Une journée comme tant d'autres.

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 Une journée comme tant d'autres.

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Une journée comme tant d'autres.   Ven 2 Mai - 12:07

• Date du RP: 25 Janvier, 3 ARW / 2189
• Lieu du RP: New Jericho, Joab, système Enoch de la Nébuleuse de la Rosette, Systèmes Terminus
• Type de RP: RP MJ
• Nombres de personnes requises: 1 (MJ : Tentaculeur)

Le temps était plutôt mauvais aujourd'hui : un vent plutôt fort, bien qu'atténué par les différentes structures de la capitale, une poussière et un sable bon à faire caler les moteurs à ezo et par-dessus le marché le soleil bien que présent semblait absent, laissant s'installer un froid peu agréable. Lynia elle, se tenait malgré tout dehors pour une raison simple, on ne la laissait pas sortir quand elle le voulait alors autant profiter de la situation au maximum. Penchée sur le petit mur, en haut des escaliers menant au bâtiment où elle créchait depuis environs trois ans, la demoiselle Asari observait les environs... qui se limitaient aux murs des habitations face à elle. Un peu plus loin en descendant la rue du regard elle pouvait voir des gamins humains jouer entre eux avec un bout de carton, l'un d'eux devant l'attraper. Sa tenue actuelle ne lui tenait certainement pas chaud mais c'était toujours mieux que sa robe noire, bonne à porter sur Thessia, Zorya ou Virmire (lieu où elle avait brièvement été) mais certainement pas sur Joab par un temps pareil. Celle qu'elle portait était la plus chaude et la plus "citadine" qu'elle ai en sa possession, une tenue constituée d'un pantalon, de bottes et de gants noirs assortis d'un haut blanc dont elle se serait bien passée du décolleté. Bien sûr, elle avait aussi ce maudit collier métallique et odieusement barbare qui bridait ses capacités biotiques...

Elle en avait marre d'être ici, en haut de ces escaliers comme coupée du monde et le logiciel de localisation de sa puce lui permettait de s'éloigner dans les cinq cents mètres de diamètre autour de cet endroit. De quoi marcher un peu, même si elle avait déjà vu ce qu'il y avait à voir. Descendant les escaliers pour ensuite remonter la ruelle étroite où elle se trouvait, elle ne pu que voir au loin les hautes tours de New Jericho, les quartiers les plus "huppés" de la ville - et probablement de la planète entière - ce qui restait tout de même à relativiser : sur Joab, la différence entre pauvres et riches se résumait à la nourriture que chacun pouvait acquérir et au nombre de personnes à ses pieds. On était loin du Présidium de la Citadelle. Nul doute d'ailleurs que tout les pirates de cette planète n'hésiteraient pas une seule seconde à saccager le Présidium si ils en avaient l'occasion, occasion qu'ils n'auraient bien sûr jamais. De toute l'histoire concilienne, seuls les Moissonneurs avaient réussi à prendre la station alors que même les Geth avaient échoué. Elle n'était jamais allée ailleurs sur Joab que dans les quartiers pauvres, tout ce qu'elle connaissait était ici, avec ses habitations puis les rares magasins de nourritures et autre assiégés par les habitants à cause de pourritures comme Barlak qui prenaient tout et ne laissaient rien aux autres. En plus comme c'était Lynia qui faisait les courses c'était aussi elle qui se prenait tout les cris et huées, puisque les gens n'ayant pas le courage de s'en prendre à Barlak, ses hommes et les autres comme eux se reportaient pour leur frustration et colère sur l'esclave du butarien. Autrement dit : elle était paumée sur une planète et en plus sans amis. SUPERBE !

Sans s'en rendre compte, elle était déjà arrivée sur une rue plus grande où quelques véhicules passaient parfois de temps à autre - la majorité des êtres qui l'empruntait le faisant à pieds - qui rejoignait un peu plus loin sur la gauche un croisement. Elle décida d'aller sur sa droite, pour s'enfoncer dans les ruelles aux alentours de son "chez soit" avant d'y retourner, un beau cercle pour une petite marche en somme. Continuant ainsi durant plus de vingt minutes, finissant par ressasser inlassablement les mêmes pensées d'évasion sans jamais se mettre à l’œuvre, en vouloir à ces pirates qui l'avaient capturée, à Barlak de l'avoir acheté et à tout ces conciliens qui se fichaient pas mal d'aller restaurer l'ordre dans les Systèmes Terminus. Non bien sûr que non. Trop dangereux. Trop risqué pour leurs pauvres petites têtes. Quant aux habitants, on s'en fiche puisqu'ils ne sont pas conciliens ! Pourritures... autant que celles de ces systèmes qu'ils critiquent tant, à ceci près qu'ici au moins les gens assument leurs choix. Perdue dans ses pensées, observant le sol sans s'en rendre compte, elle ne vit pas qu'elle fonçait sur quelqu'un. Après l'avoir percutée de plein fouet, puis de s'être platement excusée, elle reconnue l'un des humains du coin, Ralof, qui aimait bien créer des problèmes avec sa petite bande. Il lui arrivait même de commettre des vols pour le compte de Barlak. Un emmerdeur quoi. Rien de bon pour elle.

