Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]

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 Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]

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Kali T'Kando
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MessageSujet: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Ven 16 Mai - 23:11

- Azure Widow #00FFCC
- Lynia T'Nora #8cc6d7
- IVy #FF9933 Courier New

• Date du RP : Début Février, 3 ARW / 2189
• Lieu du RP : Nébuleuse du Serpent / Système Veuve / La Citadelle
• Type de RP : Rp fermé
• Nombres de personnes requises : 1 (Lynia T'Nora)
• Brève description : Après un voyage sans accident, le Basilic finit par achever son voyage de retour depuis Joab vers la Citadelle, Kali amenant par conséquent Lynia à une civilisation qu’elle n’a pas pu contempler depuis bien trop de temps.


« - Madame, nous sommes arrivés dans le système Veuve, dans 10 minutes nous serons arrivées à la Citadelle.
- Bien, avertis Lynia également et dis-lui de remballer ses affaires qu’elle ne laisse rien dans le vaisseau, répondit la mercenaire. »

Il était le temps, Kali allait enfin rentrer chez elle et se reposer un tant soit peu… enfin, elle doit tout d’abord faire visiter les lieux à sa compatriote qui a sans doute hâte d’être arrivé. Dès qu’IVy disparut pour sûrement réapparaitre là où l’esclave se trouvait, Kali fouilla dans son placard pour en retirer son contenu qu’elle refourgua dans une grande valise, seul son armure et ses armes resteraient dans le vaisseau. Après les évènements récents, il était interdit de porter une arme dans la Citadelle. Bien entendu, Kali savait comment faire passer son matériel en douce pour pouvoir l’utiliser en cas de besoin mais cette fois, elle laisserait tout dans le Basilic. La mercenaire avait tout le temps de montrer à Lynia les petites astuces des contrebandiers pour s’infiltrer dans la Citadelle. Et puis, il faudrait bien un mois à Kali pour faire découvrir à sa consœur toutes les activités légales qui regorgent sur ce vaisseau-monde. Tout d’abord, la veuve azure allait installer Lynia dans son appartement et ensuite, ça sera shopping ! Ce n’est pas parce que Kali était une folle dingue qui tuait des gens pour le plaisir et pour remplir son compte en banque, qu’elle n’en était pas pour le moins féminine. Par conséquent, comme beaucoup de personne de ce sexe, elle porte un étrange attrait dans le fait de dévaliser les boutiques de vêtements, de bijoux et de cosmétique entre autres. La mercenaire voulait savoir si Lynia possédait également cet attrait surtout que depuis qu’elle est une esclave, le shopping ne devait sûrement pas faire partie de son agenda.

Tandis qu’elle donnait vie à son planning dans sa tête, l’asari venait de finir sa valise et de commencer à s’habiller. Comme à son habitude, Kali enfila son corset en cuir noir qui épousait parfaitement ses formes laissant au plaisir des passants l’opportunité de voire une partie de son ventre et la profondeur de son décolleté. Après avoir couvert le haut de son corps, la mercenaire glissa entre ses jambes un shorty en dentelle violette avant de recouvrir son seul sous-vêtements de son pantalon cargo noir. Pour finaliser son apparence, l’asari enfila finalement sa veste et ses chaussures puis elle quitta sa chambre afin de se diriger vers le poste de commande où elle prit place dans l’un des deux grands fauteuils réservé aux pilotes. A peine les fesses sur le cuir du meuble que Kali ouvrit un canal de communication vers la citadelle :

« - Ici le Basilic, nous demandons la permission d’amarrer au quai C16.
- Ok pour l’amarrage Basilic, vous avez besoin d’un transport ?
- Non, je vais m’en charger.
- Très bien Madame. »

La mercenaire s’étira ensuite sur son siège demandant à IVy de se charger de l’amarrage puis elle quitta le poste de pilotage et alla chercher sa valise. Elle retrouva Lynia dans le salon. Pendant leur voyage, Kali s’était montré assez discrète mais avais répondu avec honnêteté aux questions de l’esclave. Elle n’était pas libre, elle avait une nouvelle laisse mais cette dernière était suffisamment longue pour qu’elle trouve sa condition plus libérée que celle qu’elle pouvait avoir eu avec Barlak. Kali n’était pas vache, elle voulait simplement que Lynia fasse bien ce que Kali lui demandait et dans cette optique, elle allait enseigner deux-trois trucs à l’asari pour qu’elle sache se débrouiller toute seule. Cela incluant la maîtrise de ses pouvoirs biotiques et une certaine liberté technologique, la mercenaire voulant que Lynia possède son propre omnitech. Enfin, elle lui apprendrait à se battre, elle ne serait sûrement pas aussi forte qu’elle mais elle saura se défendre lorsqu’elle en aura fini avec elle. Après, ce qu’elle compte faire de se savoir dépendra d’elle. Kali aimerait qu’elle l’aide avec ces connaissances mais si elle le veut, elle peut tenter de s’échapper mais la mercenaire avertit Lynia que ce serait une très mauvaise idée. Kali voulait être gentille avec elle mais si Lynia essayait de la duper, l’esclave verrait alors une facette de la mercenaire qu’elle regretterait à jamais d’avoir connu. Par contre, si elle fait en sorte de l’aider, la mercenaire promit à l’asari qu’elle la récompenserait à sa juste valeur. Elle laissa également planer la possibilité d’un affranchissement.

A part cette petite discussion assez piquante, Kali put apprécier les compétences domestiques de Lynia et goûter à une cuisine assez simple mais plutôt agréable aux papilles. Elle profita aussi pendant toute une matinée pour montrer à l’esclave quel genre d’entrainement physique elle lui réservait et ce dernier était certes simple pour l’ancienne commando mais c’était sûrement moins le cas pour la concerner. Pendant le voyage du retour, elle lui épargna ses séances de remise en forme mais dès qu’elle serait arrivée à la citadelle, Lynia devait s’attendre à avoir de nombreuses courbatures et ce, pendant un très long moment. Essayant de combler la curiosité de l’esclave lorsque celle-ci avait eu réussi à passer outre une certaine timidité, Kali, de son côté, avait épargné à Lynia des questions sur son passé qui semblaient encore bien douloureuses. Cependant, la mercenaire signala à l’asari qu’elle souhaitait avoir des réponses lorsqu’elle serait prête à les donner. Le reste du voyage fut plutôt tranquille et finalement, elles étaient arrivées à la Citadelle.

Posant une main sur l’épaule de sa nouvelle propriété, Kali dit avec un sourire :

« - Bientôt la civilisation, tu dois avoir hâte j’imagine ? »

Tandis que l’asari formulait une réponse, IVy annonçait que le vaisseau était amarré. Kali remercia l’IV et se reconcentra sur Lynia.

« - Oh et avant qu’on sorte, il vaut mieux que tu n’es plus ce truc autour de cou et que ta puce soit désactivée, lâcha l’asari tout en activant son omnitech. Après quelques bidouillages, le collier électrique se trouvant autour du cou de Lynia se détacha pour retomber sur ses épaules. Voilà… hum… dommage qu’on doive l’enlever, tu es tellement attirante avec un collier… peut-être qu’on s’arrêtera à une bijouterie pour y remédier. »

Kali fit un petit clin d’œil à l’asari avant d’ouvrir le sas et de poser un premier pas dans la Citadelle.

« - Bien, maintenant il faut t’enregistrer aux services des douanes, ça devrait être assez rapide. Oh et pour ta gouverne, ici mon nom est Kali T’Sano… c’est ce qu’il y a de bien quand on n’existe plus, on peut refaire sa vie. Je te laisse faire, montres-moi tout ton charme. »

Terminant sa phrase avec un magnifique sourire, Kali se posa devant le bureau des douanes et attendit de voir comment sa petite protégée allait se débrouiller.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Dim 18 Mai - 12:01

Citation :
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- Lynia T'Nora #8cc6d7
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- Secrétaire galarien #FFCC99





- Arrivée pour la Citadelle prévue dans dix minutes, mademoiselle Lynia. Madame vous demande également de ne laisser aucune affaire ici.
- Merci Ivy, je me prépare. Répondit Lynia.

En réalité, elle avait déjà tout préparé. Ce n’était guère difficile car après tout, elle n’avait pas grand-chose à prendre : son datapad ainsi que les quelques vêtements emportés avec elle de Joab. Elle portait d'ailleurs toujours la même robe noire. Le trajet avait été un peu plus long que ce à quoi elle s’attendait mais sa maitresse lui avait révélé qu’elles allaient à la Citadelle, soit l’autre côté de la galaxie. Pas vraiment la porte à côté. Elle lui avait également expliqué plus en détail ce qu’elle attendait de Lynia, qu’elle ne lui conseillait pas de chercher à fuir. Si elle était tout à fait honnête avec elle-même, Lynia devait bien s’avouer y avoir déjà songé mais au fond, que ferait-elle ? Elle n’avait ni argent, ni travail, ni lieu où aller pour ce qu’elle en savait. D’autant plus vraie comme réalité une fois qu’elle serait sur la Citadelle, où tout se trouvait si cher. Si elle s’enfuyait là-bas, ses seules solutions étaient d’aller dans les rouages de la station, que la communauté appelait «les égouts » (même si ce n’en était pas au sens strict, car leur fonction ne s’arrêtait pas à ça)  ou bien de se rendre au SSC qui l’enverrait la déesse seule savait où. Donc non, elle en était arrivée à la conclusion, bien avant que sa maitresse n’évoque le sujet, qu’elle n’avait aucun intérêt à partir… du moment que tout allait mieux pour elle.  De plus, Lynia connaissait le métier de Widow et se la mettre à dos n’était une chose qu’elle ne ferait qu’en dernier recours.

Saisissant son sac pour le placer près de la porte pour partir dès leur amarrage, l’asari s’allongea sur sa couchette, pensive. Elle n’était tentée qu’à moitié de regarder le Basilic s’approcher de la station, car elle se doutait de l’inévitable réalité qu’elle y verrait : les Moissonneurs. Le seul point commun de tout lieu de la galaxie se trouvait être ces monstres, car tous avaient au moins appelé à l’aide ces monstrueuses machines de destruction juste après les avoir subies. Elle ne voulait pas les voir. Chaque fois que cela lui arrivait, elle repensait à Zorya, un pan de sa vie qu’elle préférait oublier.  Et comment ne pas penser à Thessia lorsqu’elle en venait à penser à Zorya ? Toutes ses maigres recherches pour savoir l’état de sa famille s’étaient révélées infructueuses. Elle pourrait désormais demander à sa nouvelle propriétaire de l’aide, sans doute accepterait-elle à quelques conditions mais, elle préférait ne rien en faire. Pourquoi ? Parce que Lyn avait peur du résultat des recherches si elle trouvait ses réponses.  Perdue dans ses vagabondages pensifs, l’asari en vint à se remémorer le voyage et notamment l’entrainement physique. Ce n’était pas quelque chose à laquelle elle était habituée, d’autant plus qu’on ne lui demandait jamais ce genre d’efforts, même sur Zorya, aussi n’était-ce pas vraiment facile pour elle. Sa maitresse l’avait sans doute remarqué. Toutefois Lynia ne s’en plaignait pas, car savoir se défendre ne pouvait que l’intéresser. Elle en avait assez d’être au service des autres par obligation. Bon certes, elle l’était toujours avec Widow, qui n’était rien d’autre que sa nouvelle maitresse, mais cette dernière lui avait bien plus apporté en quelques jours que tous les autres en un demi-siècle. Si elle pouvait la servir, rien ne lui ferait plus plaisir ne serait-ce que pour la remercier. La douce voix d’IVy, l’intelligence virtuelle, vint mettre un terme à ce flot de réflexion.
- Le basilic entre dans sa phase finale d’amarrage mademoiselle Lynia.
- Je suis prête, préviens madame que je vais au sais immédiatement Ivy.

Une chose était sûre : IVy avait comblée un vide évident pour sa maitresse. Sexy, féminine, c’était la seule autre forme d’intelligence du vaisseau. Widow devait être bien seule dernièrement, peut-être était-ce là la raison qui l’avait poussée à prendre une esclave avec elle, plus que les raisons qu’elle avait donnée à Lynia. Saisissant son sac au passage, elle sortit en trombe de ses quartiers – d’ailleurs bien plus agréables que ne l’avaient été les précédents – pour rejoindre Widow au sas. Celle-ci finit par poser sa main sur l’épaule de Lynia :
- Bientôt la civilisation, tu dois avoir hâte j’imagine ? Lui demanda-t-elle.
- Je ne sais pas trop madame.  Je sais qu’à n’importe quel moment, devant n’importe quelle vitre, je vais finir par tomber sur un moissonneur. Ça ne me rappelle pas de bons souvenirs. Mais à part ça, oui j’ai quand même hâte de revoir la Citadelle. Cela fait un moment que je n’y suis pas allée.
Aussitôt qu’elle eut fini, IVy informa les deux asari que l’amarrage était terminé.  Sa maitresse remercia l’IV et se tourna vers Lyn :
- Oh et avant qu’on sorte, il vaut mieux que tu n’aies plus ce truc autour du cou et que ta puce soit désactivée, lâcha l’asari tout en activant son omnitech. Après quelques bidouillages, le collier électrique se trouvant autour du cou de Lynia se détacha pour retomber sur ses épaules. Voilà… hum… dommage qu’on doive l’enlever, tu es tellement attirante avec un collier… peut-être qu’on s’arrêtera à une bijouterie pour y remédier.
Un petit mauve-rosâtre teinta légèrement les joues de Lynia, qui regarda sa maitresse se mettre en route.  Lynia déposa le collier dans un coin peu visible du vaisseau – elle ne pouvait pas sortir avec ça pour le jeter, surtout avec le SSC de présent – puis rejoignit sa maitresse.  Celle-ci reprit la parole comme si Lynia n’avait pas trainé :
- Bien, maintenant il faut t’enregistrer aux services des douanes, ça devrait être assez rapide. Oh et pour ta gouverne, ici mon nom est Kali T’Sano… c’est ce qu’il y a de bien quand on n’existe plus, on peut refaire sa vie. Je te laisse faire, montre-moi tout ton charme.

Se débrouiller toute seule ? Oui, c’était bien dans la continuité de ce que sa maitresse lui avait fait faire jusque-là.  Ça au moins, c’était un domaine qu’elle connaissait bien. Arrivant au bureau évoqué, Lynia ne put que faire la queue derrière les quelques personnes déjà présentes. Elle profita de cet instant de répit pour réfléchir à la méthode à employer : devait-elle mentir ? Cacher son passé d’esclave, assurément. Sinon, ça retomberait sur sa maitresse inévitablement et elle ne le voulait pas, pas après tout ce qu’elle avait fait pour elle en seulement trois jours.  Pour le reste en revanche… sa meilleure arme pour le coup, c’était son honnêteté. Les systèmes terminus, mauvais choix, juste changer ce détail pour opter sur la travée ou plutôt la « zone neutre ». Pas forcément avec des registres à jours, loin de l’espace concilien, explication valable pour le manque de données sur elle.  Lynia S’Rani, immigrante de la zone neutre avec une habitante de la Citadelle soutenant son immigration ici – sa maitresse – c’était valable non ? La file se déforma, laissant finalement la jeune asari face au secrétaire galarien.
- Vous êtes là pour ? Rapide, sans détour et le ton légèrement blasé. Oui, elle était bien sur la Citadelle.
- Lynia S’Rani, 204 ans. Je viens sur la Citadelle pour m’installer et j’ai déjà un endroit où me placer en attendant d’avoir l’argent et le travail pour mon propre appartement.
- Je n’ai absolument rien à ce nom, d’où venez-vous ? Aïe. Vite, un nom…
- Asteria. J’y ai passé une bonne partie de ma vie, je suis née sur Illium. Les premiers noms qui lui étaient venus mais aussi des planètes qui avaient pas mal souffert des moissonneurs, surtout Illium.
- Hum, ça explique l’absence d’informations. Illium a perdu la quasi-totalité de ses banques de données et celles d’Asteria ont pas mal souffert des moissonneurs.
Sans même réfléchir, le galarien avait déballé toutes ces infos comme si cela coulait de source. Impressionnée, Lynia ne pu s’empêcher d’en profiter pour à la fois satisfaire sa curiosité et aussi amener le galarien à ne pas trop se poser de questions…
- Ouah… vous connaissez tout par cœur comme ça ? Le galarien, releva la tête de son écran holographique pour observer Lynia, comme interloqué – bien qu’elle ne puisse le certifier, les réactions aliens n’étant pas son fort.
- Évidemment, c’est mon boulot. Connaitre ces informations minimise le temps adonné à chaque immigrant et donc un gains de temps. Pour moi comme pour l’administration. Si seulement les fonctionnaires des autres espèces faisaient pareil… sans vous vexer.
- Vous ne me vexez pas, je trouve ça charmant. Vous êtes souvent ici ou vous changez de poste ? Demanda-t-elle, ne s’intéressant en réalité qu’à moitié à la réponse du galarien.
- J’alterne entre ici et les arrivées aux quais B-12 à B-16, ça dépend des jours de la semaine. Pourquoi ? Il n’avait pas compris et ce n’est qu’à cet instant que Lynia réalisa que les galariens n’étaient pas très au top question amour.  Quelle idiote. Au moins réussissait-elle à le perturber.
- Je m'informe sur le job, ça pourrait être quelque chose qui m’intéresse. Si je n’ai pas de travail, je ne vais pas rester longtemps dans le coin n’est-ce pas ?
- En effet. Toutefois les conditions d’entrées sont strictes, je doute que vous puissiez obtenir ce job en venant de la zone neutre, surtout avec une telle absence de données sur vous. Elle le coupa, ne souhaitant pas trop qu’il s’éternise sur le sujet.
- Ça m’empêchera d’immigrer ?
- Et bien… non. Ça ne sera pas gênant, surtout avec l’approbation d’une habitante, les quotas ont été relevés dernièrement qui plus est. Quel est le nom de votre marraine ?

