Annonça t-elle, pour la plus grande joie de Lynia, qui conservait son datapad dans ses mains.

Que s'étaient-ils dit ? Peu lui importait au fond, elle pouvait visiter enfin un peu plus cette planète et voir autre chose que l'espace, Omega, ou le quartier pauvre de Joab. Loin au plus profond de son esprit, dans un lieu totalement verrouillé et abandonné depuis longtemps sommeillait son rêve, son ancien rêve, celui de voyager dans toute la galaxie pour observer les différentes espèces, leurs cultures, leurs modes de vies... Chaque fois qu'elle pouvait s'évader physiquement de cette manière, c'était aussi mentalement qu'elle le faisait, allant un peu mieux. Un peu mais un "un peu" énorme pour elle. Suivant sans discuter l'impressionnante asari jusqu'au dehors avant de la mener elle-même jusqu'au complexe commercial, Lynia ne pouvait que se demander qui était Azure Widow. Comment arrivait-elle à ce stade, à conserver cette force, cette indépendance, libre de tout. Elle lui aurait bien demandé mais... elle n'osait pas, tout bêtement. Il fallait bien avouer qu'elle était impressionnée, dans le bon sens pour une fois. Être comme Widow, c'eut été tellement mieux qu'être Lynia T'Nora, la stupide asari incapable de conserver sa liberté. Elle avait entendu ce refrain tellement de fois de la bouche de Barlak, expliquant qu'elle méritait ce qui lui arrivait puisqu'elle s'était montré incapable de l'empêcher. À force, elle avait bien dû se rendre à l'évidence : il disait vrai. Elle aurait dû se débrouiller pour fuir, sans jamais y arriver. Même lorsque l'occasion c'était présentée d'elle même avec l'assaut des Moissonneurs sur Zorya, elle n'avait finalement pas été capable de conserver cette libération pour terminer avec Barlak. Elle le méritait, oui.

Mais peut-être pouvait-elle apprendre de Widow ? Avoir un peu de sa force, de son indépendance ? En la suivant aujourd'hui, elle pouvait espérer apprendre un peu comment se comporter pour être libre, ce qui lui faisait tant défaut. D'un autre côté, y arriverait-elle seulement ? De toute sa vie, elle n'avait été libre que par chance au fond. Au moindre problème, au premier, elle se faisait tabasser. Sur Illium, puis asservie sur le Hogun Die. Au moins Radk était-il mort en défendant sa liberté, elle en avait été incapable. Lynia se trouvait pitoyable, rien d'autre. Cependant, Widow avait voulu qu'elle vienne avec elle, c'était surement parce qu'elle avait quelque chose ! Une petite voix insidieuse lui susurra au contraire d'arrêter de rêver, que la mercenaire ne s'intéressait à elle que pour la seule et même chose que tout les autres : son corps. Lynia fit tout pour ne pas écouter cette voix, allant jusqu'à la bâillonner tant bien que mal mais ses chuchotements étouffés lui parvenaient quand même, malheureusement. Arrivant à un certain croisement qu'elle connaissait bien comme étant "sa" limite, elle invita Widow à la suivre.
- À partir de là, nous pourrions aller à pied mais ce sera vraiment long. Je vous propose de prendre un taxi madame, ne vous en faites pas pour le paiement j'ai une idée.

Comme elle ne refusait pas, Lynia alla à la rencontre du premier taxi venu le plus éloigné des regards. Entrant à l'intérieur, elle utilisa son datapad de fortune pour pirater le véhicule, falsifiant ainsi les enregistrements. Sur des mondes civilisés comme Thessia ou Illium, une telle chose se trouvait être plus compliqué mais elle se trouvait sur Joab, dans les systèmes terminus. Cette seule information suffisait à expliquer le pourquoi du comment. Ravie de son travail, elle l'indiqua à la mercenaire, enjouée et espérant naïvement l’impressionner.
- La connexion est piratée madame, les identifiants entrés sont complètement bidons. Au moins, personne ne saura qu'on a utilisé le système des taxis. Vous venez ?  Énonça t-elle fièrement.

Cinq minutes plus tard et le véhicule glissait vers sa nouvelle destination, le complexe industriel où créchait AlianTech. Au fur et à mesure qu'elles s'en approchaient, Lynia pouvait voir avec plaisir son environnement, même si celui-ci restait désespérémment aussi "plat". Vide de sens. Les seules choses qui changeaient dans ce qu'elle voyait prenaient la forme de voitures, parfois de murs un peu moins amochés. Il n'y avait en tout cas pas matière à pinailler, les systèmes terminus avaient morflés avec les moissonneurs. Lynia avait eut finalement beaucoup de chance avec Zorya, d'autres mondes avaient dû subir de ces horreurs comparé à ce qu'elle-même avait connue... Puis vint le complexe industriel, seul endroit de New Jericho où l'on pouvait commencer à parler de tours, où les gens était un peu plus développés et vivant dans autre chose que des complexes préfabriqués en plastique de quelques mètres de longs et de large. Quoi qu'en définitive, il y en avait quand même dans les environs. Le taxi alla se ranger dans un coin vide, à un arrêt prévu par le système automatisé, puis les deux asari sortirent. La différence entre les deux donnait un contraste fort : l'une en robe noire, que l'on pouvait même qualifier de tenue légère, l'autre équipée telle une militaire et armée jusqu'aux dents. La première question qui vint à l'esprit de Lynia alors qu'elles approchaient de la partie du complexe où se trouvait le hall de la tour de plusieurs entreprises spatiales, dont AlianTech, fut celle-ci :
- Madame, me permettez vous de savoir quel est votre plan pour pénétrer la salle des serveurs ?
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Dim 4 Mai - 21:22

La mercenaire ne savait pas comment comprendre le comportement de sa consœur. D’un côté, elle était surexcitée à l’idée de pouvoir sortir de ce trou à rat et de l’autre, elle était terrifiée à l’idée que son maître refuse. Il fallait bien se l’avouer, Kali était plutôt déçu par Lynia. Déçu de voir qu’elle n’avait pas le cran nécessaire pour briser les chaines qui la retenait à ce sale butarien. Cependant, la jeune femme n’était peut-être pas un cas désespéré… elle voulait vraiment partir mais elle lui manquait sûrement un petit coup de pouce pour finalement se décider. Oui… Kali sentait qu’elle pouvait manipuler sa consœur afin d’en tirer quelque chose d’assez intéressant dans le futur. Il fallait juste qu’elle lui redonne le gout de la liberté mais en réalité, les chaines auront tout bonnement un autre propriétaire… ou plutôt une autre. Cette idée fit rire Kali. Elle voulait vraiment voir comment elle allait évoluer mais surtout, elle voulait savoir si Lynia était digne de recevoir une graine né de la folie dans l’ancienne commando asari. Seul le futur en déciderait et la mercenaire avait vraiment hâte.

En attendant, Kali allait devoir pousser un peu plus sa consœur avant que cette dernière ne vole de ses propres ailes. Ainsi, lorsqu’elle demanda à Kali si elle voulait bien demander à Barlak s’il acceptait qu’elle l’accompagne, la mercenaire accepta joyeusement. Elle rentra donc dans le bureau du butarien et lui dit sans attendre :

« - Oh, je vous empreinte votre esclave pendant un moment, j’ai besoin d’un guide avec un minimum de jugeote.
- De… de quoi ? Enfin… non… enfin, je veux dire…
- Pardon ?
- Euh…. Euh… d’accord.
- Cool. »

Ainsi après une négociation à sens unique, l’asari retrouva l’esclave et lui dit qu’il était d’accord. Kali put apprécier le grand sourire qui venait de s’afficher sur le visage de Lynia avant de se dire, qu’en fin de compte, elle allait beaucoup s’amuser sur cette planète.

La mercenaire se mit ensuite en route, voulant quitter le bâtiment le plus vite possible avant que le butarien n’est le courage de changer d’avis. Une fois sortie, les rôles s’inversèrent puisque Kali laissa à Lynia tout le soin de la guider jusqu’à AlianTech. Sur le chemin, elle croisa le jeune garçon qui l’avait emmené jusqu’au groupe Jidoba et elle lui fit un petit signe discret de la main lorsque celui-ci agitait le dernier carré de chocolat qu’elle lui avait offert. Si sa part de bonté venait d’être comblée, le monstre qui l’habitait commençait à griffer les parois de son être, attendant avec impatience de sortir pour se faire enfin les crocs. Cependant, il allait devoir attendre encore un peu. Il serait dommage que Lynia apprenne tout de suite la véritable nature d’Azure Widow. Oh bien entendu, elle finira par le découvrir mais, à ce moment-là, la mercenaire aura préparé l’esclave et peut-être l’aura-t-elle un peu contaminé avec sa folie. Enfin, pour l’instant, elle avait une mission à accomplir, les distractions viendraient plus tard. Continuant une longue marche à travers le bidonville, Lynia finit par s’arrêter avant de dire à Kali :

« - À partir de là, nous pourrions aller à pied mais ce sera vraiment long. Je vous propose de prendre un taxi madame, ne vous en faites pas pour le paiement j'ai une idée. »

Surprise et à la fois curieuse, la mercenaire laissa faire l’asari sans rien dire. L’esclave se dirigea donc vers un taxi qui trainait dans un recoin sale mais assez reclus pour être à l’abri des regards puis, après être entré dans le véhicule, elle utilisa son datapad pour pirater l’appareil. Du moins, c’est ce que Kali imaginait et sa pensée fut très vite confirmée.

« - La connexion est piratée madame, les identifiants entrés sont complètement bidons. Au moins, personne ne saura qu'on a utilisé le système des taxis. Vous venez ? »

Impressionnant… vraiment très impressionnant. La mercenaire venait d’assister en direct à la démonstration de l’une des compétences cachées de sa partenaire de fortune. Le sourire aux lèvres, Kali applaudit poliment la jeune femme. Il faut dire que si Kali était extrêmement douée pour le combat mais aussi pour le pilotage, ses compétences informatiques laissaient fortement à désirer. Bon certes, elle savait pirater des terminaux de sécurité mais ce n’était pas du tout sa spécialité et si son omnitech n’était pas configuré dans cette visée, elle serait surement encore plus mauvaise. Lynia, quant à elle, venait de pirater un taxi sans l’aide d’un omnitech, elle l’avait simplement fais en se connectant à l’appareil avec son datapad. Et ça, Kali ne serait sûrement pas arriver à le faire avec autant d’aisance. Décidément, cette petite commençait à plaire à la mercenaire de plus en plus mais, il restait encore quelque chose qui la gênait par rapport à son hôte, sa lâcheté. Peut-être allait-elle encore surprendre la mercenaire ? En tout cas, Kali avait hâte de voir ce que Lynia pouvait encore lui réserver.

Une fois installée dans le taxi, l’esclave programma la destination et le véhicule s’éleva dans les airs et partit en trombe. Durant le voyage, Kali étudia attentivement les informations collectées par l’asari afin de trouver un plan de route qui permettrait de récupérer les données en toute discrétion. Comme l’avait dit Lynia quelques minutes avant, le plus sûr était d’attendre la nuit, au moment de la relève de la garde. Durant cette période, ces derniers semblaient passer plus de temps à flâner qu’à faire leur boulot. Ce serait donc tard dans la soirée que Kali allait s’introduire dans l’établissement. La mercenaire allait continuer dans sa lancée mais le taxi venait d’arriver à sa destination. Les deux asaris sortirent donc et Lynia guida Kali jusqu’à la tour qu’elle allait devoir infiltrer. Des plaques qu’elle pouvait lire à l’extérieur du bâtiment, plusieurs entreprises spatiales avaient leur bureau dans le complexe ce qui allait faciliter sa tâche, elle savait désormais quel étage elle allait devoir fouiller. De plus, son regard se posa avidement sur une camionnette qui stationnait du côté de l’entrée du parking. Remportant son attention sur la tour elle-même et levant la tête pour voir jusqu’où la tour grimpait, l’esclave coupa le silence et demanda :

« - Madame, me permettez-vous de savoir quel est votre plan pour pénétrer la salle des serveurs ? »

Kali réfléchit un instant puis elle répondit franchement :

« - J’ai ma petite idée mais il est encore trop tôt… suis-moi, j’ai des trucs à acheter. »

A peine avait-elle fini sa phrase que la mercenaire tourna les talons et s’enfonça dans les rues adjacentes à la tour. Très vite, Kali trouva ce qu’elle cherchait : une friperie. Jetant un coup d’œil rapide à la marchandise de la vendeuse humaine, l’asari acheta un jean délavé à coupe basse ainsi qu’un débardeur noir légèrement déchiré. Après avoir payé les vêtements, Kali tendit le sac à Lynia avant de discuter un peu avec la vendeuse lui demandant s’il y avait un hôtel dans le coin. La vieille dame indiqua très vite le chemin à suivre et après avoir remercié la commerçante, Kali se mit en route.