- Tiens tiens, mais c'est notre esclave préférée ! Comment va ce bon vieux Barlak Lytia ? Non pardon, Lysia ? Merde, je m'y suis jamais intéressé en fait... Bref, la bleue ça te va bien ! Comment il va le boss ? Autour d'elle, les deux imbéciles de potes de Ralof lui bloquait toute issue. Elle était bien dans la merde. Sa faute, ça lui apprendrait à trainer dans ce coin alors qu'elle savait pertinemment qu'il s'agissait de la zone de Ralof...
- Ralof fiche moi la paix... Je dois rentrer. Mouais, il y avait plus convaincant. L'autre se contenta de prendre un air fâché.
- Eh tu pourrais quand même me répondre la bleue ! On apprend pas la politesse aux Asari ? Le cercle se resserrait dangereusement autour d'elle et elle n'aimait pas du tout ça. Heureusement pour elle, alors que Ralof reprenait quelqu'un le coupa, derrière lui.
- C'est bon Ralf, lâche là. Le concerné avait l'air de ne guère aimer l'intervention. Il se retourna pour râler :
- Occupes toi de tes affaires Roran d'accord ? Tu dois pas retourner voir ton maitre ?
- J'ai une heure de libre et si tu lui fais quelque chose, Baralk va nous le faire payer à tous. Alors laisse la tranquille d'accord ? Piqué au vif, Ralof répliqua d'un air innocent qui ne trompait personne, tandis que Lynia elle ne savait plus où se mettre.
- Oh je t'en prie, comme si j'allais lui faire quelque chose ! On faisait juste que discuter, pas vrai la bleue ? Dit-il en carressant sa joue droite du revers de la main, qu'elle balaya de sa propre main, énervée. Pas farouche en plus hein ? C'est bon on te laisse, à plus tard Roran. Dit-il en partant, promptement suivit de ses petits chiens comme si de rien n'était.

Lynia elle se permit enfin de souffler. Son sauveur lui s'approcha d'elle avec un sourire gêné :
- Je suis désolé, je connais pas Ralf depuis longtemps mais il m'avait l'air commode quand on s'est rencontré l'autre jour.
- Bah t'y fis pas, c'est loin d'être un ange. En fait, c'est juste un con qui se prend pour Petrovsky.
Pour le coup elle avait craché sa réponse sur un ton bien peu aimable (et même plutôt froid) mais franchement, elle ne voulait pas de quelqu'un dans ses pattes à ce moment précis. Elle en voulait à l'univers pour sa situation pourrie ! L'autre pourtant continuait à lui parler alors qu'elle n'écoutait même pas. Agacée elle le coupa sans se gêner :
- Écoute je n'ai pas envie de parler d'accord ? Merci de l'aide et au revoir.
- Ok désolé ! Pas besoin d'être aussi aimable... Sans attendre son reste, il tourna les talons pour, sans doute, retourner chez lui. Les paroles de Ralof lu revinrent alors en tête :
- Esclave ou pas, tu n'as aucune idée de ce que j'ai vécu. Alors ne fais pas comme si tu le savais ! Il se stoppa net pour se retourner. Il aurait pu s'énerver mais non, l'humain resta là, devant Lynia, calme bien qu'un peu plus fatigué à en juger par la tête qu'il tirait.
- C'est vrai, je n'en sais rien. Chacun à son histoire, moi par exemple j'ai toujours été un esclave aussi loin que je puisse m'en souvenir. Donc tu vois... Enfin, je peux comprendre que tu n'ai pas envie de parler. Tu ne serais pas la première, si tu en as envie je traine généralement dans le coin, je m'appelle Roran.

Puis il s'éloigna. Comme ça, sans rien dire de plus. Pour Lyn, c'était la douche froide : esclave toute sa vie ? Quelle horreur ! Elle ne souhaitait cela à personne, pas même à ses maitres successifs ! Et elle qui se comportait comme une... bah comme une salope. "Merde." pensa t-elle pour ensuite courir après l'humain qui disparaissait déjà dans une ruelle annexe. Au moins pouvait-elle s'excuser, même si il lui ferait la tête...


Dernière édition par Lynia T'Nora le Mer 15 Oct - 11:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Ven 16 Mai - 23:56

Roran reprit sa marche hebdomadaire. Il en avait besoin pour se changer les idées. C'était du moins l'argument qu'il donnait aux autres esclaves pour qu'on ne vienne pas le questionner sur la raison de son chemin. Celle-ci était Myriia, une esclave asari et accessoirement son amante secrète depuis plusieurs années. Ils étaient similaires: tous deux étant esclaves depuis l'enfance. Ils n'avaient pas le même vécu, pas le même rôle en tant qu'esclave même. Mais ils se comprenaient...

Il repensa à cette Asari qu'il venait à l'instant de croiser. Il était déçu de ce genre de réaction. Ce n'était sans doute ni la première ni la dernière fois qu'il aurait droit à ce type de réponse mais il espérait malgré tout que ce ne serait pas le cas. Trop gentil. C'est comme ça que Myriia parlait de lui. Après tout, elle n'avais pas tord. Mais ce n'était pas dans son caractère. Il se devait d'aider son prochain, dans la mesure du possible. C'était son créneau et il n'y avait jamais dérogé. Si on ne voulait pas de son aide, il ne la donnerait pas.

Il entendit des bruits de pas derrière lui et se retourna. C'était encore cette Asari. Que lui voulait-elle encore? Il s'arrêta pour la contempler en fronçant les sourcils. Il remarqua alors Myriia arriver derrière elle et un sourire illumina son visage. Celui-ci disparut quand il remarqua le regard furibond de son amante. Son esprit se mit en ébullition, imaginant trente six mille scénarios sur la raison de sa mauvaise humeur. Au final, la solution se manifesta vite d'elle-même quand Myriia gifla violemment Lynia, prenant de court celle-ci et Roran.