Lynia lui répondit du nom que sa maitresse lui avait indiqué, Kali T’Sano, information que le galarien nota. Il l’informa ensuite qu’elle devrait passer au bureau de l’immigration le plus proche plus tard, afin de compléter une fiche d’information à son sujet. C’était d’autant plus important que ces données avaient été perdues durant la guerre, précisa-t-il. Lynia le remercia sincèrement avant de quitter les lieux, laissant la file derrière elle continuer. Suivant sa maitresse, « Kali T’Sano », les deux consœurs asari se dirigèrent vers la sortie des quais. Lynia elle, attendit avec impatience l’avis de Kali sur ce qu’elle venait de faire…


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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mar 20 Mai - 15:30

Callée de tout son corps contre un pilier à quelques pas du bureau des douanes du SSC, Kali regarda avec curiosité ce qui allait se passer. Posant son regard sur sa protégée qui venait de faire son entrée dans la file d’attente, la mercenaire avait hâte de voir ce que Lynia allait faire pour pouvoir entrer dans la Citadelle. Ce ne fut qu’après quelques minutes d’une file indienne particulièrement déprimante que l’asari venait de débarquer en face d’un douanier tout ce qu’il y a de plus basé. Au moins, Kali devait reconnaître que cela faisait ton sur ton et que ce ton la faisait revenir une centaine d’année en arrière. La première fois qu’elle était venue sur la Citadelle, c’était avec ses camarades du commando. Les quatre filles y avait passé une longue permission pour se détendre après une mission mouvementée mais couronnée de succès. Shopping, bar, garçons, c’était leur mission pendant une petite semaine et la mercenaire s’était énormément amusé à cette époque… pourquoi ces souvenirs revenaient à la surface lorsqu’elle regardait Lynia ? Cette question trouva rapidement une réponse lorsque Kali finit par accepter que la solitude commençait à lui peser. Enfin, ce n’était pas l’heure pour se rappeler des fantômes du passé, il fallait s’occuper du présent et du futur et pour l’instant, Kali voulait voir comment l’esclave allait se débrouiller.

Reportant son attention sur l’asari, la mercenaire écouta, amusée, la discussion que Lynia avait avec le galarien. Lorsqu’elle lui avait dit de montrer tout son charme, elle ne voulait pas voir cette tentative maladroite et finalement raté de séduction, même si cette dernière amena Kali a étouffé un rire qui serait malvenue. Retrouvant un semblant de calme, Lynia comprit elle aussi que son charme n’avait absolument aucun effet sur le batracien et retourna la chose avec élégance afin de revenir à une discussion banale. Même si elle s’était trompée dans son début d’approche, Kali devait avouer que Lynia avait réussi à se rattraper comme si rien ne s’était passé. Finalement, la discussion se termina et l’esclave était officiellement une résidente de la Citadelle, elle n’avait plus qu’à remplir un petit dossier pour que tout soit terminé. La mercenaire rejoint donc sa propriété le sourire aux lèvres et dit :

« - Bien joué ma chère… bon, tu t’es plantée au niveau de la séduction mais tu t’es bien rattrapée en voyant que ça ne marchait pas. En faites, tu n’aurais jamais dû rentrer sur ce terrain avec cet agent, il faut toujours voir comme ton interlocuteur te regarde. Par exemple, s’il te dévore du regard, là tu peux sortir la carte de la séduction, lorsque ce n’est pas le cas, tu peux te brûler les ailes. Heureusement tu as su te rattraper. Bon, allons chez moi maintenant. »

Kali fit signe à Lynia de la suivre et quelques minutes plus tard, les deux femmes étaient dans un taxi en direction dans l’un des quartiers du présidium. Durant le voyage, la mercenaire embêta un peu sa consœur lui demandant si elle avait un faible pour les galariens, de ce qu’elle savait, ils étaient de bons amants surtout grâce à leur profonde connaissance en l’anatomie et leur manie de toujours aller au bout des choses. Bien entendu, toutes les allusions que Kali faisaient étaient sexuelles mais, le sourire qu’elle arborait pendant la discussion démontrait à Lynia qu’elle plaisantait tout le long. Finalement, elle conclut sur le faite que si Lynia avait une préférence pour les gobeurs de mouche, elle se mettrait à en manger. C’était normal pour l’araignée qu’elle était. Lorsque le taxi finit par atterrir à l’un des nombreux parkings qui bordent le présidium, il fallut encore quelques minutes de marches avant d’arriver à l’immeuble qui contenait l’appartement de Kali. Les alentours étaient plutôt agréables, il y avait beaucoup de verdure et même un petit parc avec une fontaine, à une centaine de mètres de là, la mercenaire dit à son esclave qu’il y avait également un petit restaurant dans lequel elle adorait manger, les deux humains qui tenaient l’endroit étaient charmant et de très bons cuisinier. De l’autre côté à un peu moins de 5 minutes de marche, il y avait une rue commerçante contenant beaucoup de boutique, c’est là que Kali comptait refaire la garde-robe de Lynia mais en attendant, elle montra son appartement à l’asari. Désormais, elles seraient deux à y habiter.

Une fois le 5° étage atteint grâce à un ascenseur spacieux et après avoir crapahuté dans un couloir blanc pendant quelques mètres, Kali déverrouilla la porte de son petit chez-elle et dit à Lynia de faire comme chez elle désormais. Une fois la porte passée, les deux asaris débarquaient directement dans la salle à manger de l’appartement, une grande table ronde en verre y était posée en son milieu agrémentée de quatre chaises blanches à chaque coin. Directement à droite de l’entrée, Kali montra rapidement à l’esclave la chambre de sa maîtresse ainsi que la salle de bain qui y était intégré dans un coin. La mercenaire sortit ensuite de la chambre pour montrer la petite cuisine tout équipé qui se trouvait en face de l’entrée à l’autre bout de la salle à manger puis à gauche en sortant de la cuisine, Kali montra le salon. Un grand canapé noir se trouvait devant une télé, séparé par une table basse en verre, de l’autre côté du canapé, une autre table était positionnée. Finalement, Kali conclut la courte visite avec la future chambre de Lynia qui donnait accès au salon. La chambre était plus petite que celle de Kali mais toute aussi confortable, elle possédait également sa propre salle de bain.

« - Voilà, c’est mon petit chez-moi… et le tiens maintenant. Oh et j’ai oublié de te montrer la balcon. »

Kali se redirigea dans le salon et ouvra la grande porte fenêtre avant de mettre le pied dehors, une légère brise tout ce qu’il y avait d’artificiel foutait la toile d’un parasol qui couvrait deux chaises longues. La mercenaire s’assit sur l’une d’elle et reporta son attention sur Lynia :

« - Voilà, maintenant la visite est fini. Si tu n’es pas fatigué je te propose d’aller directement faire les boutiques… enfin raisonnablement… A moins que tu n'arrives à me convaincre du contraire, dit-elle d'une voix enjôleuse. »

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mar 20 Mai - 16:59





Sa maitresse ne perdit pas de temps pour rendre son jugement, que Lynia écouta avec attention après quoi elle assura de retenir la leçon. Les deux asari se mirent alors en route pour chercher un taxi, encore une fois, pour visiblement se rendre au nouvel appartement dans lequel elle allait habiter désormais. Si c’était pour Lynia quelque chose que de revenir ici, si longtemps après en être partie, ce fut encore plus énorme lorsqu’elle se rendit compte que l’appartement en question se trouvait au sein du Présidium, un lieu de la Citadelle qu’elle n’avait jamais visité. Émerveillée et jalouse d’un si grand étalage de richesse, elle écouta néanmoins la mercenaire lui poser diverses questions sourire aux lèvres, notamment sur ses goûts avec les galarien. La question lui remémora inévitablement Solin, à qui elle évitait généralement de penser car sa situation d’esclave ne lui aurait guère plus, elle répondit à sa maitresse la vérité : elle avait failli sortir avec  un galarien mais que ce dernier était décédé de maladie bien avant qu’elle ne se lance. Depuis, rien. Le souvenir de Solin fut néanmoins réconfortant, ce vieux grincheux…

Finalement, le taxi se posa sur une esplanade réservée d’où elles purent se rendre jusqu’au bâtiment de Widow – ou T’Sano, peu importait son réel nom au fond. En chemin, Lynia écouta avidement les informations que lui distillait sa maitresse sur l’endroit, les restaurants, les habitants tout en observant les alentours toujours aussi émerveillée. L’endroit contrastait sérieusement avec Joab, tout en devant coûter une fortune pour y habiter. Sa maitresse ne devait pas être sans le sous, c’était certain mais peut-être les fins de mois étaient-elles difficiles ? Peut-être pourrait-elle aider en trouvant un petit boulot dans le coin – elle nota cette information dans un coin de son esprit et suivit sa propriétaire qui s’engouffrait dans un ascenseur. Cinq étages plus hauts et quelques mètres plus loin elles furent finalement arrivées au fameux appartement.

L’asari lui fit visiter l’intégralité des lieux, dont sa toute nouvelle chambre rien que pour elle et bien mieux que toutes les précédentes post et pré-esclavage compris. Les lieux étaient splendides, par contre certains endroits étaient de vrais nids à poussières, bonjour le ménage. Le clou du spectacle restait en tout cas sans aucun doute la terrasse et sa magnifique vue sur le Présidium, où se trouvait deux chaises longues où la nouvelle maitresse de Lynia s’assît :
- Voilà, maintenant la visite est finie. Si tu n’es pas fatiguée je te propose d’aller directement faire les boutiques… enfin raisonnablement… À moins que tu n'arrives à me convaincre du contraire, affirma-t-elle, enjôleuse. Lynia elle, ne se permit pas de contester.
- Avec plaisir madame mais je ne voudrais pas gaspiller tout votre argent, vous m’avez déjà apportée bien plus que tous mes précédents maitres vous savez. Je m’estime déjà bien heureuse de vous avoir rencontrée. C’était vrai. Sans sa maitresse, elle serait encore entre les mains de Barlak à cette heure, sur Joab et sa fosse puante.
C’est ainsi qu’aussitôt arrivée, aussitôt repartie. Lynia laissa rapidement son sac dans sa chambre – toute contente d’en avoir une (aussi belle de plus) – pour suivre sa maitresse jusqu’aux plus proches boutiques. Durant le trajet, une question lui vint à l’esprit qu’elle balaya aussitôt : que cachait-elle ? Pourquoi tant de gentillesse ? Elle était bien obligée d’admettre qu’aucun pro-esclavagiste ne faisait de cadeau à un esclave, c’était même le contraire, alors pourquoi elle ? Si elle n’était pas une pro-esclavagiste, elle l’aurait déjà libérée alors quoi ? Que ne lui avait-elle pas dit ?

Mais Lynia ne se permit pas de réfléchir à la question, ne souhaitant pas briser la beauté de l’instant : pour la première fois en cinquante ans, elle quittait enfin les Systèmes Terminus et pour le Présidium en plus ! Et là, elle allait faire les boutiques. Certes elle était toujours esclave mais c’était une situation bien meilleure que tant d’autres esclaves (elle pensa d’ailleurs à cet instant à Roran et sa petite amie asari Myri), elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas et elle ne devait pas se plaindre de tout ça. Carpe diem - profiter de l’instant présent. Le futur au futur, elle y réfléchirait quand elle y serait confrontée. Le trajet se vit magnifique lui aussi, une affiche propagandiste (qu’elle ne lut pas mais qui traitait apparemment d’une étrange espèce animale nommée « Douros »), de l’eau, de la verdure, un air pur et pas le moins du monde épuisant et ce blanc… un blanc à s’en aveugler les yeux. Si les crédits devaient avoir une couleur et bien Lynia l’avait déjà trouvée : le blanc.

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Journal de Bord
Extranet
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L'éternité se fait longue et immuable, quand les secondes s'égrènent dans un capharnaüm total.


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Dès que Lynia fut rentrée dans sa chambre pour déposer son sac, la mercenaire l’imita rapidement, quittant le balcon pour déposer sa valise sur son grand lit. Une fois la grosse caisse à roulette rouge sur les draps blancs de l’asari, cette dernière sortit de sa chambre et attendit Lynia devant la porte d’entrée avant de descendre dans la rue. Il ne fallut aux deux asari qu’un peu plus d’un quart d’heure de marche pour rejoindre la rue commerçante que Kali avait évoqué plus tôt : Greenalley. Comme son nom l’indique, la rue commerçante était truffée d’espace vert, d’immenses arbres jonchaient la rue de part et d’autre à 50 mètres les uns des autres. Kali s’était amusée à vérifier la symétrie de la rue un jour où elle s’était fortement ennuyée, elle remarqua par conséquent que le 8ème arbre du côté droit de la rue était plus prêt de son collègue de gauche que celui de droite. A quelques endroits de la rue, on peut trouver quelques fontaines et quelques bancs parsemés par-ci par-là sur les grands carreaux blancs formant le sol de la Greenalley. En ce qui concerne les magasins, il y avait un peu de tout : des magasins de vêtements, des bijouteries, des maroquineries, des magasins technologiques et plein d’autres choses encore mais, tous avaient un point commun : la grande sobriété de leur façade. A la différence de Silversun Strip, l’endroit tout entier respirait la tranquillité, la sobriété, le calme et même malgré les quelques enfants qui se couraient après, un vieillard grincheux pouvait s’asseoir sur un banc et somnoler sans interruption. Kali aimait se calme c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la mercenaire avait décidé d’acheter un appartement ici, elle était sûr d’être tranquille.

Après avoir partagé sa pensée avec Lynia, l’asari se dirigea vers un magasin de vêtement bien précis nommé DeviDeva, magasin tenue par un humain du nom d’Amiya Kapoor avec qui elle entretient une relation plutôt amicale.

« - Mais surtout, j’ai droit à une belle ristourne sur ses habits. Je lui rends quelques petits services… surtout d’ordre publicitaire si l’on peut dire. Enfin, tu verras bien à l’intérieur. »

Dès que Kali fut en face des portes du magasin, ces dernières s’ouvrirent automatiquement permettant ainsi à Lynia de voir l’intérieur du bâtiment. La décoration de la boutique contrastait terriblement avec la devanture.  A l’extérieur, le DeviDeva était à l’image de la Greenalley, blanche, sobre, chic mais l’intérieur était beaucoup plus coloré, excentrique et une musique orientale douce résonnait joliment à l’intérieur. A peine entrée, une humaine salua poliment les deux asaris, les remerciant de venir dans la boutique. Lorsqu’elle demanda si elles avaient besoin d’une vendeuse pour les conseillers, Kali déclina poliment indiquant qu’elle était une habituée. Très peu de temps après, la mercenaire poussa Lynia dans les rayons lui disant de choisir ce qui lui plait.

« - Choisis deux, trois tenues qui te plaisent et je te les offrirai et une fois que tu auras trouvé ton bonheur, nous irons dans le rayon des sous-vêtements, histoire d’en trouver qui corresponde. Oh j’aime beaucoup cette robe qu’en dis-tu ? »

Kali montra un mannequin blanc portant une longue robe noir. La robe recouvrait en totalité les épaules ainsi que les omoplates cependant, en dessous d’elles, il n’y avait plus de tissu laissant une grande partie du dos à la vue de tous. Le devant de la robe était marqué par un profond décolleté parfait pour les petites poitrines, laissant le thorax et une partie de la poitrine nus. Le bas de la robe, descendant jusqu’au cheville, était coupé en deux endroit sur le devant laissant apparaître les jambes lorsque l’on pouvait marcher évitant ainsi des problèmes de mouvement. Le tissu était très doux et particulièrement fin mais ne laissait rien transparaitre à par les formes de celle qui la portait.

