Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]

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 Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]

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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Mar 6 Mai - 21:43

Citation :
• Date du RP: 27 Février 3 ARW
• Lieu du RP : Benning, Système Euler, Flux d'Arcturus
• Type de RP : Fermé
• Nombres de personnes requises : 1 (Orwenn Baram)

Citation :
Couleur :
Alexeï Kernov : #993300
Julia Reese : #990066
Adolescent : #660000

~ Secteur Tayseri, La Citadelle, Système Veuve, Nébuleuse du Serpent...

Alexeï était tranquillement assis dans son fauteuil, chez lui, lorsque son Omnitech lui signala l'arrivée d'un nouveau message. C'était Orwenn, rien d'étonnant à cela. Ce dernier lui donna rendez-vous sur Benning, et plus exactement dans un bar nommé le Destiny's Way pour qu'il puisse y rencontrer Oswald Hangov, un homme qui pourrait les mettre en contact. Le Volus prenait énormément de précautions, il y avait donc forcément anguille sous roche. En effet, lui conseiller de prendre ses armes (ce qu'Alexeï faisait obligatoirement) et de vérifier de ne pas être suivi prouvait au moins une chose : Orwenn craignait quelque chose. Le mercenaire était sûr de rater quelque chose dans le message du marchand, mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus. Tant pis. Toujours est-il qu'il avait beaucoup de temps à rattraper avec son ami avec qui il n'avait pas parler depuis près de deux ans. Mais le fait de devoir abandonner encore une fois Julia ne lui plaisait guère. Laisser la jeune femme seule n'était pas une idée réellement acceptable...

Alors qu'il relisait une énième fois le message du Volus, Alexeï entendit la porte s'ouvrir. Julia rentrait du travail, plus tôt que d'habitude. La mine morose, elle jeta sa blouse de médecin sur le sol et s'effondra à peine deux secondes après, en proie aux larmes. Le Russe se rapprocha de sa bien-aimée et s'agenouilla devant elle sans dire un mot. Elle se rapprocha de lui et l'enlaça, de légers spasmes parcourant son corps. Alexeï répondit à son étreinte et patienta jusqu'à ce qu'elle se soit calmer. L'expérience lui avait pris qu'il ne valait mieux pas la forcer à parler mais bien attendre qu'elle se décide elle-même à en parler. Ce qu'elle fit peu de temps après. Elle éloigna peu à peu le corps du Russe du sien et le regarda des ses yeux bleus encore emplis de larmes.


- J'ai pas réussi, Alex... Merde, j'ai pas réussi...

Alexeï comprit immédiatement de quoi elle voulait parler. Julia suivait depuis peu un homme atteint d'une maladie dont il avait oublié le nom tant il était compliqué. Enfin depuis peu, cela faisait au moins 1 mois. Elle s'était presque lié d'amitié avec cet homme, qui devait avoir environ une cinquantaine d'année. Le Russe ne l'avait jamais rencontré mais la manière dont Julia en parlait prouvait qu'il devait être très sympathique et compréhensif.
Aujourd'hui, cet homme était mort. Sa femme, ses enfants et probablement ses parents devaient être en pleurs à l'heure qu'il était. Dire que des hommes comme Harold Hyre, qui avait tué un nombre impressionnant d'innocents, vivaient encore et que les gens altruistes et prêt à tout pour leurs principes mourraient ainsi, c'était dire si ce monde était pourri...


Voyant la jeune femme rebaisser les yeux, il releva son menton et lui dit, de sa voix douce et grave habituelle :

- Tu ne peux pas sauver tout le monde, Ju'. Crois-moi, j'en sais quelque chose...
- Je sais ! Mais !... C'est tellement injuste ! Cet homme s'est sacrifié pendant plus de vingt ans pour sa famille et il n'aura même pas la chance de voir grandir ses gosses !
- Je comprends, ne t'en fais pas. C'est pas ta faute, tu n'y étais pour rien dans sa mort. Tu as essayé de le sauver, c'est tout ce qui compte.
- Juste essayer...
- Qu'aurais-tu pu faire de plus ? Tu as tout mis en œuvre pour le sauver et cela n'a pas suffit. C'est pas ta faute, tu as juste fait ce que tu as pu, et c'est déjà énorme. Crois-moi, où qu'il soit actuellement, il ne t'en veut pas, il sait – tout comme moi – que tu as tout fait pour l'aider. Cela n'a pas suffi, mais tu ne peux pas t'en vouloir pour ça.
- Je... Merci... Je suis pas sûr de ce que tu dis mais... Merci...

Alexeï se releva et aida la jeune femme à faire de même. Une idée tilta soudain dans l'esprit du Russe.

- Je vais devoir partir sur Benning... commença t-il.
- Tu vas encore me laisser ? Encore un de ces foutus contrats ? ! le coupa la jeune femme.
- Non. Je vais retrouver un ami que je n'ai pas vu depuis... trop longtemps maintenant.
- Qui donc ?
- Un Volus, mais t'expliquer serait trop long, nous en parlerons quand nous serons avec lui.
- Quand... N... Nous ?... balbutia la jeune femme ?
- Oui, nous. Tu m'accompagne, si tu le souhaite, bien évidemment... répondit Alexeï avec un petit sourire.
- Écoute moi Kernov, ne pas t'accompagner serait la pire chose... A ne pas faire !
- Ravi que l'idée te plaise. Nous partons demain matin. Prépare toi une valise légère... Légère, n'oublie pas, pendant que je vais préparer mon sac.
- J'y vais ! dit-elle en posant un baiser sur les lèvres du Russe.

Le jeune homme secoua la tête et sourit pour lui-même. Il récupéra son sac en dessous du canapé et vérifia que son équipement était prêt. Le Mantis était là, la paire de Silencieux aussi, l'armure également ainsi que les deux grenades Flash. Se tournant vers la chambre, il rentra dans celle-ci et observant quelques secondes Julia faire sa valise, il prit l'une de ses chemises blanches et une autre noire ainsi que ses jeans beige et noir et mit le tout dans son sac...

La nuit arriva vite...

~ Le lendemain soir,
Benning, Système Euler, Flux d'Arcturus...


Alexeï sortit du transport, suivit de très près par Julia. Le Russe avait opté pour une chemise violette foncée et un jean noir ainsi que ses chaussures de ville habituelles. Il souhaitait rester tout de même plutôt discret. Pour une fois, la jeune femme l'avait écouté. En effet, sa valise était plutôt fine et légère, ce qui étonnait particulièrement le mercenaire. Il était très, très rare que Julia écoute un seul de conseils d'Alexeï. Enfin...

Les deux amants s'attelèrent donc à la dure tache qu'était de trouver le Destiny's Way. Ne sachant par où commencer, le Russe accosta un groupe d'ados qui semblaient se balader tranquillement. Ils ne devaient pas avoir plus de 17 ans. Il leur demanda, tout d'abord poliment :

- Excusez-moi les jeunes, vous savez où est le Destiny's Way ?

Le chef de la bande des cinq se rapprocha et, voulant manifestement jouer au plus malin, lui dit :

- Ça se pourrait bien, vieux. Mais pourquoi on t'le dirait ?

Se retournant vers sa compagne qui hocha longuement la tête, il entendit les ados rire bêtement dans son dos. Il se tourna vers eux et sortit l'un de ses pistolets de son sac. Les rires cessèrent immédiatement. Un sourire aux coins des lèvres, il regarda les visages des jeunes se décomposer.

- Pourquoi tu devrais me le dire ?... Eh bien... Excellente question, mon ami. Peut-être parce que j'ai un deuxième pistolet comme celui-ci dans mon sac, ainsi qu'un fusil de sniper et une armure intégrale. Ah et, j'oubliais, ma compagne ici présente dispose d'un joli taser. Alors ? On joue toujours aux plus malins avec ses trois poils sur le menton, messieurs ? Ou bien, on me dit ce que je souhaite savoir et je range mon matos.
- Comment qu'on sait si c'est des vrais ? Répondit le « chef » de la bande.
- Ah ! Encore une superbe question digne d'un enfant de cinq ans ! Tu veux vraiment que je te t'en mette une dans le crâne pour comprendre ? Ou ça ira ?
- Non, ok mec, déconne pas... C'est par là, et après tu tournes à droit, tu continues tout droit et tu y es.
- Sûr ?
- Sûr et certain, mec.

Le Russe rangea son Silencieux et remit son sac sur son épaule. Il entendit Julia tenter de s'empêcher de rire derrière lui, ce qui lui fit aligner un nouveau sourire.

- Bonne soirée, messieurs.

Les ados ne répondirent pas et partirent en vitesse. Il entendit quelques bribes de leur conversation, des choses comme : « Tu crois que c'était un vrai ? », « En tout cas, il avait pas l'air de rigoler » et autres encore...

Suivant le chemin indiqué par leurs « amis », le jeune couple arriva assez rapidement au Destiny's Way. S'approchant de la porte principale, Alexeï observa l'endroit. Un petit bar, rien de bien extraordinaire, voire même carrément en piteux état. Il n'y avait pas grand-chose à dire dessus, si ce n'est que ce n'était pas réellement le type d'endroit que le Russe avait eu pour habitude de fréquenter lorsqu'il était en compagnie d'Orwenn. Le Volus prenait vraiment énormément de précautions, quelque chose n'allait pas, c'était obligé. Le marchand avait toujours été très prudent, mais jamais à un tel point. Ne pouvant plus patienter plus longtemps et souhaitant revoir son ami le plus vite possible, le jeune homme regarda sa compagne et ouvrit la porte du Destiny's Way sans se douter de ce qu'il verrait derrière...