" Comment tu parles à mon mec toi, sale garce! Tu crois que personne t'as entendue?
- Allons, Myri, calme-toi...
- Non y a pas de Myri. Je ne me calmerai pas! Elle n'a pas à te parler comme ça! Et vu que t'es trop gentil pour la refaire descendre sur terre, je m'en occupe à ta place.
- C'est pas grave ...
- Mais bien sûr que si! Regarde là, cette chouineuse! Bonne à rien. Parait que même son Maître ne veut pas d'elle dans son lit tellement elle fait pitié à voir. Y a que ses varrens en rut pour vouloir la machouiller.
- Tu ne penses pas ce que tu dis, rétorqua Roran d'un ton sévère, qui calma en partie Myriia.
- Pas totalement. Bref. Ouais, je voulais te dire qu'il faudra repousser l'opération. Le Maître était en pleine réunion depuis ce matin, il veut son harem au complet dans sa tour quand il aura fini. Autant dire que ça va être notre fête. Du coup, j'ai pas le temps pour notre ballade. Et vaut mieux pas que j'arrive à la bourre, pas envie de finir comme Helena.
- Helena?
- Tu sais l'humaine qui avait tendance à ne pas être à l'heure parce qu'elle draguait un de ces gardes? Bah un jour, elle s'est retrouvée avec trois krogans au cul. Au sens propre du terme. Bah c'était pas joli à voir. Évidemment, moi et les autres filles on a du regarder. Mais bon, je n'ai jamais su si elle avait pris du plaisir avant de mourir ou pas... Bref, j'y vais. Et toi, tiens toi à carreau! gronda-t-elle à l'attention de Lynia avant de disparaître dans une ruelle alentour après avoir fait un baiser rapide mais passionné à Roran.
- Ne l'écoute pas. Ce n'est pas contre toi spécialement. Elle joue son rôle comme on le lui a appris depuis qu'elle est petite. Elle est esclave depuis plusieurs décennies. Enfin j'oubliais que tu t'en foutais... Tu voulais me dire quelque chose? Parce que je n'ai pas non plus que ça à faire non plus..."

Roran fixa l'Asari qui semblait perdue plus qu'autre chose. Il fallait dire que Myriia avait du caractère. A non pas douté. Et pas du genre à mâcher ses mots. Si elle n'était pas l'une des plus belles Asari de ce coin des Terminus, nul doute qu'un esclavagiste l'aurait "calmé" bien plutôt. Mais elle avait été "dressée" comme ça. Provocante. Et esclave sexuelle. Cela l'irritait au plus haut point. Mais il n'y pouvait rien. Il le savait bien avant s'être mis en couple avec elle. Si on pouvait parler de couple ceci dit.

Dire que la vie de Lynia devait être un paradis à côté n'était pas vraiment un euphémisme. Sans doute, Myriia aurait pu l'envier si toute sa vie n'avait pas tourné autour du simple but de satisfaire les pulsions d'un quelconque propriétaire. Il avait du mal à l'imaginer libérée. Que ferait-elle? Et que ferait-il lui aussi? C'était cette interrogation qui lui donnait envie d'essayer. Avec Myriia. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Un jour, peut-être. Il était convaincu que ce serait une journée comme tant d'autres au départ. Puis le moment venu, il saurait saisir l'occasion. Ou mourir en essayant.

HRP: Bon, voilà. Dis moi si ça te va déjà comme "intro" parce que bon, tu ne m'as pas vraiment beaucoup aidé sur ce coup là xd (PS: Je préfère préciser au cas où ma tournure de phrase prête à confusion et que ça finisse sur un malentendu: je n'ai pas prévu que Roran tente de "s'enfuir" dans ce RP et/ou qu'il n'incite Lynia à le faire. Après cela peut se faire si tu veux ^^).

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Lun 19 Mai - 10:51

La joue était encore chaude à l’endroit où Lynia avait réceptionnée la gifle de l’étrange asari. Peut-être même était-ce encore mauve tant elle avait été forte – cette Myri possédait un sacré caractère – même si elle espérait qu’il n’en était rien. Lyn n’avait pas réagi aux propos véhéments de la demoiselle asari, attendant que la tempête passe et qu’elle ne quitte les lieux comme une furie, parce qu’ils étaient à la fois faux et source de fierté pour Lynia. Ne pas finir dans le lit des autres, c’était une victoire pour elle et non un échec. En revanche si cette Myri crachait cela comme une insulte, Lynia ne pouvait qu’être désolé de la vie qu’elle devait avoir… L’humain lui, Roran, tenta d’excuser son amie dont la silhouette s’estompait déjà à l’horizon :
- Ne l'écoute pas. Ce n'est pas contre toi spécialement. Elle joue son rôle comme on le lui a appris depuis qu'elle est petite. Elle est esclave depuis plusieurs décennies. Enfin j'oubliais que tu t'en foutais... Tu voulais me dire quelque chose ? Parce que je n'ai pas non plus que ça à faire non plus...
- Je ne lui en veux pas, elle a raison. Je n’ai pas été sympa avec toi, alors que tu cherchais juste à parler et que tu venais de m’aider en plus. Lynia se tortilla les mains, ne sachant trop comment s’excuser. Du mauve aux joues, elle finit par y aller au feeling (si elle continuait comme ça à chercher ses mots, ça ne la ferait passer que pour encore plus débile qu’elle ne semblait déjà l’être jusque-là).
Je suis désolé Roran et merci pour ton aide avec l’autre abruti. J’ai parfois tendance à oublier que tout le monde dans cette fichue galaxie n’est pas un connard. Elle releva alors la tête pour le fixer droit dans les yeux, les mains toujours un peu entortillées.  
Tu m’excuses ?