« - Oh… tu veux bien l’essayer ? Pour moi ? Alleeeeeeeeeeeeez… »

Kali regardait Lynia avec insistance, à la limite des yeux de biche mais un rire au parfum de curry vint l’interrompre.

« - Je vois que tu as gardé ton goût prononcé pour les belles choses ma chérie, déclara une voix légèrement efféminé.
- Bonjour Amyra, c’est un plaisir de te revoir, répondit la mercenaire en se retournant vers l’indien. Je vois qu’il y a beaucoup de nouvelles choses.
- Cela fait un peu plus d’un mois que tu n’es pas venue alors oui, il y a beaucoup de nouvelles choses. Enfin, te connaissant, je suis sûr que tu vas tout essayer avant de laisser mes filles ranger tout ça sans rien acheter. Mais dis-moi, qu’elle est donc cette charmante créature qui t’accompagne ? »

L’humain avait porté son attention sur Lynia et lui offrait le plus beau de ses sourires. Amyra Kapoor était un homme mûr d’1m70 à la peau divinement coloré d’un brun clair mais très épicé, il était habillé entièrement en blanc, une longue chemise à moitié ouverte dévoilait son torse plat, épilé et un chouia huilé. Ses cheveux, d’un noir profond, étaient parfaitement coiffés donnant un volume assez aérien. Il portait également plusieurs bijoux sur lui dont un magnifique collier orné d’un trident en or qui retombait au creux de son torse. Kali sourit à l’humain et se tournant vers Lynia elle déclara :

« - Amyra, je te présenté Lynia c’est… ma nouvelle colocataire.
- Oh ! Et bien ! L’homme se rapprocha de Lynia et dit : Enchanté mademoiselle et connaissant Kali, je vous souhaite bonne chance, il faut dire qu’elle est particulièrement insatiable donc j’espère qu'elle ne vous épuise pas trop. En tout cas Kali, ce sont tes voisins qui doivent être content !
- Hum… Amyra… Pas, ce genre de colocataire, lâcha l’asari se frappant le front de la paume de sa main. »

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mer 28 Mai - 22:00





Il fallait bien accorder une chose à l’endroit, c’était sa beauté. Oh et peut-être bien aussi son calme, bien que le calme ne soit pas forcément l’exclusivité du Présidium, il ajoutait certainement une touche au coin. Un très joli coin, vert, blanc, le tout respirant la richesse.  Widow – enfin T’Sano ici – bifurqua soudainement sur sa droite, Lynia sur les talons, pour pénétrer dans un magasin de vêtements. Si l’extérieur était typique du Présidium, l’intérieur lui était beaucoup plus… coloré. Un côté qui rendait la pièce plus vivante aux yeux de Lynia, un plus certain à côté de la sobriété extérieure. Elle passa au passage devant divers panneaux publicitaires, trop rapidement pour avoir le temps de déterminer si l’une des asari que l’on y voyait poser était bien sa maitresse. Tant pis, elle verrait plus tard. La concernée par la réflexion elle, insista pour que sa petite protégée se choisisse une série de vêtements, ce qui gênait Lynia. Pourquoi ? Elle ne le savait pas trop, la richesse des vêtements, le manque de pratique, les deux peut-être ? Cependant, la robe que lui tendit sa protectrice semblait magnifique, du moins le peu de temps qu’elle put lui accorder avant qu’un étrange humain ne vienne la perturber dans son analyse. Il semblait bien connaitre Widow, qui s’échangèrent des banalités avant que l’humain, plutôt étrangement habillé par rapport à ceux que la demoiselle asari avait l’habitude de voir (une excentricité de riche sans doute), ne demande à Widow qui était l’asari qui l’accompagnait.

- Amyra, je te présenté Lynia c’est… ma nouvelle colocataire.
- Oh ! Et bien ! L’humain s'approcha de Lynia, qui fut légèrement intimidée : Enchanté mademoiselle et connaissant Kali, je vous souhaite bonne chance, il faut dire qu’elle est particulièrement insatiable donc j’espère qu'elle ne vous épuise pas trop. En tout cas Kali, ce sont tes voisins qui doivent être content !
- Hum… Amyra… Pas ce genre de colocataire, lâcha l’asari en plaquant sa main sur son front dans ce que Lynia analysa comme une gêne, qu'elle éprouvait elle-même.
- Je... je vais aller essayer votre robe madame !

Elle se précipita presque pour débiter cette phrase, récupérant précautionneusement ladite robe auprès d'une asari amusée, avant de se rendre aux cabines d'essayages. En chemin, elle retomba sur les panneaux publicitaires qu'elle avait déjà remarqués, n'ayant d'autres choix que de reconnaitre sa maitresse et protectrice habillée des diverses accoutrements que proposait le magasin. Quel magasin ! Des habits à perte de vue, tous sûrement plus chers les uns que les autres, le genre de vêtement qu’elle n’aurait jamais eu l’occasion de s’acheter. Pour ainsi dire, Lynia ne se sentait pas vraiment à sa place ici, loin de tout ce qu’elle avait connu au cours de sa vie. Elle n’avait jamais été très riche, même sur Illium et Thessia, juste une personne lambda parmi tant d’autres. Tout cet étalage de… de richesse, n’avait pour seul effet que de la gêner comme si on dressait devant elle un panneau où il serait écrit « tu n’as rien à faire ici ».  La robe que lui avait tendue la mercenaire alla à merveille à Lynia qui se décida donc à la prendre. Pour d’autres vêtements en revanche, elle avoua ne pas trop quoi savoir choisir : plus elle regardait tous ces vêtements et plus elle hésitait, son sentiment de malaise ne l’aidant pas le moins du monde. Finalement Lynia se résolu finalement par demander son avis à Widow – son autre nom ne rentrait pas encore totalement, bien qu’elle se gardait évidemment de prononcer « Azure Widow » devant qui que ce soit d’autre que les deux asari.

- Dites-moi, que pensez-vous de m'aider à choisir ? J'ai... un peu de mal à me décider. Étant donné que l'humain était toujours là, Lynia se garda bien d'évoquer la raison de son malaise.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mar 10 Juin - 22:51

Tandis que Lynia filait, le violet aux joues, dans une cabine d’essayage, Kali reporta son attention vers l’indien dont la figure était traversée par un immense sourire. Visage que la mercenaire traversa de sa main, frappant l’arrière crâne de l’homme avec rapidité avant d’ajouter en soupirant :

« - Tu ne sais pas tenir ta langue toi, pire qu’un coiffeur.
- Disons que je sais quels secrets je dois garder pour moi-même n’est-ce pas… widow ? Alors comme ça ta colocataire qui ne qu’une colocataire en tout bien tout honneur connait le vraie visage de sa colocataire ?
- Un souvenir d’une mission en quelque sorte.
- Donc… colocataire… hein ?
- Oui enfin, Kali afficha un sourire coquin, pour l’instant en tout cas. »

Amyra lâcha un grand rire avant de retrouver très vite son sérieux lorsqu’il croisa le regard noir que Kali lui lançait. Ce passage quasi instantané du rire aux larmes permit à la mercenaire d’esquisser un sourire amusé avant de lâche un petit clin d’œil à l’humain qui comprit aisément que Kali se payait sa tête. Finalement, l’homme déclara en soupirant :

« - Donc j’avais plus au moins raison.
- En effet, mais si tu veux pouvoir t’en vanter, il vaut mieux que tu ne dises rien d’autre. Mon petit agneau tikka.
- A non ! Tu m’avais promis de ne plus m’appeler comme ça ! »

L’asari et l’humain continuèrent de se chamailler comme des mômes jusqu’à ce que Lynia sorte finalement de la cabine, la robe sur les épaules. Et quelle robe, cette dernière lui allait à ravir mais le plus important, c’est que l’esclave était particulièrement belle à l’intérieur. Kali n’en revenait pas et lorsqu’elle jeta un œil à Amyra, elle sut qu’elle n’était pas la seule. La mercenaire reporta cependant son attention sur Lynia, la parcourant du regard, amusé de voir à quel point Barlak ne s’était pas rendu compte du joyau qu’il possédait. Cette petite asari servile était désormais la propriété de Kali et comme elle s’en était doutée après leur première rencontre, Lynia ne cessait pas de prouver à l’ancienne commando qu’elle avait eu raison de la sortir de cette planète poussiéreuse qu’est Joab. Ces pensées n’empêchèrent nullement Kali de reluquer un peu plus son esclave lui demandant de tourner sur elle-même pour en voir un peu plus. La mercenaire finit par se mordiller la lèvre inférieure, un feu commençant à s’allumer en elle tandis qu’elle contemplait sa congénère. Cependant, avant que ce feu ne la pousse à prendre l’asari par la main pour l’éteindre dans une cabine, elle secoua vivement la tête afin de reprendre un semblant de calme. Pour faciliter le retour à cet état, la mercenaire dit à Lynia de se chercher quelques autres vêtements. En attendant, pour refaire tomber la pression, Kali se tourna vers Amyra pour entamer une discussion tout ce qu’il y avait de plus normal. Après quelques minutes de palabre sans grand intérêt que celui de faire la conversation, Lynia s’approcha de sa maîtresse l’air gêné et lui demanda de l’aide pour choisir. Avec un grand sourire, la mercenaire déclara :

« - Et bien laissons mon bon ami choisir, il a un don pour habiller les jolies filles… et les jolies garçons hmm ? Amyra, je voudrai que tu trouves une tenue sexy mais plus… urbaine que la robe et enfin une autre un peu plus sobre.
- Et bien souhaites, l’humain commença à s’éloigner puis se retournant vivement il lâcha : Comment ça les garçons ?
- Amyra, tout le monde sait que tu aimes les roseaux, conclu Kali en tirant la langue tandis qu’un grand sourire lui traversait le visage. »

L’homme lança également sa langue en avant en signe de représailles avant de disparaitre dans les rayons. Kali reporta alors son attention vers Lynia. L’esclave semblait anxieuse, elle regardait les lieux et les vêtements intimidés. Elle était troublée par ce qui l’entourait et Kali ne put que comprendre pourquoi. Tout ce luxe, cette opulence, c’était une chose qui devait être totalement étranger à l’esclave et avoir accès à tout cela en un claquement de doigt devait l’étonner grandement. Lâchant un tendre sourire, Kali s’approcha de Lynia et la prit par la main :

« - Lynia, tu ne fais pas tâche ici, personne ne sait qui tu es ni d’où tu viens, je te l’ai dit au post des douanes : tu recommences une nouvelle vie. Et du peu que je sais de ce mot qui commence par E S C, je crois savoir que l’adaptation de ladite personne à son… employeur est requise non ? Ce que tu vois autour de toi, c’est une partie de mon quotidien et des à présents, c’est également le tiens, c’est celui de Lynia S’Rani aux yeux de tous et c’est celui de Lynia T’Nora aux miens. Tu fais partie de ce monde désormais… enfin, tant que ton CDI dure… et j’espère qu’il durera longtemps. Allez souris miss, car ce que tu as sous les yeux fait partie de ta nouvelle vie… et puis ce n’est pas comme si j’allais t’offrir tous les jours des fringues gratos, je suis gentille mais pas conne. »

La mercenaire termina en tapotant la joue de sa consoeur puis elle s’approcha un peu plus d’elle et lui chuchota :

« - Et puis, tu es tellement joli comme ça. »

Kali lâcha ensuite un rire cristallin avant d’être interrompu par un indien légèrement embrioché chargé comme une mule d’un tas d’habits différents.

« - Amyra… j’ai dit deux tenues… c’est quoi tout ça ?
- Tu m’as aussi dit de faire comme je le souhaitais alors j’apporte de quoi expérimenter. Allez oust ! Je vais m’occuper de ton amie. »

L’ancienne commando s’inclina respectueusement devant le maestro du fil et de l’aiguille avant de faire un pas de côté pour lui lancer le champ libre. L’humain se jeta alors sur Lynia et lui fait essayer de nombreux vêtements, jetant dans les airs ceux qui ne convenaient pas comme de vulgaire chiffon malgré la qualité des tissus. La scène était burlesque, grotesque et particulièrement comique, Amyra jetant parfois les vêtements que Lynia n’avait même pas commencé à enfiler. Finalement après une bonne demi-heure d’essayage et de réessayage, le miracle s’accomplit et Amyra finit par se décider sur deux tenues. La première, comme l’avait demandé Kali, était très sexy mais également portable en quotidien : le haut était constitué d’un bustier blanc et noir, constitué d’un tissu léger et flexible pour couvrir la poitrine et d’un cuir terne plus solide entourant le ventre. La pièce tenait parfaitement à la poitrine laissant à découvert les épaules et les omoplates, la coupe était assez plongeante à la naissance de la poitrine et plongeait en pointe au niveau du bas. Ainsi, le nombril et le bas du ventre était couvert tout en laissant une petite partie des hanches à l’air libre. En ce qui concernait le bas, Amyra proposa un mini short en jean noir dont la coupe assez basse laissait à nu la totalité des jambes et bombait les fesses sans compresser le corps. Pour la seconde tenue, l’humain avait trouvé quelque chose de plus normal mais tout aussi joli, un tailleur noir complété d’un chemisier blanc en dentelle et terminé par un pantalon en toile noire. La tenue faisait de Lynia une femme d’affaire sérieuse dont les charmes étaient incontestables. Pour terminer, Amyra offrit deux paires de chaussures à talon court pour Lynia qui iraient parfaitement avec les trois tenues.
Finalement, c’est avec deux sacs bien remplis que les deux asaris quittèrent le magasin de vêtement. Kali n’avait rien eu à payer mais Amyra l’appelerait dans quelques jours pour un shooting, il proposa également à Lynia d’accompagner sa maîtresse et de poser si cela lui dis et comme elle cherchait du travail, l’humain lui dit qu’une vendeuse de plus ne le dérangerai pas ou bien un modèle à temps complet. Une fois dehors, Kali reparla de cette proposition d’emploi.

« - Tu devrais accepter la proposition d’Amyra, c’est un homme doté de bon sentiment et il est gay donc tu n’as rien à craindre. Pour le boulot de vendeuse, il t’apprendra sûrement les bases avant de te jeter dans la jungle. Sinon le shooting est une bonne option, tu es jolie, tu n’as qu’à poser comme un mannequin de bois devant l’appareile photo et sourire comme une demeuré. Ca à l’avantage d’être bien payé et de ne prendre que peu de temps dans une semaine. Enfin tu fais comme tu veux en tout cas, si tu veux voir pour le shooting je te propose de m’accompagner quand même lorsque j’irai poser pour Amyra. Que tu veuilles participer ou non, c’est ton choix. »

Kali s’assit sur un banc et, regardant profondément Lynia dans les yeux, elle déclara :

« - Alors, que faisons-nous maintenant ? Je te laisse choisir. »

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mer 11 Juin - 11:27





Pendant que le fameux humain partait s'enfoncer dans les méandres de son propre magasin à la recherche de vêtements pour Lynia, cette dernière continuait à se trouver intimidée par les lieux. Un fait qui dû être remarqué par sa maitresse, car celle-ci chercha visiblement à la rassurer en expliquant à Lynia qu'elle était à sa place ici et que s'adapter faisait aussi partie de ses devoirs. Ce dernier point eut l'effet d'une pique dans sa nuque qui électrifia sa peau : c'était effectivement ce que son statut d'esclave insinuait. Sa maitresse avait beau être gentille, Lynia ne devait pas oublier qu'elle restait une esclavagiste, elle avait été claire sur ce sujet. Puis avec tout ce qu'elle faisait jusque-là, elle pouvait bien au moins faire l'effort de combattre son malaise.

- Et puis, tu es tellement joli comme ça. Rajouta-t-elle subitement, provoquant une nouvelle montée de mauve que l'asari avait du mal à contrôler. Essayait-elle de la draguer ? En tout cas, elle la remercia. Sans préciser si c'était pour le compliment ou pour l'avoir rassurée - elle-même ne le savait pas trop, sûrement un peu des deux.