« - Je vais prendre une chambre, c’est mieux d’attendre la nuit avec un toit sur sa tête tu ne crois pas ? s’expliqua-t-elle brièvement. Comme tu l’as si bien suggéré chez ton maître, rentrer par effraction dans les locaux d’AlianTech sera une tâche plus aisée si l’on attend que la nuit tombe. Il y aura moins de gens dans les rues déjà. Pour ce qui est de notre entrée, as-tu remarqué la grosse camionnette bleue et blanche qu’il y avait avant l’entrée du parking ? C’est un véhicule d’une société d’entretien, ils débarquaient de nombreuses tenues mais également du matériel supplémentaire pour leur personnel. Avec ça, on pourra circuler tranquillement dans la tour en se fondant dans le décor. C’est pour ça que j’ai pris ces vêtements aussi, quelqu’un avec des habits normaux se fera moins remarqué qu’une personne en armure. Ah ! Voilà l’hôtel dont la marchande m’a parlé. Entrons. »

Suivi de près par l’esclave, Kali s’engouffra dans un hôtel miteux autant à l’extérieur qu’à l’intérieur tenu par un homme de forte corpulence qui mangeait un sandwich dégoulinant de mayonnaise en regardant une série de seconde zone sur sa petite télé. Après avoir échangé les formalités d’usages et observé, admirative, avec quel dextérité l’homme engloutissait son repas sans se salir, Kali repartit avec les clés d’une chambre et des crédits en moins. Après s’être tapé trois étages à pied car l’ascenseur était en panne (et ce depuis plusieurs années semblait-il), les deux asaris arrivèrent enfin à leur chambre. Une fois entrée, Kali dit à Lynia qu’elle pouvait prendre ses aises. Pendant ce temps, la mercenaire se rendit dans le salon et posa ses armes sur la table basse avant d’ôter son casque et de révéler son visage à sa consœur. Après lui avoir lancé un sourire ravageur, la mercenaire commença à enlever son armure puis, une fois qu’elle n’avait plus une seule pièce blindée sur le dos, elle s’étira lentement dans sa combinaison en spandex, gonflant sa poitrine en inspirant une grande bouffée d’air. Elle dé-zippa ensuite la fermeture éclair révélant une bonne partie de sa peau bleutée, quelques gouttes de sueur glissant de son cou jusqu’à son bas-ventre en passant entre son abondante poitrine. Appréciant cette bouffée d’air presque frais, la mercenaire vint ensuite s’asseoir à côté Lynia.

« - Bon… d’ici quatre heures la nuit va tomber et deux heures plus tard, nous quitterons cette endroit… oui nous, je vais avoir besoin que tu fasses quelques choses pour moi. Nous allons entrer dans le parking puis nous rendre là où ils ont sûrement déposé les tenues du personnel d’entretien. On se déguisera en technicienne de surface avant d’aller au 9° étage, de ce que j’ai vu de tes informations, c’est là que doit se trouver les serveurs d’AlianTech. Pendant que je téléchargerai les données, toi tu feras le boulot d’une simple technicienne ainsi que celui du guet. Au cas où les gardes aient décidé de justifier leur salaire. »

Kali s’étira ensuite sur le canapé puis, plongeant son regard turquoise dans les yeux de sa consœur, elle demanda :

« - Tu crois être capable de faire ce que je te demande ? »

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Dernière édition par Kali T'Kando le Dim 4 Mai - 22:53, édité 1 fois
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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Dim 4 Mai - 22:48

Ainsi donc Widow prévoyait d'entrer par effraction dans la tour à la tombée de la nuit, comme Lynia l'avait d'ailleurs suggéré. Ce qui laissait au bas mot environs cinq heures à attendre, un peu plus pour la nuit complète. L'hôtel dans lequel elles venaient de pénétrer était vraiment à l'image des systèmes terminus : vieux, pauvre, construit et entretenu avec les moyens du bord c'est à dire pas grand chose. Les murs avaient jaunis à tel point que l'intérieur ressemblait à une fournaise même avec l'aération, tandis que les vitres n'étaient guère mieux lotis voir même pire : certains cadres ne se trouvaient même pas complètement fixés. Enfin... la chambre avait l'avantage d'être un peu meilleure : placé au sud, le soleil ne tapait pas dessus et il faisait donc un peu plus frais que dans le reste du bâtiment. À peine furent-elles à l'intérieur de la chambre que la mercenaire commença à retirer son armure tandis que Lynia verrouillait la porte.

Pour la première fois depuis leur rencontre, Lynia pu enfin voir le visage de l'asari : le masque tombé, elle se révélait vraiment très belle selon Lynia. Elle eut beau essayer de résister, Lynia ne put contrer la tentation de reluquer le plus discrètement possible - du moins l'espérait-elle - Azure Widow tout en allant se servir un verre à boire, d'eau car il n'y avait rien d'autre. Morceau d'armure après morceau d'armure, la mercenaire révéla qu'elle portait une combinaison particulièrement moulante. C'est là que la situation se mit à ramener de mauvais souvenirs à Lynia : Zorya, Darik et Karak, le Kryden (ce maudit bar), ce qu'elle avait dû faire et surtout ce qu'elle avait fait à Karak. Une image peu agréable en tête qui coupa tout envie à la jeune asari de continuer son observation intensive des courbes de Widow. Secouant sa tête, Lynia vida son verre d'eau pour se diriger vers la fenêtre, qu'elle ouvrit. L'air frais lui fit beaucoup de bien.

Ramenant une chaise jusqu'à elle, Lyn posa ses fesses dessus pour prendre simplement le temps de vide son esprit et d'essayer de penser à autre chose. Sa respiration calmée, ralentie, ce fut Widow qui s'approcha d'elle, une chaise en main, pour s'assoir à ses côtés. Pensive, elle finit par prendre la parole :
- Bon… d’ici deux heures la nuit va tomber et deux heures plus tard, nous quitterons cette endroit… oui nous, je vais avoir besoin que tu fasses quelques choses pour moi. Nous allons entrer dans le parking puis nous rendre là où ils ont sûrement déposé les tenues du personnel d’entretien. On se déguisera en technicienne de surface avant d’aller au 9° étage, de ce que j’ai vu de tes informations, c’est là que doit se trouver les serveurs d’AlianTech. Pendant que je téléchargerai les données, toi tu feras le boulot d’une simple technicienne ainsi que celui du guet. Au cas où les gardes aient décidé de justifier leur salaire. Tu crois être capable de faire ce que je te demande ?
- J'ai servis beaucoup de maitres au sein des systèmes terminus madame mais aucun qui ne soit innocent au regard des lois existantes, conciliennes ou de terminus. J'en suis capable madame, ne vous en faites pas. Je ne vous décevrais pas.

Lynia croyait fermement à ce qu'elle disait, elle l'avait déjà fait. Sur ce cailloux d'astéroïde pour un énième groupe de contrebande, sur Joab et sur Omega pour le compte de Barlak ou ses associés et bien sûr sur Zorya. D'autres images lui revinrent en tête, plus terribles. Des créatures affreuses, des êtres horriblement déformés. Des monstruosités de vision de tout ce que mla technologie pouvait cracher de mauvais. Parfois, dans toutes ses horreurs, perdues dans les jungles enténébrées par la nuit profonde de Zorya, Lynia avait même cru discerner parmi ces espèces de... de morts-vivants, des asari. Ou ce qu'il en restait. Des monstres dont le cri résonnait encore dans son esprit. Si elle avait pu prévenir son groupe de survivants de ces bêtes, quelques humains ne devraient pas être trop compliqués. Oui.

À ses côtés, Lynia remarqua du coin de l’œil que l'asari semblait l'observer comme tentant d'entendre les pensées de Lynia, ou peut-être essayait-elle tout simplement de comprendre qui elle était. À vrai dire, elle en fut flattée. Au moins intéressait-elle quelqu'un sur cette planète, même si cela ne durerait que quelques heures durant un nombre incalculable d'années à passer sur Joab avant d'être vendue ailleurs. Prétextant que se reposer maintenant éviterait une éventuelle fatigue durant la nuit de travail qui s'annonçait, Lynia demanda la permission d'aller se coucher. Oui car après tout si elle était ici loin de Barlak, cela faisait de Widow sa maitresse provisoire, comme tout les autres associés de Barlak qu'elle avait déjà pu suivre en trois ans. Retirant ses chaussures, elle se laissa aller sur le lit sans prendre la peine de se mettre sous le semblant de drap mit dessus. Elle préféra d'ailleurs ne pas regarder sous le lit, histoire de pouvoir fermer l’œil sans penser à des bestioles. Dans le lit, pensive, elle se demanda comment passerait son collier auprès d'éventuelles questions un peu trop insistantes mais l'asari trouva immédiatement la parade : les esclaves coûtaient moins chers comme techniciens. Rassurée, elle se laissa aller une fois qu'elle eut programmer un réveil sur son datapad.

Quelques heures plus tard son réveil se mit à sonner comme prévu. Se chaussant une fois levée, elle se rendit compte que Widow elle était déjà prête et en tenue civile. Sur Joab et depuis les quartiers pauvres, Lynia n'avait pas beaucoup vu d'asari. Force lui était d'avouer que cela faisait du bien de pouvoir voir et conserver avec une consœur. Oh elle s'était habituée aux races aliens, particulièrement l'humanité, mais ce n'était pas pareil avec SON espèce. Très difficilement explicable comme sentiment, peut-être était-il trop abstrait. Toujours était-il que cela lui faisait du bien. Suivant Widow après son invitation, les deux consœurs se dirigèrent vers le fameux parking de la tour tant convoitée. Ce dernier ne fut guère compliqué comme passage : il était vide et la seule caméra présente ne bougeait pas, fixant l'entrée souterraine de la tour, les deux asaris purent donc s'en approcher tranquillement. Plutôt que de désactiver la caméra, Lynia proposa de créer une image : faire croire au surveillant, si tant est qu'il regardait ses écrans, qu'il n'y avait rien dans le parking alors qu'en réalité ce n'était qu'une image fixe. Après l'accord de sa maitresse provisoire, Lynia se mit à l’œuvre mais son datapad faisait des siennes. Pas toujours facile d'opérer avec un truc bon pour la casse. Elle avait fait ce qu'elle pouvait avec depuis que Barlak le lui avait confier, mais elle ne pouvait pas le transformer en bête de piratage. Malgré tout, elle pu réussir son tour de passe passe sans grand problème. Finalement, un demi-siècle d'asservissement avait vite été rattrapée. Au moins pouvait-elle remercier le vieux butarien immonde sur ce point.

Pénétrant sans être enregistrée dans la tour en tant que telle, elles repérèrent bien rapidement le lieu où les tenues du personnel d'entretiens étaient stockées. S'y glissant tout à la fois rapidement et en douceur, les deux compères fouillèrent avant de trouver ce qu'elles cherchaient. Barlak étant un sacré sadique doublé d'un pervers, Lynia n'avait que sa robe et ses chaussures sur elle, au sens littéral. Le mauve lui monta bien rapidement aux joues, même après tout ce temps passé. Elle tourna le dos à la mercenaire et se changea le plus rapidement possible, glissant ses vêtements et chaussures dans un sac de technicien quand elle eut finie. Le-dit sac en main, elle se tourna vers Widow elle aussi prête. De parfaites techniciennes !
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Lun 5 Mai - 21:43

A peine avait-elle fini sa phrase que Lynia dit à la mercenaire qu’elle ne devait pas s’inquiéter. Acquiesçant d’un sourire, Kali la crut bien volontiers, les esclaves ayant leur propre façon de survivre. De plus, elle avait vu de ses yeux les compétences qui la démarquaient sûrement des autres personnes dans sa situation… à moins que tous les idiots qui l’ont possédé ne fussent attirés que par sa beauté. C’était compréhensible mais c’était également un tel gâchis, Lynia avait tellement plus à offrir qu’une belle vue d’ensemble. Kali, en tout cas, aurait su la mettre en valeur contrairement aux autres… peut-être n’était-il pas trop tard ? Sa consœur semblait plutôt réactive, cherchant à épater la mercenaire pour une raison qui lui échappait encore. Il devait sûrement y avoir une pointe d’admiration et de reconnaissance, Kali lui avait permis d’échapper quelques instants à sa condition, à son emprisonnement et c’était sûrement pour ça que Lynia ne voulait pas décevoir la mercenaire. Bizarrement, cela touchait l’ancienne commando et elle devait bien l’avouer, avoir un peu de compagnie ne la dérangeai pas, surtout que l’esclave faisait de son mieux pour ne pas être un fardeau et que sa compagnie était plaisante. Lynia était simple, sans prétention mais aussi incroyablement humble… tout le contraire de Kali.