Elle laissa le temps à l’humain de réfléchir, ne sachant pas elle-même quoi faire ensuite. Qu’il dise oui ou non d’ailleurs. Elle se mit à repenser aux propos de « Myri », qui devait être le surnom que Roran lui donnait : plus elle y pensait, plus cela lui rappelait Zorya. Enfin à une différence près, ses entrevues à elle devait être bien différentes par leur fin par rapport à celles de Lynia à l’époque.  Des flashbacks lui vinrent d’un coup, mélangeant un peu tout, à la fois le sang, les moissonneurs, leurs monstres, Darik, le Kryden… Elle secoua la tête comme pour se débarrasser de ses images et réalisa que Roran la regardait, devenant mauve sous l’allure stupide qu’elle devait avoir pour lui.
- Ça t’ennuis si je traine un peu avec toi ? J’aurais bien besoin de penser à autre chose et tu m’as l’air d’avoir plus de conversation que n’en a Ralof… Lui demanda-t-elle dans un sourire, tentant de plaisanter sur le sujet pour, peut-être, détendre un tant soit peu l’atmosphère pesante pour elle – qu’elle avait en même temps créée, bien fait pour sa poire.
- Tu… Tu fais quoi en général ? Elle hésitait, demandant ça parce qu’en fait, elle ne savait absolument pas quoi dire. Il fallait bien avouer que la conversation n’était pas la première chose que l’on demandait à un esclave, tout type confondu, excepté pour les vieillards avec un pied dans la tombe peut-être…

HRP : Désolé, petite réponse mais je savais pas si j'avançais beaucoup ou pas. Razz

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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Ven 6 Juin - 19:27

HRP : Oh bah c’est ton RP à la base, t’avances comme tu veux. C’est pas non plus un évent, c’est à moi de m’adapter pas à toi ^^

Roran écoutait Lynia s’excuser. S’il était quelqu’un d’expressif, sans doute aurait-il lâché un petit sourire, même ironique. Au lieu de cela, il se contenta de fixer l’Asari en silence. Comme s’il attendait autre chose. Lynia, constatant l’absence de réaction de l’humain avait donc demandé à l’accompagner. Cela le prit quelque peu par surprise et le désarma une seconde. Trop rapide pour quelqu’un qui n’y prenait pas garde mais sans doute déjà trop à son goût. Ce genre de réaction ne pouvait sembler de rien, mais cacher ses véritables sentiments étaient le meilleur moyen de survie qu’il avait trouvé pour survivre en tant qu’esclaves. D’autres préféraient tromper. Ce n’était pas si vision des choses, tôt ou tard, on se prenait un retour de bâton.

« M’accompagner ? dit-il avant de hausser les épaules. Après tout pourquoi pas.  Cela me changera de ma routine. Encore que l’on ne discute au final pas tant que ça avec Myri. Enfin, je pense que tu auras compris, ajouta-t-il en reprenant sa marche sans attendre la réponse de Lynia, forçant l’Asari à presque courir pour  le rattraper. Je dois avouer que je t’ai initialement mal placé dans mon modèle. »

Face à l’incompréhension de Lynia, ce qui semblait somme toute légitime, Roran commença son explication. Visiblement ravi d’avoir un auditoire, en témoignait la très légère teinte plus euphorique de sa voix. Même si cela se résumait, à une simple esclave asari tout ce qu’il y avait de plus lambda dans les ghettos de Joab, cela lui suffisait amplement.

« Le carré croisé de Nalrah’Jhan. Un esclavagiste butarien qui a vécut avant même que mon peuple découvre les relais. Bon, pour vous les Asari, je sais que ce n’est pas beaucoup. C’est Myri qui m’a trouvé un bouquin de lui et me l’a offert. Le seul avantage d’avoir été esclave depuis tout jeune, c’est que je peux lire le butarien sans problème. »

Il s’interrompit un instant pour saluer un groupe d’esclaves humains, turiens et asari qui faisaient une partie de cartes. Ils et elles jetèrent un coup d’œil sur Lynia, certains la saluèrent du regard ou de la main mais la plupart ne firent pas plus attention à lui. Il expliqua la raison de l’absence de Myriia puis reprit son chemin comme si de rien n’était, ne songeant même pas à regarder si Lynia le suivait toujours, tellement habitué à pratiquer tout le temps le même parcours.

« Oui, donc, le modèle. C’est une théorie sur l’esclavagisme. Certains parleraient d’idéologie économique retorse, d’autre de psychologie poussée et y en aurait sans doute beaucoup qui crierait à la violation d’une dizaine de droits de l’Homme. Enfin, son équivalent concillien. L’idée est simple : on prend les quatre yeux des Butariens et on subdivise deux fois. D’abord les paires supérieures puis les paires inférieures. C’est la première subdivision. La seconde, c’est gauche et droite. Chacune à sa signification. Les paires supérieures représentent les esclaves qui ont des tendances à être dominateurs. Les paires inférieures ceux quoi sont les dominés. Gauche, ce sont les femelles. Droite, ce sont les mâles. C’est des Butariens, on sait tous qu’ils sont machos, dit-il en haussant les épaules. Enfin, était visiblement. Paraît que leur nouveau gouvernement serait mieux. Presque le plus démocratique et équitable d’ailleurs, ironique, non ? Bref, je m’égare une nouvelle fois. Vient ensuite la « bonne » et la « mauvaise diagonale ». Pour les esclavagistes évidemment, pas pour nous. »

Le petit couple improvisé passa à côté d’un humain qui était en train de punir un de ces esclaves à coût d’OmniFouet. Une des nombreuses nouveautés qui étaient apparus avec les Moissonneurs. Roran se tut immédiatement et continua son chemin comme si de rien n’était, regardant ses chaussures et força Lynia à faire de même, la brusquerie de l’action ayant d’ailleurs pu faire mal à l’Asari. Une fois l’obstacle passé, il reprit sa discussion comme si rien ne s’était passé.