La suite devint une série d'essais de vêtements effectués avec une expertise scientifique mais aussi légèrement grotesque qui fit sourire Lynia, et ce durant près d'une demie-heure. Certaines tenues avaient à peine le temps d'atterrir dans ses mains que l'humain, Amyra, les reprenaient aussitôt en les commentant souvent avec des "inutiles" ou "inadaptées". En définitive, Lynia récupéra deux autres tenues différentes exactement comme demandé par Kali "T'Sano". L'une mettait un peu mal à l'aise Lynia car évoquant quelques mauvais souvenirs mais elle se força à faire fi de ses sentiments : elle n'avait pas à discuter, surtout que les vêtements lui étaient offerts. Ainsi que les chaussures. Plus, en prime, non pas une mais deux offres d'emplois. De quoi faire chaud au cœur de l'asari : elle avait beau être toujours esclave, elle se sentait bien mieux que jamais. Alors qu’elles traversaient l’allée et ses parterres de fleurs, sa maitresse prit la parole :
- Tu devrais accepter la proposition d’Amyra, c’est un homme doté de bon sentiment et il est gay donc tu n’as rien à craindre. Pour le boulot de vendeuse, il t’apprendra sûrement les bases avant de te jeter dans la jungle. Sinon le shooting est une bonne option, tu es jolie, tu n’as qu’à poser comme un mannequin de bois devant l’appareile photo et sourire comme une demeuré. Ca à l’avantage d’être bien payé et de ne prendre que peu de temps dans une semaine. Enfin tu fais comme tu veux en tout cas, si tu veux voir pour le shooting je te propose de m’accompagner quand même lorsque j’irai poser pour Amyra. Que tu veuilles participer ou non, c’est ton choix.
- Je n’ai pas vraiment le choix si je ne veux pas être un poids mort à vos côtés. Et je ne le veux pas. Vous avez fait beaucoup pour moi en quelques jours seulement, la moindre des choses et que je rapporte un peu d’argent. Elle regarde l’eau du Présidium un peu plus bas, si calme et magnifique. De plus ça ne pourra me faire que du bien de travailler ici. Amyra a l’air de quelqu’un de vraiment très aimable.

Elle ne savait pas encore quel emploi elle allait se décider à prendre, car l’humain lui en avait proposé deux. Cependant il était plus que probable qu’elle prenne les deux à la fois, si tant est que les horaires puissent se marier, ça ne ferait que plus d’argent de rapporté. Devant elle, celle que Lynia accompagnait depuis quelques jours maintenant décida de s’assoir sur un banc. Lynia elle posa les deux sacs à ses pieds et attendit à côté, mains sur le muret qui la séparait du vide ainsi que du lac du présidium en contrebas. Une nouvelle fois ce fut sa maitresse, Kali – qu’elle avait du mal avec ça, l’habitude d’un demi-siècle ! – qui prit l’initiative de la parole et Lynia se retourna vers une mercenaire qui la fixait droit dans les yeux.
- Alors, que faisons-nous maintenant ? Je te laisse choisir. Quoi, choisir ? Comment Lynia pouvait-elle deviner ce qu’elle pouvait bien faire dans un endroit qu’elle n’avait connu qu’une seule fois ? Elle ne sut quoi répondre durant quelques longues secondes avant qu’une idée ne vienne s’imposer d’elle-même.
- J’aimerais me rendre dans le secteur Tayseri madame. La seule fois où je suis allée sur la Citadelle avant ce jour, c’était là-bas. Avant mon… Elle hésita, en proie à tant de mauvais souvenirs. Ça me ferait du bien d’y retourner, juste une fois.

Pour son plus grand bonheur elle accepta d’y aller et les deux consœurs asari allèrent déposer les sacs à l’appartement avant de se mettre en quête d’un taxi. Encore. À croire que c’était leur passe-temps favori, prendre un taxi. Le trajet dura plus de deux heures, la faute à un trafic incroyablement dense. Trop pour les deux asari qui finirent par s’arrêter pour finir le reste du trajet à pieds. Lynia avait l’intention de faire un espèce de recueillement à l’endroit où l’équipage de Hogun Die était allé à sa première visite, une sorte de devoir de mémoire pour elle. En attendant, elle profita de la présence de sa maitresse pour la questionner sur tout et sur rien à propos de la Citadelle, tout ce qu’elle pouvait bien connaitre (et qu’elle voulait bien lui dire, Lynia conservant la politesse extrême qu’on lui avait inculqué malgré elle) : le fonctionnement jour/nuit, le genre d’emploi typique de la station, quelles espèces y étaient majoritaires etc… Bref, le questionnement de la parfaite petite curieuse. Elle n’avait pas eu trop l’occasion de s’y intéresser la dernière fois. Au bout d'une demie-heure de marche et de palabres, Lynia arriva dans le bloc qui l'intéressait. Elle reconnaissait les lieux et surtout la petite cour intérieure typique où se dressait plusieurs magasins de vêtements et de jouets, cafés, boutiques de souvenirs ainsi qu'un grand parterre carré de fleurs au centre même de la pièce, entouré de quatre banc. L'arbre qui y trônait au centre des fleurs venait de Thessia, un arbre magnifique dont les extrémités remplies d'énergies biotiques avaient tendance à luire fortement lorsqu'une ou plusieurs asari passaient à côté, rajoutant à la magnificence de l'être végétal. Elles se trouvaient au premier étage, l'endroit en contenait deux en sus du rez-de-chaussé et Lynia chercha à descendre en bas. Elle s'expliqua à sa maitresse, visiblement curieuse :
- Lorsque j'ai été... capturée, je faisais partie de l'équipage marchand d'un volus. Le Hogun Die. C'est à son bord que je suis venu pour la première fois à bord de la Citadelle et on s'était retrouvé ici. Ils sont sans doute tous morts aujourd'hui, sauf peut-être Talia mais j'ignore où elle est. Tandis qu'elles se dirigeaient en bas, une larme coula sur la joue de l'asari. Une larme qu'elle se refusa à essuyer. Je n'ai jamais eu l'occasion de leur dire au revoir, de faire leur deuil. C'est pour ça que je souhaitais venir ici. Madame. Rajouta-t-elle à la fin.

Quelques larmes supplémentaires coulèrent alors qu'elle passait devant le café où ils étaient allés, puis un peu plus encore quand elle vint devant l'arbre. Absente, laissant les larmes couler, elle joua distraitement avec l'une des branches les plus basses du végétal qui se trouvait à sa portée, faisant luire d'un bleu-mauve biotique le tout d'une manière qui amusa un enfant turien qui passa à côté avec ses parents. Elle repensa à eux-tous, à chaque instant passé avec. Chaque lieu visité. Tout les morts, qu'elle énuméra de mémoire un à un, parfois sans se souvenir du nom d'un ou deux. Il était temps qu'elle leur dise au revoir, après cinquante ans passé à refouler leur souvenir. Oui.

Au revoir.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mar 17 Juin - 21:56

« - J’aimerais me rendre dans le secteur Tayseri madame. La seule fois où je suis allée sur la Citadelle avant ce jour, c’était là-bas. Avant mon… Elle se tut quelques instants hésitante avant de reprendre : Ça me ferait du bien d’y retourner, juste une fois.  »

Tandis qu’elle disait ses mots, Kali ne put s’empêcher de voir le malaise qui habitait son esclave et le peu de chose qu’elle venait de confesser l’aida à connaître un peu mieux son passé. Ainsi, elle était déjà venue à la Citadelle et cet excursion semblait s’être mal terminé ou était-ce simplement un des meilleurs souvenirs qu’elle avait avant de finir un collier autour du cou ? La mercenaire ne pouvait faire que des présomptions à partir de ça, par conséquent, elle décida d’arrêter d’extrapoler, Lynia distillerait sûrement d’autres bribes de son passé pour éclaircir son passé à sa maitresse. Kali se concentra sur tout autre chose, le secteur Tayseri. Il était très éloigné de leur position et vu l’heure, la circulation allait être horrible mais l’asari s’était engagée à la laisser choisir. Alors souhaites, elles iraient là-bas.

« - Très bien, allons-y.  »

Rappelant à Lynia de ne pas oublier les sacs, Kali se dirigea vers l’une des nombreuses stations de taxis de la Greenalley et une fois dans l’un des véhicules, elles partirent en direction du lieu que Lynia souhaitait visiter et comme elle l’avait imaginé, la circulation était particulièrement horrible. Les navettes voyageaient tellement lentement que les deux asaris décidèrent d’un commun accord de descendre du véhicule pour combler le chemin restant à pied. Ce n’était pas plus mal d’ailleurs, Lynia profitant de la longue marche pour questionner Kali sur la citadelle et cette dernière était ravie d’y répondre. Pour commencer, la mercenaire expliqua que le système jour/nuit était uniquement implémenté dans le présidium, pendant 14h le plafond représentant le ciel émettait une lumière semblable au jour avant de diminuer en intensité et de devenir noir, imitant alors la nuit pendant 6h. Cependant, les habitants des secteurs n’étaient pas aussi bien logés et rien ne mimait le cycle d’une vraie planète. La mercenaire confia à Lynia qu’elle avait autrefois habité dans ces secteurs surpeuplés et que l’absence de repère dans le ciel l’avait assez choqué mais à force, elle avait fini par s’habituer. Cependant même si aucun cycle n’était retranscrit, il n’était pas dur d’avoir l’heure et de garder une vie caler au GSD mais, le plus important, c’est que de cette manière, la plupart des magasins étaient ouvert jour et "nuit" et chacun pouvait avoir sa propre journée. En tout cas, Kali était sur d’une chose, les entreprises d’horlogerie avaient énormément la côte dans la citadelle.
Pour ce qui concernait les emplois, la Citadelle était fourni de tout et de n’importe quoi et si un métier n’existait pas, elle assura à Lynia que quelqu’un venait juste de déposer le poste à l’administration de la Citadelle. Enfin, concernant la population, les humains étaient très proche de détenir la majorité. Depuis la guerre, les Asaris ont perdu cette place prédominante qui était leur pendant plusieurs siècles et désormais, elles font malheureusement partis des minorités. Quelques nouvelles races se sont implémentées en grand nombre comme les butariens (Kali cracha par terre et lança un juron incompréhensible en disant leur nom) ou les krogans, les deux races ayant décidé de montrer qu’ils existent à la fine crème du présidium. Sinon, les autres races concilliennes ont gardés leur poste, la mercenaire lâcha également un petit soupire déçu lorsqu’elle évoqua l’absence des Quariens à ce grand bordel qu’était la Citadelle.
L’ancienne commando continua de répondre aux questions de sa consœur en essayant de se rendre la plus précise possible jusqu’à ce qu’elles atteignent finalement le lieu que Lynia souhaitait visiter. Une fois dans le secteur, l’esclave utilisa ses souvenirs pour guider Kali vers une place joliment arrangé. Des passerelles entouraient l’extérieur de la place sur deux étages, relié par des escaliers, permettant ainsi la présence de nombreux magasins mais ce, tout en vertical. Le centre de la place était habité par un arbre magnifique que l’ancienne commando reconnut. L’arbre venait de sa planète natale, Thessia, et il avait une grande particularité : les extrémités de ses branches luisaient lorsqu’une asari se tenait à côté. A la vue de cet arbre, la mercenaire fut remplie par la mélancolie et après avoir ressenti un léger malaise par des souvenirs qu’elle refusait de voir ramener à la surface, elle se concentra sur Lynia. L’esclave se tourna alors vers sa maîtresse et déclara en même temps qu’elle descendait les escaliers pour se rendre près de l’arbre :

« - Lorsque j'ai été... capturée, je faisais partie de l'équipage marchand d'un volus. Le Hogun Die. C'est à son bord que je suis venu pour la première fois à bord de la Citadelle et on s'était retrouvé ici. Ils sont sans doute tous morts aujourd'hui, sauf peut-être Talia mais j'ignore où elle est. Je n'ai jamais eu l'occasion de leur dire au revoir, de faire leur deuil. C'est pour ça que je souhaitais venir ici. Madame.  »

Kali ne laissa aucuns mots s’échapper d’entre ses lèvres lorsqu’elle remarqua les perles salines s’écoulés lentement sur le visage bleuté de sa consoeur. Elle était près d’elle mais c’est tout ce qu’elle s’autorisait, laissant Lynia refermer des blessures qui étaient encore ouverte jusqu’à maintenant. Le silence régna encore plus tandis que l’asari se replia sur elle-même, comme priant. Kali laissa donc sa consœur tranquille pendant tout le processus, la peine que Lynia éprouvait était un peu trop communicative et l’ancienne commando ne put s’empêcher de se souvenir de ses trois consœurs avec qui elle avait suées sang et eau pendant un petit peu moins d’un siècle avant de voir leur cadavres trainés comme de vulgaire bout de viande tandis qu’elle se faisait torturer par celui qui avait réussi à les piéger. D’autres souvenirs douloureux qu’elle ne voulait pas revoir firent leur apparition mais petit à petit, tandis que Lynia semblait retrouver un semblant de paix, Kali sut en faire de même et alors que sa nouvelle compagne de voyage disait adieu à ceux avec qui elle avait partagé un bout de sa vie, la mercenaire en fit tout au temps.
Doucement, Kali vint poser sa main sur l’épaule de Lynia avant de lui adresser un sourire maternel et de dire :

« - Maintenant ils savent que tu es sauf, que tu as la chance de pouvoir recommencer… mais ne les oublies pas, ce sont ces souvenirs qui font ta force, qui te rappelle tes erreurs afin qu’elles ne se reproduisent plus… je sais de quoi je parle, moi aussi j’ai perdu de nombreux êtres chers au cours de ma vie… Parfois la déesse peut-être cruelle mais si l’on réussit à se sortir des épreuves qu’elle nous impose, on en sort toujours plus forte. Je l’ai fais, maintenant c’est à ton tour et je veux bien t’aider… j’ai d’ailleurs un peu commencé en te sortant de Joab, dit-elle en laissant échapper un rire à moitié soufflé. »

Après avoir fini sa petite tirade, elle s’assit à côté de Lynia avant de dire sérieuse :

« - Je vais te dire la vérité… je me sens incroyablement seule et incroyablement las… j’aime le métier que je fais mais… j’ai envie de plus… plus qu’un simple nom qui fait trembler les quelques crapules qui peuvent avoir des choses à se reprocher… je veux faire plus qu’être une simple mercenaire… Kali regarda en l’air et leva la main avant de reprendre : Je veux faire trembler la galaxie entière, je veux que l’on m’aime et que l’on me déteste, que l’on me vénère et que l’on me maudisse. J’en connais une ainsi, elle se nomme Aria T’Loak… je veux… la surpasser… cela te tenterait de m’aider ? »

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Lun 30 Juin - 15:58





Alors que ses larmes séchaient et que sa tristesse s’apaisait, se muant en une sourde douleur, Lynia sentit la main de sa nouvelle maitresse sur son épaule. Se retournant vers elle, l'asari se confronta à un sourire réconfortant ainsi que des paroles qui se voulaient l'être tout autant :
- Maintenant ils savent que tu es sauf, que tu as la chance de pouvoir recommencer… mais ne les oublies pas, ce sont ces souvenirs qui font ta force, qui te rappelle tes erreurs afin qu’elles ne se reproduisent plus… je sais de quoi je parle, moi aussi j’ai perdu de nombreux êtres chers au cours de ma vie… Parfois la déesse peut-être cruelle mais si l’on réussit à se sortir des épreuves qu’elle nous impose, on en sort toujours plus forte. Je l’ai fais, maintenant c’est à ton tour et je veux bien t’aider… j’ai d’ailleurs un peu commencé en te sortant de Joab, termina-t-elle en un rire étouffé.

Souriant à la petite pique, Lynia la remercia, même si en son fort intérieur elle n'arrivait pas à se passer de cette boule de nerf au creux de son ventre... Son interlocutrice elle, parut devenir plus sérieuse et s'assit sur le banc le plus proche de Lynia avant de la regarder dans les yeux :
- Je vais te dire la vérité… je me sens incroyablement seule et incroyablement las… j’aime le métier que je fais mais… j’ai envie de plus… plus qu’un simple nom qui fait trembler les quelques crapules qui peuvent avoir des choses à se reprocher… je veux faire plus qu’être une simple mercenaire… Kali regarda en l’air et leva la main avant de reprendre : Je veux faire trembler la galaxie entière, je veux que l’on m’aime et que l’on me déteste, que l’on me vénère et que l’on me maudisse. J’en connais une ainsi, elle se nomme Aria T’Loak… je veux… la surpasser… cela te tenterait de m’aider ?

Ouah... Que répondre à une telle tirade ? Lynia ne le savait guère. Avait-elle de toute manière réellement le choix au fond ? Sa bienfaitrice pouvait dire ce qu'elle voulait, elle restait une esclavagiste et Lynia, une esclave. Avec ou sans accord, elle serait bien obligée de l'y aider alors autant le faire de son plein gré. Puis... comme Lynia y avait déjà pensé plus tôt, après tout ce que son nouvel acquéreur avait fait pour elle l'aider était bien le minimum. S'attirer les foudres d'une mercenaire était bien la dernière chose qu'elle voulait faire. Aussi sa réponse fut-elle en adéquation avec ses pensées :
- Je... pour être tout à fait honnête, c'est un projet qui me parait très ambitieux. Mais après tout, toute chose prend fin un jour même le règne de la reine d'Omega. Un peu craintive sans raison de l'être, elle regarda tout de même autour d'elle, se rassurant en vérifiant que personne ne l'avait entendue. Rien n'est impossible à qui se permet d'y croire, alors oui je vous aiderais du mieux que je puisse faire. Ce n'est pas comme si j'avais le choix de toute façon ? Elle avait terminé cette phrase sur le ton de la blague et espérait que sa maitresse ne le prendrait pas mal. Ceci dit, même en ne laissant rien transparaitre extérieurement qu'un sourire d'une petite blagueuse, Lynia espérait avoir une réponse qui l'intéresserait au plus haut point...