Après quelques minutes d’un silence qui semblaient plaire aux deux asaris, Lynia prit la parole demandant à la mercenaire si elle pouvait aller se coucher en attendant que la nuit tombe. Surprise de cette demande mais tout aussi flattée, Kali acquiesça de la tête. Ayant obtenu son approbation, sa consœur s’excusa puis rentra dans la salle à coucher de leur chambre d’hôtel miteuse. Dès qu’elle entendit un "Pouf !" étouffé, elle sut que l’esclave venait d’atteindre sa destination. Pendant ce temps, Kali se leva de sa chaise pour se diriger vers la fenêtre que Lynia avait ouverte quelques instants auparavant. Respirant un grand coup tandis qu’une faible bourrasque de vent vint caresser son visage, la mercenaire porta son regard sur les rues en contrebas. Ces dernières étaient encore bien agité, les colons avaient repris une vie quasi-normale après la guerre et Kali s’amusa à imaginer le paysage qu’elle avait sous ses yeux tandis que les créatures des moissonneurs ravageaient tout sur leur passage. L’ancienne commando asari avait vu son quota de chaos dans sa carrière mais rien ne ressemblait au désastre que les moissonneurs avaient amené sur leur galaxie. De ce qu’elle avait entendu, aucune force n’était capable de les vaincre, ils envahissaient monde après monde sans rencontrer ce que l’on pouvait appeler une vraie résistance. Ces machines auraient fini par éradiquer toute vie organique mais ce ne fut pas le cas. Du jour au lendemain, les moissonneurs sont passés d’éradicateurs de vermine à bâtisseurs. Partout dans la galaxie, les machines qui auraient dû les rayer de la carte s’efforçaient désormais de réparer les dégâts qu’elles avaient causés… qu’est-il arrivé ? Cette question resterait sûrement sans réponse et au final, la mercenaire s’en accommodait. De toute manière, elle avait d’autres chats à fouetter désormais et de ce qu’elle avait entendu, les moissonneurs ne faisaient chier que ceux qui étaient suffisamment suicidaire pour s’en prendre à eux.

Commençant à avoir un peu froid, Kali referma la fenêtre et alla voir Lynia. Cependant, lorsqu’elle rentra dans la chambre, la mercenaire vit que sa consœur s’était endormie alors elle décida de ne pas la déranger. Kali observa l’asari pendant quelques instants avant de retourner dans le salon et de se poser sur une chaise. Activant son omnitech, la mercenaire ouvrit un canal vers son vaisseau et contacta IVy.

« - IVy tu es là… Hum… ok, première question con de la journée effectuée.
- En effet Madame.
- C’est moi où tu viens de te moquer de moi ?
- Ce n’est pas dans ma programmation Madame.
- Mouai… bon, tu as des choses à ma signaler ?
- Non Madame, personne ne sait approcher de votre vaisseau pendant votre absence.
- Bien. Cette mission va se conclure plus vite que je ne l’aurai cru. Je pense que je serai de retour demain dans la matinée.
- Très bien Madame. »

Kali coupa la communication et se leva de sa chaise pour aller se coucher sur le canapé.

Pendant les heures qui suivirent,  la mercenaire se passa dans la tête tous les scenarios qu’elle pouvait imaginer. Au cas où, elle prendrait son M11 avec elle, l’arme étant assez compacte, elle pourrait la dissimuler sans problème dans ses vêtements et le silencieux dont elle est dotée permettra à Kali de faire feu si jamais les choses se compliquent un peu trop. De toute façon, la mission allait devoir se dérouler le plus discrètement sensible. Si la compagnie apprends qu’on leur a volé leur données, ils feront en sorte de se protéger des quelconques fuites que cela pourrait engendrer. Par exemple, ils pourraient changer le planning et le trajet de leur transporteur. Si cela arrivait, pas de doute que le Soleil Bleu le fasse payer à Barlak et même si cette idée plaisait à Kali, Lynia allait aussi être impactée par cet échec et vu que cette esclave plait beaucoup à la mercenaire, elle voulait lui épargner cela. Le monstre qui habitait en elle allait devoir accepter la diète que Kali allait l’imposer et déjà, elle pouvait sentir son mécontentement. Finalement, Kali cessa de se poser des questions et finit par faire comme sa consœur et elle s’endormit sur le canapé. Son sommeil fut très court mais il l’aida à passer le temps.

Finalement, il était temps d’y aller. Tandis qu’elle finissait de mettre les vêtements qu’elle venait d’acheter, elle entendit une sonnerie dans la chambre à coucher lui signalant que Lynia n’allait pas tarder à la rejoindre et alors qu’elle fermait le bouton de son jean, l’esclave fit son apparition dans le salon.

« - Tu es prête ? demanda-t-elle en posant son regard sur l’asari qui acquiesça de la tête. Bien, allons-y. »

Très vite, elles quittèrent l’établissement miteux pour se rendre dans une rue qui était dès à présent totalement déserte et quelques minutes plus tard, elles se retrouvèrent devant l’entrée du parking. Cette dernière était vraiment simple d’accès, une simple barrière empêchait l’entrée des véhicules mais cela n’entravait une personne sans véhicule. En plus de la barrière, l’entrée était pourvue d’une caméra bon marché mais cette dernière fut très vite rendu inutile grâce au piratage de Lynia. L’esclave proposait à Kali de pirater l’appareil et d’imposer une boucle à l’enregistrement leur permettant ainsi de passer sans être vu par les gardes qui devaient surveiller leur moniteur. Cette proposition fut très vite acceptée par la professionnelle et c’est tout aussi rapidement que Lynia s’exécuta. Dès qu’elle s’accomplit de sa tâche, elle le signala à Azure Widow qui pénétra alors dans le parking suivit de près par son acolyte de fortune. Une fois dans le parking, il leur fallut suivre bêtement l’indication Staff Only pour trouver le placard qui servait d’entrepôt au personnel d’entretien. Une fois dans la pièce, il ne leur restait qu’à emprunter les tenues d’usage et elles seraient fin prête pour infiltrer la tour. Tendant une tenue à Lynia, Kali put apercevoir avec distinction le changement de couleur qui surgit quasi-instantanément sur le visage de l’esclave. Ce ne que lorsqu’elle se tourna pour se déshabiller que Kali comprit le gêne de sa consœur. Cette dernière n’était couverte que de sa robe, sans dessous pour masquer sa nudité. Lâchant un petit rire cristallin, elle observa l’asari se dévêtir avec envie tandis qu’elle dévoilait ses courbes et lorsque ces fesses furent visible, la mercenaire se mordit légèrement la lèvre inférieur avant de tourner la tête et se changer à son tour. Contrairement à Lynia, Kali n’avait aucune honte ni aucun gêne lorsqu’il s’agissait de montrer son corps et ce, malgré qu’elle soit tout aussi dépourvu de sous-vêtements que sa complice.

Une fois les tenues enfilées, Kali prit un caddie d’entretien, y plaça au pif des produits divers et variés, se saisit de chiffons et de balais avant de récupérer l’un des passepartouts qui pendaient nonchalamment à un crochet placé au mur. Maintenant, elles étaient totalement prêtes, par conséquent, Kali quitta la pièce direction l’ascenseur. S’assurant que Lynia la suive, la mercenaire entra dans la cage et appuya sur le bouton du neuvième étage avant de passer le badge sur le détecteur.

« - Bon, une fois en haut, on cherchera directement la salle des serveurs. J’espère que nous la trouverons vite je n’ai pas envie de m’att… »

Kali n’eut pas le temps de continuer sa phrase, l’ascenseur venait de s’arrêter au 5° étage et lorsque les portes s’ouvrirent un garde armé se tenait devant elle.

« - Oh bonjour mesdames ! lança l’homme en voyant les deux asaris. »

Il y avait combien de chance pour que cela leur arrive ? Quel était la chance pour qu’au moment où elle montait au neuvième étage, un garde d’un étage inférieur appuie lui aussi sur le bouton de l’ascenseur. Les chances étaient minces mais ce n’était pas le moment de jouer les surprises. Sans attendre, Kali répondit le plus naturellement du monde :

« - Bonsoir plutôt non ?
- Ah oui ! Je suis con ! Putain c’est la troisième garde de nuit que je me tape d’affilé je commence à tout mélanger, lâcha l’homme avant d’éclater de rire. Comment vous faites-vous pour travailler tout le temps aussi tard ?
- L’habitude.
- Ouai ça doit être ça. Donc euuuuh… vous montez ? Vous ne commencez pas par le hall d’habitude ?
- Si mais cette fois, on divise le travail. Nos collèges vont sûrement arriver et faire le hall. Nous en attendant, on va commencer par le neuvième avant de monter aux autres étages histoire de gagner du temps. Et puis ça brise un peu la monotonie.
- Ah ouai je vous comprends. Bon bah je vais pas vous emmerder plus longtemps hein ! Je prendrai le suivant.
- Une fois qu’on sera en haut, je vous renverrai l’ascenseur, déclara Kali en décochant un sourire séducteur au garde qui n’était asolument imperméable au charme de l’asari. »

L’homme recula d’un pas et les portes de l’ascenseur se refermèrent avant de continuer son ascension. Quelques secondes plus tard, Kali pouffa de rire et posa son attention sur Lynia :

« - On a eu chaud hein ? »

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Lun 5 Mai - 22:57

Lynia fit tout pour avoir l'air de rien et ne plus penser à ses vêtements mais c'était difficile. La mercenaire l'avait sûrement vue et ça, elle le trouvait humiliant. Même faire le vide dans ses pensées n'aida pas, ce fut même pire une fois qu'elles furent enfermées dans la cage d'ascenseur, bloquées et dans une situation qui ne laissait que deux options : parler ou penser et dans les deux cas, ce ne pouvait être que sur cette maudite situation. Que Barlak aille brûler ! La jeune demoiselle asari crut que Widow allait en parler mais heureusement, elle n'ouvrit pas la bouche pour cette raison. Merci à son professionnalisme.
- Bon, une fois en haut, on cherchera directement la salle des serveurs. J’espère que nous la trouverons vite je n’ai pas envie de m’att… commença t-elle avant d'être coupée par l'ouverture des portes de l'ascenseur.

Un rapide coup d'oeil au panneau de commande holographique lui indiqua qu'elles n'étaient qu'au cinquième étage, ce qui signifiait que le garde voulait prendre l'ascenseur juste au moment où elles s'y trouvaient. Pour le coup, Lynia voulait bien s'intéresser un peu mieux aux apprentissages des sœurs siaristes de son enfance, qu'elle avait à l'époque toujours cherché à fuir. Le garde les salua et sa maitresse d'un jour eu la réaction la plus normale de l'univers, comme si elle s'y attendait :
- Bonsoir plutôt non ?
- Ah oui ! Je suis con ! Putain c’est la troisième garde de nuit que je me tape d’affilé je commence à tout mélanger dit-il, riant avant de poursuivre. Comment vous faites-vous pour travailler tout le temps aussi tard ?
- L’habitude.
- Ouai ça doit être ça. Donc euuuuh… vous montez ? Vous ne commencez pas par le hall d’habitude ?
- Si mais cette fois, on divise le travail. Nos collèges vont sûrement arriver et faire le hall. Nous en attendant, on va commencer par le neuvième avant de monter aux autres étages histoire de gagner du temps. Et puis ça brise un peu la monotonie.
- Ah ouai je vous comprends. Bon bah je vais pas vous emmerder plus longtemps hein ! Je prendrai le suivant.
- Une fois qu’on sera en haut, je vous renverrai l’ascenseur.

Il fallait bien avouer que la mercenaire avait tout de la séduisante et attirante asari. Lynia elle n'avait cessé durant toute leur conversation de se faire petite, invisible, afin d'éviter que l'humain ne pose des questions dérangeantes à propos de son collier inhibiteur. Heureusement, il se trouvait être trop nigaud pour réaliser la présence étrange d'une esclave comme technicienne. Quoi que Lynia avait quand même préparée son excuse, au cas où. La double porte se referma, l'ascenseur reprit sa course et sa consœur elle se tourna vers Lyn après avoir pouffer de rire :
- On a eu chaud hein ? Lynia avait surtout eu stressée mais l'attitude et le rire de l'asari la fit à son tour sincèrement sourire.
- Oui madame. Cela dit il n'a même pas remarqué que je portais un collier inhibiteur, il ne prend vraiment pas son travail au sérieux. Termina t-elle dans une critique souriante du garde, dont elle ne pouvait que comprendre l'attitude en réalité.

Quelques minutes plus tard les deux bleues arrivèrent finalement au neuvième étage, sortant aussitôt que les portes furent ouvertes. L'étage de la tour contrastait sévèrement avec le parking et plus largement avec toute la ville, même au sein du quartier commercial. On n'atteignait certes pas le présidium, ni même les secteurs de la Citadelle mais c'était quand même autre chose que les poubelles habitées de New Jericho, une allure beaucoup plus propre et aseptisée, grise-blanche. Une allure de profiteurs de pauvres à l'architecture humaine. D'une certaine manière, ça lui fit penser à Illium et Solin. Illium... par la Déesse, à quoi ressemblait-elle aujourd'hui ?