« Donc. L’idée serait qu’un mâle supérieur n’est pas rentable car il chercherait tôt ou tard à se révolter et il faudrait l’éliminer. Ou alors il chercherait à prendre le dessus sur les autres mâles et finirait par les tuer. Dans les deux cas ce n’est pas rentable pour l’esclavagiste. Tu l’auras compris, c’est la fameuse « mauvaise diagonale ». A l’inverse, une femelle dominée est inutile. Pour lui, elle ne rapporte rien. A part se vider. Sans vouloir être vulgaire. Et justement, les esclaves dominants chercheront à se la faire. Bon, pour vous les Asari, c’est particulier. Et l’interracial aussi. Mais pour des esclaves de même race, le risque que la femme tombe enceinte est à prendre en compte. Et un bébé esclave, pour Nalrah’Jhan, ce n’est pas rentable. Surtout que la femelle ne fera au final rien pendant ce temps là. »

Il désigna un grand bar où il y avait peu grand monde en extérieur, alors qu’à l’intérieur se trouvait énormément de monde et beaucoup d’espèces différentes. Il y avait des cris et un écran géant qui diffuser du sport spatial, visiblement. Vu la chaleur qui tapait dehors, cela pouvait se comprendre. D’un autre côté, les ventilateurs, s’ils y en avaient semblaient tous en panne. Alors qu’au moins dehors, il y avait du vent. Vent lourd et poussérieux mais du vent quand même.

 « Pari sur les courses de Rôdeurs. Je sais pas si tu connais, c’est relativement nouveau, ça fait un tabac dans les Terminus. Paraît même que certains concilliens suivent et parient aussi sur des réseaux extranet pirates ou directement via le blacknet. J’ai l’habitude de boire ici avec Myri après … après. Si tu veux quelque chose, t’hésites pas. »

Roran regarda l’intérieur puis Lynia. Et s’autorisa d’ailleurs à la mater sans retenue pour l’occasion, comme s’il venait juste de la rencontrer pour la première fois, avant de s’asseoir autour d’une petite table pour deux personnes.

 « Concernant l’autre diagonale. Le mâle dominé restera docile et travaillera efficacement. Quant à la femelle dominante, elle aura suffisamment de force et de caractère pour ne pas se laisser marcher sur les pieds par les autres mâles. Alors tu me diras, où est le carré, il n’y a que la croix. En effet. Constatant que son modèle était trop limité, il a décidé de le poursuivre. Ainsi, il a ajouté les lignes. En effet, certains femelles dominants se comportaient comme des mâles et à l’inverse des mâles dominés agissaient comme des femelles dominées, des petites lavettes quoi. Pour Nalrah’Jhan, c’est deux états sont les pires qui soient. La femelle va en effet complètement bousculé l’ordre établi et à terme ruinerait tout le système. Le mâle sera complètement improductif et ne sera qu’un gaspillage de ressources. »

Il s’interrompit quand une serveuse asari habillée grosso modo en bikini moulant à base de latex rose fluo ne dissimulant qu’au tiers son opulente poitrine passa les voir, mâchant exagérément un vieux chewing-gum. Elle prit la commande puis retourna à l’intérieur du bar.

« Vient ensuite les colonnes. Pour lui, c’est un état instable. En effet, Nalrah’Jhan ne voit les choses que sous ses formes extrêmes et n’acceptent pas les compromis. Pour lui, homme ou femme, on ne peut pas vouloir être dominant ou dominé. On est obligatoirement l’un ou l’autre, pas les deux. C’est pour cette raison que sa a théorie a été très critiquée. Mais il faut le prendre différemment. On est rapidement confronté en tant qu’esclave à devoir faire des choix qui nous poussent vers un sens ou l’autre. Et, il reste un seul point à aborder : la conjonction de tout. Le centre. C’est pour lui c’est l’esclave le plus dangereux car imprévisible. Il pourra agir comme une femelle dominée s’il le juge nécessaire ou se montrer un mâle dominant quand la situation est rentable pour lui. »

Il remercia la serveuse qui répondit d’un simple éclatement de bulle de chewing-gum et paya l’Asari qui repartit par la suite en soupirant, devant faire une nouvelle bulle. Il fixa Lynia.

« Myri par exemple, serait une femelle dominante. Ralof, un mâle dominant. Pour ça que j’essaye de le calmer. Il en fait trop et le regrettera un jour ou l’autre. Il a un bon fond mais s’y prend mal. Toi, je pensais que t’étais une femelle dominée – sans vouloir paraître insultant – mais au final je me trompais, tu es à l’état intermédiaire. A toi de voir vers où tu te décideras de tendre un jour ou l’autre. On pourra te guider, c’est possible, mais seule toi pourra choisir au final. »

Roran but une gorgée de ce qui semblait être un soda hanari à base d’algues. Il regarda le ciel un court instant puis reporta son regard vers Lynia.

 « Quant à moi, je suis au centre. Ce que je fais ? Je survis en attendant de trouver un moyen de m’échapper d’ici. Pourquoi te le dis-je pourrais-tu penser ? Je ne sais pas. Et je n’ai aucune confiance en toi. L’instinct, je pense. Cela compte beaucoup au final… »

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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Sam 7 Juin - 17:40

Lynia écouta attentivement tout le discours de Roran, chacune de ses explications, jusqu'à ce qu'il en vienne à la fin. La serveuse entre temps avait eu le temps de revenir avec la boisson qu'elle avait commandée et, buvant une gorgée, écouta Roran terminer :
- Myri par exemple, serait une femelle dominante. Ralof, un mâle dominant. Pour ça que j’essaye de le calmer. Il en fait trop et le regrettera un jour ou l’autre. Il a un bon fond mais s’y prend mal. Toi, je pensais que t’étais une femelle dominée – sans vouloir paraître insultant – mais au final je me trompais, tu es à l’état intermédiaire. A toi de voir vers où tu te décideras de tendre un jour ou l’autre. On pourra te guider, c’est possible, mais seule toi pourra choisir au final.