Elle écouta attentivement la réponse de sa compère, avant de proposer de retourner à l'appartement. À titre personnelle, Lynia n'avait plus rien à faire ici. En chemin, elle continua de questionner Widow sur son ambition :
- Sans vouloir paraitre indiscrète, vous avez une idée de comment vous y prendre ? Par où commencer ? Avant d'atteindre un niveau tel que celui d'Aria, il vous faudra commencer par démarrer une affaire qui marche bien. Ce n'est pas le choix qui manque, surtout au sortir de la guerre : contrebande, piraterie, mercenariat, chasseurs de primes... J'ai servis sur un petit astéroïde qui servait de plateforme de contrebandes pour un peu tout le monde il y a quarante ans, Ventega. Dans ce domaine, c'est un bon endroit où commencer - quand on sait se défendre, ce qui est votre cas. Il y a toujours quelqu'un en demande là-bas. Sinon j'ai entendu dire que les pirates de l'espace butarien ont une planque du même genre dans le champ de débris d'Aratoth.

Discutant tout en marchant, Lynia remarqua qu'elles arrivaient dans une zone moins riche. Loin d'atteindre le niveau de pauvreté de Joab, cette zone contrastait fortement avec le reste de la Citadelle : des murs, simples, métalliques, partout autour d'elles. Pas de panneaux publicitaires, pas de taxi de libres (tous devant être utilisés pour le boulot par les habitants), l'ambiance qui régnait était celle d'un étalement de moyens réduit au minimum. Lynia ne pu s'empêcher d'avoir de la peine pour eux, tout en gardant conscience que leur vie était bien meilleure que la sienne sur Joab ou même celle de Roran et sa petite amie... Elle se tourna vers Azure, en proie au doute :
- On a dû se perdre, je ne me souviens pas être passée par ici tout à l'heure. Si ?

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Ven 25 Juil - 16:20

Ça y est, Kali venait de vider son sac. Oui ça lui avait du bien de dire à Lynia quel était son rêve, une parcelle de lucidité dans la folie de son esprit ou plutôt un petit brin de folie plus lucide que tout ce qui lui trottait dans la tête. Choisissez la réponse que vous préférez. Le seul hic à ce sac qui trainait sur le sol quasiment vide, c’était le lieu exact d’où il avait été vidé et ce n’était pas dans le lieu le plus discret malheureusement. Enfin, il était trop tard pour faire marche arrière et puis… ce n’est pas comme si Kali en avait quelque chose à faire qu’on l’entende déballer ses plans car avec un peu de bol, elle aurait quelques joyeuses épines à enlever de son pied. Autant qu’elle s’amuse pendant les années qu’allait lui prendre son projet. Finalement, ce qui lui faisait le plus plaisir, c’était le fait de ne plus être seul sur ce projet et d’avoir quelqu’un avec qui le partager. La mercenaire s’attachait beaucoup à Lynia au fur et à mesure qu’elle passait du temps avec elle, au fond d’elle, le monstre qu’y si trouvait hurlait qu’elle faisait une erreur en accordant si vite sa confiance à cette esclave mais Kali lui disait juste de la fermer, un siècle de solitude était devenu trop pesant pour elle et si Lynia l’aidait à se sentir mieux, elle était prête à en prendre le risque. Et puis… si jamais elle finissait par la trahir, Kali le laisserait s’occuper d’elle comme il l’avait fait pour le butarien.
Cette pensée tira un sourire sadique sur le visage de la mercenaire mais elle le remplaça par un sourire plus normal lorsque Lynia accepta de l’aider dans sa quête. Elle lâcha également un petit rire en entendant la fin de sa phrase. "Ce n’est pas comme si j’avais le choix" avait-elle dis. La mercenaire lâcha un : "En effet" plein de sarcasme avant de revenir à un ton plus normal et de conclure :


« - Mais c’est une obligation que tu ne regretteras pas. Je suis sûr que tu vas beaucoup t’amuser. »

Lorsque Kali termina sa phrase, son esclave lui proposa de rentrer chez elles, ce que la mercenaire accepta aussitôt. Cette place avait ramené de nombreux souvenirs un peu trop douloureux à l’asari et elle préférait le quitter le plus vite possible avant que les images les plus désagréables de son passé ne fassent leurs apparitions. Finalement, en reposant son regard sur l’arbre immense une dernière fois, c’est le visage de sa mère qui apparut dans son esprit et c’est avec une douce mélancolie qu’elle mit un pas hors de la place.
Le sourire que lui avait apporté cette image lui resta tout le long du chemin de retour tandis que Lynia la questionnait sur son ambition. La mercenaire y répondit sans réserve :

« - En effet, je sais comment je vais m’y prendre pour débuter sur cette voie. Vois-tu, depuis le temps que je vends mes services j’ai… comment dire… quelques clients fidèles qui seraient fortement intéressé par mon projet cependant, pour les convaincre je dois déjà faire mes preuves en solo si je puis dire. Dans cette optique, tu as trouvé l’un de mes points de départ : la contrebande. C’est difficile à avouer mais c’est le domaine le plus simple à conquérir, il y a beaucoup d’endroit de la galaxie qui sont difficile d’accès et dont l’approvisionnement est périlleux. Certains de ces systèmes sont déjà sous le contrôle de quelques groupes et s’y implanter ne sera pas une tâche aisée. »

Kali garda le silence quelques instants puis reprit avec un sourire légèrement sadique qui déformait ses lèvres :

« - Par conséquent… c’est plutôt à eux que je vais m’attaquer si tu vois ce que je veux dire. En d’autres termes, je vais déjà commencer par prendre le contrôle des petits groupes pour les associer ensuite tous sous la même bannière, ma bannière et ainsi m’assurer du monopole dans certaines zones. Quand ça sera fait, je m’attaquerai aux plus gros poissons en évitant si possibles de rentrer en conflit avec Aria et lorsque j’aurai une base de départ solide dans la contrebande, je dévoilerai mes idées à mes anciens clients dans l’espoir d’obtenir un financement privé, ce qui ne devrait pas être trop difficile. Enfin, selon le nombre de réponse positive… et bien je m’occuperai définitivement des négatives. »

La mercenaire lâcha un petit rire en terminant sa phrase avant de plonger son regard dans celui de Lynia et de lui dire sérieusement :

« - Quand à toi… tu es maligne et je suis sûr que tu pourras me conseiller. Oh ne te trompes pas, je sais exactement ce que je veux faire mais… avoir un autre avis est particulièrement utile… surtout si cet avis est plus… raisonnable et réfléchi. Tu es moins sanguine que je ne le suis… plus prudente aussi, c’est pourquoi je pense que tu auras des idées bien différentes des miennes mais toutes aussi intelligentes. Si je veux de toi à mes côtés, ce n’est pas uniquement pour faire mon linge et mes repas. »

L’ancienne commando afficha un léger sourire à Lynia avant de continuer la conversation avec des sujets plus triviaux. Leur conversation absorba entièrement la mercenaire à tel point qu’elle ne remarqua pas qu’elles étaient désormais perdues, ou du moins, dans un chemin qui ne les mèneraient pas rapidement au présidium. Les deux asari étaient tombées dans une ruelle qui semblait encore plus malfamée que le reste du Secteur dans laquelle elles avaient mis les pieds. Ainsi, lorsque Lynia demanda à sa maîtresse si elles étaient passées par là, elle répondit tout simplement non. Elle allait enchaîner en disant qu’elles n’avaient qu’à rebrousser chemin mais plusieurs individus venaient de faire leur entrée dans la ruelle, ils étaient particulièrement bruyants et leur façon de parler attestait du degré d’alcool présent dans leur sang. Le groupe constitué d’une demi-dizaine d’individu était maintenant à une vingtaine de mètre de Lynia et de Kali, la mercenaire pouvait voir qu’il était majoritairement composé d’humain et que la plupart d’entre eux avait repéré les deux femmes perdus et commençait à faire des réflexions à peine discrète sur ce qu’ils aimeraient leur faire. Plus ils s’approchaient d’elles, plus Kali ressentait un frisson parcourant son échine. Un grand sourire malsain traversa le visage de la mercenaire tandis que sa langue passait lentement le long de ses lèvres.

Cela allait mal se terminer… cela devait mal se terminer.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mer 3 Sep - 12:35

Citation :
- Humain bourré “La Poule” #CCCC99





« Mais c’est une obligation que tu ne regretteras pas. Je suis sûr que tu vas beaucoup t’amuser. » Avait-elle dit. Ce serait mentir que d’affirmer ne pas avoir eu peur de ces mots, qu’entendait-elle exactement par s’amuser ? Lynia ne pensait pas être certaine de vouloir l’apprendre… Peu importait au fond, elle conservait à la fois sa stupide dette et son statut d’esclave. Où aller de toute manière, la situation n’était pas mauvaise elle verrait la suite au jour le jour. Le plus important à cet instant se trouvait juste devant ses yeux, un groupe d’humains visiblement bourrés. Combien en avait-elle vu dans ce genre sur Joab, Omega &Cie ? Généralement elle se débrouillait pour les éviter, ou fuir le cas échéant. Elle était bien prête à le faire ici aussi mais un regard vers sa maitresse fut suffisant pour qu’elle comprenne qu’aucune d’elles n’allait fuir cet endroit. Ce visage, elle y prenait plaisir rien qu’à imaginer ce qui pourrait s’en suivre. À cet instant, Lynia comprit enfin ce que, au fond, elle avait toujours pressenti : cette asari vivait pour le sang. Était-ce réellement sa faute, un choix de sa part ou était-ce dû à un passé sombre ? Là encore, Lynia n’en avait cure. Cette femme l’avait sauvée et mise dans une situation mille fois meilleure. Esclavagiste ou pas, elle n’avait apparemment prit Lynia que pour sa présence et non un quelconque talent. C’est ainsi qu’elle ressentait la situation en tout cas et elle la remercierait en l’accompagnant aussi longtemps que possible.

En face le groupe d’humain se trouvait maintenant tout proche et avait déjà commencé à chercher des noises à sa maitresse. Un autre s’approcha de Lynia et ne s’empêcha pas de faire une remarque dont le ton fut suffisant pour qu’elle en comprenne la teneur sexiste.
- Alors ma poule, tu veux pas t'amuser ? Entre les paroles, le ton employé, l'odeur et le dégoût général que tout ça lui inspirait Lynia aurait pu avoir un bon millier de répliques à sortir. Cependant, une seule vint jusqu'à ses lèvres :
- Euh... c'est quoi une poule ? Bien malgré elle, cela la fit passer pour une idiote finie. Son interlocuteur lui s'offusqua d'autant plus de la réponse que ses compagnons ricanaient comme des imbéciles, tant la question de Lynia leur semblait stupide.
- Putain mais on s'en fou ! Et arrêtez de rire vous deux ! Dit-il en se retournant avant de revenir à moi. Écoute moi bien l'asari…

Lynia ne sut jamais ce qu’il allait dire car la fin de sa phrase fut brusquement coupée par Kali, dont elle n’entendit pas les paroles, rapidement suivit d’un cri de l’humain avec qui elle discutait jusque-là. Visiblement, elle l’avait frappée mais si rapidement que Lynia n’avait pour sa part rien vu. Ce qu’elle vit venir en revanche, c’était l’humain qui l’avait abordée lui attraper le bras. Pour un type bourré, il réagissait plutôt vite ! Elle tenta de se défaire de son emprise sans grand succès avant d’user d’une technique apprise par un humain sur Omega : son pied partit rapidement dans l’entrejambe de l’humain qui sembla étouffer  un cri de douleur. À genoux, le type était hors combat. Ses deux copains en revanche s’occupaient d’aider celui qui était déjà battu par sa maitresse à se relever. Le regard qu’elle leur jeta fit froid dans le dos à Lynia, et sans doute pas uniquement à elle. Ces types voulaient la fuir, c’était évident mais allait-elle les laisser faire ? Au plus profond d’elle-même, Lynia connaissait déjà la réponse. La dernière chose qu’elle aurait  voulu normalement, c’était de voir ça. Oh elle avait vu pire dans sa vie, mais elle n’était pas fan de ce genre de choses. Pas du tout. Pourtant elle ressentait cette fois quelque chose de différent, sans savoir comment nommer cette sensation. Elle voulait voir ce qui allait se passer. Peut-être qu’en fait, elle voulait voir quelle personne elle voulait devenir. C’était quelque chose d’enivrant, une sensation de curiosité malsaine mêlée à une peur absolue et contradictoire de ce qui allait se produire…



HRP : Mes excuses pour le temps que j'ai mis à poster. Embarassed

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Ven 3 Oct - 19:44

Il y a des fois, alors qu’une situation ne le recommande pas, une phrase ou un mot d’un individu présent dans cette situation, déclenches ce que l’on appelle un fou rire. Le problème des fous rires, c’est qu’ils sont très dur à contenir et lorsque Lynia dit : « Euh… c’est quoi une poule ? » Kali ne put s’empêcher d’éclater de rire. Bien consciente que cet éclat était inapproprié, elle fit tout son possible pour contenir le fou rire qui se déversait à moitié bloqué dans sa main droit alors que l’autre tenait son ventre au niveau de l’estomac. Le corps parcourut de spasmes et l’ambiance sonore remplit des rires des autres poivrots n’aidèrent pas la mercenaire à calmer ce rire sortit de nulle part. Cependant, l’humain qui était malgré à l’origine de l’hilarité incontrôlable de l’asari venait également de provoquer sa fin prématuré à cause du ton qu’il employa pour parler à sa protégée. Ainsi, sans lui laisser le temps de finir sa phrase, la mercenaire planta violement la palme de sa main dans la figure de l’humain brisant sans aucune autre forme de procès son nez. Pissant le sang par les narines, hurlant à cause de la douleur ainsi provoqué, l’humain tomba à terre, les mains sur son visage afin d’essayer de contenir l’éruption de son fluide vital tandis que deux de ses mais essayèrent de l’aider sans grand succès.

« - Personnes ne parlent sur ce ton à ma protégé, personne. »

De son côté, Lynia venait d’incapacité le quatrième gaillard en lui envoyant son pied profondément entre ses jambes, visant avec précision des bijoux de famille qui n’allait plus jamais fonctionner désormais. Observant le spectacle avec un sourire sadique, la mercenaire lâcha un rire dément avant de porter son attention sur les deux humains qui restaient. Lentement, sa langue passa sur ses lèvres alors que la terreur grimpait en eux tandis que les yeux de Kali se remplissaient d’une lueur malsaine. Elle les regardait, tel une prédatrice, sans signe de mouvement puis lorsque l’un des humains fit signe de rebrousser chemin pour s’enfuir, la bête à l’intérieur de Kali hurla sa soif de sang et l’asari se jeta sur eux pour se repaître de sa faim. Le cœur de la mercenaire battait de plus en plus rapidement alors qu’elle approchait sa main de l’un des humains jusqu’à ce qu’il finisse par battre à un rythme effréné, comme pour marquer le début d’une danse sanglante. Les partenaires étaient prêt, tous en place, en position, la pseudo-nuit englobait la ruelle de son voile de ténèbres alors que la lumière d’une petite lampe grésillante illuminait la scène d’une future tragédie ou plutôt, d’une comédie à l’issue dramatique. Toutes les personnes présentes dans ce rond de lumière allaient être acteurs de cette scène mais une seule était réellement prête, préparée à jouer, cette personne, c’était le premier rôle, c’était Kali et lorsque sa main agrippa le col de l’humain qui essayait de s’enfuir, la danse macabre de la déesse de la destruction s’initia.
Une fois l’humain en main, Kali se stoppa net puis tira violement sur les vêtements de sa première victime pour l’attirer entre ses griffes. Alors qu’il quitta le sol pendant quelques secondes, Kali l’écrasa puissamment contre le sol d’un coup de poing de son bras libre dans son estomac avant de le relâcher pour venir lui asséner un autre coup dans la cage thoracique. L’humain voulait hurler sa douleur et sa terreur mais le dernier coup que Kali lui infligea lui coupa net la respiration, brisant sa voix à peine était-elle sortit de ses lèvres. Ne laissant aucun répit à sa première victime, l’ancienne commando donna un violent coup de pied dans les côtes de sa proie ce qui le projeta contre le mur et eut pour effet de couper tout gémissement qu’il aurait pu émettre. Pendant ce temps, le dernier humain réellement indemne ne s’était pas posé de question et tandis que Kali mettait KO son congénère, il s’était enfui. Cependant, il ne courrait pas assez vite pour pouvoir distancer la mercenaire. Utilisant ses pouvoirs pour rattraper sa nouvelle proie, Kali s’entoura d’une aura bleu avant de disparaitre dans un éclair violacé qui se rua vers l’humain avant d’exploser pour le projeter contre un mur et de faire réapparaitre l’asari derrière lui. Sans perdre un instant, elle attrapa la tête de l’humain et l’écrasa violement contre le mur à côté d’eux. Profitant de l’avoir sonné, Kali charga sa puissance biotique dans sa main gauche et lorsqu’elle s’illumina d’un bleu mortel, elle envoya sa nova dans le creux du ventre de sa deuxième victime.
C’était rapide, barbare mais tandis qu’elle abattait ses coups, le visage de l’asari était étiré par un sourire démoniaque et alors qu’elle lâchait sur le sol un corps sans vie, elle se rapprocha de l’humain dont elle avait brisé le nez et l’enlacer… tendrement. Son visage devint alors doux, calme et elle porta son attention sur Lynia avant de dire :