Enfin, ce n'était sûrement pas le moment de rêvasser. Rester dans l'instant présent, ne pas oublier sa situation présente. La mercenaire asari se dirigeait presque comme si elle connaissait les lieux mais Lynia devina un peu tard qu'elle devait se diriger aux petits panneaux numériques affichés sur les murs. Au bout de quelques minutes, la fameuse salle des serveurs se profila enfin, une porte en plein milieu du mur d'un couloir qui pouvait être emprunté à n'importe quel moment. Super...
- Madame, je pense que je vais prendre le votre chariot et faire semblant de nettoyer le couloir. Au cas où vous auriez besoin de moi sur les serveurs, je serais ravie de vous aider. La petite remarque inutile, elle devait se douter à présent de ses talents d'informaticienne mais bon, Lynia avait l'envie d'une gamine de faire plaisir à ce qui était en fait une sorte d’idole.
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mar 6 Mai - 0:18

Kali devait remercier sa mère pour tous les gènes qu’elle lui avait offerts, sa beauté, son bagout, elle le tenait d’elle. Cette pensée fit sourire l’asari mais ce dernier s’effaça très vite pour être remplacé par une touche de tristesse. Qu’était-elle devenue ? Cela faisait presque un siècle qu’elle n’avait pas repris contact avec eux et depuis qu’Illium a été rasé par les moissonneurs, elle l’ose encore moins. Ne pas savoir était peut-être pour le mieux et au fond, elle pouvait continuer à espérer. Lorsque Lynia répondit à Kali, la mercenaire secoua vivement la tête pour chasser ses pensées parasites et se reconcentra sur l’instant présent.

« - Oui madame. Cela dit il n'a même pas remarqué que je portais un collier inhibiteur, il ne prend vraiment pas son travail au sérieux. »

L’asari laissa un nouveau rire éclater entre ses lèvres pour seul réponse mais elle ne put s’empêcher de dire :

« - Si tu veux cacher quelques choses, laisses en une autre bien en évidence pour détourner l’attention. En lui faisant du charme, il sait plus concentrer sur moi que sur toi, c’est un tour plutôt simple qui marche sur des gens ordinaires. Bien entendu, il y a d’autres manières d’attirer l’attention comme un décolleté plongeant ou bien… l’absence de sous-vêtements. »

Elle avait insisté un peu plus sur ces derniers mots avant de tourner la tête pour cacher un fou rire. Dès qu’ils arrivèrent au neuvième étage, Kali retrouva son calme et elle poussa le chariot afin de libérer l’ascenseur pour le garde.

Voilà, la deuxième étape était effectuée, elles étaient enfin au neuvième étage et maintenant, elles devaient trouver la salle des serveurs. La mercenaire se mit donc en route sans tarder, se guidant grâce à la multitude de plan qui siégeait sur les murs. Il ne lui fallut que peu de temps pour trouver son chemin, tout était si bien indiqué dans ses bureaux qui contrastaient énormément avec la ville en contre-bas. A l’extérieur, tout respirait la pauvreté et le manque de moyen alors que la tour puait la richesse jusqu’à en être choquant. Finalement, aider les Soleils Bleus à saigner AlianTech allait être une tâche bien plus plaisante qu’elle ne l’aurait imaginée. D’ailleurs, même le monstre en elle jubilait à cette idée, comme quoi, tout le monde allait être content à la fin de la journée… excepté le PDG d’AlianTech quoique, s’il était malin, il avait suffisamment d’assurance pour couvrir les pertes qu’il allait subir. Bref, l’heure n’était pas à la jubilation, il fallait encore récupérer ses foutues des données et Kali pourrait ensuite crier victoire. De toute manière, ce moment allait bientôt arriver puisque la mercenaire venait de débouler dans le couloir juxtaposant la salle des serveurs.

« - Bien, nous sommes arrivés, se dit-elle à elle-même. »

Kali observa les lieux quelques instants. La seule porte donnant dans la salle était particulièrement à découvert et le couloir possédait quatre entrées possibles donc, quatre possibilités d’être surpris par un garde faisant du zèle. La mercenaire n’aimait pas être autant à découvert mais elle n’avait pas le choix, quelqu’un allait devoir faire le guet pour éviter d’être surpris en sortant de la salle des serveurs. Bien avant qu’elle fasse part de sa réflexion à sa collègue, Lynia prit la parole et se proposa dans ce rôle.

« - Madame, je pense que je vais prendre votre chariot et faire semblant de nettoyer le couloir. Au cas où vous auriez besoin de moi sur les serveurs, je serais ravie de vous aider.
- Non, restes ici je me débrouillerai une fois dans la salle du serveur. Je ne suis pas une aussi bonne pirate que toi mais je saurai passer leur pare-feu pour voler les infos qui nous intéressent. Bon j’y vais. Fais attention à toi. »

La mercenaire se dirigea vers la porte et activa son omnitech pour pirater le verrouillage de la porte qui cédant une dizaine de seconde plus tard. Une fois ouverte, Kali s’engouffra dans la salle des serveurs et ferma la porte derrière elle. Maintenant, c’était un jeu contre le temps. Plus vite elle allait récupérer les données, moins il y avait de chance qu’un garde leur tombe dessus. L’ancienne commando ne se fit donc pas prier et se mit tout de suite au travail. La salle était plutôt grande, les serveurs recouvraient les murs et s’étendaient sur trois lignes au milieu de la pièce. Il régnait également dans la pièce une chaleur assez étouffante, le système de refroidissement devait tourner au ralenti tout comme les serveurs puisque personne ne devaient s’y connecter à cette heure si tardive. Kali décida donc d’ouvrir sa veste pour respirer un peu mais cela ne changeait pas grand-chose. Voilà une raison supplémentaire pour se dépêcher. Ouvrant l’un des ordinateurs qui servaient pour la maintenance, Kali utilisa son omnitech pour passer les protections et rentrés à l’intérieur des serveurs. Au bout d’une vingtaine de seconde, l’asari réussit à se connecter sur l’ordinateur et accéder par conséquent aux données présentes dans les serveurs. Après avoir réussis à connecter l’ordinateur à son omnitech, la mercenaire commença le transfert de données. Selon l’indicateur, cela allait prendre trois minutes… c’était long, trop long. Kali espérait que rien de bien méchant ne se passait à l’extérieur mais au cas où, elle posa son arme à côté d’elle, la sécurité enlevée pour parer à toute éventualité.

Trois minutes… c’était long, surtout dans une salle où la température avoisinait les 40°C. Essayant une tactique canine, Kali se mit à haleter pour voir si ça améliorait sa condition mais rien ne marchait, sa sueur coulait à grosse goutte sur sa peau et elle avait enlevé un peu plus de vêtement gardant uniquement pour le haut la veste du personnel ainsi que le pantalon. L’asari passait ses mains sur son corps de temps en temps pour enlever les plus grosses gouttes qui se dessinait sous sa poitrine et sur son ventre mais à peine les avaient-elles jetés sur le sol grillagé que de nouvelles commençaient à naitre. Un cercle vicieux dirait-on.

« - Putain, je hais les saunas, lâcha-t-elle légèrement agacée par la situation. »

Finalement un bip sonore vint lui arracher un soupir de soulagement. Le téléchargement venait de se terminer. Kali effaça donc son entrée sur l’ordinateur et le téléchargement des données puis elle ferma l’ordinateur et récupéra le t-shirt qu’elle avait jeté à terre. Une fois devant la porte de sortie, elle utilisa ce bout de tissu quasiment sec pour s’essuyer un peu avant de rejoindre Lyn et une fois presque séchée et avant de se remettre à suer, Kali ouvrit discrètement la porte.

« - … à genou l’esclave, dit une voix qui lui était inconnu. »

Instinctivement, Kali arrêta sa progression. A quelques pas à sa gauche, un garde tournait le dos à la porte et semblait parler à quelqu’un… Merde Lynia, pensa-t-elle tout de suite. Se risquant à passer un petit bout de sa tête pour avoir une meilleure vue sur la situation, elle put voir que le garde tenait sa consœur par le poignet.

« - Fais-ce que je te demande et je te promets d’être gentil. T’es toute seule ici, personne ne viendra t’aider et puis… qui aiderait une putain d’esclave comme toi hein ? Allez grouilles-toi avant que je te fasse comprendre ta place plus brutalement. »

A peine avait-elle entendu ses mots que la créature habitant en Kali s’exclama : youhou ça va chier ! Hors d’elle, la mercenaire sortit comme une furie de la salle des serveurs et colla avec une vivacité diabolique son pied dans les parties sensibles du gardien. Rendant service à la galaxie en lui confisquant toute chance d’avoir un jour une descendance, l’asari saisit la tête de l’homme qui venait de tomber à genou et lui dit :

« - Personne ne la touchera tant que je serai là ! »

Puis, n’écoutant que la bête qui hurlait en elle, elle fracassa la tête de l’homme contre le mur de la salle des serveurs. Cependant, ayant retrouvé un semblant de raison avant de faire du garde une nouvelle décoration murale, elle diminua la force de l’impact et ne fit que l’assommer contre la paroi. Retrouvant assez rapidement son calme, elle se releva pour jeter un œil à Lynia :

« - Tout vas bien ? demanda-t-elle inquiète. »

Avant d’avoir une réponse, l’asari remarqua qu’elle avait oublié de refermer sa veste en sortant de la salle des serveurs et que sa petite démonstration d’arts martiaux venait de laisser sa poitrine à découvert. Se raclant la gorge l’air de rien, elle zippa sa veste et dit innocemment :

« - Bon partons, j’ai les données. »

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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mar 6 Mai - 1:25

- Non, restes ici je me débrouillerai une fois dans la salle du serveur. Je ne suis pas une aussi bonne pirate que toi mais je saurai passer leur pare-feu pour voler les infos qui nous intéressent. Bon j’y vais. Fais attention à toi.

L'ordre était clair et à peine avait-elle dit cela qu'elle se tournait pour pirater la porte à l'aide de ce que Lynia reconnu comme étant un omnitech. Vingt secondes plus tard la porte se déverrouilla et la technicienne d'un soir se glissa à l'intérieur en toute discrétion, laissant la porte se verrouiller toute seule derrière elle. Pour sa part Lyn prit le chariot, recula un peu avec puis en sortit les bon vieux balais rudimentaires. Sur Joab, les petits robots de nettoyage, c'était pour les grands riches. Même ici, c'était un rêve réservé au bureau du grand patron de la tour... Un mouvement qu'elle connaissait bien lui revint très rapidement en mémoire et Lyn passa les trois minutes suivantes à nettoyer le sol, repassant devant la porte de la salle des serveurs d'AlianTech sans voir aucun garde. Elle continua comme sur un mètre encore avant qu'une voix ne se fasse entendre, apparemment un peu plus loin derrière elle.
- Tiens, vous êtes déjà au neuvième étage ce soir ? Vous avez fait vit... Oh.

Sur le début de sa tirade, Lynia se tourna un peu rapidement mais se calma vite et allait tenter de suivre le conseil de Kali, dans l'ascenseur, quand l'homme se stoppa dans sa tirade en fixant son cou. Le collier. Merde ! Pour son plus grand dégoût, un sourire bien peu engageant se dessina sur le visage de l'humain, un sourire qui ressemblait à tant d'autres déjà vu...

- Alors comme ça ils engagent des esclaves pour l'entretien hein ? Remarque ça se comprends, une esclave ça fait tout gratuitement pas vrai ? Le sous-entendu était tellement grossier que Lynia avait envie de vomir, ne serait-ce que pour la stupidité que l'humain affichait. S'approchant de Lynia, qui se prit les pieds dans le chariot en cherchant à reculer, l'homme attrapa son bras fermement, résistant alors qu'elle tirait pour le faire lâcher prise.
- Fichez moi la paix, vous n'avez pas le droit ! S'époumona t-elle, en vain. L'homme se mit à ricaner et répliqua, mauvais :
- Toi, des droits ? C'est pas ce que me dis ton collier ! Allez, à genoux l'esclave ! Fais-ce que je te demande et je te promets d’être gentil. T’es toute seule ici, personne ne viendra t’aider et puis… qui aiderait une putain d’esclave comme toi hein ? Allez grouilles-toi avant que je te fasse comprendre ta place plus brutalement.