Intéressant, c'était donc ainsi qu'il la voyait. Il n'avait pas tord au fond, même si les quelques actions qu'elle avait pu effectuer sur Zorya l'en faisait douter. Peut-être manquait-il une case au classement de ce fameux butarien. Roran reprit le temps de dire qu'il se décrivait comme étant au centre, attendant le bon moment pour regagner sa liberté. Lynia elle ne répondit pas tout de suite, pensive. Autour d'elle, les personnes présentes étaient toutes plutôt maussades, passant le temps comme elle le pouvait. Tous étaient soit esclave, soit trop pauvre pour habiter ailleurs que dans les bidonvilles de Joab. Lynia se tourna alors finalement vers Roran :
- Je suppose que tu n'as pas totalement tord sur mon compte. Après tout, même libre je n'ai pas été foutue de le rester... Si un jour j'ai une occasion de me libérer, je tâcherais de t'en faire part. Elle avait dit ça avec un léger sourire mais au fond, elle doutait d'en avoir réellement l'occasion. Sans doute serait-il même mort depuis longtemps lorsqu'elle pourrait enfin se libérer alors... Si je peux te donner un conseil, ne fais jamais un travail de secrétaire, ou tout ce qui se passe derrière un bureau. Les contrebandiers, pour un esclave c'est plutôt un bon plan. J'ai déjà eu des maitres dans ce genre et franchement, au chargement/déchargement des vaisseaux c'est correct. Comme ce vieux campement de contrebandiers dans la nébuleuse de Thor, Ven Tega. Enfin...

Elle déblatérait pour ne rien dire au fond, ce qu'elle avait finit par réaliser. Sur l'écran, l'émission affichée détaillait le parcours des futurs participants de la course au circuit d'Omega, l'un des plus dangereux qui soit. Lorsqu'elle avait bossée sur la station Lynia en entendait parler constamment, ce qui l'avait poussée à s'y intéresser. Il fallait bien avouer que c'était l'un des gros divertissements du coin. Lorsqu'elle le lui demanda, Roran déclara ne pas s'intéresser spécialement à ce sport même si le divertissement était agréable quand il n'y avait rien à faire. Décidant d'un accord silencieux qu'il n'y avait effectivement rien de mieux à faire les deux compères de fortune finirent par essayer de se rapprocher de l'écran, ce qui voulait dire très peu vu le monde qu'il y avait déjà, pour regarder l'émission.

Selon la présentatrice, toute la difficulté de ce circuit se trouvait dans les parcours complètement aléatoires, changeant constamment au gré des réalisateurs comme de la volonté du grand hasard. En effet comme le circuit d'Omega passait par le champ d’astéroïdes, il était impossible que celui-ci ne se transforme pas de lui-même, détruisant même parfois les balises traçant la "route" pour les pilotes (qui devaient alors improviser), quand ce n'était carrément pas les réalisateurs eux-mêmes qui au moyen de charges dissimulées déformaient complètement le trajet à effectuer. De temps à autres il y avait aussi des pièges mais ça, ce n'était pas systématique. L'émission s'arrêta soudainement, expliquant que les premières qualifications allaient commencer. Ceux qui seraient dans les trente premiers seraient qualifiés pour le concours officiel. Oui, les trente premiers, ce qui faisait pas mal de participants sachant que ce n'était là qu'un seul morceau des qualifs...

Le départ s'effectuait en dehors du champ d'astéroïdes, dans le vide sidéral le plus complet et simplement entourés de caméras et de balises. Chaque participant rangé en rang avec les autres, ceux ayant à leur compte le plus d'argent déboursé pour les qualifs se retrouvant devant, tous attendaient que les lumières des balises passent du mauve brillant au bleu cyan, signifiant ainsi le début de la course. Autour de Lynia et Roran, les plus fans de ce sport trépignaient également d'impatience. Pour sa part l'asari se surprit à penser aux pilotes, qui devaient déjà stresser à mort dans leur vaisseau de course, effectuant sans doute leur petit rituel personnel pour oublier toute leur nervosité.

Puis les balises passèrent au bleu.

Pour le décrire simplement et en un seul mot, ce fut un carnage (comme pour chaque début de course d'ailleurs). La moitié des participants larguèrent des pièges de leur vaisseau tout juste la ligne de départ dépassée (le faire avant étant interdit), plusieurs furent endommagés et certains furent dès le début hors course que ce soit à cause d'une panne moteur ou tout simplement parce qu'ils avaient percutés un autre participant - ce qui était arrivé à deux turiens malchanceux, qui n'avaient aucune chance d'en réchapper. Dans le petit bar, ce fut un brouhaha de "Oh" et de "Ah" voir de "Ouh". Le trajet dans l'espace fut de courte durée et bien vite, les participants à la course se retrouvèrent dans une micro nébuleuse artificielle - ou ce qui s'en rapprochait le plus - dont les technologies et artifices associés brouillaient les radars des vaisseaux. Quatre autres se firent éjectés par divers moyen, un seul pu reprendre le trajet avant d'être hors limite. Il s'agissait d'un galarien qui avait disposé des fusées d'urgence apparemment assez puissante. Brillant.