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

• Journal de bord •


Dernière édition par Alexeï Kernov le Ven 14 Nov - 22:49, édité 1 fois
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Orwenn Baram
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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Lun 12 Mai - 21:52

Liste des noms + Couleur :
 

Une semaine à peine s'était écoulée depuis le passage de l'encapuchonné au « Destiny's ways » quand Orwenn reçu le message d'Alexeï. À première vue, l'humain avait su mettre à profit ces deux dernières années, allant jusqu'à trouver l'amour. Orwenn était heureux pour son ami, le russe n'avait pas eu la vie facile et il méritait son bonheur, bien plus que la plupart des hommes ici bas. Cependant, Orwenn ne pouvait s’empêcher de penser qu'il aurait fait un magnifique prétendant pour Alicia et qu'il était bien dommage que les choses ne se soient pas déroulées ainsi. Il se maudit tout de suite de cette pensée, ce n'était pas le genre de réflexion à faire, tant pour le mercenaire que pour l'ancienne pilote. Pour cette dernière, le volus commençait à penser que si il arrêtait de lui envoyer tout ceux qu'il jugeait apte, peut être en trouverait elle un.

Activant l'écran holographique de son omnitech, Orwenn répondit rapidement à l'humain pour lui signifier de venir le rejoindre à l'auberge, auréolant le tout de mystère pour brouiller les pistes au cas où son extranet serait surveillé et aussi faire comprendre à Alexeï que venir armé serait certainement la meilleur de ses idées.

En effet, quelques années auparavant et plus précisément, durant la guerre contre les Moissonneurs, Orwenn avait organisé le coup ultime, celui qui lui permettrait de rouler sur l'or jusqu'à la fin de sa vie. Le plan était relativement simple, recruter un bon nombre de mercenaires, organiser un assaut sur une base des soleils bleues, enlever la nièce d'un des dirigeants et l'échanger contre des millions de crédits. Toute l'opération s'était déroulée à la perfection, aucune des accroches n'avaient engendré de véritable problème et Orwenn avait rapidement pu empocher son pactole. En réalité, l'ancien commerçant n'avait fait qu'une seule et unique faute, celle de sous-évaluer la capacité des Soleils Bleues. En effet, persuadé que la guerre frapperait si durement l'organisation criminelle qu'elle ne saurait s'en relever, Orwenn avait négligé le fait que les Soleils Bleues puissent organiser une vendetta dans toutes les règles de l'art. Et dès que la guerre fut finit, c'est ce qu'ils firent.

La contre-attaque frappa durement le volus et ses compagnons qui n'échappèrent à la mort que par miracle. Bien qu'Orwenn et Alicia n'eurent droit qu'à des impactes de balles sur leurs armures, Grall laissa une main dans la bataille et Kar Diag fut touché à la colonne vertébrale, l'obligeant à gagner Kar'Shan pour recevoir une greffe et pratiquer une rééducation longue et douloureuse. De son côté, le Krogan insista pour se rendre sur Tuchanka et participer à la reconstruction, ce qu'Orwenn finit par accepter. Ne restant plus que lui et Alicia, le dirigeant de l'ArrimaCorps décida de se terrer dans un endroit perdu, le temps de se faire oublier par les dirigeants des Soleils Bleues, qui, il en était certain, n'en avait pas finit avec lui. Il changea donc d'identité, endossant celle d'Oswald Hangov et se procura une auberge miteuse baptisée le « Destiny's ways » dans un coin reculé de Benning.

Orwenn fit un rapide calcul dans sa tête, si l'humain partait dès à présent, il ne serait là que le lendemain matin au plutôt, le lendemain soir au plus tard. Cela laissait largement le temps au volus de s'organiser. Orwenn se leva de son siège et marcha jusqu'à son terminale, de là, il appela Alicia pour lui demander de laisser la caisse à Tommy, un jeune garçon d'une douzaine d'années qui avait l'habitude de traîner au comptoir et dont la jeune femme s'était prise d'affection, et de le rejoindre à l'étage. Quelques secondes après, celle-ci toquait à la porte du bureau.

- C'est ouvert, tu peux entrer, Alicia, dit-il en se rasseyant en face de son bureau.
- Tu voulais me voir ? Demanda-t-elle en entrant dans la pièce, se dirigeant machinalement vers l'unique radiateur pour augmenter la température. Il fait un froid de canard ici, je ne sais pas comment tu fais pour supporter cette température.
- Avec ma combinaison, je n'ai pas besoin de ce genre de confort. Je voulais te voir parce qu'Alexeï m'a contacté et …
- Alexeï ? Le coupa-t-elle avant de commencer à la bombarder de questions. Il est en vie ? Comment va-t-il ? Qu'est-ce qu'il devient ?
- Du calme, du calme, je n'en sais pas plus que toi, lui précisa l'ancien commerçant. Je sais juste qu'il va nous rendre visite avec sa compagne. Il arrivera demain dans la journée et j'aimerais que nous préparions son arrivée.
- Tu veux que je lui prépare quelque chose ? Qu'est-ce qu'il aime ? Il est de nationalité de russe je crois, peut être un plat qui lui rappel son pays, avec une bouteille de vodka … Oui, je pense qu'il appréciera le geste, s'emporta l'ancienne pilote.
- Alicia ! Calme toi nom d'un chien. Tu peux lui préparer une spécialité si tu veux mais ce n'est pas de cela dont je parlais. Je m'inquiètes sur le fait que les Soleils Bleues pourraient surveiller mes communications et je n'ai pas eu le choix de lui donner le nom du « Destiny's Ways ». Alors, oui, une réception pour notre ami serait la bienvenue, mais une seconde réception pour nos ennemis aussi. Combien d'hommes nous sont loyaux ici ? Sur combien de nos clients allons nous pouvoir compter si jamais les Soleils Bleues débarquent sur Benning ?
- Je vois, je vois, désolé. C'est juste que je suis vraiment heureuse de le revoir. Donc, tu veux savoir combien de bras armés ont peut disposer ? De tête, je dirais cinq ou six, peut être que l'on peut monter jusqu'à huit. Oui, je pense que c'est faisable.
- Très bien, très bien. Fais passer le mot que demain je donnerais une réception privé et que je veux qu'ils soient présent. Dis leur que c'est pour … je ne sais pas, un anniversaire ou quelque chose du genre. Invente quelque chose, tu as carte blanche.
- D'accord … Je vais me débrouiller pour ça, tu veux qu'ils viennent armer ?
- De préférence, oui. Si ils n'ont rien, je dois encore avoir un ou deux fusils d'assaut dans la cave. Allez, va. Et fais fermer le bar, que je puisse lancer le protocole de sécurisation.
- C'est comme si c'était fait cap'tain, répliqua-t-elle en mimant un salut militaire ce qui fit sourire le volus, Alicia avait de nombreuses qualités et cette légèreté de vie en faisait partie.

Tandis que l'humaine redescendit dans la salle de réception, annonçant aux clients que le bar allez fermer et renseignant les personnes concernées sur les événements de demain, Orwenn fit apparaître l'écran holographique de son bureau. Il entra son login et son mot de passe, accédant ainsi à ses données personnelles. De là, il lança un programme bien spécifique qu'il avait mis plusieurs mois à élaborer : le protocole de sécurisation. Ayant toujours le goût amer de s'être fait prendre par surprise lors de la vendetta, il avait choisit de jouer la carte de la sécurité sur Benning et avait lui même modifié son auberge pour que celle-ci accueille tout à un tas de mécanisme d'auto-défense. Ainsi, on pouvait compter deux douzaine de caméras qui quadrillaient l'ensemble du bâtiment et ses alentours, ainsi qu'une multitude de mines diverses et même deux tourelles automatiques qui pouvaient se déclencher juste à la voix d'Orwenn. Naturellement, il devrait définir avant qui étaient les cibles mais c'était un défaut nécessaire pour s'assurer une sécurité maximale. Une fois qu'il eu confirmation que tout le monde était dehors, il valida l'opération d'une pression de doigt et rejoignit Alicia aux cuisines.

En effet, l'humaine était déjà entrain de lister les ingrédients dont elle aurait besoin pour préparer le plat russe qu'elle avait choisit, une sorte de soupe qui portait le doux nom de Solianka. Ayant réunis les ingrédients essentiels à la préparation, elle se lança dans cet art si particulier que l'on nommait art culinaire ou plus communément : cuisine. La voyant s’affairer à la tache avec tant de passion, Orwenn renonça à engager la conversation et remonta se coucher. Après tout, la journée avait été longue et il devait être en forme pour demain, il espérait seulement que l'humaine n'en ferait pas trop.

Le lendemain, Orwenn se réveilla à une heure proche de celle du déjeuner. Alexeï n'était apparemment pas encore arrivé et ses autres hôtes ne viendraient qu'après le repas du midi. Il descendit donc aux cuisines, dans l'espoir de pouvoir avaler rapidement quelque chose et quel ne fût pas sa surprise de voir Alicia, affalée sur la table, le four cuisant à douce température la Solianka qu'elle avait du passer la nuit à préparer. Faisant attention à ne pas la réveiller, Orwenn alla jusqu'au frigidaire et s'offrit une boisson spécialement conçue pour les volus, avant de repartir dans son bureau pour commencer à travailler. Ce n'était pas parce qu'un vieil ami lui rendait visite qu'il ne ferait pas sa vérification quotidienne de ses comptes.