Lynia n'eut ni le temps de crier, ni le temps de se débattre, ni même le temps d'avoir peur. En l'espace de quelques secondes la porte de la salle des serveurs, que Lynia avait complètement oublié pour le coup, s'ouvrit à la volée pour laisser sortir une asari en furie qui se jeta sur le garde, plaçant un sévère coup dans l'entre-jambe. L'homme devint rouge comme une pivoine, tombant à genoux pour se tenir l'endroit touché, tandis qu'elle entendit la mercenaire s'exprimer à son propos :
- Personne ne la touchera tant que je serai là ! Cria t-elle, avant de prendre la tête pour l'écraser contre le mur le plus proche.

Lynia, tombée sur le cul les jambes allongées sur le côté sous la surprise de toute l'action, aurait pu s'effrayer du comportement de sa consœur mais ce fut tout le contraire : sa réplique lui avait fait chaud au cœur. Bien peu se souciait d'elle, encore moins le faisaient pour la protéger : la plupart auraient tout simplement laissé faire la chose et en profiter pour s'enfuir tandis que le reste aurait tout simplement ignoré la scène comme si de rien n'était. Elle non, elle l'avait protégée et ça, Lynia l'en remerciait du fond du cœur. Du moins dans sa tête car physiquement, aucun son ne sortit de sa bouche, même quand sa bienfaitrice lui demanda si elle se portait bien. Lyn ne remarqua d'ailleurs même pas que l'emportement de sa consœur mercenaire lui avait offert une vue unique sur sa poitrine avant qu'elle ne referme sa veste avant de dire comme si de rien n'était qu'elle avait les données et que l'heure était venue de partir.

Se levant tant bien que mal, Lynia eut la présence d'esprit de récupérer le sac et le chariot, jetant comme une personne décérébrée le balais et le sceau dedans avant de pousser le tout à la suite de Widow. Le moins qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle se trouvait en état de choc. Elle ne chercha pas à comprendre pour le corps, ni où Widow l'emmenait, elle était juste ailleurs, choquée. Se souvenant seulement de ce qui venait d'arriver, de ce à quoi elle avait cette fois pu échapper et qu'elle le devait à sa bienfaitrice. Une fois dans l'ascenseur, c'est avec beaucoup d'efforts que Lynia pu enfin sortir de son mutisme pour murmurer un "merci" bien faible mais emprunt d'une sincérité totale. Aucune larme, aucune émotion, elle se trouvait trop bousculée pour ça. Juste une sorte d'absence, qui continua jusqu'à ce qu'elle ressorte hors du garage. Elle eut bien sûr la présence d'esprit de se changer en même temps que Widow mais sans aucune sorte de timidité maladive, de honte ou quoi que ce soit d'autre. Elle le fit sans parler, enfilant de nouveau sa robe, récupérant son datapad et suivant au-dehors Azure Widow, la terrifiante mais impressionnante et surtout indépendante mercenaire.  

Alors que les deux asari montaient de nouveau dans l'hôtel sous la lumière des deux lunes, Lynia pensa - enfin - à autre chose, se demandant tout à coup comment sa mystérieuse sauveteuse était devenue ce qu'elle était. Elle ne posa pas la question, n'arrivant toujours pas à réellement parler et elle doutait de toute manière d'obtenir une réponse. Ne serait-ce que pour conserver son identité secrète, car il était évident qu'Azure Widow n'avait rien de réel. Une fois arrivées dans leur chambre, l'asari invita Lynia à aller dormir, chose que cette dernière prit au mot en s'allongeant dans le "lit" le plus proche : le canapé. Se déchaussant rapidement, elle remercia une dernière fois sa bienfaitrice avant de lui souhaiter poliment bonne nuit et de s'endormir. Dans un dernier effort, elle programma le réveil de son datapad pour être levée avant la montée du soleil, histoire de pouvoir au moins remercier son sauveur avec un petit déjeuner au lit. C'est sur cette dernière pensée que Lynia T'Nora ferma les yeux...
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mar 6 Mai - 16:23

Que se serait-il passé si Kali n’était pas intervenue ? Une chose bien déplaisante à son humble avis mais heureusement, elle avait été là pour l’empêcher. Seulement, la mercenaire se demanda combien de fois cette situation avait bien pu arriver à l’esclave et pour la première fois depuis sa nouvelle vie, elle ressentit de la pitié pour quelqu’un. Cette révélation l’a choqua un tantinet. A quel point Lynia pouvait l’affecter et pourquoi ? L’ancienne commando asari chassa ces pensées le plus vite possible, elle y penserait plus tard, pour l’instant, il fallait sortir de cette maudite tour.

Tandis qu’elle se frayait un chemin vers l’ascenseur, Kali portait son regard en arrière s’assurant que sa consœur la suive. L’asari s’était tue depuis que la mercenaire l’avait sauvé des griffes du garde et son mutisme en disait long sur ce qu’elle avait ressenti. Cependant, ce n’était pas l’endroit ni le temps pour en discuter, il y avait plus urgent. Retrouvant facilement son chemin malgré sa précipitation, Kali se retrouva très vite devant l’ascenseur qu’elles avaient emprunté pour monter ici. Une fois à l’intérieur, elle appuya sur le bouton qui les mènerait au sous-sol et dès que les portes se refermèrent, elle laissa couler un soupir de soulagement entre ses lèvres. Kali ne put s’empêcher de penser au garde à ce moment. Est-ce que son altercation allait faire échouer la mission ? La mercenaire se convainquit du contraire. Il ne l’avait pas vu sortir de la salle du serveur et la seule chose qu’il pourrait raconter est qu’il s’était fait agresser par une femme de ménage mais oserait-il le faire ? Avouer qu’il s’était fait ratatiner par une femme serait surement trop pour son orgueil et puis, le temps qu’il se réveille, elles seront déjà loin. Elle avait peut-être tord dans son raisonnement mais de toute manière, d’ici à peine quelques minutes, elles seraient dehors. En attendant, Lynia réussit à sortir de sa torpeur et articuler un merci à l’égard de la mercenaire qui répondit d’un simple sourire.

Lorsque l’ascenseur s’ouvrit une fois arrivé au sous-sol, Kali se dirigea vers l’entrepôt du personnel pour se changer. L’esclave suivait docilement la mercenaire, toujours perdue dans ses pensées mais cela ne l’empêcha pas de quitter ses habits d’emprunt pour remettre sa robe noire. Laissant son inquiétude pour plus tard, Kali se rhabilla à son tour avant de quitter la tour pour revenir à l’hôtel. Voilà, c’était terminé, elles étaient enfin à l’abri et pouvaient soufflés. Avec cette tranquillité retrouvée, Kali jeta un œil à Lynia. L’asari semblait avoir quelques questions pour la mercenaire mais, l’esclave ne prit pas la parole, ne demanda rien à Kali. Le mutisme de sa consœur attisait la curiosité dans l’ancienne commando asari mais, elle se montra raisonnable, invitant Lynia à aller se coucher. Ce qu’elle fit immédiatement après s’être écroulé sur le lit. Cependant, avant que le marchand de sable ne passe, elle remercia à nouveau la mercenaire.

« - De rien… je n’ai pas l’habitude d’abandonner mes camarades, lâcha-t-elle mélancoliquement. »

Après avoir dis ces mots, Kali se dirigea dans la salle de bain pour prendre une douche. Dès qu’elle fut toute nue, l’asari rentra dans la baignoire, activa la poire de douche et se saisit du savon qui était posé sur un petit présentoir en plastique incrusté à la paroi en carrelage. Tandis qu’elle se lavait, les pensées qui lui avaient traversées l’esprit pendant leur fuite revinrent sans demander sa permission. Pourquoi se souciait-elle temps de l’esclave ? Elle était faible, lâche et ne savait pas se débrouiller toute seule, tout ce que l’asari pouvait détester en réalité. Cependant, Lynia se montrait humble, honnête et elle semblait porter une grande admiration à l’égard de Kali, et ça, la mercenaire ne pouvait que l’apprécier. Finalement, en y repensant, l’esclave qu’elle avait en face d’elle n’était rien d’autre que son portrait craché lorsqu’elle était encore une toute petite fille, bien avant qu’elle ne croise la probatrice qui lui avait donné envie de faire une carrière militaire. Il ne manquait peut-être qu’un seul déclic à l’esclave pour que tout ce que Kali méprise chez elle ne disparaisse… ce déclic s’était peut-être elle. Soupirant longuement, la mercenaire coupa l’arrivée d’eau et sortit de la baignoire se saisissant d’une serviette pour se sécher. Une fois sèche, elle retourna dans le salon pour s’asseoir sur le bord du canapé, la serviette couvrant uniquement sa poitrine. Elle regarda quelques instants l’esclave, faisant attention à ne pas la réveiller puis elle dit tout bas :

« - Je n’aurai jamais cru que ma venue sur cette planète soit aussi productive… Hmm… je crois que j’ai pris ma décision à ton sujet… maintenant, ça dépendra de toi. »

Soupirant une nouvelle fois avant de lâcher un faible ricanement, Kali se leva et se dirigea dans sa chambre pour trouver le réconfort dans les bras de Morphée.

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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mar 6 Mai - 18:45

Lynia coupa la sonnerie précipitamment dès l'instant où elle en réalisa la présence, quelques secondes après son déclenchement. La dernière chose qu'elle souhaitait, c'était de réveiller la mercenaire. Avec un air de déterré, l'asari se mit en position assise sur le canapé pour ensuite prendre le temps de bailler et de se réveiller. Habituellement, elle était réveillée brutalement par Barlak quand elle était avec lui ou par l'un de ses sbires le reste du temps, sans lui laisser réellement le temps de profiter de son réveil. Alors là au moins, elle comptait bien prendre un peu de temps à son attention uniquement. Quelques minutes où elle se remémora les évènements de la nuit dernière, son accompagnement d'Azure Widow, la tour, l’agression. L'agression... qu'est-ce que Lyn apprécierait de savoir se battre comme ça, de ne pas avoir à craindre qui que ce soit. Ceci dit elle ne rêvait pas, aussi gentille qu'elle pouvait être avec elle, la mercenaire n'avait aucune raison logique de chercher à l'entrainer. Encore faudrait-il qu'elle l'achète, chose encore moins probable. Lynia doutait que ce type de personne ait besoin de quoi que ce soit.

Mais l'heure n'était pas à ses réflexions aussi les chassa-t-elle en se levant sans même prendre le temps de se chausser pour se glisser en silence vers la cuisine de fortune. C'était un hôtel bas de gamme et Lyn doutait qu'il y ait quoi que ce soit d'autre excepté de la nourriture basique, des barres protéinées et quelques boissons accrocheuses comme ce "café" comme l'appelaient les humains. En fouillant un peu, elle découvrit quelques petites sucreries agréables à prendre le matin, une boisson asari en plus d'avoir de quoi faire un café, des petits ajouts supplémentaires en bonus. Pas un petit déjeuner de luxe mais le meilleur qu'elle avait la possibilité de faire dans un endroit pareil, avec une cuisine aussi remplie... Disposant le tout sur un plateau selon son inspiration du matin, Lyn le porta jusqu'à la chambre de sa mystérieuse compagnonne d'un soir. Le jour commençait à se lever et elle ne doutait pas que cette dernière chercherait à partir dès que possible. Joab n'avait rien de très intéressant et elle comme Barlak attendaient sûrement avec impatience de conclure leur petit échange.

Tandis qu'elle entrait dans la chambre encore assombrie, la lumière des fenêtres étant stoppée nette par leurs volets fermés. Lynia posa le plateau sur la commode disposée à côté de la porte d'entrée avant de se rendre au plus proche du lit. Sa consœur se trouvait dos à elle, sous les draps, tournée vers les fenêtres comme endormie dans un sommeil réparateur. Vue sous cette angle, elle semblait si inoffensive. Une apparence qui ne la trompait pas, surtout après l'avoir vu en pleine action. Le plus délicatement possible, Lynia appela la mercenaire afin de la réveiller :
- Madame ? Le jour se lève madame, je vous ai préparé un repas. Laissez-moi ouvrir vos volets. Termina-t-elle doucement, pleine de bonne intention.

Elle préférait ne pas surprendre l'asari, seule la déesse pouvait savoir qu'elle serait sa réaction dans ce cas-là. Joignant le geste à la parole, elle activa promptement la commande qui s'empressa de faire fonctionner la machinerie, ouvrant les volets pour laisser entrer la lumière. Cherchant le plateau pour l'apporter directement sur le lit à une Azure Widow semblant émerger aux yeux de Lyn, elle invita la mercenaire à déjeuner tranquillement. Elle faillit la remercier une nouvelle fois mais ne souhaitant pas être lourde ou godiche, elle s'effaça hors de la pièce. Elle aurait pu déjeuner mais tout ce dont elle eut envie fut un verre d'eau pour s'éclaircir la gorge. Elle pensait surtout à son avenir : oserait-elle demander à Widow de l'aider à se libérer ? Au fond, serait-elle différente de ses précédents maitres ? Elle s'était montrée plutôt affectueuse envers Lynia mais cela ne voulait pas dire qu'elle souhaitait l'aider plus que nécessaire. Après tout, la mission était finie désormais.