« - Lynia, cela fait peu de temps que l'on se côtoie mais je t’ai dis que j'allais t'apprendre à te défendre et à attaquer aussi. Certes, tu es un peu hésitante pour ce dernier point mais avec de la pratique, ça va finir par venir. Profitant de nos chers amis, je m’en vais t’apprendre comment… régler instantanément un problème. Tout d’abord, je te conseille d’afficher un jolie sourire pour détendre ton ennemi puis, rapproches-toi et enlace-le. Gardes toujours ton petit sourire pour le rassurer, l’âpater, le tromper puis pose ta main sur sa joue, caresses-le avant de poser ton autre main derrière son crâne. Une fois que tu es en places, saisis son menton et d’un simple geste, tu le pousses en haut en même temps que ton autre main tire la tête vers le bas. Comme ça : SNAP ! »

D’un mouvement sec et fluide, Kali exécuta les mouvements qu’elle venait d’énoncer et dans un craquement sonore, la nuque de l’humain se brisa et son corps tomba raide mort sur le sol. La mercenaire avait gardé son regard sur Lynia, ses yeux dans les siens alors qu’elle venait de tuer l’humain comme si c’était la chose plus aisé au monde. Elle finit par lâcher le corps inerte qu’elle avait dans les bras et, affichant un léger sourire, elle remit le dernier des poivrots sur ses pieds et le poussa vers son esclave :

« - Allez, montres-moi si tu es une aussi bonne élève que je le pensais. »

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Sam 11 Oct - 11:59





Cette étrange sensation double et contradictoire que Lynia ressentait se révéla finalement exacte, alors que sa maitresse achevait sans aucune peur dans le regard - bien au contraire même, une haine mêlée à un plaisir malsain quant à la situation présente - l'un des deux humains restants d'un puissant coup biotique. Aucun doute possible, celui-là était mort. Quant à l'autre, il n'était guère dans un meilleur état, sans doute rejoindrait-il dans peu de temps ses compagnons. Ce à quoi Lynia ne s'attendit pas en revanche, c'était la demande de sa maitresse. La fureur quitta immédiatement son regard tandis qu'elle s'adressait à son esclave d'une voie tendre, comme pour lui demander une tâche somme toute banale :

- Lynia, cela fait peu de temps que l'on se côtoie mais je t’ai dit que j'allais t'apprendre à te défendre et à attaquer aussi. Certes, tu es un peu hésitante pour ce dernier point mais avec de la pratique, ça va finir par venir. Profitant de nos chers amis, je m’en vais t’apprendre comment… régler instantanément un problème. Tout d’abord, je te conseille d’afficher un jolie sourire pour détendre ton ennemi puis, rapproches-toi et enlace-le. Gardes toujours ton petit sourire pour le rassurer, l’appâter, le tromper puis pose ta main sur sa joue, caresses-le avant de poser ton autre main derrière son crâne. Une fois que tu es en places, saisis son menton et d’un simple geste, tu le pousses en haut en même temps que ton autre main tire la tête vers le bas. Comme ça : SNAP !

Joignant le geste à la parole, elle brisa la nuque du pauvre homme qui avait eu le malheur de s'en prendre à la mauvaise personne. Devait-elle s'en vouloir de ne pas lui être venu en aide ? Elle se dit que non, car c'était ce genre de crapule peu scrupuleuse qui s'en prenait à des innocents comme elle. C'était des types comme lui qui l'avait réduite en esclavage. Cela n'enlevait en rien la douleur et la peine qu'elle ressentait pour l'humain mais cela lui donnait une raison de justifier sa mort : il n'emmerderait plus personne. Alors lorsque Widow lui demanda de tuer le dernier humain du groupe encore en vie, bien que dans les vapes, Lynia se servit de cette réflexion pour lutter contre la série de flashbacks qui lui revinrent en force : Zorya, pluie, ce butarien et ce turien. Tous deux ennemis, tous deux se servant d'elle. Puis eux. Les monstres mécaniques. Les Moissonneurs. RIEN dans les systèmes terminus ne lui rappelait de bons souvenirs mais Zorya tenait la première place dans son classement.

La main tremblante, le cœur battant, ses visions, ses flashbacks se mirent à se superposer sur la situation présente, comme si ce vieil appartement pourri par la moisissure sur Zorya se retrouvait téléporté au sein d'un couloir miteux de la Citadelle, tandis que la victime humaine arborait des traits désormais butariens, un mélange hybride monstrueux entre les deux espèces, un hybride à la gorge tranchée, le sang de son corps vidé mais pourtant toujours en vie, tenu par sa nouvelle maitresse, attendant silencieusement que son esclave agisse. Elle approcha, fit de son mieux pour se remémorer ce que venait de lui montrer la mercenaire mais les mains qu'elle leva lui apparurent gorgées de sang butariens, ses habits se transformèrent en ceux d'une danseuse, ceux-là même qu'elle portait autrefois, tâchés de sang. Elle faillit fuir, tourner les talons pour courir et échapper à cette vision grotesque mais pourtant terrifiante à ses yeux, quitter ce monstrueux hybride humano-butarien qui semblait tout droit sorti d'un film à la fois humoristique et horrifique. Elle l'aurait fait, elle aurait fui si Lynia n'avait pas finalement décidé de fermer les yeux. La vision s'échappa, les souvenirs se trouvaient toujours présents, vivaces mais elle ne voyait plus cette Citadelle Zoryenne, ce monstre. Ce n'était plus qu'un imbécile d'humain qui avait fait l'erreur de croiser la route d'une mercenaire psychopathe et de son esclave traumatisée, poursuivie par ses actes. Doucement, lorsqu'elle rouvrit délicatement les yeux pour briser ce cou tel qu'on venait de le lui montrer, Lynia ne vit plus rien de ses visions. Un simple humain, un simple couloir dont l'électricité laissait à désirer. Elle aurait en temps normal été incapable de faire ça, de le tuer, mais cela faisait un demi-siècle que plus rien n'était normal pour elle. Et avec un propriétaire comme Widow, Lynia n'avait de toute manière pas le choix.

Ce n'était qu'un pantin, il avait servi d'entrainement et il allait désormais aux ordures. Un simple objet désormais inutile comme on en jette de centaines de milliards dans la galaxie. Cette vision réconforta un peu plus l'asari tandis que les os et les cervicales du cou de sa victime accompagnait d'un bruit sec le mouvement de ses bras. Une larme coula discrètement sur sa joue, mais cette larme n'était pas pour l'humain. Une larme dont seule l'asari pouvait se douter de l'origine.


HRP : Kali, je pense qu'on devrait mettre une balise dans le titre pour prévenir de la violence du topic quant à ce passage. C'est peut-être rien pour nous mais si un gosse de huit ans se ballade et tombe là-dessus... bon personne pourra l'en empêcher mais au moins sera-t-il prévenu quoi.
Sinon pour le rp, je pense qu'on devrait faire un passage par le SSC, à moins que t'ai une raison béton pour que nos deux persos ne se fassent pas attraper ?

EDIT HRP : En discutant de ça avec super volus, je me suis dis que jeter les corps aux veilleurs dans le vide ordure (qui du coup les recyclerons automatiquement pour... nourrir les pauvres xD) suffirait peut-être. SI il n'y a pas de types présents pour nous voir faire ça. Parce que le problème sinon reste la cohérence vis à vis des rp's se déroulant après celui-ci qu'on a déjà entamé toi et moi (comme l'event Troll), on peut pas juste "fuir". ^^

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mer 12 Nov - 14:52

De tout temps, l’univers eut ses grands artistes : les humains eurent Michel-Ange, les Asaris eurent Sonola R’Inato, les butariens eurent… ouai non, il y a quand même des exceptions. Kali, elle, se plaçait à leur côté à sa manière, utilisant pour ses toiles des couleurs plus… violentes. Ce soir, la toile qu’elle venait de créer était un véritable chef-d’œuvre, une peinture macabre, une scène sanglante et en son centre, la plus belle création de l’asari. Une touche de bleue perdue dans le rouge, une créature vivante au milieu des cadavres… sa plus belle création n’était pas le massacre qu’elle avait causé mais, la personne qu’elle venait d’infecter avec l’une des graines de sa folie.  Oui… c’est avec un délice non dissimulé que l’ancienne commando observa sa consœur s’enroulée délicatement autour de l’humain avant de le serrer entre ses bras pour lui briser le cou d’un simple mouvement. Kali se régalait devant ce spectacle et lorsque les craquements du cou de l’humain se firent entendre, un sourire carnassier lui déforma le visage et elle reporta son attention sur l’environnement aux alentours. Très vite, le silence et la noirceur qui les entouraient fini par calmer l’asari, son taux d’adrénaline revint à la normale et la bête qui vivait en elle venait de s’assoupir, repu. Alors que la sérénité revenait en elle, Kali posa ses yeux sur Lynia qui tenait encore dans ses bras le corps sans vie de l’humain. Atristé par cette vision, la mercenaire s’approcha de sa consœur et la dégagea du cadavre avant de la relever pour la serrer dans ses bras. Tendre, douce, elle prit la parole et dit d’une voix envoutante :


« - Je suis très fière de toi ma chérie… Ne t’inquiète pas, c’est normal de se sentir mal à l’aise… moi aussi lorsque j’ai tué pour la première fois, je me suis senti mal mais… tu verras… on oublie très vite ce petit désagrément. »

Dès qu’elle finit sa phrase, Kali caressa lentement le visage de Lynia et vint poser un doux baiser sur son front comme une mère viendrait le faire pour un enfant qui viendrait de se blesser. Lorsque ses lèvres violacées s’éloignèrent de la tête de l’asari, l’ancienne commando accompagna Lynia à quelques pas du massacre et la fit s’asseoir un peu l’écart lui redonnant quelques paroles réconfortantes et exprimant à quel point elle était fière d’elle.
Après avoir posé un dernier regard plein de tendresse sur son esclave, la mercenaire reporta son attention sur son environnement. La première chose qui lui traversa l’esprit était qu’elle avait sûrement fais une bêtise. Et oui, commettre un crime sur la Citadelle s’était assez dérangeant… surtout quand le dit-crime était un meurtre… pire encore vu que ce dernier était quadruplé. Se prenant un instant sa tête dans ses mains, elle se dit qu’elle avait peut-être fais une jolie connerie. Enfin, rien n’était-il faut dire puisque le fait d’avoir tué des gens dans la citadelle était une très mauvaise idée… enfin, pour quelqu’un qui ne connaissait pas les petits trucs. A la Citadelle, si on voulait se débarrasser des ordures un peu gênante, on n’avait cas les balancer aux Veilleurs qui se chargeaient ensuite de les recycler. Il était commun que les quelques règlements de compte entre professionnel ce solde par un réapprovisionnement organique de la décharge interne de la Citadelle, il fallait juste balancer les corps dans un vide-ordure et tout serait réglé en quelques heures.
Heureusement pour Kali, il y avait un de ces vides ordures dans le coin et après y avoir trainé les cadavres des pauvres humains, elle les passa un à un dans le trou sans fond relié au dépotoir des Veilleurs. Une fois que le dernier des poivrots disparut, Kali lança sarcastique :

« - Nouvelle campagne de prévention contre l’ivresse : l’ébriété sur la voie publique tue ! Surtout si vous tombez malencontreusement sur une asari psychopathe. »

Après avoir lâché un petit rire malsain, l’ancienne commando reporta son attention sur son esclave. Affichant une nouvelle fois un visage doux et réconfortant, elle s’approcha d’elle et l’a pris tendrement dans ses bras avant de caresser sa joue. L’aidant ensuite à se relever, elle l’a pris par la main et la conduisit hors d’une ruelle dont seul les débris et quelques taches de sang rappelaient l’horreur qui s’y était passé. Après quelques minutes dans le silence et une fois que les deux asaris aient rejoins une rue plus habitée, Kali reprit la parole :

« - Tu n’as pas à te sentir honteuse Lynia, tu n’es plus la frêle et fragile jeune fille que j’ai ramassé sur Joab, maintenant, tu es mon égal. Alors fais moi un petit sourire hmm ? Pour me faire plaisir ? Oh et… Si on allait se mater un film ? Je vois un cinéma là-bas. Ca nous changera les idées. Qu’en dis-tu ? »


Ps : dsl pour l'attente, j'ai eu un mal fou à finir, manques d'idée... pour ça qu'il est un peu cours. Enfin, j'espère que ça t'ira Smile

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Ven 9 Jan - 10:21





Pour être tout à fait honnête, dans la semi-pénombre du couloir ensanglanté Lynia ne remarqua guère ce qui se passa autour d’elle. Elle percevait sa nouvelle maitresse s’essayer à la rassurer mais rien ne l’atteignait et pour cause : en son for intérieur elle se trouvait sur Zorya, avec ses jungles, ses bâtiments pour moitié moisis et rongés par la flore et gangrénée par le crime. Comment oublier ce genre de chose, forcée qu’elle avait été de le pratiquer ? Comment oublier un premier meurtre ? Ce sang métaphorique qu’elle avait sur les mains, aujourd’hui, ne pouvait que lui rappeler celui d’hier en cette jungle « civilisée » tout comme la pourriture butarienne qui l’y avait obligée. Cependant une différence fondamentale séparait les deux : Lynia avait de l’estime pour sa maitresse actuelle, chose qui n’était pas pour les cas précédents. Était-ce une excuse pour autant ? Et pour quoi, l’y avoir obligée ? L’y était-elle vraiment, aurait-elle pu éviter ces meurtres ? Elle ne savait plus trop quoi penser, même avec les dires de Widow qui à ses côtés tentait à nouveau de la rassurer, marchant à ses côtés hors de la sordide ruelle, avant de la prendre dans ses bras. Difficilement, progressivement, l’asari ravala le nœud coincé en travers de sa gorge et tenta d’étouffer ses souvenirs, récents comme ancien. En vérité, elle donnerait même n’importe quoi pour oublier, absolument n’importe quoi… Alors quand, l’air de rien, il lui fut proposée d’aller voir un film, elle sauta sur l’occasion et murmura un faible oui, comme venu de loin, étouffé par la brume de sa tristesse. Pour la mort de ces idiots dans le couloir ? Peut-être. Pour ceux de Zorya ? Doutes sur ce point. Pour avoir été utilisé comme un vulgaire objet alors ? Plus probable. Mais en réalité, même là elle ne s’en trouvait pas certaine. C’était un brouillard au sein duquel une seule certitude perdurait : sa tristesse.

L’asari avait beau broyer du noir et de l’eau, le passage de la zone plutôt vide de vie, sombre et maintenant glauque à ses yeux à l’avenue commerciale surpeuplée et illuminée à s’en rendre aveugle avait de quoi bousculer son était émotionnel. D’innombrables personnes, de toutes les espèces, continuaient là leur petite vie sans savoir ni même être intéressées des meurtres qui pouvaient bien se produire aussi proche d’eux – inutile alors, de parler du reste de la galaxie. La moitié ici était des habitants, certes moins riche que ceux du Présidium mais tout de même d’une moyenne plus qu’élevée. Le reste des êtres se trouvaient être un subtil mélange entre touristes, marchands, militaires et toutes les innombrables classes de passage sur la station. Aucun d’eux ne s’intéressait aux autres, Lynia doutait même qu’ils se sentent concernés par autre chose qu’eux même. Cela lui donnait un effet plus que bizarre, comme si le couloir dont le duo venait et cette avenue était deux mondes différents, séparés par une galaxie tout entière. Un peu comme le gouffre émotionnel intérieur qui l’habitait, sans savoir pourquoi. Widow sembla, aux yeux de Lynia du moins, préoccupée par l’état de son esclave puisqu’elle la prit par la main, la guidant ainsi parmi la foule immense, dense et perturbante au possible. Chacun bousculant tout le monde, c’était comme nager au milieu d’une mer en furie, luttant contre des forces mille fois plus importantes qu’elles seules. Et lorsque, finalement, le duo arriva au cinéma le plus proche, ce n’était que pour faire face à une immense foule tout aussi impatiente de se détendre devant un film.
- On pourrait peut-être aller ail... Hum, ce n'est pas mieux en fait. Sa maitresse s'était coupée en pleine phrase dès qu’elle eut observé aussi loin qu'elle le pouvait les quelques autres cinémas présents dans l’avenue. Heure de pointe sans doute, car tous se trouvaient assiégés par la foule. Alors que devant elle, l'asari commençait à murmurer l'idée de passer en force, Lynia elle chercha à la calmer.
- Ce... ce n'est pas grave si on attend madame, ça ne me dérange pas. Piètre excuse que voilà, il s'agissait surtout pour elle de ne pas rehausser encore plus son quota de violence de la journée. Pour l'instant, elle voulait juste broyer du noir tranquille - et le faire devant un cinéma ne semblait pas trop mal comme proposition.