N'ayant pas vu le temps passer, il fût surpris d'entendre les premiers tintement de la cloche d'entrée et, se rappelant que la dernière fois qu'il avait vu son ancienne pilote, celle-ci dormait à point fermé, il descendit à la réception pour accueillir les hommes qu'il avait fait mander la veille. Seconde surprise de la journée, la jeune femme avait ouvert au premier des invités, un certain Hugues Lemar et était entrain de le conduire à une table, l'ayant débarrassé d'un boîte en carton qui contenait certainement un gâteau quelconque. Orwenn se dirigea vers l'homme courtaud et large d'épaule pour le saluer. Hugues, dont le prénom est évidemment à prononcer à l'anglaise, était un modeste propriétaire terrien, possédant quelques hectares dans les environs proches et aimait particulièrement s'attarder au bar, c'était d'ailleurs en ce lieu que lui et l'ancien commerçant avaient fait connaissance.

- Bonjour mon ami, commença Orwenn en s'asseyant en face de lui. Ravi de te savoir parmi nous. Alors, comment se porte ta famille et les affaires ?
- À la perfection. Elsa t'as fais une tarte aux noix pour ton … anniversaire. D'ailleurs, je te conseil de donner une réception officiel, ceux que tu as invité ne sont pas dupes mais si tu veux que cela reste secret et que les rumeurs ne se propagent pas, tu devrais organiser quelque chose.
- Mon … anniversaire. Je vois, je vois. Tu remercieras ta femme de ma part, je suis certain qu'elle sera délicieuse. Et merci du conseil, je verrais si je peux faire cela dans les prochains jours. Tu as pu venir avec de la compagnie ou en as tu besoin ?
- Tu veux parler de ce genre de compagnie ? Répliqua-t-il en déposant un M-23 Katana sur la table en bois. Oui, j'ai tout ce qu'il me faut et ceux qui arriveront aussi, nous nous sommes concertés pour cela. Je sais que tu as beaucoup de secret mais si nous devons risquer notre vie pour toi, tu devras t'expliquer et nous dire la vérité ou une partie du moins.
- J'en conviens. Vous saurez tout en temps et en heure mais comme je n'ai pas envie de dire et redire mon histoire plusieurs fois, j'attendrais que tout le monde arrive, y compris celui que nous attendons tous.
- Je comprends et je ferrais passer le mot. Mais saches qu'après ton discours, chacun se réservera le droit de se retirer si il pense que tu ne vaux pas la peine de prendre un risque aussi conséquent. Car, pour demander la présence de sept hommes, c'est que la menace doit être réelle, je me trompe ?
- Non. Et si jamais la menace se présente ici, il se pourrait qu'il y est des morts dans chacun des camps. Je comprendrais donc que vous ne vouliez pas rester. Mais quelque chose m’interpelle, je pensais qu'Alicia avait convoqué huit personnes, pas sept.
- C'est exact mais Harlem ne viendra pas, il se dit trop vieux pour ce genre de choses. De toutes les façons, je pense que c'est la meilleur des choses, il aurait posé plus de problème qu'autres choses.

Orwenn hocha la tête, il comprenait le point de vue de l'humain. Harlem Asky avait dépassé les sept décennies d'existence et devait se déplacer à l'aide d'une canne dès que le distance à parcourir excédée les dix mètres. Il était donc préférable qu'il reste bien au chaud devant son feu, journal à la main et pipe à tabac dans la bouche, plutôt qu'ici, fusil d'assaut en main. Les autres invités arrivèrent les uns après les autres, occupant Orwenn et Alicia toute l'après midi durant. Chacun avait apporté un cadeau spécial, allant d'un nouveau zippo pour l'humaine à une bouteille de la réserve personnelle de l'un d'eux, en passant par un collier rose pour Gally, le chat d'Alicia et la mascotte de la taverne. D'ailleurs, celui-ci était enfin rentré de sa promenade et était maintenant roulée en boule sur les genoux de sa maîtresse, fier de son nouveau nœud autour du cou. Le soir venait de tomber quand Orwenn vit Alexeï pousser la porte du « Destiny's Ways ».
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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Dim 25 Mai - 18:04

Alexeï vit tout d'abord une petite lumière. La porte s'ouvrant de plus en plus, il distingua de plus en plus d'ombres. Un peu moins d'une dizaine s'il avait voulu être précis. La vieille porte qui servait d'entrée au « Destiny's Way » grinça de manière très désagréable avant de finalement dévoiler l'intérieur du bar – qui était tout aussi miteux que l'extérieur. Étrange endroit de rencontre pour un Volus qui était censé être plus que riche. En effet, l'opération qu'il avait mené il y avait maintenant quelques années aurait du le rendre au moins millionnaire. Le mercenaire le savait car il y avait personnellement participé avec Tyas.  

Il revint sur sa préoccupation principale qui était d'identifier ceux se trouvant dans le bar. Beaucoup de visages calmes et très peu qui semblaient hostiles. Il continua son observation jusqu'au comptoir. D'ici, il semblait propre, mais dans ce genre d'endroits, on n'était sûr de rien. Oh, certes le Russe avait vu des endroits bien plus pourris et inhospitaliers que celui-là, c'était évident. A vrai dire, le « Destiny's Ways » était même particulièrement beau et propre en comparaison de certains bars paumés dans les différents districts d'Oméga. Mais bon, il ne fallait comparer la station la moins accueillante de la galaxie avec une planète humaine lambda.

Le chasseur continua son inspection et son regard se posa sur la première femme qu'il vit. Il la reconnut instantanément, et elle aussi visiblement puisqu'elle courut vers lui avec une rapidité à faire pâlir un coureur du 100m.


- Alexeï ! S'exclama la jeune femme en sautant au coup du mercenaire, puis voyant le regard courroucé d'une autre femme, elle s'excusa rapidement, reprenant une distance de bienséance.
- Alicia ! Pas la peine de t'excuser... dit-il en coulant un regard vers Julia, Comment vas-tu après tout ce temps ?
- Ben ... ça va plutôt bien. Enfin, comme on peut aller bien après ce qui nous est arrivés, m'enfin... Orwenn t'expliquera. Il est dans son bureau, tu peux monter le voir, si tu veux.
- Ce qui est arrivé ? En effet, je vois que j'ai du temps à rattraper... Où est son bureau ?
- À l'étage, y a un escalier au fond, expliqua t elle, puis elle se tourna vers Julia, je vous fais visiter ou vous voulez l'accompagner ?

Alexeï coupa Julia juste avant qu'elle ne commence à parler :

- Fait la visiter, il se tourna vers Julia, je dois lui parler... En privé.

La compagne du Russe hocha longuement la tête.

- Parfait, répliqua Alicia en tapant dans ses mains. Bon, le repas sera servit dans une heure, ne vous faites pas attendre, dit-elle en riant puis prenant Julia sous le bras, allons discuter toutes les deux, je sens que l'on a plein de choses à se dire.
- On dirait bien, oui... répondit Julia, un petit sourire aux lèvres.

Le mercenaire regarda les deux jeunes femmes s'en aller vers le fond du bar. Maintenant que Julia était entre de bonnes mains, il n'avait rien à craindre pour elle... Sauf si Alicia était devenu une tueuse de sang-froid en deux ans, ce qui était très, vraiment très peu probable, pour ne pas dire impossible. Alexeï aurait aimé lui parler un peu plus longtemps, mais il devait d'abord voir le Volus. En parlant de Volus, le Russe se posa une question : comment se faisait-il qu'Alicia soit ici si ce bar appartenait à ce Oswald ? Orwenn était déjà arrivé ?... Ou peut-être... Une idée germa très vite dans l'esprit du chasseur : Oswald était Orwenn. En effet, Alicia lui avait en plus que ce dernier était dans son bureau et il est très rare d'offrir un bureau à un invité. Le Volus s'y était très bien pris, Alexeï n'y avait vu que du feu. Mais de quoi voulait-il se cacher ? La guerre était fini, le Conseil ne le poursuivait pas – du moins aux dernières nouvelles – et il de ce que le Russe savait, il n'avait aucun problème avec Aria...

Remarquant alors qu'il était juste devant la porte d'entrée – qui était désormais fermée – et que tout le monde l'observait avec de grands yeux, il se décida à bouger. Il récupéra son sac, qu'il avait fait tomber lorsqu'Alicia lui avait sauté au cou. Il le garda dans la main et avança vers l'endroit que lui avait indiqué la jeune femme. Il trouva vite le petit escalier et monta celui-ci assez rapidement. En haut, il ne vit qu'une seule porte au fond. Marchant jusqu'à celle-ci, il posa sa main sur la poignée et appuya sur le bout de bois. Le porte s'ouvrit devant lui et laissa place à un bureau. Plutôt petit et assez sobre, il y avait juste un bureau au centre et des bibliothèques aux alentours. Il était très peu éclairé et disposait d'une grande baie vitrée qui donnait sur la pièce centrale. Et sur la chaise qui était de l'autre côté de ce bureau se trouvait un Volus qui n'était pas inconnu à Alexeï.


- Hum ? fit il en levant la tête de ses comptes. Alexeï ? C'est bien toi ? Nom d'un pyjack qu'est-ce que tu as changé ! S'exclama t-il en se levant et en avançant vers son ami. Entre, entre. Je ne vous ai pas entendu arriver. Assieds-toi, je t'en pris !

Acceptant l'invitation de son ami, le Russe s'assit sur une chaise se situant juste devant lui.