Lynia souffla de dépit, comme pour chasser ses pensées tandis que derrière elle l'objet de ses réflexions venait d'arriver dans la pièce. Se retournant, Lynia s'exclama aussitôt :
- Nous partons madame ?

La mercenaire elle, confirma la demande. Le temps de se préparer et elles partiraient, aussi Lynia alla-t-elle mettre ses chaussures dès qu'elle eut fini son verre d'eau.  Hormis cela, elle n’avait qu’à se saisir de son datapad pour être fin prête à quitter cet hôtel miteux. Même ceux de Zorya avait meilleure allure ! Zorya… Non, non ! Inutile de penser à ça, ressasser des souvenirs ne changerait pas son statut actuel. Mieux valait se concentrer sur le présent, trouver le moyen de se libérer. Elle devait bien avouer que sa rencontre avec Widow lui avait redonné espoir et motivation face à son statut, elle trouverait. Un butarien obtus et bloqué sur Joab n’allait certainement pas lui dire ce qu’elle valait. Enfin elle espérait. Histoire de se préparer pour retourner vers les quartiers pauvres de New Jericho, Lynia connecta son datapad à l’extranet. À la base, Barlak lui avait refusé toute connexion à extranet autrement qu’en allant dans son bureau, histoire qu’il surveille ce qu’elle faisait quand elle s’y connectait. Cependant Lynia ne s’était pas laissé aller et d’année en année elle avait fini par trouver le moyen de connecter son datapad de fortune à l’extranet. Loin d’être une bande passante du tonnerre mais déjà bien suffisant. Aussi profita-t-elle de ces efforts pour trouver et réserver le taxi le plus proche au premier nom bidon qui lui vint en tête, elle piraterait les informations du trajet de voyage plus tard.  Dès qu’Azure se tourna vers elle, équipée comme lors de leur première rencontre, Lynia était prête à partir.
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mar 6 Mai - 21:42

Comme à son habitude, Morphée s’était montré bon amant avec l’asari, lui offrant ses bras pour se reposer tandis que ses ailes, battant silencieusement, la berçait de son vol angélique. Pour ce qui est des rêves qu’il lui avait offert, ceux-ci avaient été paisible pour une fois, son sommeil lui ramenant des souvenirs de son enfance. Morphée avait donc réussi à chasser le croquemitaine cette nuit et elle lui en était particulièrement reconnaissante. Cependant, si un monstre était enfermé en elle, quelques démons venaient jouer avec son esprit la nuit, la ramenant dans un passé moins paisible : ses semaines de captivité dans le laboratoire de Mengola. Heureusement, ce ne fut pas le cas cette nuit.  Ainsi, elle se réveilla comme une fleur, le soleil commençait à peine à se lever et une petite sonnerie rapidement étouffée se fit entendre de l’autre côté du mur. Curieuse, Kali se leva discrètement pour jeter un coup d’œil en entrebâillant la porte de la chambre. Lynia était debout et se mettait en route vers la cuisine. Observant le petit manège de l’asari, la mercenaire comprit très vite qu’elle essayait de préparer un petit déjeuner pour sa sauveuse de toute à l’heure. Touchée par cette attention, Kali décida de retourner dans son lit et faire semblant de dormir.

Quelques minutes plus tard, l’esclave fit son apparition dans la chambre le plus discrètement possible avant de poser le plateau qu’elle avait dans les mains sur la commode adjacente à la porte. Une fois la chose posée avec le plus de précaution possible, Lynia se tourna vers la mercenaire et déclara avec une douceur mielleuse :

« - Madame ? Le jour se lève madame, je vous ai préparé un repas. Laissez-moi ouvrir vos volets. »

Officiellement réveillée, l’asari s’étira lentement en poussant un gémissement de plaisir tandis que ses muscles signalaient leur approbation dans cette remise en mouvement. Ses yeux suivirent très vite le mouvement lorsque sa consœur parvint aux volets et les ouvrit, laissant la lumière envahir la pièce. Kali s’assit ensuite sur son lit, ramenant la couverture contre elle pour cacher sa nudité afin d’éviter de gêner Lynia, cette dernière s’étant approché de la mercenaire après avoir repris le plateau. A peine avait-elle posé le plateau sur le lit que l’asari souhaita un bon appétit à Kali avant de sortir de la chambre pour la laisser manger en paix. Avec un sourire au coin des lèvres, Kali attrapa une sucrerie qu’elle dévora avec facilité avant de lâcher pour elle-même :

« - Elle est mignonne… Aaah Lynia… Lynia… »

Terminant sa phrase par un rire cristallin, Kali goba une nouvelle sucrerie avant de boire un peu d’eau puis elle se leva et reposa le plateau sur la commode. La mercenaire devait bien l’avouer, plus le temps passait et plus elle trouvait la compagnie de Lynia agréable. Ce dernier geste de l’esclave finit par la convaincre, elle valait le coup qu’elle lui donne un petit coup de pouce. S’assurant que le plateau conserve un certain équilibre, elle se dirigea ensuite vers la penderie et prit sa combinaison en spandex qu’elle enfila rapidement avant de sortir de la chambre. Dans le salon, l’esclave se retourna vers la mercenaire avant de lui demander s’ils partaient. Ce à quoi répondit la mercenaire :

« - Oui, prépares-toi, le temps que je remette mon armure et nous y allons. »

Retournant dans la chambre, Kali passa plus de temps sur l’enfilement de son armure légère que sur celui de sa combinaison. Une fois prête, le casque sur sa tête, le pistolet à sa taille et le fusil à pompe sur son dos, Kali sortit de la chambre. Lynia était également prête et Kali l’invita donc à la guider pour le chemin du retour. L’asari s’exécuta sans broncher et ouvrit la porte pour la mercenaire avant de refermer derrière elle et de descendre les escaliers afin de quitter cet endroit immonde.

Tout comme à l’aller, les deux asaris prirent un taxi préalablement piraté par Lynia pour le retour. Le voyage fut particulièrement silencieux, Kali n’ayant pas vraiment de sujet de conversation qui lui venait en tête. Elle aurait bien voulu lui demander pourquoi elle s’était montré si choqué dans la tour mais elle se ravisa. Ce n’était pas vraiment ses oignons et si Lynia voulait lui en parler, elle le ferait d’elle-même si l’envie lui en prenait. Pour l’instant, Kali avait d’autres pensées en tête et la plus importante concernait Barlak… ce sale butarien allait-il accepter la proposition que la mercenaire allait lui faire ? Est-ce que Lynia allait avoir le courage de donner son opinion pour orienter Kali sur ce qu’elle allait devoir faire sinon ? Tant d’incertitudes qui ne reposaient pas sur elle, ça en devenait… agaçant. Au final, peut-être allait-elle utiliser son arme, il faut dire que son index commençait légèrement à la démanger. Enfin, elle allait très vite être fixée, le taxi venait faire son arrivée à quelques pâtés du bâtiment abritant le groupe Jidoba.

Toujours guidé par Lynia, Kali fit son entrée dans le bâtiment puis quelques minutes plus tard dans le bureau de Barlak. Ce dernier accueillit la mercenaire avec un certain soulagement, son visage montrait qu’il avait reçu un nouvel appel des Soleils Bleus et cette pensée fit sourire l’ancienne commando.

« - Alors ? Vous… Vous l’avez ? »

Levant la main gauche, Kali activa son omnitech et transféra les données au butarien :

« - Voilà, il y a tout ce qui pourrait intéresser le Soleil Bleu, je pense qu’avec ça, ils vous laisseront tranquille un moment.
- Ah merci ! Oui… oui, dit-il en examinant lui-même le contenu du dossier. J’espère qu’ils seront satisfaits. Bon et bien, votre mission est maintenant terminée, vous recevrez des virements fréquents jusqu’à atteindre vos honoraires. Lynia ! Aboya-t-il, donnes donc à notre amie son premier versement. »

La mercenaire leva la main vers l’esclave pour lui signaler d’attendre. Lentement, elle s’approcha ensuite de Barlak et déclara :

« - Si cela ne vous gêne pas, je crois avoir trouvée quelque chose qui vous permettrait de me payer en une seule fois.
- Ah bon ? Et qu’est-ce ? »

Kali jeta un œil à l’esclave puis soupirant longuement elle déclara sans faiblir :

« - C’est très simple, je veux vous racheter Lynia. »

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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mer 7 Mai - 8:52

Le trajet de l'hôtel jusqu'au taxi fut plutôt rapide, Lynia ayant réussie à en trouver un dans les environs et le must, pas trop en vue. Comme précédemment, elle reprit son petit manège qui fut cette fois un peu plus rapide, falsifiant les données de navigation pour faire croire qu'elles, sous leur fausse identité, allaient descendre tout près de l'astroport avant que quelqu'un d'autre ne demande à prendre le taxi pour aller au quartier pauvre. Dès qu'elle eut fini toutes deux s’installèrent dans l’appareil qui s’élança immédiatement en direction de sa destination : Barlak. Sur le trajet, aucune ne parla. Si Lyn ignorait pourquoi Widow demeurait silencieuse, elle l’était pour sa part à cause de l’endroit où elles allaient. Lynia n’était guère pressée de retrouver son maitre butarien, ni la vie plate et inintéressante qu’elle avait – hormis les rares fois où elle accompagnait un gars de Barlak, comme aujourd’hui et qui constituait ce qui se rapprochait le plus de « ballades » -, Joab avait peut-être d’autres choses à offrir mais certainement pas depuis le quartier pauvre.  Peut-être ne méritait-elle que ça si elle ne se trouvait pas capable de garder sa liberté, de changer les choses mais… merde, elle ne voulait pas ça ! Barlak lui pourrissait la tête avec toutes ses salades, lui et les précédents. Avant Lynia était si ouverte, elle aimait tant visiter des mondes. Aujourd’hui elle était juste ballotée de planète en planète, quand ce n’était pas de lit en lit.

Peu à peu le paysage autour d’elle redevenait ce qu’elle avait l’habitude de voir. Bientôt, le taxi les déposerait là où elles avaient pris le premier hier, elles retourneraient au « groupe Jidoba » comme si rien ne s’était passé. Au moins avait-elle fait autre chose durant une journée même si ce garde, enfin bref ! Penser à autre chose. Penser à autre chose. Penser à autre chose. Le bâtiment ! Mince, elles s’y trouvaient déjà, Lynia n’avait pas du tout fait attention. Entrant à l’intérieur après en avoir monté les escaliers, Lynia put remarquer les regards de certains gardes, ceux qui voulaient dire « Tiens, elles sont de retours ». Le meilleur regard auquel elle n’ait jamais eu droit ici.  Cette fois, Kali n’avait nullement besoin de Lynia pour se repérer aussi se dirigea-t-elle directement vers le bureau du butarien, sa consœur sur les talons. Ouvrant la porte pour laisser entrer la mercenaire, Lynia la suivit ensuite à l’intérieur en refermant la porte. Celle-ci glissa avec son petit crissement caractéristique aussitôt qu’elle eut appuyée sur le bon bouton de la commande – marrant comme elle remarquait un bruit qui faisait partie de son environnement, simplement parce qu’elle était sortie une nuit. Souriant intérieurement, l’asari prêta l’oreille à la discussion entre Widow et Barlak.
- … tout ce qui pourrait intéresser les Soleils Bleu, je pense qu’avec ça, ils vous laisseront tranquille un moment.
- Ah merci ! Oui… oui, dit-il en examinant lui-même le contenu du dossier. J’espère qu’ils seront satisfaits. Bon et bien, votre mission est maintenant terminée, vous recevrez des virements fréquents jusqu’à atteindre vos honoraires. Lynia ! Aboya-t-il, donnes donc à notre amie son premier versement. Lynia se mit à obéir aussitôt mais la main de Widow l'en empêcha. Qu'avait-elle en tête ?
- Si cela ne vous gêne pas, je crois avoir trouvée quelque chose qui vous permettrait de me payer en une seule fois.
- Ah bon ? Et qu’est-ce ?
- C’est très simple, je veux vous racheter Lynia.

QUOI ?! Lynia devait bien l'avouer, elle ne s'y attendait pas du tout ! Visiblement, Barlak non plus d'ailleurs. Ce dernier, estomaqué, regarda tour à tour Widow et Lynia, se demandant sûrement ce qui pouvait bien pousser la mercenaire à troquer autant de crédits pour une minable petite esclave. Lynia aurait aimé la réponse mais pour l'heure, Widow n'attendait qu'une seule chose : celle du butarien. Celui-ci répondit, tant bien que mal :
- Elle ?! Lynia, contre votre travail ? Lynia pour 25 000 crédits ? Demanda-t-il. Ouais, même pour Lynia ça lui semblait impossible. Bon et bien, oui, je suis d'accord. Marché conclu !