Le temps passait sans se faire voir au sein des secteurs, ce qui donnait une étrange impression de temps suspendu lorsque l'on se retrouvait à ne rien faire à l'instar de Lynia en ce moment même. Les gens continuaient à passer dans un sens comme dans l'autre, indifférents au reste du monde, d'autres se plaçaient derrière elle et sa maitresse pour la même raison, tandis que régulièrement un ou deux accrochages survenaient (fait on ne peut plus normal dans une foule aussi dense et pressée que celle-là). Un fut même drastiquement calmé par Widow lorsque les deux protagonistes se rapprochèrent un peu trop de la file d'attente en se battant (un petit haussement de ton accompagné d'une aura biotique et les deux humains eurent vite fait de déguerpir). Dans tout ce méli-mélo, la file en elle-même n'avançait en revanche que très lentement. Désespérément lent. Visiblement très peu patiente dans ce genre de situation, la mercenaire décida qu'attendre plus de dix minute pour faire deux mètres était trop long pour elle. Accrochant une fois de plus la main de Lynia, elle alla la tirer de force à l'intérieur du hall - quittant au passage la file - en se frayant un passage de force parmi les récalcitrants restés pour leur part bien sagement à la queue l'un de l'autre. Un point sur le comptoir fut suffisant à attirer l'attention du galarien à l'accueil, tout comme du krogan et des turiens agissant visiblement comme une sécurité, la mercenaire exigea de savoir ce qu'il se passait ici pour que tout soit aussi long. La réponse fut affreusement simple : manque de personnel. Étant seul au comptoir le galarien n'arrivait pas à s'occuper d'autant de monde, là où ils étaient normalement trois voire quatre.

Lynia n’écouta pas réellement la suite, une petite dispute, des gardes qui se rapprochaient, puis, lui semblait-elle, l’apparition d’argents de la part de Widow et tout changea du tout au tout. Malgré les râlements derrière des gens en attente, la mercenaire et son esclave purent finalement se rendre dans la salle du cinéma. Elle avait choisi le film (au hasard ? Lynia ne le savait pas), qui se trouvait traiter de la célèbre Shepard. L’architecture du cinéma en lui-même n’était pas trop mauvaise, certainement pas luxueux – il s’agissait là d’un cinéma tout public après tout – mais correct. Les propriétaires avaient visiblement cherché à faire oublier que l’on se trouvait sur la citadelle : les murs métalliques avaient été retouchés avec des matériaux inconnu de Lynia, puis repeint dans une couleur plutôt sombre et guère visible dans la pénombre du film qui avait commencé depuis une minute déjà, tandis que les sièges eux étaient typiquement humains. Lynia en avait déjà vu sur Joab, siège pliant, accoudoir permettant d’acheter n’importe quelle boisson et friandise, la morphologie clairement pas adapté à un krogan (une zone leur était d’ailleurs réservée, plus haut, avec un nombre de siège drastiquement réduit). De l’humain en somme. Lynia laissa sa maitresse choisir leurs places puis, en silence, les deux compères asari se mirent à regarder leur film. À sa grande horreur, l'esclave réalisa une fois de plus à quel point oublier un meurtre était à la fois facile et impossible, si paradoxale.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Dim 1 Fév - 18:35

A quoi pensait-elle ? Cette question ne cessait de résonner dans la tête de Kali alors qu’elle guidait une asari à l’air un peu perdue au milieu de la foule qui trainait dans le quartier qu’elles avaient fini par atteindre après avoir quitté la petite ruelle sombre que l’asari avait repeint en rouge. Essayant de s’orienter malgré qu’elle ne connaisse absolument pas le quartier dans lequel elles étaient tombées, Kali observa ce qui l’entourait pour se donner une idée. Du peu qu’elle voyait, les deux comparses se trouvaient dans l’une des nombreuses rues où bars, restaurants, discothèque et autre divertissement nocturne pullulait sans discontinué. Restant un instant immobile pour se repérer, l’asari finit par abandonner cette idée pour interpeller un passant afin de lui demander son chemin. Après quelques échanges de politesse, le jeune humain qu’elle avait accosté lui indiqua la direction du cinéma le plus proche. Après l’avoir remercié d’un sourire ravageur et d’un clin d’œil envoutant qui avait transformé l’humain en tomate, Kali se reconcentra sur son esclave et la question qu’elle avait alors qu’elle se frayait un chemin hors de la ruelle revint frappé à ses tempes : A quoi pensait-elle ?
Malgré l’agitation qui les entourait, Lynia restait silencieuse, percluse alors que ses yeux semblaient vide de toute émotion. C’était-elle trompé ? Depuis qu’elle avait connu la jeune asari, la mercenaire avait l’impression de sentir quelque chose en elle, une rage indéniable mais profondément enfoui, une part de ténèbres semblable à celle que Kali abritait au fond d’elle. Cette petite graine de folie qui la rend si dangereuse mais aussi si unique. L’asari croyait avoir senti la même chose en elle et en la poussant à tuer, elle avait imaginé une toute autre réaction comme… un épanouissement… ou plutôt un éveil. Etant donné qu’elle était à la limite de la somnolence, c’était totalement à l’inverse de ce qu’elle avait espéré. Par conséquent, l’asari se demandait bien ce qui se passait dans la tête de son esclave. Un conflit intérieur sûrement mais lequel ? Celui qu’elle avait prévu même si il ne se voyait pas ? Ou bien, pire, se demandait-elle si elle devait contacter les autorités ? Peut-être était-ce autre chose et c’était bien ça le souci. Kali détestait les surprises et le fait qu’elle n’est aucune expression de la part de son esclave, la dérangeait tout particulièrement.
Enfin… si jamais Lynia décidait de la trahir, elle la tuerait bien avant.
Soupirant un long moment, l’asari devait bien reconnaitre que la seule chose qui lui restait à faire, c’était d’attendre. Alors autant trouvé ce foutu cinéma. Ainsi, après s’être souvenu des indications du jeune humain qu’elle avait croisé, Kali finit par trouver le bâtiment en question perdu au bord d’une grande place qui donnait sur de nombreux autres divertissements comme une salle d’arcade ou bien un bowling, un jeu humain au principe fort simple mais il fallait allier doigté, force et précision… autant dire que les Krogans le détestaient. Malheureusement pour elle... il y avait beaucoup de monde qui faisait la queue… Beaucoup trop de monde. Lâchant une bordée d’insulte dans sa langue maternelle, Kali se résolut à faire la queue afin de ne pas provoquer plus de soucis à son esclave. Elle avait vu assez de chose malsaine aujourd’hui alors autant la jouer gentille. Enfin ça, ça aurait été dans le meilleur des mondes ce qui n’était pas spécialement le cas en ce moment. Rajouter à l’attente interminable, le volume sonore ambiant à se faire saigner les oreilles et une bagarre qui dérivait dangereusement vers les deux asaris, il fallut peu de temps à Kali pour atteindre la limite de sa patience et craquer. Se débarrassant dans un premier temps des deux humains en faisant apparaitre une aura violacée menaçante autour d’elle qui appât le peu de virilité que les deux hommes avaient, elle décida ensuite de s’occuper de cette file d’attente de malheur. Prenant la main de Lynia une énième fois, elle traversa la foule, jouant des coudes, des épaules et de son regard assassin jusqu’à finir par arriver au comptoir où elle faillit provoquer une crise cardiaque au galarien qui faisait office de réceptionniste après avoir frappé violement du poing sur le comptoir. Elle attira également les regards de la sécurité mais s’en moqua totalement, interpellant plutôt le galarien :

« - Oh ! C’est quoi ce bordel ? Vous comptez nous faire attendre encore longtemps ?
- E… Euh… Dé… Désolé Madame mais… intimidé, le galarien avait du mal à finir sa phrase mais lorsque le krogan s’approcha de lui, il sembla regagner une once de courage. Je suis désolé mais nous sommes en sous-effectif. Cependant, je vais vous demander de regagner votre place dans la file d’attente et d’attendre comme tout le monde.
- Pardon ? Lâcha Kali en fusillant du regard le réceptionniste qui se glissa discrètement derrière la carapace du krogan. Vous croyez vraiment que je vais attendre deux heures pour voir un film qui dure deux fois moins ? »

Le krogan fit un pas en avant tandis que les turiens s’approchèrent de l’asari. Voyant cela, Kali ne put s’empêcher d’afficher un sourire sadique qui glaça le sang de plusieurs des membres de la sécurité. Lorsque les yeux de Kali se mirent à briller de son aura biotique, cela finit par achever la confiance des autres gardes et même le krogan fit instinctivement un pas en arrière. Cependant, Kali ne comptait pas se battre, cela aurait été trop pour Lynia et il y avait beaucoup trop de témoin. Sachant être raisonnable, l’asari relâcha la pression et retourna à un stade plus jovial, un sourire enjôleur s’affichant ainsi sur son visage. Pour autant, elle ne comptait pas retourner à la fin de la file d’attente alors elle sortit quelques crédits… suffisamment pour que le réceptionniste et les vigiles puissent avoir un 13° mois. Même s’il n’était pas les plus intelligents de leur race, tout ce petit monde avait suffisamment de jugeote pour accepter le pot de vin de l’ancienne commando et Kali put ainsi rentrer sans soucis à l’intérieur du cinéma en compagnie de Lynia. Les clients qui étaient suffisamment prêt pour entendre la précédente discussion commencèrent à se plaindre et l’asari leur répondit en tirant sa langue violette avant de leur afficher un doigt d’honneur. Bon, elle aurait pu éviter mais elle avait quand même besoin de faire descendre la pression.
Quelques minutes plus tard, les deux femmes prirent place dans l’une des salles du cinéma juste à temps pour le début du film. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment un film à proprement parler, c’était plus un documentaire sur une femme que Kali connaissait… enfin, tout le monde connaissait son nom. Shepard. L’humaine qui s’était battu contre les moissonneurs, qui avait rallié toutes les races de la galaxie, qui avait guéris le génophage, qui avait réconcilié les geths et les quariens… Shepard était une légende et ses accomplissements n’avaient laissé personnes indifférents… on dit même qu’Aria et Shepard ont eu une histoire mais ça doit plus toucher au fantasme qu’à autre chose. Finalement, le film commença et retraça la vie de cette militaire humaine, ses accomplissements, ses échecs, sa vie… l’humaine avait accompli de nombreuses choses et sa race pouvait être fière d’avoir eu dans ses rangs une telle héroïne. Kali aurait bien aimé la rencontrer de son vivant… cela aurait pu être amusant.

Le documentaire avait duré un peu moins de deux heures mais il était terriblement complet et très bien mené, c’était un plaisir de le suivre et puis, la vie de Shepard était suffisamment intéressante pour tenir n’importe qui en haleine. C’était fou à quel point les humains pouvaient avoir vécu des choses incroyables en si peu de temps… en fin de compte, avoir une faible durée de vie n’était peut-être pas si mal. Dès que les lumières réapparurent dans la salle, Kali posa son regard sur son esclave, Lynia semblait plus sereine même si elle était toujours pensive. Bizarrement, Kali se dit qu’elle était encore choquée par ce qui s’était passé et que le cinéma n’avait pas eu l’effet escompté. Il fallait donc trouver autre chose pour remettre l’asari sur pied. Par conséquent, lorsqu’elles sortirent du cinéma, Kali proposa de terminer leur petite balade à un bar dans un coin un peu plus tranquille.
Dès qu’elles quittèrent le bâtiment, Kali se mit donc à la recherche d’un endroit pour se désaltérer et après une dizaine de minute de marche qui lui permit de se dégourdir les jambes, elle finit par trouver l’endroit idéal.

« - Allez ! Allons donc boire un coup, danser un peu et avec un peu de chance, tu ne rentreras peut-être pas seul ce soir. »

Kali avait terminé sa phrase par un clin d’œil séducteur avant d’attraper Lynia par la main et de la faire entrer dans le bar en riant de bon cœur.

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Dim 1 Fév - 21:35





Lynia avait beau être encore choquée par les meurtres de sa maitresse, elle devait bien admettre que le film l’avait fortement intéressée. Il fallait mettre la chose en perspective pour bien comprendre : comme tout un chacun, elle avait bien sûr entendu parler de cette fameuse Sheppard, l’humaine prodigieuse et premier spectre de son espèce. Cependant, son état était celui d’une esclave et à l’époque elle se trouvait sur Zorya. Il arrivait que certains clients parlent d’elle au Kryden, ou lors de ses « visites privées » pour certains VIP, mais cela s’arrêtait là. Autant dire que ce film à mi-chemin vers le documentaire, tourné un peu façon « action » malgré tout, c’était une aubaine pour elle, lui permettant de rattraper tout ce qu’elle avait manqué dans l’histoire concilienne de ces dernières années.  En définitive, et bien malgré elle, Lynia fut finalement happée par la séance au point d’en oublier durant un temps les souvenirs douloureux. Eden Prime, les Récolteurs, les Quariens et les Geths, l’unification galactique face à l’ennemi… elle en avait tant fait, pour finir morte sans que quiconque ne sache vraiment comment. Du moins pour le grand public, peut-être les Archives du Conseil ou celles de l’Alliance Interstellaire détenaient-elles des secrets à ce propos. Ceci dit, cela restait une bien triste fin, celle-là même qui attendait malheureusement tous les héros, artistes, toutes les personnes exceptionnelles : être dénigrées voir humiliées durant leur vie, pour finir louées une fois définitivement mortes et enterrées, à un stade où elles s’en passeraient toutes très bien. Cette Sheppard ne dérogeait pas à la règle, le film était très clair : ce n’est que lorsque les Moissonneurs se mirent à exterminer la vie dans la galaxie que le Conseil et l’Alliance daigna l’écouter. Lorsqu’il était trop tard. Toujours la même histoire, au sein de toutes les espèces et à toutes les époques, comme si il s’agissait là d’un schéma inévitable, une sorte de boucle se répétant à l’infini. À la réflexion, un Sheppard avait dû être là pour prévenir de se méfier de Molovsky, sans que personne ne l’écoute lui non plus et finalement…

Mais désormais le film venait de se terminer et Lynia retomba aussitôt dans son cercle de pensée meurtres – Zorya – Hogun Die, comme si elle se repassait toutes les cinquante dernières années dans sa tête, encore encore et encore. Elle avait fait de son mieux pour oublier mais voilà, la vérité ne pouvait que ressurgir : Lynia avait déjà tué des êtres vivants. Elle l’avait fait par le passé, sur Zorya puis maintenant sur la Citadelle elle-même. Elle s’en voulait mais savait également qu’elle allait finir par enfermer cette gêne à nouveau, pour la voir ressurgir un autre jour, dans plusieurs années… Au moins, Lynia arrivait déjà à un peu mieux cacher son état intérieur. Pas qu’elle en ait besoin pour sa maitresse, qui devait bien se douter de ce à quoi elle pensait mais plus pour ne pas semer le doute et causer des problèmes auprès des passants qu’elle pouvait bien croiser. Extérieurement, elle espérait bien ne rien laisser échapper d’autre qu’une mine pensive.
- Allez ! Allons donc boire un coup, danser un peu et avec un peu de chance, tu ne rentreras peut-être pas seul ce soir.