- Oui, l'ami c'est bien moi. J'aimerai bien pouvoir dire que tu as changé toi aussi mais... Hum... Tu m'as compris, dit Alexeï avec un sourire.
- Ah ah ! Oui, oui. Je comprend tout à fait. Mais je manque à tout mes devoirs ! Tu veux boire quelque chose ?
- Eh bien... Si tu as de la Vodka. De la bonne si possible, pas cette merde qu'ils servent sur la Citadelle.
- Hum ... Oui, il y a une bouteille dans le bar à ta droite. Elle vient de Terre, je l'avais gardée pour cette occasion.
- Ah bien. Excellent même ! Alexeï attrapa un verre et se servit un peu de l'alcool originaire de son pays qu'était la Vodka.
- Bon, bon. Je suis certain que nous avons plein de choses à nous dire. Raconte moi donc !
- Eh bien, comme je te l'ai dit dans mon message, j'ai enfin rencontré l'âme sœur. Tyas est retourné sur Kahjé avec sa famille pour prendre une bonne retraite qu'il a méritée et Cole...
- Que lui est il arrivé ?
- Il est mort... une larme perla l’œil d'Alexeï
- Désolé ... Vraiment. C'était un gars bien. Comment est-ce arrivé ?
- Sur Terre, quand on se battait contre les Moissonneurs. Il est mort en héro...
- Alors c'est ce qui compte ! Souvenons nous de lui comme d'un héros et buvons en sa mémoire !
- Ouais. Pour Cole ! dit Alexeï en levant son verre
- Pour Cole ! fit Orwenn même s'il n'avait rien à boire
- Et toi Orwenn ? Alicia m'a dit qu'il s'était passé des choses mais a été très évasive...
- On peut dire ça ... Tu te souviens des Soleils Bleues ?
- Évidemment, l'opération que tu avais monté pour capturer une fille.
- Ouais, la nièce d'un des généraux ou une connerie du genre. On l'a ensuite échangé contre quelques millions de crédits en pariant sur le faite que l'invasion les occuperait trop pour nous donner la chasse, sauf que cette foutue guerre c'est finit plutôt que prévue et qu'ils avaient pas oublié ce qu'on leur avait fait. On s'est retrouvé pris dans une embuscade, c'était moche, c'était sale mais on a réussit à se faire la malle bien que sans l'Archonte, ce fût bien difficile. Grall y a laissé sa main et ce bon vieux Kar Diag a faillit y passer en prenant une balle dans le dos.
- Je vois... Les Soleils Bleus, quelle sacré bande d'enfoirés. Et Grall et Kar, ils sont où aujourd'hui ?
- Grall est sur Tuchanka pour aider aux réparation. Et quand je disais que Kar Diag avait été salement touché, je minimisais pas. Pour ce que j'en sais, il est en rééducation sur Kar'Shan après avoir subit une greffe de moelle osseuse.
- Vraiment ? Il a quand même eu de la chance dans son malheur, au moins il n'est pas paralysé à vie.
- Un coup de chance, oui. Mais toi, qu'est-ce qui est arrivé à ton œil ?
- Ah ça... dit-il en touchant du doigt son œil aux trois cicatrices, un cadeau d'un Moissonneur pendant la bataille sur Terre. Rien de bien méchant, et puis on dit jamais deux sans trois.
- Ça c'est bien dit ! Bon, parlons de choses un peu plus personnelles, veux tu ? Comment vont les affaires, qu'est-ce que tu fais en ce moment ?
- Eh bien... Je ne fais plus rien pour ainsi dire, je me réveille, je passe la journée avec Ju' et je me couche. J'ai pris sur mes économies pour vivre tranquillement au moins un an, ce qui est plutôt réussi pour l'instant.
- Alors toi aussi tu es à la retraite ? Pourtant tu me sembles pas si vieux. Tu sais que ça ne va pas durer.
- Non je sais. Et puis je sais aussi que mon passé va me rattraper... dit-il en avalant une gorgée de Vodka.

Le mercenaire sortit sa boîte de cigares de son sac et en prit un. Sortant un vieux zippo de sa poche, il l'alluma et laissa la fumer s'échapper lentement, puis il en prit une bouffée.

- Comment ça ?
- Les Blues Paladins. répondit-il tout en relâchant de la fumée.
- Encore eux ?
- Encore et toujours. Ils n'ont absolument pas participé à la guerre, ils n'ont subi aucune perte.
- Et que te veulent t-ils ?
- Harold, leur chef, a toujours pas digéré le fait que Tyas et moi ayons survécu à leur embuscade. Depuis, ils essaient plus ou moins de nous achever. Je sais que Tyas est à l'abri sur Kahjé mais Ju ' et moi....
- Ma maison est ta maison mon ami, tu peux te cacher autant que tu veux.
- Non, non, pas question de faire ça, tu as déjà assez de problèmes de ton côté avec ces foutus Soleils Bleus. Je vais pas rameuter un autre groupe de mercos dans ce merdier.
-Un groupe de plus ou un groupe de moins, c'est pas bien important. Je préfère même, au moins on aura le choix du terrain.
- On pourrait même les faire s’entre tuer avec un peu de chance !
- Ah ah ! Oui, pourquoi pas !

Le visage du Russe s'assombrit alors qu'il buvait une gorgée d'alcool.

- J'espère juste qu'il ne s'en prendront pas à Ju'...
- Tu devrais l’entraîner
- Je sais pas si elle est prête pour ça... Je sais même pas si je le suis moi-même...
- Comment ça ?
- Tuer quelqu'un n'est pas chose facile, l'ami.
- Foutaises, y a aucune différence entre écraser un insecte et tuer quelqu'un.
- Vraiment ? Parce que t'as déjà été obligé un gosse toi peut-être ? Tu as déjà vu le regard innocent d'un enfant qui, sans vraiment comprendre mais obéissant aux ordres, pointe une arme vers toi et par cet acte signe son arrêt de mort ? Tu as déjà vu le crâne du même enfant transpercé par une balle ?
- Du calme Alexeï, du calme. J'ai fais des choses bien pire que cela et tu le sais. Je n'ai pas survécu plus de trente années sur Oméga sans devoir me salir les mains. Et puis, vous n'allez pas tuer des gosses, vous allez tuer des mercenaires qui ont choisi ce mode de vie. C'est totalement différent, tu ne penses pas ?...
- Je... Désolé de m'être emporté c'est juste que... Enfin. Tu as raison. C'est juste que... Je veux pas qu'elle soit mêlée à tout ça...
- Je comprends mais un jour ou l'autre elle l'apprendra. Mieux vaut qu'elle soit prête, tu ne penses pas ?
- Non. Je vais trouver un endroit pour la cacher et la protéger d'eux, ensuite j'irai m'occuper personnellement de leur cas.
- Si tu as besoin d'aide l'ami, tu sais que tu peux demander.
- Je... Je sais pas Orwenn. Je sais juste que j'ai peur... Et ça me suffit...
- Comment ça ? Qu'est ce qui peut te faire si peur ?
- Ils ont pris en puissance pendant la guerre et.... J'ai pas envie de la perdre à cause de tout ça.
- Mais si tu ne fais rien, ils finiront par agir par eux même, je me trompe ?
- Exactement. C'est pour ça que je veux qu'elle se cache, pour que je puisse frapper le premier.
- Très bonne idée mais comment veux tu attaquer ? Et où cacher ... Julia, c'est ça ?
- Je n'ai pas la moindre idée, mon ami...
- Il va falloir penser à tout cela mais avant, allons manger. Nous en reparlerons dans la soirée.
- Ouais, mais ne parle à personne et en particulier pas à Julia de notre... Conversation.
- Ne t'inquiète pas, le silence est roi.
- Merci mon ami.

Les deux amis sortirent du bureau et descendirent vers la cuisine où attendaient Julia et Alicia. Les deux jeunes femmes semblaient s'apprécier, en effet elles riaient aux éclats toutes les deux. Cette vision redonna le sourire au Russe. Non, il ne se laisserait pas faire par Harold. Pas une seconde fois. L’Irlandais avait peut-être gagné une fois, mais si par malheur il recroisait le chemin du nouvel homme qu'était devenu Alexeï, il mourrait, tout simplement... Tout simplement...

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Orwenn Baram
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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Lun 11 Aoû - 18:29