Après la nébuleuse artificielle vint le tour tant attendu du champ d'astéroïdes. La latence entre les deux déboucha sur la mort d'un autre participant et la mise hors-jeu d'un autre au terme d'un combat assez déroutant. Même les caméras avaient eu du mal à suivre. Malheureusement pour l'humain, son espèce de looping avait plutôt eu l'air d'un problème de moteur qui l'avait envoyé dépasser la limite du circuit. D'aucun prétendrait au sabotage mais tout le monde savait que personne n'irait vérifier, ça faisait partie du "jeu". Au milieu des astéroïdes, ce fut là encore assez délicat. Plusieurs furent trop entreprenants en tentant d’aller en tête et se prirent tout simplement l’une de ces énormes caillasses voir même deux, pris en sandwich (ce devant quoi elle eut un léger haut-le-cœur vite réprimé). Roran et elle discutèrent un peu, donnant leur avis à propos des tactiques des uns et des autres. Le galarien aux fusées d’urgence avait là aussi réussi trois beaux virages et autres looping pour éviter les astéroïdes sur lesquels il tombait. Le premier était sans aucun doute une malchance mais les deux autres… de l’émission, rien ne permettait d’en être sûr mais elle confia à Roran qu’elle était certaine que les réalisateurs avaient lancés les deux derniers sur le galarien, avides de donner des sensations fortes à leurs spectateurs. L'un des humains à côté d'eux ne fut pas d'accord et tout trois se mirent dans un débat pour savoir qui avait raison. Le plus mal famé là-dedans, c’était bien le galarien. Pas assez important pour qu’on se soucie de le garder en vie mais pas assez insignifiant pour qu’on lui foute la paix. Au moins évita-t-il d’être visé par les pièges explosifs des réals, qui prirent apparemment un malin plaisir à piéger les moins attentifs au moyen de leurs mines spatiales.

Le jeu continua ainsi durant deux tours, durant lesquels le galarien dont Lynia suivait l'évolution fit ses preuves une fois de plus, tandis que les têtes de liste - un turien, un butarien et une asari - se disputaient férocement la première place. "Étrangement", dès qu'un autre participant tentait d'arriver dans les premières places les trois se liguaient pour envoyer valser l'importun, à croire qu'ils s'étaient mis d'accord. Après tout, ce n'était pas interdit et ça promettait pour la course officielle... Deux heures et demies plus tard et lors du dernier tour, il s'avéra que le turien était trop sûr de lui pour survivre : il se fit expulser jusqu'à la vingtième place par le galarien qui avait remonté le parcours de manière stupéfiante. L'asari lui bloqua cependant l'accès à la seconde place, se plaçant devant lui tout en lâchant divers pièges. Il termina troisième, au grand dam des quelques parieurs du bar, derrière le butarien et l'asari, tandis que le turien était remonté jusqu'à la sixième place en expulsant les autres participants qui osaient lui bloquer la route - l'un d'eux alla même percuter de plein fouet une balise, provoquant sa mort. À priori, le galarien était donc qualifié. Oui à priori car il pouvait bien se faire assassiner, après tout ça retirait de la concurrence à certaines personnes peu scrupuleuses.

Zorya.

Turien.

Sang.

Le flash la secoua fortement, jusqu'à laisser couler une larme qu'elle effaça aussitôt d'un revers de la main. Mentalement elle s'imagina dresser un mur devant la vision afin de ne plus y penser, ce qui fonctionna plus ou moins bien. Par contre, elle avait perdu l'envie de regarder la suite. Se tournant vers Roran, Lynia lui demanda :
- Tu comptes faire quelque chose ? J'ai... j'ai bien envie de bouger.

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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Sam 28 Juin - 11:01

HRP : Là j'ai pas trop d'inspi' (donc c'est court Embarassed) et avec l'Event, j'aurai pas trop le temps d'avancer, donc on va conclure la chose :p

- Tu comptes faire quelque chose ? J'ai... j'ai bien envie de bouger.

Roran réfléchit un instant à la proposition. Il regarda le ciel embrumé en partie par la poussière. Il ne s'était pas rendu compte que les minutes avaient filé. Il était même surpris de s'être intéressé autant à la course. Peut-être était-ce la présence de Lynia qui l'avait motivé, sans qu'il s'en rende compte. Il fronça les sourcils.

- Je vais devoir rentrer "chez moi". Je n'ai pas vu l'heure passé. Je repasserai devant le coin de Barlak, je peux t'accompagner. Je dois avouer que j'aime bien ta compagnie. Un peu de calme, ça me change un peu.

Sur ces mots, il se leva et incita Lynia à la suivre. Ils quittèrent donc le petit bar où les cris s'enchainaient. Certains heureux d'avoir gagner leur pari, d'autres se plaignant d'un quelconque trucage. Ce qui fit rire la majorité des clients du bar. Tricher dans une course de Rôdeurs? C'était sans doute la première chose qu'on expliquait aux pilotes.

Roran s'était un peu débridé. Il se mit à discuter un peu de tout et n'importe quoi avec Lynia. Il avait senti que quelque chose avait perturbé l'Asari. Elle qui suivait avec attention la course avait subitement décidé de faire autre chose. Il n'avait pas survécu aussi bien en tant qu'esclave sans repérer ce genre de changement de comportement. Mais il avait suffisamment de respect pour Lynia, désormais, pour ne pas lui demander de quoi il s'agissait. Si elle souhaitait lui en parler, c'était à elle de faire le premier pas, pas lui. Il avait toujours fonctionner ainsi.

Il fut pour la troisième fois surpris de la journée lorsqu'il se rendit compte qu'ils étaient déjà arrivé à destination. Il était toujours autant étonné comment le temps s'écoulait différemment quand on brisait la routine. Lui qui avait souvent fait le chemin seul, à réfléchir intérieurement, le faire accompagné de l'Asari à la peau bleue en discutant avait quelque chose de vraiment différent.

Puis, ils arrivèrent finalement devant la porte de la baraque qu'occupait Barlak et sa bande. Contrairement à l'allée, le trajet avait été étonnamment calme. Roran resta un instant au seuil de la porte.

- Si jamais tu as envie qu'on se revoie, tu sais où me trouver.

Il attendit la réponse de Lynia avant de partir et retourner à sa routine habituelle. Sans doute comme Lynia pensa-t-il.

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MessageSujet: Re: Une journée comme tant d'autres.   Lun 30 Juin - 16:47

[HRP : Ok, moi ça me va. Je vais devoir me trouver un nouveau rp. Héhé
Je m'arrête donc là pour ce rp. C'était sympa. ^^]


- Je vais devoir rentrer "chez moi". Je n'ai pas vu l'heure passé. Je repasserai devant le coin de Barlak, je peux t'accompagner. Je dois avouer que j'aime bien ta compagnie. Un peu de calme, ça me change un peu.