Ah évidemment lui, ça ne le gênait pas ! Il faisait une affaire en or là. Lynia elle ne pouvait cependant pas rester comme ça, sans rien faire alors que celle qui l'avait sauvée du garde et maintenant qui l'arrachait aux griffes de Barlak se faisait arnaquer.
- Madame non ! Le butarien lui, s'empressa de lui ordonner de se la fermer mais Lynia n'écouta pas. Vous vous faites arnaquer, Barlak ne m'a jamais eu pour ce prix ! Lorsqu'il m'a acheté je venais de Zorya, tout juste après le départ des moissonneurs, il m'a à peine eu pour cinq mille crédits ! Elle se tourna vers Barlak, sourire aux lèvres. Pour un marché équitable, ce devrait être vingt mille crédits à rembourser au lieu de vingt-cinq mille. Faire autrement serait vous léser madame.

Ne restait plus qu'à espérer que sa potentielle nouvelle maitresse ne lâcherait pas l'affaire, sans quoi elle allait le payer très cher une fois en tête à tête avec Barlak...
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mer 7 Mai - 20:23

La mercenaire laissa filer un petit rire entre ses lèvres en voyant la réaction de Barlak et de Lynia. Oui, c’était ça la décision qu’elle avait prise : prendre Lynia avec elle. Elle y avait mûrement réfléchi tandis que le taxi les ramenait à leur point de départ. Les talents de sa consœur étaient bien trop sous exploité avec une ordure comme Barlak, ce butarien posait des restrictions improductives sur Lynia. Elle lui aurait été tellement plus utile avec plus de liberté. Tant pis, il avait gâché sa chance. Kali, elle, ne ferait pas cette erreur, elle saurait exploiter l’esclave à son maximum et lui fournirait tout ce dont elle a besoin pour qu’elle en fasse autant. Elle voulait Lynia et elle l’aurait. Pour l’instant, il semblerait que les choses se déroulent dans ce sens.

Après avoir affiché une tête ébahie par la demande, le butarien déclara :

« - Elle ?! Lynia, contre votre travail ? Lynia pour 25 000 crédits ? Bon et bien, oui, je suis d'accord. Marché conclu ! »

Finalement, ça aurait été assez rapide. Cependant, s’étant sans compter l’émancipation express de Lynia, l’esclave lâcha donc juste après le butarien :

« - Madame non ! Le futur ex-maître de Lynia lui ordonna de se taire mais, cette dernière avait décidé le contraire. Vous vous faites arnaquer, Barlak ne m'a jamais eu pour ce prix ! Lorsqu'il m'a acheté je venais de Zorya, tout juste après le départ des moissonneurs, il m'a à peine eu pour cinq mille crédits ! Pour un marché équitable, ce devrait être vingt mille crédits à rembourser au lieu de vingt-cinq mille. Faire autrement serait vous léser madame. »

Le sourire narquois que Lynia affichait sur son visage prouvait à l’ancienne commando que l’asari n’était pas une cause perdue, elle avait encore de la niak à revendre. Kali était fière d'avoir créer le déclic, elle l'était encore plus en voyant que Lynia l’avait saisi sans hésiter. Cela prouvait à la mercenaire qu’elle avait pris la bonne décision, l’esclave valait le coup qu’on s’intéresse bien plus à elle. Reposant son attention sur le butarien qui semblait un peu plus pâle que tout à l’heure, Kali déclara :

« - Oh… je vois… vous essayez de me doubler donc ? C’est dommage, jusqu’à présent aucun de mes employeurs n’a essayé de me doubler et par conséquent, je n’ai pas pu prouver mon profond dégoût pour cela et les conséquences qui en résultent. Cependant, je vais me montrer magnanime et accepter une renégociation. Je prends Lynia avec moi et votre dette à mon égard ne s’élève plus qu’à 15000 crédits.  C’est mon unique et dernière offre.
- Hum… euh… »

Barlak ne savait plus quoi dire. Il était partagé par deux sentiments. Le premier : la fureur, qu’il ressentait à l’égard de sa possession et la seconde : la crainte, qui se manifestait lorsqu’il reportait son attention sur celle qu’il regrettait désormais d’avoir engagé. Kali disait vraie, sa réputation se cantonnait surtout sur son efficacité et très peu de personnes avaient des retours sur les moyens qu’elle employait pour arriver à ses fins. Une rumeur était cependant parvenue aux oreilles du butarien, l’Azure Widow était, en plus d’une habile tueuse à gage, une carnassière qui pouvait laisser derrière elle un chemin pavé de sangs et de cadavres. Allait-il se risquer à confirmer cette rumeur en refusant sa dernière proposition ? La réponse, il la donna rapidement :

« - Très… Très bien j’accepte.  »

Si la mercenaire n’avait pas eu son casque, le butarien aurait pu voir le sourire dément qui se dessinait sur le visage de l’asari en réponse à son accord.

« - Et bien c’est parfait… Regardant l’esclave, elle déclara ensuite : Va chercher tes affaires Lynia, nous partons d’ici peu. »

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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Mer 7 Mai - 22:11

- ... Va chercher tes affaires Lynia, nous partons d’ici peu.

OUI ! Jamais Lynia n'avait été aussi contente depuis bien longtemps ! Exécutant immédiatement l'ordre de celle qui se trouvait désormais être sa nouvelle propriétaire, elle s'empressa de joindre la chambre où était entreposé les seules affaires qu'elle possédait - fait tout de même très relatif - c'est à dire ses vêtements. Deux styles différents en somme. Elle songea d'abord à laisser le datapad, qui stricto sensus ne lui appartenait pas du tout mais après tout le mal qu'elle s'était donné pour le modifier, elle préféra le garder. Récupérant le premier sac venu, elle ne doutait pas que Barlak la laisserait l'emporter afin de ne pas fâcher sa maitresse, Lynia y plaça ses quelques possessions avant de retourner voir la mercenaire. En chemin elle réalisa quelque chose... prenant son datapad en main, elle s'arrêta en plein milieu du couloir pour user de sa connexion piratée, avec les bons identifiants c'est avec aisance qu'elle accéda au petit intranet de Barlak (le peu de protections qui y avaient été de toute manière programmée par une autre personne qu'elle même étant ridiculement pitoyables) et réussit à télécharger quelques données utiles. Après tout, il n'était pas courtier en information pour rien. Certes ce n'était pas grand chose mais dans le tas il y aurait peut-être quelque chose d'intéressant pour sa maitresse. Une fois ces quelques données prises, les plus importantes étant en dehors du circuit interne de Barlak, elle rejoignit pour de bon Widow. Elle lui parlerait de ces données une fois seule à seule, hors de tout risque d'écoute.  
- Je suis prête madame ! Déclara-t-elle aussi tôt qu'elle fut dans le bureau.

De son côté, sa consœur salua le butarien et s'en alla, Lynia à sa suite. Cette dernière ne manqua pas de savourer les regards interloqués des petits toutous de Barlak lorsqu'elle s'en alla avec Widow, trop interloqués qu'ils étaient pour dire ou faire quoi que ce soit. Lorsque Lynia sentit la chaleur du soleil sur sa peau, le bon et dur soleil de midi qui ne tarderait plus à se pointer, elle ne put que s'extasier intérieurement. Se tournant vers celle qui venait de l'acquérir, l'asari la remercia du fond du cœur. Ne résistant pas à l'envie de lui demander où elles allaient, Widow lui répondit que la direction était désormais l'astroport et son vaisseau. Un vaisseau, elles quittaient donc la planète. Elle s'y attendait venant d'une mercenaire comme cette asari mais elle n'en attendait pas tant en partant avec elle hier ! Si elles avaient mille questions en tête, elle n'en eut aucune pour sa maitresse sur le coup. Le trajet pour trouver un taxi fut relativement tranquille. Prise par l'habitude, elle pirata une fois de plus la connexion, avec d'autant plus de facilité qu'elle l'avait déjà fait deux fois en un jour. Après tout ça ne coûtait rien de détruire toute trace n'es-ce pas ?

Contente de ce qui lui arrivait, un sourire aux lèvres sans en être consciente, Lynia se mit à réfléchir à sa nouvelle situation. Comment sa propriétaire voyait Lynia ? Pourquoi l'avoir prise ? Le lui dirait-elle seulement ? Qu'était-elle pour la mercenaire, une esclave, un serviteur, un être libre ? Elle l'ignorait totalement et, de peur de briser le miracle, elle préféra n'exprimer aucun doute par la voix comme par son expression. Et puis, elle était de toute manière beaucoup trop contente de quitter ce cailloux paumé des systèmes terminus pour que sa bonne humeur s'efface aussi facilement. Durant le trajet elle découvrit la ville sous un jour nouveau, sans doute embellie par le fait qu'elle la quittait : chaque poubelle, chaque habitation poussiéreuse et moisie, chaque endroit de cette planète semblait attrayant d'une manière si... mystique. Elle eut une pensée pour Roran, sans toutefois se faire d'illusion : elle ne le reverrait pas. Jamais. Elle aurait aimée toutefois, l'humain avait été gentil avec elle, contrairement aux autres. Doucement le taxi se mit soudainement à décélérer avant de se poser délicatement à un emplacement libre. Elles étaient déjà arrivées ? Lynia ne s'en était même pas rendue compte ! En revanche elle ne manqua pas de repérer le port d'attache : cet endroit qu'elle n'avait vu que si peu de fois depuis sa vente à Barlak. Enfin elle partait pour de bon, en espérant bien ne jamais revenir sur Joab. Barlak avait tord, elle méritait mieux que sa situation sur Joab elle il fallait croire que l'univers l'avait comprit. Certes de ce qu'elle savait, son statut se trouvait toujours être celui d'une esclave mais au moins était-elle au service d'une asari et qui se souciait assez d'elle pour assommer un humain quand elle aurait pu laisser faire, comme tant d'autres à sa place ! Ce qui la déstabilisa le plus ce n'était pas ce vaisseau qui ne pouvait que l'attirer, surtout en connaissant le contexte dans lequel elle y montait, ce fut la différence de pression lorsqu'elles furent à bord. Le sas modifia l'atmosphère interne et ça, elle le ressentit. Une sensation vraiment désagréable. Posant sa main droite sur sa poitrine sous le petit choc, elle se tint à la paroi du vaisseau de l'autre, respirant comme elle le pouvait pour se calmer. Dès qu'elle le put, elle rassura sa maitresse - si tant est qu'elle en avait besoin :
- Je vais bien madame... j'ai juste... besoin d'un peu de temps... trois ans sous cette pression atmosphérique... ne s'effacent pas comme ça. Termina-t-elle d'un sourire.
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Jeu 8 Mai - 23:19

Le sourire qui venait de s’afficher sur le visage de l’esclave éclaira soudainement la journée de la mercenaire et tandis que cette dernière gambadait vers sa chambre (du moins c’est ce que Kali supposait), l’ancienne commando asari reporta toute son attention sur Barlak.

« - Je vais faire ça court, si jamais je n’ai pas la totalité de mes 15000 crédits d’ici deux mois, je viendrai vous rendre une petite visite qui sera tout sauf plaisante. »

Alors qu’elle disait ses mots, son corps se recouvra de son aura biotique d’un bleu électrique menaçant alors qu’elle faisait quelques pas de plus vers le butarien.

« -  J’ose espérer que mes paroles ne soient pas tombés dans l’oreille d’un sourd. »

Retrouvant un semblant de calme, l’aura entourant Kali disparut tout comme la répartie de son ancien employeur. Pour son propre bien, Kali espérait qu’il n’allait pas faire l’idiot et respecter leur deal, sans quoi, il verrait de lui-même pourquoi on la considère comme une bouchère. Quelques instants plus tard, Lynia fit son apparition dans le bureau signalant à sa nouvelle maîtresse qu’elle était prête à partir. Kali, qui allait enfin pouvoir quitter ce monde poubelle, souhaita une bonne continuation à Barlak espérant, pour son bien, de ne jamais avoir à le revoir sauf s’il la paye pour un autre service. De toute manière, vu qu’il n’avait plus d’esclave qui pouvait l’intéresser, Kali n’accepterai sûrement plus de contrat de ce butarien fauché, elle avait quand même des frais et sa charité ne s’appliquait pas pour les criminelles. Dès que Kali franchit la porte du bureau, Lynia la suivit et referma derrière elle. Les deux asari allaient très vite quitter cette planète et tandis que Kali retrouverait la tranquillité et la propreté de son vaisseau puis celles de son appartement à la Citadelle, Lynia, elle pourrait goûter à cette chose qui avait été un luxe pour elle jusqu’à présent. Enfin… tranquillité… pour ce qui était de Lynia, ça s’était vite dis puisque les projets qu’elle avait pour l’esclave n’allaient pas appliquer cette notion tout de suite. De toute manière, Kali ne comptait pas cacher ses intentions à Lynia, elle attendait juste d’être dans un endroit plus tranquille avant de lui en parler.