Pendant qu’Alexeï et Orwenn discutait dans le bureau privé, Alicia et Julia traversèrent la pièce centrale où se trouvait un peu plus d’une demi-douzaine d’hommes en armes, tous des membres du village qui avaient répondu à l’appel du volus et qui maintenant attendez que celui-ci veuille bien éclairer leur lanterne sur les faits qui allaient suivre, mais ça, ce n’était pas pour tout de suite. Les deux jeunes femmes s’installèrent dans la cuisine, suivit de Gally, le chat noir d’Alicia qui vînt réclamer quelques caresses en grimpant sur la table et en glissant quelques miaulements plaintifs.  
- Toi c’est Julia, c’est ça ? Tu veux quelque chose à boire ? Du thé, du café ou simplement un verre d’eau ? Je dois aussi avoir des sodas et certainement de l’alcool. Peut être même de quoi grignoter avant le repas, comme amuse bouche en somme.
- Oui c'est bien moi Julia. Je veux bien un thé si ça ne vous... Hm... Si ça ne te dérange pas. Et... toi, comment tu t'appelles ?
- Un thé ? Ça marche ! Et tu peux me tutoyer, c'est vieux jeu de vouvoyer quelqu'un ! dit-elle en riant avant de servir la-dite boisson à son la jeune femme ainsi qu’un bol de lait à son animal de compagnie.  Moi c'est Alicia. Donc Julia, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
- Je suis médecin dans un hôpital du Secteur Tayseri. Ça rapporte pas mal, mais ce qui m'intéressait surtout, c'était de pouvoir sauver des gens. Et toi je suppose que tu t'occupe du bar, non ? Et merci pour le thé, précisa-t-elle avant qu’Alicia puisse répondre.
- Médecin ? Whoa ! Je n’en avais jamais rencontré avant. Ça a du être dur pendant la guerre ... Et oui, actuellement je fais office de barman et avant ça j'étais pilote de l'Archonte, mais ça c'était le bon temps, maintenant ... Enfin bon, on s'en sort pas trop mal, expliqua l’ex-pilote avec un haussement d’épaules.
- L'Archonte ? C'était quoi comme vaisseau ? questionna l’amante d’Alexeï.
- C'était le vaisseau d'Orwenn, un grand cargo dont on se servait pour faire du commerces et d'autres choses, expliqua vaguement l’humaine.
- D'autres... choses ?
- Un peu de contrebandes et puis ... Du transport de passagers spéciaux. 'fin, j'suis pas certaine d'avoir le droit de parler de ça, termina Alicia, le regard fuyant.
- Oui bien sûr je comprends. Moi et ma curiosité... un jour ça m'apportera des problèmes.
- Non, non. C'est bien, juste que je ne sais pas de quoi tu es au courant enfaite. Depuis quand vous vous connaissez avec Alexeï ?
- On s'est rencontré la première fois sur Noveria pendant la guerre. Un hôpital, des terroristes et un mercenaire qui me sauve la vie. Enfin. On s'est perdu de vue mais ce Russe d'Alexeï est une véritable tête de mule. Il m'a retrouvé sur la citadelle peu après la fin de la guerre. Et depuis, nous vivons ensemble
- Ah ah ! Oui ça lui ressemble bien.
- Et vous ? Vous vous connaissez depuis longtemps ? Tu as déjà eu une relation... particulière avec lui ? demanda Julia avec une pointe d’inquiétude dans sa voix.
-  Ah, ah ! s’éclaffa l’interrogé en entendant la question. Non, pas du tout. Je l'ai connu à mon embauche sur l'Archonte, c'était déjà un ami d'Orwenn, il a fait pas mal de voyages avec nous. On la perdu de vue pendant la guerre. Et ne t'inquiète pas, je ne te le piquerai pas, ajouta-t-elle avec un clin d’œil.
- J'espère bien, dit Julia en lui renvoyant un sourire amusé. C'est la première fois que je rencontre un homme comme lui...
- C'est quelqu'un de bien, toujours présent pour ses amis. Vous allez bien ensemble. Je suis contente pour vous deux, vraiment.
- Je me souviens, sur Novéria quand on s'est croisé la première fois. Il était avec un groupe de mercenaires. On s'était caché dans une cave avec des patients et du personnel. Il devait nous protéger et il a très bien réussi. Un Krogan a failli le tuer. Mais il a réussi.
- Un Krogan ? Whoa, ce n’est pas tous les jours que l'on survit à ce genre d'affrontement.
- Il a bien failli pas y survivre justement.
- Sauf qu'il avait le droit à un médecin personnel, je me trompe ? glissa l’ancienne pilote avec un regard malicieux ne laissant pas de doute quand à l’orientation de la question.
- On peut dire ça comme ça oui. Il a même eu quelques suppléments en comparaison de mes patients habituels, confirma la médecin avec un clin d’œil.
- Je vois, je vois ! en rit Alicia. Et qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
-  Eh bien... je ne sais pas. Son métier a l'air de l'ennuyer de plus en plus mais il ne sait pas quoi faire d'autre.
- Vous n'avez pas pensé à monter une clinique ? On pourrait vous aider même.
- Oui c'est vrai que ça pourrait être une idée. Mais vous, vous accepteriez de nous aider ?
- Et pourquoi pas ? Orwenn a plus de ressources qu'il n'y paraît et j'apprends vite, en plus d'avoir un bon contacte avec les clients ! Et ce serait l'occasion pour nous de changer d'air ! s’exclama le barman, heureuse de voir enfin le bout d’un tunnel que son patron et elle avait commencé à creuser il  y a un moment déjà.
- C'est une excellente idée ! Il faut que j'en parle a Alexeï, il appréciera c'est sur !
- J'en suis certaine, d'ailleurs je crois qu'ils arrivent.

Comme pour confirmer les paroles de son ancienne pilote, Orwenn et Alexeï firent leur entrer dans la cuisine. Le spectacle que ces deux femmes offraient faisait plaisir à voir. Le marchand était bien conscient que la vie sur Benning n’était pas facile tous les jours et que son amie n’avait pas eu le droit à beaucoup de distraction. Il était donc heureux qu’elle puisse enfin discuter avec quelqu’un, du même sexe et de la même espèce qu’elle en prime. Et si la discussion qu’il venait d’avoir avec le mercenaire n’était pas des plus heureuses, celle de ces jeunes femmes semblaient avoir l’air radieuse. Tant mieux. Le volus leur fit signe de le suivre et ils retournèrent dans la pièce principale où attendaient les invités.

Le repas fut joyeux et succulent, Alicia s’était une fois encore dépassée et les mets qu’elle avait cuisinés n’avaient rien à voir avec la bouillabaisse que l’auberge servait généralement. Le repas était composé d’une multitude de plats, certains avaient été amené pour « l’anniversaire » d’Orwenn, tandis que les autres, c’était Alicia qui les avait préparé. On retrouvé notamment une soupe russe à base de poisson, ainsi qu’une vodka locale à base de céréales ressemblant au blé terrien mais de couleur noirâtre. Et comme promis, à la fin du repas, Orwenn s’expliqua dans un long discours sur les raisons de cette fausse fête d’anniversaire. Certains parurent réfléchir mais quand le volus expliqua qu’ils pouvaient quitter le « Destiny’s Ways » maintenant si ils le voulaient, tous refusèrent. Ce n’était pas dans leur habitude de laisser tomber un ami en difficulté. Il avait donc été décidé qu’ils veilleraient jusqu’à demain et que si pendant la nuit rien ne s’était passé, Orwenn quitterait Benning avec Alexei, laissant les clefs du bar au maire en attendant de pouvoir revenir.
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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Ven 17 Oct - 20:41

Quelle ambiance ! Et quel repas ! On aurait pu se croire à un soir de fête, cette soirée là au « Destiny's Ways », le petit bar d'Orwenn. Mais tout cela, cette mise en scène, ne faisait que détendre l'atmosphère avant ce qui allait être un dur combat. Pourquoi dur ? Parce que la plupart des personnes présentes dans cette salle n'avait pas reçu de véritable formation au maniement des armes, et le temps manquait beaucoup trop pour le leur apprendre. La plupart était des fermiers, des tenanciers, des artisans qui faisaient – le Russe n'en doutait pas – très bien leur travail. Mais cela l'aurait néanmoins étonné que l'un d'entre eux ait déjà participé à un véritable combat. Oh, c,'était bien évidemment des honnêtes gens, soudés et liés par une amitié – ou un lien de voisinage – très forte. Mais contre ce qui allait arriver, ce n'était pas sûr que cela suffise... Une grande partie devait savoir se défendre, mais là, ils allaient probablement affronter des Soleils Bleus, des mercenaires aguerris qui eux, avaient reçu une formation et savaient bien se battre.
Et Alexeï voulait éviter au maximum les pertes inutiles pour ceux qui se battaient – en soit – pour lui et Orwenn, alors qu'ils auraient pu rester chez eux et laisser les deux amis se débrouiller.

Le Russe se dirigea vers le Volus pour lui poser quelques questions au sujet de l'armement du bar :