Ah, s'était-il amusé ou était-ce un aveu caché d'ennui ? Lynia n'osa pas lui demander, elle voulait surtout sortir en fait. L'asari avait vraiment du mal avec ses souvenirs, acceptant mal son passé comme sa condition d'esclave - "en paiement de dette", comme disent si bien les Joabiens. Suivant Roran qui sortit de l'endroit finalement plus rapidement qu'elle-même, elle entendit les cris des parieurs, gagnants comme perdants. Roran aussi d'ailleurs, ils plaisantèrent tout les deux à ce sujet. Les deux discutèrent de tout et de rien, Lynia abordant même un moment le rêve de ce qu'ils feraient pour éradiquer l'esclavage de la galaxie, de comment ils se sortiraient de là par des méthodes plus invraisemblables les unes que les autres avant de devenir plus riches qu'Aria T'Loak elle-même... Ce n'est qu'en arrivant devant son "chez elle" qu'elle réalisa ce qu'elle venait de faire aujourd'hui : après tout ce temps passé sur Joab, elle avait finalement réussi à se faire un ami. Roran pensait-il la même chose ? Elle l'ignorait et ne voulait pas le demander, de peur de briser le mythe. Elle n'était pas bien vue après tout, même parmi les autres esclaves... Était-elle brisée et eux non ? Ou était-ce l'inverse ? Peu importait au fond. Cette journée avait été l'une, si ce n'est la, meilleure depuis un sacré bout de temps pour elle. C'était tout ce qui comptait.

Roran resta un instant au seuil de la porte, avant de se tourner pour rentrer auprès de son propre maitre, glissant avant de s'éloigner :
- Si jamais tu as envie qu'on se revoie, tu sais où me trouver.
- Oui, toi aussi. Merci à toi de m'avoir raccompagnée, à un autre jour Roran !

Il la salua à son tour puis tout deux s'éloignèrent l'un de l'autre. Sa pause à Lynia se terminait également réalisa-t-elle alors, espérant soudainement ne pas être en retard. En remontant l'escalier, elle dû se plaquer contre le mur alors qu'un butarien ressortait de chez Barlak. Un butarien en armure et pas n'importe quelle armure : un mercenaire des Soleils Bleus, les "protecteurs" de Barlak. Lynia eut soudainement peur, car ce ne pouvait qu'être mauvais pour elle : si Barlak avait des ennuis, il passerait sa colère sur elle à la moindre occasion, et si il se faisait tabasser par les Soleils Bleus dans un avenir proche, elle subirait aussi les retombées. Merde...

Entrant à l'intérieur, l'un des gardes se tourna vers Lynia :
- Ah ben t'es là toi ? Tu devrais te dépêcher d'aller voir Barlak, il te cherche. M'est avis que tu vas passer un sale quart-d'heure toi, avec ce passage des Soleils Bleus... Il disait ça avec un plaisir si évident que ça en donnait l'envie de gerber. Ou de le frapper. Voir les deux en fait.

Elle se contenta de baisser la tête et d'avancer au plus vite vers le bureau de Barlak, se permettant même de courir une fois hors de vue des autres (histoire d'éviter les remarques inutiles qu'ils adoraient faire). Elle se calma devant la porte, prit quelques inspirations puis entra. Barlak se tourna immédiatement vers elle, visiblement en colère. Il traversa de deux énormes pas la salle en quelques secondes pour arriver jusqu'à elle avant de la baffer de toute ses forces tant et si bien qu'elle tomba bêtement par terre, sur les fesses. Par le passé, il y a bien longtemps, elle aurait répondu. Aujourd'hui, elle savait que le mieux était d'encaisser et d'attendre, histoire d'éviter les mauvaises surprises par la suite. La colère de Barlak elle ne dépeignait pas.
- T'ÉTAIS OÙ TOI PUTAIN ?! J'AI DIS UNE HEURE, PAS DIX ! Il exagérait amplement, elle ne devait pas avoir plus de quelques minutes de retards... Visiblement, il faillit la frapper une nouvelle fois, alors qu'elle était à terre mais se ravisa au dernier moment. Il se prit le visage de ses mains, sembla essayer de se calmer avant de se tourner de nouveau vers son esclave d'un regard noir :
Ne me refais jamais ça, pas quand j'ai besoin de toi, ou je te le ferais regretter. Tu vas faire quelques recherches pour moi, j'ai besoin d'un mercenaire discret, quelqu'un capable de taper dans le vol de données sans se faire remarquer. J'insiste sur le discret, d'accord ? Elle acquiesça, n'osant toujours pas se relever. Il serait capable de la frapper pour qu'elle retombe par terre, juste pour se défouler. Prends autant de temps qu'il faudra mais je veux un gars parfait ! Je vais aller faire un tour. Si tu n'as pas trouvée avant vingt heure, arrêtes de chercher tu reprendras demain. N'oublie pas de servir le repas. ET RELÈVE TOI BORDEL !

Elle se leva précipitamment, du violet aux joues. Il était marrant le type, si elle se levait il se serait également énervé ! Silencieuse, elle alla obéissante au bureau pour effectuer les fameuses recherches tandis que le butarien lui sortait de la pièce telle une tornade. Encore une demande qui allait prendre au moins une semaine, durant laquelle il n'arrêterait pas d'être encore plus invivable que d'habitude. Lynia, qui partageait la chambre de son maitre quand ce dernier le décidait - sans quoi l'alternative était un sac de couchage dans un placard - n'était pas du tout pressée que la nuit tombe du coup...

Fin du rp


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