Puisque que l’esclave semblait douer pour gruger les compagnies de transport en commun, Kali laissa l’asari pirater un autre taxi pour les déposer gratuitement à l’astroport. Durant le court voyage qui séparait l’ancienne maison de l’esclave à sa nouvelle, la mercenaire observa discrètement sa consœur. Cette dernière semblait heureuse… heureuse d’être avec Kali… l’ancienne commando n’en croyait pas ces yeux, quelqu’un était heureux de sa compagnie. C’était à la fois étrange, perturbant et réconfortant… enfin, Lynia serait sûrement moins contente de son sort une fois qu’elle aura découvert la vraie nature de sa nouvelle propriétaire. Oui, elle finirait par le voir et bizarrement, ce n’était pas une chose que Kali attendait avec impatience… Sans le savoir, cette esclave avait changé la mercenaire, ou bien ce changement était là depuis plus longtemps, Lynia n’étant qu’un simple déclencheur ? Soupirant amusé, la mercenaire se demanda depuis combien de temps elle ne s’était pas soucié de quelqu’un d’autre qu’elle-même et c’est avec une légère tristesse qu’elle constata que cela faisait plus de 60 ans qu’elle vivait seule. La dernière fois qu’elle ressentit un manque de compagnie, elle avait acheté IVy. Maintenant, elle avait acheté une esclave… il était peut-être temps pour la mercenaire d’accélérer son processus de socialisation et d’arrêter de ne faire qu’un pas une fois tous les demi-siècles.

Finalement, elles arrivèrent au port d’attache et Kali put observer son beau vaisseau qui mériterait bien une petite couche de peinture. Gardant ça en mémoire lorsqu’elle serait de retour à la Citadelle, la mercenaire commanda au vaisseau l’ouverture de la passerelle et invita Lynia à rentrer dans le vaisseau. Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se re-stabilisa et à la grande surprise de Kali, sa consœur fut au bord du malaise. Réellement inquiète, elle s’approcha d’elle pour savoir ce qui se passait mais Lynia rassura tout de suite sa maîtresse :

« - Je vais bien madame... j'ai juste... besoin d'un peu de temps... trois ans sous cette pression atmosphérique... ne s'effacent pas comme ça.
- Ah oui, j’aurai du m’en douter. IVy ! Augmente la pression artificielle de 50% pour faciliter l’adaptation de Lynia. Tu reviendras ensuite lentement à une pression normale.
- Très bien Madame, lâcha l’IV de sa voix séduisante à travers les haut-parleurs du vaisseau.
- Ah oui tiens, IVy, je te présente une invité, elle restera avec nous pendant très longtemps. Elle s’appelle Lynia. »

A quelques pas devant les deux asaris, un hologramme commença à prendre forme, révélant une humaine à la chevelure rousse dotée d’un certain charme.


Affichant un petit sourire, l’IV déclara :

« - Bonjour Lynia, je suis l’Intelligence Virtuelle du Basilic, mes fonctions principales concernent ce bâtiment et sa navigation mais je sers également de secrétaire à Madame T’Kando. Je vous souhaite la bienvenue à bord. »

Une fois les présentations terminées, l’hologramme disparut et Kali fit visiter le vaisseau à sa nouvelle possession. Commençant par la soute qui servait pour la plupart du temps de salle de sport et d’entretien de son matériel, elle continua ensuite par la salle des moteurs laissant Lynia contemplé la machinerie du vaisseau avant de lui montrer ses nouveaux quartiers. La cabine de l’équipage comportait quatre couchettes superposées deux par deux et un espace à part contenant la salle de bain équipé d’une douche et d’un wc. La visite se continua par la salle de conférence, lieu où Kali prenait ses conversations les plus secrètes, de l’autre côté se trouvait l’infirmerie Kali signala à l’esclave de ne jamais ouvrir le casier comportant la tête de mort (casier verrouiller par une serrure électronique par ailleurs), ce dernier était constitué de produits qui faisaient tout sauf accélérer la guérison. S’en suivis un arrêt dans le très grand salon du vaisseau qui comportait également une cuisine et un bar avant de montrer le poste de pilotage. La visite se termina ensuite par :

« - Et voici ma chambre, dit Kali en ouvrant la pièce adjacente au couloir qui relié le poste de pilotage et le salon. Bon, maintenant que la visite est finie, je vais te dire ce que j’attends de toi. »

La mercenaire enleva son casque et le posa sur son bureau puis, commençant à ôter les autres parties de son armure, elle reprit la parole :

« - Lynia, si j’ai décidé de te prendre sous mon aile c’est parce que tu m’as plutôt impressionné durant notre petite escapade, tes talents d’hackeuses tout particulièrement et je suis sûr que tes capacités me seraient particulièrement utile pendant mes contrats. Je te procurerai tout le matériel dont tu as besoin… enfin dans la limite du raisonnable, j’ai de l’argent mais je ne roule pas sur l’or. Bon et puis… ce serait mentir que de ne pas ajouter que je te trouve assez charmante, finit-elle par avouer avec un léger violet qui lui marquait les joues. Je compte bien t’apprendre deux trois trucs également pour que tu ne sois plus sans défense face à quelqu’un qui te voudrait du mal, je ne serai pas tout le temps sur ton dos donc il faut que tu apprennes à te débrouiller toute seule. En ce qui concerne le reste, voilà ce que j’attends de toi que l’on soit sur ce vaisseau ou non : je me lève tous les jours à 8h du matin et je veux que tu sois levé avant moi pour préparer mon petit-déjeuner que tu serviras sur la table principal du salon à 8h15 précise. Tu peux déjeuner avec moi ou non, c’est à toi de décider. Pour ce qui est du contenu du repas, IVy te dira plus tard ce que j’aime prendre. De 9h à 11h je m’entraine pour tenir physiquement et je veux que tu sois à mes côtés les lundis, mardis, jeudis et vendredis pour faire la même chose. Bon au départ j’irai doucement avec toi mais ne t’attends pas à ce que ce soit facile. Les mercredis à cette heure, je compte sur toi pour t’occuper du ménage. »

La mercenaire prit une petite pause tandis qu’elle venait d’ôter son plastron puis elle reprit :

« - Ensuite, jusqu’à midi tu as quartiers libres, tu peux t’occuper comme tu veux mais je veux qu’à 13h tu es préparé à manger pour le repas du midi et comme pour le petit déjeuner, tu peux ou non partager le repas avec moi. Pour ce qui est de l’après-midi, c’est assez libre mais considère que j’aurai toujours besoin de toi donc ne fais pas de choses que tu ne pourrais annuler sauf si je te donne ta journée. En soirée, je mange généralement au restaurant sauf si nous sommes sur le Basilic dans ce cas je compte sur toi pour qu’à 20h le diner soit prêt. A part ça, tu n’as pas d’autres obligations. Finalement, en ce qui concerne les week-ends, le samedi et dimanche matin je me lève à 9h et fais mon entrainement de 10h à midi, par conséquent, je veux mon petit déjeuner à 9h15 et mon déjeuner à 13h. En début d’après-midi et uniquement le samedi, je compte sur toi pour faire le ménage. Je te laisse le Dimanche après-midi de libre. La soirée du week-end sera semblable à celle de la semaine. »

Kali avait fini par enlever toute son armure avant de la ranger dans son compartiment approprié.

« - Finalement, sache que si ce que tu fais me plais, je saurai te récompenser à ta juste valeur par contre, si tu me déçois… je pense que je n’ai pas à te faire un dessin ? Bon… je crois que j’ai fait le tour. Si tu as des questions à me poser, des remarques à formuler, c’est maintenant ou jamais. »

Lorsqu’elle termina sa phrase, Kali enleva sa combinaison, un petit sourire malicieux au coin des lèvres, en faisant en sorte de donner un petit spectacle discret à sa consœur pour voir comment elle réagissait. Une fois complétement nue, elle prit son temps pour ranger la combinaison en spandex dans son armoire avant de tirer ses habits le plus courant : son corset noir et son pantalon. Cependant, elle décida de ne pas les enfiler tout de suite, souhaitant voir si Lynia saurait faire avec la petite manie de la mercenaire. Manie qu'IVy cafta très vite auprès de l'esclave.

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MessageSujet: Re: Que l'ombre vous cache...   Ven 9 Mai - 12:24

À peine eut-elle cherchée à rassurer sa maitresse que celle-ci demanda à l'IV du vaisseau d'équilibrer la pression pour la ramener à la normale peu à peu. Immédiatement la différence se fit sentir et Lynia se sentit mieux. Reprenant contenance, elle écouta sa propriétaire faire les présentations avec l'IV : IVy. Elle s'inclina brièvement, plus pour la forme, car IVy n'était pas réellement une personne. Elle apprit par la même occasion le nom du vaisseau où elle se trouvait : le Basilic. Joli nom. Sa maitresse elle entreprit de lui faire visiter l'intérieur, que Lynia ne se priva pas d'étudier, de la salle de sport improvisée au salon en passant par les quartiers de l'équipage jusque là inutilisés - où elle allait à priori crécher à partir de maintenant. Le design lui semblait franchement impressionnant, beau et certainement pas asari. Ni volus. Pour le reste Lyn ne connaissait pas vraiment les designs des vaisseaux de chaque espèce, donc impossible pour elle de deviner laquelle l'avait construit. La visite se termina par la chambre de Widow, aussi impressionnante que le reste de ce qu'elle avait vu.

- Et voici ma chambre. Bon, maintenant que la visite est finie, je vais te dire ce que j’attends de toi. Ah. L'heure était venue de découvrir pourquoi l'asari l'avait troquée contre son argent. Après avoir retiré son casque, la belle asari continua : Lynia, si j’ai décidé de te prendre sous mon aile c’est parce que tu m’as plutôt impressionné durant notre petite escapade, tes talents d’hackeuse tout particulièrement et je suis sûr que tes capacités me seraient particulièrement utile pendant mes contrats. Je te procurerai tout le matériel dont tu as besoin… enfin dans la limite du raisonnable, j’ai de l’argent mais je ne roule pas sur l’or. Bon et puis… ce serait mentir que de ne pas ajouter que je te trouve assez charmante. Continua-t-elle en enlevant morceau par morceau son armure. Était-elle en train de rougir ? Je compte bien t’apprendre deux trois trucs également pour que tu ne sois plus sans défense face à quelqu’un qui te voudrait du mal, je ne serai pas tout le temps sur ton dos donc il faut que tu apprennes à te débrouiller toute seule. En ce qui concerne le reste, voilà ce que j’attends de toi que l’on soit sur ce vaisseau ou non : je me lève tous les jours à 8h du matin et je veux que tu sois levé avant moi pour préparer mon petit-déjeuner que tu serviras sur la table principal du salon à 8h15 précise. Tu peux déjeuner avec moi ou non, c’est à toi de décider. Pour ce qui est du contenu du repas, IVy te dira plus tard ce que j’aime prendre. De 9h à 11h je m’entraine pour tenir physiquement et je veux que tu sois à mes côtés les lundis, mardis, jeudis et vendredis pour faire la même chose. Bon au départ j’irai doucement avec toi mais ne t’attends pas à ce que ce soit facile. Les mercredis à cette heure, je compte sur toi pour t’occuper du ménage.

Lynia prit quelques secondes pour bien analyser tout ce que disait sa maitresse. Durant la minute suivante celle-ci lui décrivit avec exactitude tout ce qu'elle attendait de sa nouvelle possession, chaque jour de le semaine, chaque activité. Ce qu'elle retenu avec attention, c'était l'entrainement. Elle voulait entrainer son esclave mais pourquoi ? Loin d'elle l'idée de s'en plaindre, savoir se défendre l'intéressait vivement simplement, ce n'était habituellement pas ce que recherchait chez elle ses précédents maitres. Sa nouvelle propriétaire semblait vraiment différente... jusqu'où ? Lorsqu'elle eu terminé, elle demanda à Lynia si elle avait des questions.
- Non madame, j'ai pris note de ce que vous venez de me dire. Je...

Elle ne continua pas, perturbée par sa maitresse qui retirait sa combinaison devant elle sans apparemment aucune pudeur, se retrouvant nue devant l'esclave. Pour le coup, elle eu l'impression de changer complètement de couleur de peau, le bleu troqué pour du mauve. Bégayante, elle écouta IVy lui expliquer avec bienveillance qu'il s'agissait là d'une habitude de l'asari sur le vaisseau. Lynia elle, détourna le regard aussitôt que possible. Elle tenta tant bien que mal de continuer sa réponse, gênée, demandant à sa maitresse la permission d'aller s'installer dans les quartiers de l'équipage, où elle pourrait prendre note de tout ce qu'elle venait de lui décrire ainsi que de préparer le repas de treize heures.

Fin du rp
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