La réplique de sa maitresse la surprit un peu, Lynia avait un peu trop tendance à se perdre dans ses pensées. Elle acquiesça néanmoins, le mauve aux joues face à la fin de phrase de Widow – T’Sano ! – qui ne pouvait pas savoir le léger dégoût que Lynia avait développé pour le sexe par la force des choses… et n’avait de toute manière jamais eu la force d’évoquer ses problèmes – pas que quiconque s’en soit soucié d’ailleurs. Les couleurs défilaient devant le duo, au-dessus et en-dessous, mais des couleurs qui semblaient sombres pour l’asari malgré leur côté éclatant et fluorescent, la faute au gris métallique et au noir des ombres omniprésents, sans doute. La foule était un peu moins dense que précédemment et rapidement, les deux comparses de fortune finirent par arriver à la hauteur d’un restaurant N’iidian, une spécialité asari célèbre venue d’une petite république asari de Thessia depuis longtemps disparue – bien avant la découverte des Relais et de la Citadelle – mais dont la cuisine avait traversé les Âges. Un goût subtile et délicieux, dont le plat principal se trouvait être désormais impossible à trouver ailleurs que sur le marché noir pour un prix faramineux : l’élément principal étant l’Azaliis, un énorme animal également natif de Thessia et protégé par la loi car désormais en voie d’extinction. Il y avait des fenêtres creusées partout dans les murs du restaurant, donnant une vue sur un intérieur, des mur et des lumières, aux tons principalement bleus et mauves, avec quelques bancs métalliques aux coussins rouge carmin. Dans sa jeunesse, l’esclave était déjà allé dans un tel restaurant et elle aimait assez le goût. Lynia proposa ainsi à sa maitresse d’y aller :
- Je… j’irais bien manger un morceau dans ce restaurant. Les spécialités N’iidian sont plutôt pas mal. Que… qu’en dites-vous ? Toujours cette politesse mais que voulez-vous, c’était une habitude après tant d’années…
- Bien sûr ma chérie, si ça te fait plaisir ! Répondit la concernée avec un clin d’œil.

C’était déjà bien assez pour la faire réagir mais quand une asari qui passait par là se retourna brièvement vers les deux à ce moment-là… autant dire que Lynia fut presque toute mauve. Bafouillant comme elle pouvait un merci, traversé au passage par un allons-y pour un résultat très peu audible même pour elle, Lynia pénétra l’intérieur du restaurant alors que la porte s’ouvrait automatiquement à son approche. Et le moins que l’on pouvait dire, c’était qu’il réussissait bien. L’endroit se trouvait plein à ras bord comme prêt à exploser, ce fut presque une chance d’y trouver deux places de libres auprès d’une table vide. Les serveurs et serveuses, presque toutes asari pour raisons marketing – bien que plus de la moitié ne devait même pas savoir ce que la cuisine N’iidian pouvait bien être – furent tellement occupées qu’une bonne poignée de minutes s’écoula avant que quiconque ne s’intéresse à leur table.

Durant ce laps de temps, ni Lynia ni sa maitresse n’arrivèrent à réellement engager une discussion : chaque fois que l’une d’elle voulait parler, elle semblait se raviser au dernier moment, laissant apparaitre un curieux bal. Lynia pour sa part ne savait pas trop comment aborder une discussion avec sa maitresse, moins pour les meurtres que parce qu’il s’agissait là de sa discuter avec sa « propriétaire », ce qu’elle n’avait clairement pas l’habitude de faire. Quant à ladite maitresse, peut-être n’osait-elle pas parler à cause des meurtres ? Ou bien était-ce pour laisser son esclave respirer après tout ça ? En tout cas l’arrivée de la serveuse fut grandement appréciée par Lynia, qui s’empressa de commander alcools connus et plats typiquement N’iidian, ceux-là même que sa mère lui avait fait goûté, tant d’années auparavant. L’idée d’y goûter était comme revenir durant un instant en enfance… en oubliant tout ce qui s’était passé depuis. Malheureusement, l’ombre de la crainte ne put que repasser dans son esprit en pensant à sa mère, sur Thessia, heureusement bien vite chassée par l’arrivée à leur table une humaine et une turienne complètement bourrées. Un simple coup d’œil fut suffisant pour comprendre qu’il n’y avait d’autres places nulle part ailleurs. Alors que les deux inconnues se présentaient à Lynia et sa maitresse, la serveuse elle amena les boissons demandées pour ensuite prendre les nouvelles commandes.

Sans doute ne restait-il plus qu’à passer le temps en sirotant, à discuter avec ces deux inconnues jusqu’à ce que le plat principal ne daigne se montrer. Et pour tout dire, Lynia avait hâte d’y goûter. En un sens, l’asari avait hâte de revoir une part de sa mère.

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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Mar 3 Mar - 17:39


Citation :
- Nelim Tiberius : #00ccff
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Kali aimait bien Lynia, le contraste certain de leurs deux personnalités rendait leurs interactions particulièrement truculentes. Par conséquent, l’ancienne commando prenait un plaisir fou à la taquiner que ce soit en public ou bien lorsqu’elles sont seules. Dans cette optique, la petite phrase, qu’elle avait dite suite à la demande de son esclave, était spécialement formulée pour la faire rougir. Kali afficha également un énorme sourire lorsqu’une autre asari, qui passait par-là, entendit sa réflexion et se retourna pour jeter un œil aux deux comparses. Ce simple geste finit par achever le changement de couleur faciale de son esclave et fit lâcher à la mercenaire un rire cristallin. Alors que Lynia essayait de formuler un merci sans bafouillage, Kali lui retourna un sourire tendre avant de lui donner une petite tape sur la tête pour l’aider à récupérer ses esprits. Elle soupira ensuite un instant, amusé, avant de se dire que sa suivante avait des réactions si mignonnes, qu’elle ne pouvait vraiment pas s’empêcher de l’asticoter. C’était cette alliance qu’elle aimait bien avec Lynia, elle plus innocente et Kali plus directe. Oui… l’ancienne commando aimait avoir cette asari à ses côtés.  

« - Allez, en avant. Je te laisse mener la danse, lâcha-t-elle finalement en voyant Lynia avoir du mal à sortir son " Allons-y". »

Semblant reprendre du poil de la bête, l’esclave rentra sans attendre à l’intérieur du restaurant Asari. Lâchant un petit rire discret, Kali suivit sans attendre sa comparse, curieuse de voir combien de temps le mauve qui s’était logé sur ses joues allait s’installer. A peine étaient-elles rentrées dans l’établissement qu’elles furent toutes les deux envahis par un brouhaha bien supérieur à celui de l’extérieur. Pour cause, le restaurant était complétement bondé et étant donné que chacun essayait de parler plus fort que son voisin pour se faire entendre, une étrange cacophonie régnait dans un décor plutôt classieux, mélange de bois et de métal, perclus de néons qui diffusait une lumière légèrement azurée. De leur côté, les serveurs mais surtout serveuses, puisque la majorité du personnels semblait asari, se donnaient à un bal dont le seul et unique but était de servir chacun des clients le plus rapidement possible. En ce qui concernait Lynia et Kali, il leur fallut atteindre quelques minutes avant qu’une serveuse qui venait de se libérer s’approche d’eux pour les amener à la dernière table de libre. Une table pour quatre, perdue dans un coin de la salle mais qui avait le mérite de donner sur une cour intérieure particulièrement fleurie où l’on pouvait voir quelques enfants de différentes races s’amuser. Dès qu’elles furent installées, les deux asaris essayèrent tour à tour de lancer une conversation mais à chaque fois, cette dernière retombait dans le silence. De son côté, Kali ne voulait pas forcer son esclave après ce qui s’était passé, préférant lui laisser tout le temps dont elle avait besoin pour s’ouvrir à elle. Pour ce qui est de Lynia, elle semblait avoir du mal à trouver un bon sujet de conversation mais aussi à se faire à l’idée d’avoir une conversation formelle avec sa maîtresse. Oui, si Kali oubliait de temps en temps leurs statuts, Lynia, elle, n’avait pas l’air de s’en détacher. Mais bon, tout comme la conversation, l’asari finirait par s’habituer à ce nouveau train de vie. En tout cas, Kali l’espérait.
Finalement, le silence fut brisé grâce à l’intervention divine d’une serveuse qui, esquivant habilement les quelques clients parsemés autour d’elles qui voulaient lui demander quelque chose, s’approcha des deux asaris pour prendre leur commande. Comme elle l’avait dit auparavant, Kali laissa à Lynia le soin de tout commander, lui faisant confiance sur ses choix puisque l’ancienne commando ne connaissait que très peu la cuisine N’iidian et si elle l’avait déjà goûté, c’était il y a fort longtemps. Une fois la commande passé,  le silence retomba entre les deux asaris mais cette fois, Lynia semblait perdue dans ses pensées alors Kali détourna son attention sur les jardins à sa droite pour voir une petite asari en train de jouer à la balle avec ses deux mères, l’une humaine et l’autre asari. Lâchant un sourire, attendrit par la scène, elle se détourna de la scène lorsqu’une serveuse vint l’interrompre. La jeune asari demanda à Lynia et à Kali si cela les gênait de partager leur table avec deux autres clientes. Prenant cette fois les devant, la mercenaire déclara que cela ne les gêneraient pas du tout et lorsque la serveuse s’éclipsa, une turienne et une humaine se présentèrent. Etant donné leur certain mal à rester sur leur jambe, surtout l’humaine, Kali en conclut qu’elles avaient déjà torché un certain nombre de bar avant de finalement échoué dans le restaurant. En tout cas, l’humaine semblait déjà avoir un certain nombre de verre dans le nez.

« - Bonsoir… oh et, désolé de vous dérangez hein ? Y a plus vraiment de place pour manger un petit coup… enfin un petit bout.
- Célia, tu t’imposes un peu. Non vraiment, vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ? lâcha la turienne qui semblait légèrement gêné par le comportement de son amie.
- Non pas du tout, plus on est de fou, plus on rit, dit Kali avec un grand sourire alors qu’elle se colla un peu plus sur sa droite pour permettre à l’humaine de s’asseoir à ses côtés.
- Ah ah ! Alors tu vois, je n’avais pas raison de demander. Hmm ?
- Oui oui… d’accord comme tu veux. »

La turienne prit place à côté de Lynia, s’excusant encore de la gêne occasionné. Quelques minutes plus tard, l’asari qui avait pris leur commande revint avec les deux verres précédemment commandés puis elle prit la commande des deux nouvelles convives avant de prendre congés.

« - Hmm donc je me présente, Célia et la coincée en face se nomme Nim.
- Nelim… mon vrai prénom c’est Nelim. Et je ne suis pas coincé… lança la turienne en soulevant un sourcil.
- Oui, Nim c’est son petit surnom, chuchota-t-elle à voix haute à Kali,  elle aime pas mais moi j’aime bien, finit l’humaine en lâchant un petit rire.
  
- Huuum… d’accord et bien à notre tour. Je me nomme Kali et voici Lynia.
- Coucouuuu, fit l’humaine en agitant sa main droite à Lynia tandis que la turienne se frappa le museau avec la paume de sa main complétement consternée.
- Célia, il faut vraiment que tu y ailles mollo avec l’alcool.
- Moui bah si je dois y aller mollo, toi faut que tu t’amuses un peu plus. Décompresses un peu, ici t’es sûr qu’on ne va pas tomber sur les autres connards donc éclates-toi un peu. Ça te fera du bien.
- Et bien pour l’instant mangeons, on verra pour le reste plus tard. »

L’humaine lâcha un oui sonore pour conclure la discussion tandis que deux serveuses arrivèrent avec les plats qu’elles avaient commandés ainsi que les boissons de la turienne et de l’humaine. Avec l’aide des deux nouvelles convives, le silence qui régnait entre les deux asaris n’était plus qu’un lointain souvenir et les sujets de conversations fusèrent dans tous les coins, Lynia papotant un peu avec la turienne tandis que Kali tenait la conversation avec l’humaine lorsqu’elles ne parlaient pas toutes les quatre ensembles.

« - Et donc… Kali, Lynia, vous êtes ici en couple ? »

La franchise et le direct de l’humaine fit avaler de travers le cocktail de la turienne qui lâcha un tantinet indigné mais aussi un peu curieuse, un : « Célia voyons !!! »

« - Bah quoi ? Lâcha innocemment l’humaine. »

De son côté, Kali se tenait les côtes d’une main et se couvrait la bouche de l’autre pour contenir un fou rire très peu aidé par le changement de couleur du visage de son esclave. Lorsque finalement elle réussit à se reprendre elle formula une réponse :

« - Non, nous ne sommes pas ensemble, on est juste deux amies qui se faisons un petit resto. Et vous, vous êtes ensemble ? »

Cette fois c’est l’humaine qui se tordit de rire tandis que la turienne qui avait eu le malheur de continuer de boire répandit le contenu qui se trouvait dans sa bouche sur le sol à côté d’elle. Devenue totalement rouge à son tour, la turienne balbutia :

« - Non non, on est pas ensemble… ‘fin si là on est toutes les deux ici… Non attendez je me gourre…. ROOoooh…
- Ce que Nim veut dire c’est que nous sommes deux collègues de boulot qui se font une petite virée entre filles.
- Voilà… comme elle dit, lâcha la turienne avant de se cacher le visage derrière ses deux mains. »

Kali lâcha un petit rire avant de demander :

« - Oh et vous travaillez où ?
- Oh, je suis juste réceptionniste au SSC mais Nelim est inspectrice. »

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MessageSujet: Re: Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]   Sam 14 Mar - 17:23





- Oh et vous travaillez où ?
- Oh, je suis juste réceptionniste au SSC mais Nelim est inspectrice.

Elle aimait bien ces deux-là, surtout la turienne qui, à bien des égards, se trouvait être aussi timide que Lynia mais cette dernière réponse… Fidèle à elle-même, sa maitresse mercenaire ne fit pas d’autre réaction que celle de la personne surprise qui ne s’y attendait pas tandis que son esclave… échoua lamentablement, puis qu’elle renversa de surprise la bouteille d’alcool asari qui étala son contenu sur toute la longueur de la table. Inutile de parler de sa tête bien sûr.  Heureusement, la mercenaire trouva une excuse toute faite : un lointain proche qui avait été tué par un agent du SSC par accident il y avait longtemps, de quoi lui donner plusieurs condoléances inutiles, et même une blague de l’humaine bourrée qui lui certifia que la turienne ne savait même pas viser juste, ce à quoi cette dernière s’empressa de répondre par la négation. En définitive, Lynia avait beau rire avec le trio, c’était les victimes de tout à l’heure qui méritait toutes ces condoléances. Sa nouvelle acquisitrice était-elle donc à ce point dépourvu de conscience pour rester de marbre devant un inspecteur du SSC ? Plutôt qu’effrayée, elle était en fait triste pour la mercenaire, car il avait dû lui arriver quelque chose de salement moche pour en faire une telle machine…

Mais la suite se passa tant bien que mal, et tout le trio oublia bien vite la réaction de Lynia. Plus le temps passait, plus l’esclave en question oubliait ce qu’elle avait fait à grand coup d’alcool. Les bouteilles passaient et finalement, ce fut un duo d’humains qui vint gêner la petite récréation du groupe nouvellement constitué. Rapidement, ils allaient finir par en venir aux mains tant et si bien que c'est Kali qui intervint tandis que Lynia elle, se leva non pas pour jouer les héroïnes mais par peur qu'elle ne les tuent. Bien sûr dans un restaurant, ce n'était pas logique mais bourrée comme elle l'était ça lui semblait plein de sens. En définitive, elle passa pour une héroïne auprès des deux autres, tandis que la turienne leur ordonnait de filer en réaffirmant son statut d'inspectrice du SSC.

La suite se fit à mesure que de la musique se faisait entendre. Bien rapidement, les quatre nouvelles amies de circonstance se mirent à danser comme des folles encore et encore et encore. Puis... ce fut le trou noir. Lynia ne se souvint d'absolument rien. Tout ce qu'elle pu constater, c'est un mal de tête atroce en se levant seule dans sa chambre. Sa chambre. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pu dire une chose si simple. Ahurissant non ? Prise par son mal de tête, Lynia resta quelques temps au lit avant de se lever et d'aller déjeuner. Malgré tout ses efforts, l'asari avait bien du mal à se souvenir de la suite de la soirée, ou même de la manière dont sa maitresse et elle-même s'étaient séparées de l'inspectrice turienne et son acolyte humaine. Laissant là le déjeuner qu'elle venait de préparer pour la mercenaire, elle débarrassa le sien puis alla réveiller Azure. Enfin, Kali ici. Pour tomber sur trois formes éveillées par la subite montée d'intensité lumineuse. Une asari, une humaine et une turienne. Flûte. Ouvrant et fermant la bouche deux ou trois fois sans un mot, Lynia donna le premier prétexte venu à son esprit pour s'éclipser - ou plus véridiquement, pour s'enfuir :
- Je... je... je dois aller à la piscine, je reviens dans une heure !

Bonjour l'excuse ! Fermant la porte mauve de gêne, elle mit son excuse médiocre à exécution et s'habilla pour ensuite sortir dehors. Faire une bonne marche le long du lac du présidium lui serait plus que bénéfique, surtout quand les souvenirs les plus douloureux de la veille lui revenait en tête : les meurtres. Le pire, c'est qu'elle n'avait personne à qui en parler pour se soulager. Elle ne pouvait que penser...

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Home Sweet Home [pv Lynia T'Nora] [Attention, scènes violentes]
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