- Hey l'ami, tu peux m'en dire un peu plus sur l'arsenal qu'on a dans ce trou ?
- Deux tourelles automatiques que je peux activer par omnitech, théoriquement elles doivent pouvoir couvrir l'entrée. On a quelques caméras pour l'extérieur, on devrait les voir arriver de loin. Ce qui m'inquiètes plus, c'est les nuages qui arrivent. Une tempête se prépare et ici, quand il pleut c'est le déluge ... enfin, je crois que c'est comme ça que ça se dit. Référence religieuse, de souvenir. Mais bon, on s'en fout un peu. Hum ... une dernière chose, n'en parle pas aux autres mais lors du réaménagement, j'ai placé des explosifs. Pas beaucoup mais largement de quoi souffler tout le bâtiment, en dernier recours, tu comprends ?
- Il y a combien d'autres entrées ? Répondit le chasseur en ignorant complètement la question de son ami.
- Une seule, celle par laquelle tu es entré. J'ai fais condamner les autres mais j'ai préparé de quoi en créer une en cas de problèmes. J'ai aussi réduit le nombre de fenêtres mais il en reste encore trop à mon goût, dit-il en pointant les quelques fenêtres.
- Je vois... Donc, s'ils ont un peu de jugeote et qu'ils savent à qui ils ont à faire... Ils ne vont sûrement pas passer par l'entrée principale. Le bon point, c'est qu''il y a pas d'autre entrée. Et puis ils pourront sûrement pas passer par tes petites fenêtres. Le moins bon point, c'est qu'ils sont bien armés, et qu'ils auront sûrement pas oubliés les explosifs. En haut, y'aurait pas des fenêtres ? Assez larges pour passer un canon de fusil, et assez étroites pour ne pas être vu.
- On peut en créer une, c'est du préfab' donc c'est pas très solide. D'ailleurs, ils n'auront aucun problème à enfoncer les murs avec un engin de chantier. J'aurais peut être du poser des mines, mais je voulais pas prendre de risque, avec les gosses, tu sais ... bordel, je pense aux autres et je me retrouve dans la merde. Personne survit longtemps comme ça sur Oméga.
- Bordel Orwenn ! Éclata Alexeï avant de reprendre son calme. Tu penses sérieusement ce que tu dis ? On n'est plus sur cette foutue station, ou dans les Systèmes Terminus. Ceux qui vivent, ou grandissent ici ont la chance de vivre tranquillement et de passer l'adolescence, chance que n'ont pas les enfants, même les personnes vivant sur Oméga. Non, tu as fait le bon choix en ne mettant pas de mines. On a toujours réussi à s'en sortir, et c'est pas une bande de Soleils Bleus qui changera ça.
- Tu parles ... De toutes les façons, c'est trop tard maintenant, lâcha t-il d'un air pessimiste.
- Et moi qui croyait que tu t'étais enfin racheté une conscience... Enfin, tu me dis qu'on peut légèrement casser le mur ? Il faudrait faire une sorte de petite meurtrière comme sur les vieux chateaux. J'aurai un bon angle pour mon flingue et je serai quasi-intouchable.
- Je crois bien que je suis trop vieux pour changer. Et je ferais n'importe quoi pour la protéger, quitte à réduire en cendre toute cette foutue ville, dit-il en ayant un regard pour Alicia. Pour ta meurtrière, c'est faisable. Utilise ton omnitech pour faire ça, ce sera plus rapide qu'à coup de crosse.
- Je ferai bien de m'y mettre maintenant si je veux que ce soit prêt à l'heure...
- Une sage idée, je vais organiser nos hommes.
- Une sage idée de préparer des hommes prêt à être blesser, ou même de mourir pour toi, répondit le Russe avec un air glacé.
- Alexei, ne me prend pas pour un monstre non plus. Si j'avais eu le choix, je me serais débrouillé seul. Ce sont mes amis, quoi qu'on en dise, et je leur serais à jamais reconnaissant pour ce qu'ils vont faire.
- Je ne dis pas que tu es un monstre Orwenn. C'est juste que j'ai du mal à comprendre comment on peut penser une seconde à tuer des enfants... lui dit Alexeï avec une boule dans la gorge.
- Tu comprendras le jour où elle sera en danger, contra le Volus, en ayant cette fois-ci un regard pour Julia.
- En restant avec moi, tu sais bien qu'elle l'est en permanence, murmura le mercenaire.
- A la différence près que tu ne t'en servirais jamais comme un appât lors d'une attaque de Moissonneur.
- Tu t'es servi d'Alicia en tant qu'appât ?
- C'était la meilleur des solutions pour sauver le plus de vies. Alexeï ... Je n'ai aucune envie de parler de ça, pas maintenant. Enfaite, ne m'en reparle plus. Et ne lui en parle pas. S'il te plait, elle n'est pas au courant.
- Nous, juste nous, en reparlerons plus tard, ça je peux te l'assurer. Et je ne lui dirai rien pour le moment, c'est assez le bordel sans que j'ai besoin de rajouter mon grain de sable, lui balança t-il sèchement avec un ton glacial qui lui était caractéristique.

Alexeï tourna les talons et monta rapidement les marches sans un regard en arrière pour son ami. Au fond de lui, il n'était pas en colère, ni même remonter contre le Volus il était juste profondément déçu. Par sa manière de penser, qui n'avait pas changer. Par sa manière d'agir, qui n'avait pas changer non plus. Et lui qui avait cru que son isolement sur cette planète l'avait rendu meilleur ! Quelle naïveté.

Et pourtant...

Pourtant, le Russe éprouvait de la pitié pour Orwenn. C'était Oméga qui l'avait changé ainsi, il en était certain. C'était là qu'ils s'étaient rencontrés, mais il était prêt à parier que son ami n'avait pas toujours été comme cela. L'histoire des mines et des gamins avaient déjà refroidi Alexeï, mais la cerise sur la gateau fut Alicia. Il s'était servi d'elle en tant qu'appât ! Contre les Moissonneurs qui plus est ! Il était incroyable. Certes par cette action, il avait sauvé des gens, mais tout de même. Il relativisa : le plus important était qu'ils soient, elle et le Volus, en vie. Il avait été dur avec l'ancien marchand d'armes, mais il avait dit ce qu'il pensait. Il ne souhaitait pas se disputer avec lui, et encore moins le perdre, mais ce qu'il avait dit l'avait vraiment beaucoup déçu...

Enfin, acutellement, ce n'était pas ça qui importait le plus. Il arriva devant le mur qu'il cherchait et sortit son Omnilame couleur nuit, presque invisible dans l' obscurité de l'endroit et commença son oeuvre en découpant peu à peu le léger – pour ne pas dire quasi-inexistant – préfab qui servait de mur. Il essaya d'imiter au maximum les meurtrières des chateaux médiévaux en se focalisant sur le souvenir d'enfance qu'il avait de l'un d'eux. Lorsqu'il eut fini de découper son trou, il l'observa, pas encore satisfait. Il récupéra les quelques bouts qu'il avait tranché et forma une véritable meurtrière. Etroit vers l'extérieur pour éviter d'être touché, et large à l'intérieur pour garder une certaine capacité de visée. Grâce à ce simple stratégème, il avait vu sur tout le terrain étant devant le bar. Cette fois-ci satisfait, il recommença sur chaque côté du bar pour avoir un point de vue général. N'ayant pas réellement envie de redescendre pour le moment, il contacta Orwenn pour lui demander l'accès au caméra de sécurité et l'obtenu en quelques secondes. Il les fit passer sur son Omnitech. C'était parfait. Maintenant, il voyait les quatres côtés du bar sans y être. Il était une véritable sentinelle. De cette manière, il pouvait voir les ennemis approcher. De plus, les images étaient d'une qualité acceptables, ce que le Russe appréciait.

Quelques minutes après, il se rendit compte qu'il était monté sans ses armes. Il se préparait donc à redescendre pour récupérer son sac mais entendit des bruits de pas dans les escaliers. C'était Julia. Celle-ci regarda un moment autour d'elle avant de voir son amant à demi caché dans l'ombre. Elle sourit et se rapprocha de lui. Il se leva et, les bras ouverts, il accueilla la jeune femme entre ceux-ci. Elle posa le sac du mercenaire, qu'elle avait eu la bonne idée de prendre et marcha vite vers lui. Il ne faisait pas spécialement froid dans le bar du Volus, néanmoins, la concubine d'Alexeï était complètement gelée. Elle était aussi glaciale que le regard qu'avait jeté l'humain à son ami extraterrestre. Se séparant d'elle, il lui tint les mains et la regarda dans les yeux :


- Merci... Pour mon sac...

La jeune fille sourit doucement, de son petit sourire timide et naïf, qui faisait craquer Alexeï.

- J'ai vu que tu l'avais oublié, j'ai pensé que c'était une bonne idée.
- Tu as bien pensé mais... Tu n'es pas venu seulement pour m'amener mon sac n'est-ce-pas ? Que se passe t-il ? Un problème avec Orwenn ou un invité ?
- Oh non ! Ton ami est très accueillant, tout comme Alicia et les invités qui sont tous sympas. C'est juste que... J'ai vraiment peur Alex... Pour toi. Je veux pas te perdre... Pas maintenant... Pas...

Julia n'acheva pas sa phrase et éclata en sanglots. Le Russe la serra de nouveau dans ses bras et réalisa qu'il était temps qu'il change de vie. Il fallait qu'il s'adapte à sa nouvelle vie. Maintenant, il n'était plus seul. Une future femme, une future famille. Il fallait qu'il trouve un moyen... Il fallait qu'il en finisse une bonne fois pour toutes avec les fantômes de son passé. Il devait changer. Il s'était beaucoup questionné à ce propos, mais en voyant la peur et les larmes dans le yeux de Julia, il avait pris sa décision. Bientôt, il en finirait avec le mercenariat. Bientôt, il prendrait moins de risques, mais pour le moment, le risque était nécessaire pour leur survi.

Il s restèrent là, tous les deux, jusque tard dans la nuit. Jusqu'au moment fatidique qui finit par arriver. D'abord, ce fut des bruits de pas. Loin d'être discrets et largement audibles, les hommes qui étaient là voulaient montrer leur présence.  Néanmoins, ils étaient encore assez loin. Alexeï dit – ou plutôt ordonna – à Julia de descendre et de se mettre à l'abri en vitesse. Une fois sa tendre partie, le Russe enfila son armure et attacha ses pistolets à sa ceinture. Il prit son Mantis et se plaça à la meurtirère qu'il avait fabriqué peu avant. La première chose qu'il remarqua était que leurs ennemis étaient des abrutis. Ils avaient laissé les lampadaires allumés, dévoilant toute leur petite troupe au mercenaire. Il vérifia les caméras. Aucun signe de Soleils Bleus sur les côtés. Une voix bien connu par Alexeï s'éleva dans la nuit, une voix qui lui glaça le sang. Une voix qui le fit retourner dans un lointain passé.


- Alors Kernov ! C'est dans un taudis comme ce tas de boue que tu te planques ? Montre toi, lâche !

C'était lui. Le fantôme du passé que le mercenaire souhaitait oublier. Pourquoi était-il ici avec les Soleils ? Comment cela était-il possible ?... Toujours est-il que le nom d'Harold Hyre se grava en lettre de feu dans l'esprit d'Alexeï lorsqu'il tira une balle sur un Soleil Bleu qui s'approchait d'un peu trop près...

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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Lun 26 Jan - 22:51

Orwenn était entrain d'effectuer les derniers préparatifs quand il entendit le coup de feu. Il reconnu le bruit typique d'un M-92 Mantis, Alexeï venait certainement d'ouvrir la danse. Le volus se dépêcha de raccorder les fils entre eux. Les Soleils Bleues avaient mis du temps à arriver, tant mieux, l'ancien commerçant était désormais fin prêt à les accueillir. Il contacta sa coéquipière, lui indiquant de passer à la seconde phase du plan. Ainsi, tandis que lui remontait voir ses hommes, il croisa Alicia qui accompagnait Julia dans la cave, Gally sur ses talons. Les deux échangèrent un regard entendu, quand viendrait l'heure de faire ce qu'il faut, chacun le ferait.

La première chose qu'il fit en foulant le plancher de la salle principale fut de contacter Alexeï afin d'avoir un rapport de ce qu'il se passait. D'après les caméras, il y avait une quinzaine de personnes, mais Orwenn ne s'y fier pas. Il préférait faire confiance aux yeux de l'humain, pourtant, celui-ci lui donna le même renseignement mais il rajouta qu'un Blues Paladins était parmi eux et pas n'importe le quel : Harold Hyre. Orwenn aurait sourit si il avait prévu son arrivé, après tout, c'était l'occasion ou jamais de lui coller une balle en pleine tête, mais à cet instant, c'était juste une inconnue de plus dans une équation déjà suffisamment foireuse pour ne pas la compliquer d'avantage.

Le volus fit descendre deux de ses hommes au sous-sol afin qu'ils soient prêt à agir en cas de besoin, les autres retournèrent les tables pour en faire des obstacles aux balles ennemis. Orwenn donna l'ordre à Alexeï de ne pas ouvrir le feu et de les laisser approcher, même si ce dernier le questionna sur ses intentions, il ne répondit pas, trop occupé à observer avec attention la position de ses ennemis à l'aide des caméras extérieurs. Que les Blues Paladins attaquent de front de l'étonné pas plus que cela mais les Soleils Bleues étaient bien plus intelligent que cela. Il y avait un piège et Orwenn voulait le flairer avec que ce dernier ne lui explose à la gueule. Malheureusement, la pluie avait commencé à tomber et elle devenait de plus en plus forte, battante pourrait-on dire et cela ne facilitait pas la tâche de l'ancien commerçant. Il allait demander à Alexeï de descendre quand la devanture du magasin fut soufflée par une explosion. L'onde de choc envoya valser tout ce qui se trouvait dans la pièce principale, et l'étage supérieur n'ayant plus rien sur quoi se reposer commença à s'effondrer. Quand Orwenn se releva, il fit un rapide passage de ses troupes, aucun ne manqua à l'appel mais plusieurs étaient blessés. Le volus activa ses tourelles qui firent des ravages dans les rangs ennemis, lui laissant le temps de reformer ses propres rangs. Alexeï choisit se moment là pour redescendre au rez-de-chaussée, abattant deux soldats qui s'approchaient un peu trop.

- Il faut qu'on bouge et rapidement, lui cria Orwenn. Tu peux mener nos hommes à la cave ? J'dois régler une dernière chose.
- J'm'en occupe et ... fais gaffe à toi, me conseilla-t-il en faisant signe aux autres de le suivre.

Orwenn lança une décharge en direction de ses ennemis, paralysant deux Soleils Bleues. Mais il y en avait trop. Il dégaina son M-9 Tempête pour un tir de barrage afin de se donner le temps d'atteindre son comptoir. Pendant ce temps, une des deux tourelles explosa par un tir bien placé, l'autre faucha encore trois hommes avant de s'arrêter à son tour. Orwenn balaya les bouteilles d'un des compartiments, cherchant à appuyer sur un interrupteur. Le temps qu'il le fasse, le reste des Soleils Bleues qui étaient bien plus que ce qu'ils avaient compté au premier abord, entrèrent dans l'auberge. Orwenn n'avait désormais plus le choix, il était trop tard pour espérer atteindre la cave. Prenant sa décision, il envoya un message sur l'omnitech d'Alicia afin qu'elle passe à la phase deux du plan. Quelques secondes après, celle-ci le contacta par omni-transmission.

- Le verrouillage des portes est terminé, lui confirma-t-elle. Bouclier anti-explosion actif. Orwenn, on est prêt.
- Lance la procédure convenue, lui dit le volus en se faufilant dans la cuisine.
- Un bouclier anti... Attends, c'est quoi ce bordel ? Où est Orwenn ? questionna Alexeï assez fort pour qu'Orwenn puisse l'entendre à travers l'omnitech d'Alicia mais il choisit de ne pas lui répondre.
- Le décompte est lancé. Dix secondes avant l'amorçage, dit Alicia en ignorant elle aussi le mercenaire.
- Putain, Alicia ! Je te conseille de me répondre rapidement, s'énerva l'humain en attrapant l'épaule de l'ancienne pilote pour la faire pivoter face à lui.
- Amorçage, adieu Orwenn, dit elle avant s'effondrer en larme tandis que le souffle d'une explosion se faisait entendre.
- Quoi ? Nan ... nan ! s'écria-t-il en se jetant contre la porte, frappant dessus de toutes ses forces mais celle-ci ne bougea pas d'un seul centimètre.
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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Re: Ses fluctuat nec mergitur [PV : Orwenn Baram]   Ven 30 Jan - 22:47

| Perspective de Julia |

Alors qu'un bruit strident d'une arme qu'elle ne connaissait pas retentissait, Julia se disait que quelque chose de gros venait de commencer. Était-ce Alexeï qui venait de frapper le premier ? Où venait t-il de se faire toucher ? Elle préféra ne plus y penser et suivit Alicia accompagnée de Gally qui parlait de la conduire dans un endroit plus sécurisé. La cave... Blindée ? Apparemment, c'était là qu'elle l'emmenait. Une fois que les deux furent dans la salle sécurisée, la femme du Russe se décida à demander :

- Ces hommes n'étaient pas là pour l'anniversaire d'Orwenn, n'est-ce-pas ?..
- Non, pas vraiment, dit elle d'un air gêné.
- Que se passe t-il exactement ? répondit-elle d'une voix inquiète.
- Et bien ... Tu te souviens quand je t'ai dis qu'on faisait quelques extras du temps où on avait l'Archonte ?
- Oui, le contrebande et ces choses là, non ?
- Ouais, des trucs du genre... Peut être qu'on a fait un truc un peu plus gros et qu'on a énervé des gens puissants au passage, comme... les Soleils Bleus par exemple.
- Oh mon Dieu... s'étrangla Julia.
- Mais t'inquiète pas, on a un plan et tout va bien se passer. On s'en sort toujours ! essaya Alicia de se faire rassurante.
- C'est pour Alex que je m'inquiète... J'ai pas envie de le perdre, pas maintenant, pas comme ça... s’effondra t-elle
- C'est un débrouillard, un survivant. C'est pas quelques mercos de bas-étages qui vont lui poser problèmes, et puis il est pas seul, y a Orwenn et les autres. Ça va bien se passer, ils vont flinguer ces enfants de salaud et puis ils viendront nous chercher, ok ? dit-elle doucement en prenant la jeune Américaine dans ses bras.
- Oui... Tu dois avoir raison... C'est juste que je m'étais jamais vraiment rendu compte que c'était ça son métier, répondit-elle en retenant ses larmes.
- Ça va bien se passer, tu devrais te reposer un peu.
- Oui... Oui, je vais m'asseoir là, ça sera bon... Oui.

La jeune femme était profondément touchée par les évènements qui se déroulaient juste au dessus de leur tête. Avait-elle raison de s'inquiéter ainsi ?...

| Perspective d'Alexeï |

Le tir fut net, précis et mortel. Le cri de son M-92 Mantis perça les ténèbres noirs et silencieux de la nuit. Il retentit avec force dans le bar et dans la rue. La balle fusa à une vitesse fulgurante et transperça, dans un horrible bruit de craquement mélangé à celui de la chair déchirée, d'avant en arrière le crâne d'un Soleil Bleu humain qui s'effondra aux pieds d'Harold. Celui-ci n'eut pas un regard pour l'homme qui venait de tomber devant lui. A son détachement, on aurait même pu croire qu'il ne l'avait pas remarqué. Derrière son Interface de Sentry, il regardait fixement l'endroit d'où était venu le tir, autrement dit la meurtrière qu'Alexeï avait ouverte dans le mur en préfabriqué. Et le Russe regardait désormais fixement l'Anglais. C'était un regard mutuel qui pouvait à première vue tout à fait banal, mais lorsque l'on s'attardait sur leur visage, on lisait la tension et l'animosité qui reliaient les deux hommes. Leurs traits étaient tendus, leur mâchoire serrée et dans les yeux du chasseur de prime se voyait une flamme rougeoyante s'allumant à l'idée d'enfin pouvoir se venger. Ils s'étaient toujours haïs, depuis le jour où il s'était rencontré à l'instant présent. Rien n'avait jamais réussi à effacer cette haine, cette véritable force qui les faisait s'abominer. La différence principale avec leurs anciennes rencontres se trouvait dans le fait que cette fois-ci, alors que le soleil se lèverait de nouveau sur Benning, renaissant comme le phœnix renaît de ses cendres, l'un serait mort et l'autre vivant. Ils avaient tous deux senti que l'un d'entre eux ne s'en sortiraient pas ce soir. C'était à la limite du mystique...

Mais, alors que ce regard se prolongeait, Harold le rompit et fit un signe de mains à ses hommes. Manifestement, c'était lui qui menait le groupe de Soleils Bleus. Cela voulait dire qu'il avait soit quitté les Blues Paladins, soit que ces derniers avaient été absorbés par les mercenaires en armure bleue. Pour ce qu'Alexeï en pensait, la seconde option lui semblait être la plus probable, mais avec ce lâche d'Anglais, rien n'était impossible. Malgré l'extrême mépris qu'il vouait à cet homme, le Russe savait qu'il était loin d'être idiot, bien au contraire. Il combinait un esprit tactique et stratégique brillant avec une ruse et une habileté remarquable. Une accumulation qui pouvait s'avérer extrêmement dangereuse pour quelqu'un qui n'était pas préparé, ce qui n'était pas le cas du chasseur de primes qui connaissait déjà parfaitement l'ennemi à qui il avait à faire. Le jeune homme savait donc qu'Harold avait également en lui une qualité qui à un tel niveau pouvait se montrer malsaine et se changer en un lourd défaut impossible à compenser : la confiance en soi. Il était beaucoup trop confiant en son plan parfait et ne se remettait absolument jamais en question. Et c'était sur cette faiblesse qu'il comptait jouer...

Il reçut un appel d'Orwenn. Le Volus lui demandait un rapport précis pour connaître le nombre d'ennemis présents. Le Russe fit rapidement le tour de ceux étant sous les lumières - il n'arrivait pas à distinguer ceux dans la pénombre nocturne, mais était sûr que certains d'entre eux se cachaient dans l'ombre de la nuit. Il en comptait très exactement quinze avec Harold. Un détail le dérangeait cependant. Il n'avait dans son champ de vision aucune arme lourde ou explosif, ce qu'il fit également remarquer à son ami. Il était étrange, au vu de la puissance de feu moyenne des Soleils Bleus, qu'aucun lance-missile lourd ne soit ici. Peut-être étaient-ils cachés dans l'obscurité ? Cela fit germer une idée dans son esprit qui déplut fortement à Alexeï. Il n'était pas impossible que les hommes sous les lumières aient été placés consciemment dans la clarté pour faire croire qu'ils n'étaient pas si nombreux que cela... C'était une théorie pour le moins étrange, mais encore une fois, avec l'Anglais, tout était possible. Il éjecta une cartouche thermique de son fusil de précision et rechargea, tout en gardant l’œil sur l'extérieur, attentif au moindre mouvement.  

Alexeï s'apprêtait d'ailleurs à expédier droit en enfer un nouveau mercenaire mais un nouvel appel d'Orwenn l'en empêcha. Celui-ci lui conseilla - ou plutôt lui ordonna - de ne plus tirer. Bien qu'il questionna son ami sur cette directive, il ne répondit pas, manifestement trop occupé à régler un autre problème autre part. Soit, le Russe ferait comme il voulait. Ses mains demeurèrent tout de même collées à son arme, l'une resserrant avec force le garde-main tandis que l'autre était prête à presser la détente. La concentration du jeune homme était à son paroxysme. Sa respiration était lente et calme, son rythme cardiaque était celui de quelqu'un habitué à des situations du même genre. L'un de ses yeux était fermé, l'autre était collé à la lunette de son M-92 Mantis, attentif et prêt à réagir en cas de besoin. Plus un bruit, si ce n'était celui de l'eau, descendant du ciel sous forme d'une pluie épaisse digne d'un violent orage terrien...

Il remarqua alors quelque chose bouger dans l'opaque obscurité. Un infime mouvement, rapide et agile, silencieux et discret. Personne ne semblait avoir rien vu sur les caméras, pourtant il aurait juré qu'un objet venait de changer de position. Quelque chose luisit dans la même pénombre... Quelque chose qu'il n'arriva pas tout de suite à identifier. Il plissa les yeux, se faisant violence pour essayer de distinguer ne serait-ce qu'un morceau de ce qui venait de se déplacer. Ce fut quand il réalisa ce qu'était ce qui venait de se mouvoir qu'Harold fit un mouvement de bras et qu'en quelques instants l'enfer s'abattit sur le bar. Des lances-roquettes. Il avait cru voir trois roquettes partir vers l'entrée de la taverne avant que celles-ci n’explosent dans une lourde déflagration, ce qui signifiait qu'au moins trois lanceurs étaient présents. Mais alors qu'il se préparait à tirer l'un des Soleils Bleus tenant un lance-missiles, il sentit le sol s'effondrer sous lui. Évidemment, l'étage n'avait plus rien pour tenir maintenant que le mur le soutenant était en poussière. Il rangea son fusil de précision dans son dos et dégaina ses deux M-11 Silencieux tout en sautant au rez-de-chaussé, l'étage achevant de tomber derrière lui. Il se retourna, et, utilisant ses deux pistolets d'un coup, visa et tira sur une paire de mercenaires s'approchant un peu trop près à son goût. Après plusieurs balles qui finirent par les percer au cou pour l'un et au ventre pour l'autre, il vit les tourelles de la devanture s'activer. Bien, cela lui laisserait du temps pour se préparer à la suite. Mais le Volus semblait une nouvelle fois d'un avis différent de celui du Russe. Il l'interpela : 


- Il faut qu'on bouge et rapidement. Tu peux mener nos hommes à la cave ? J'dois régler une dernière chose.
- J'm'en occupe et ... fais gaffe à toi, conseilla-t-il à son ami en faisant signe aux autres de le suivre.

Il regarda tous les autres et aida plusieurs d'entre eux à se relever. Puis, il en remarqua un qui était plutôt en mauvais état... Sa jambe était dans une position pour le moins étrange... Une position pas vraiment naturelle pour l'Homme, disons. Ce n'était pas une blessure grave en soi, mais elle l'empêchait plus ou moins de bouger et par conséquent de se réfugier dans la cave. Il courut vers lui et l'attrapa. Il le releva et l'aida à marcher. Il sentit plusieurs balles le frôler jusqu'à ce que l'une d'entre elle atteignit sa barrière cinétique. Fort heureusement, seule une d'entre elle réussit cela. Lorsqu'ils arrivèrent enfin dans la cave, le Russe referma la lourde porte blindée derrière eux. Puis il se tourna vers tous les autres. Son regard croisa celui de Julia et il fut étonné du calme apparent de la jeune femme. Néanmoins, on pouvait voir à ses yeux rougis que des larmes avaient dû couler le long de ses joues. Cela bouleversa le mercenaire, tel l'effet d'un véritable électrochoc. Il se sentit particulièrement idiot. Quelle idée lui avait pris d'emmener sa compagne avec lui ? Il avait mal mesuré les risques de cette entreprise qu'il avait pourtant dès le début su dangereuse. Il avait fermé les yeux et s'était véritablement fourvoyé. Tout en sachant que la chance n'existait pas, il avait décidé de compter sur celle-ci. Et il avait pris Julia avec lui dans ce bourbier... Il se sentait coupable comme il ne l'avait jamais été. Il n'osa même pas prendre la parole et aller lui parler tant il se sentait mal...

- Le verrouillage des portes est terminé. Bouclier anti-explosion actif. Orwenn, on est prêt, dit alors Alicia, brisant le silence qui régnait dans la cave blindée.
- Un bouclier anti... Attends, c'est quoi ce bord*l ? Où est Orwenn ? questionna Alexeï, intrigué mais surtout alarmé.
- Le décompte est lancé. Dix secondes avant l'amorçage, continua Alicia en ignorant totalement le mercenaire.
- P*tain, Alicia ! Je te conseille de me répondre rapidement, monta d'un ton l'humain en attrapant l'épaule de l'ancienne pilote pour la faire pivoter face à lui.
- Amorçage, adieu Orwenn, termina t-elle avant de tomber à genou en larme tandis qu'une lourde déflagration se faisait entendre.
- Quoi  ? Nan... nan ! s'écria-t-il en se jetant contre la porte, frappant dessus de toutes ses forces, sans aucun résultat visible.

| Musique d'ambiance |

Il continua de frapper la porte pendant un trentaine de secondes avant de s'arrêter de s'asseoir contre elle. L'explosion qui avait retenti ne pouvait signifier qu'une seule chose... Une seule chose qu'il refusait d'admettre... Une larme coula le long de sa joue alors qu'Alicia, toujours à terre, recroquevillée à la manière d'un fœtus, pleurait toutes les larmes de son corps. Tout cela paraissait impossible. Le Volus avait survécu à la guerre des Moissonneurs, à Oméga, et à bien d'autres choses qu'il devait ignorer et maintenant, alors qu'ils étaient au milieu de nul part, perdus dans la campagne de Benning, l'un des seuls amis qu'Alexeï eut jamais venait de s'éteindre. Orwenn s'était sacrifié pour ses amis et pour ceux qui avaient eux-mêmes été prêts à se sacrifier pour lui. Il avait donné sa vie pour leur permettre de continuer à vivre la leur. Et, alors que la porte s'ouvrait et que l'Humain sortait de la cave, il ne vit que des décombres, et plus une âme qui ne vivait. La pluie s'était miraculeusement arrêtée et l'aube commençait à pointer ses premiers rayons sur le champ de bataille anéanti. Il tomba à genou au milieu de ce champ de débris et sa tête, devenue trop lourde, tomba entre ses mains. Il éclata en gros sanglots et fut pris de violents spasmes. C'en était trop. La guerre avait pris Cole, la retraite avait pris Tyas et maintenant les Soleils Bleus venaient de prendre l'un des rares amis qui lui restaient. Malgré cette mort pour le moins brutale, il était fier du Volus. Il avait finalement réussi à se défaire des lois qu'Oméga avait instauré en lui. Il n'avait probablement pas fait que des bonnes actions dans sa vie, mais celle dont on se souviendrait serait la dernière qu'il venait d'accomplir...

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

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