Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]

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 Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]

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Graves Wittman
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MessageSujet: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Mar 8 Juil - 11:15

• Date du RP: Frevrier 2189
• Lieu du RP: Relais Oubliés-Arès Alpha-Système Acis(dépôt de carburant)
• Type de RP:Privé avec Lynia
• Nombres de personnes requises:1

[HRP] Code couleur : Graves  Mira Landcaster Aedan Saekus Skell Valtis Savin Koleman

Ares Alpha, Graves ne pouvait s'empêcher de sourire en entendant ce nom. Pour lui, Ares appelait surtout à un antique dieu Terrien et pas n'importe lequel : celui de la guerre. Le mercenaire se demanda brièvement pourquoi on avait choisit ce nom là à une station perdue au milieu du trou du cul de l'univers mais chassa cette pensée de son esprit... Après tout, il n'allait pas rester longtemps ici. Pourtant, une petite voix persistante dans son esprit siffla dans son esprit qu'il fallait être idiot pour ne pas donner ce nom là à une arme humaine ou à un navire venant de la Terre car ce serait bien plus pertinent. Poussant un petit soupir en regardant Skell et Aedan piloter le patrouilleur avec une grâce surprenante. Ayant toujours regardé les Volus de haut, méprisant cette race rondouillarde et ridicule, l'humain ne pouvait pourtant pas faire taire ce respect pour les performances du Wild Claw qui était un patrouilleur Volus à l'origine. Bon, il avait subit tellement de modifications que si le vaisseau avait eut une mère, elle le reconnaîtrait à peine mais bref... Le jour où il verrait deux vaisseaux spéciaux avoir des liens familiaux, il arrêterait de toucher au Whisky. Se recentrant sur les gestes habiles des deux Turiens : les voilà presque arrivés. Etant juste dans le système pour se ravitailler entre deux ‘’courses’’ (dont une pas très légale), l’équipage du Wild Claw n’avait pas envie de traîner par ici.

Pourtant, et ça Graves le sentait, Mira n’allait pas pouvoir s’empêcher de demander une pause sur cette station de carburant chiante et sans doute emplie d’Aliens. En effet, la jeune femme était à court de cigarettes de contrebande et quoi de mieux pour en trouver que de visiter une station perdue au milieu de nulle part ? Le marché noir devait certainement y avoir lieu et il comprendrait donc la demande de la bombe biotique. Comme si penser à cette dernière l’avait invoqué, elle arriva justement dans la pièce, déjà en tenue et son arme de poing à la hanche. Cette dernière alla s’accouder au siège du pilote Turien qui ne détourna pas les yeux une seule seconde de son objectif, le quai d’amarrage. Prenant le temps d’observer la vue, Mira se tourna enfin vers le capitaine de ce ramassis de mercenaire et dit :

-Bon captain, je sais qu’on doit pas traîner ici mais on peut quand même s’arrêter pour prendre des biens de ‘’première nécessité ‘’ non ? Allez quoi, on a pas le feu au cul !

Disant cela, la jeune femme se pencha encore plus sur le siège du vaisseau, montrant ainsi sa croupe. Cette vision fit glousser Graves qui pensa un court instant que c’est autre chose qu’il aimerait lui mettre au cul mais il retient sa langue : elle lui exploserait sans doute la face à coup de décharge biotique si il venait à dire un truc pareil. Etant entré à la suite de l’humaine, Savin, le mécano du vaisseau, prit la parole à son tour :

-Je soutiens Mira sur ce coup là : le moteur fait de drôles de bruits ces derniers temps et j’aimerais bien pouvoir jeter un coup d’œil à ça pendant qu’on est sur cette station.

Voilà qu’ils coopéraient ces deux là ?! Bon, Graves n’avait déjà pas le cœur à refuser ça à Mira malgré leur emploi du temps mais alors si les deux s’y mettaient, mieux valait baisser pavillon et accepter sans ronchonner. Levant les mains, le mercenaire humain se tourna vers les deux autres humains du vaisseau et lâcha sur un ton faussement agacé :

-ok ok ok on va y aller ! Mira, tu viendras avec moi et je prendrais aussi Vaako, personne cherchera à emmerder un gars avec un Varren collé aux basques !

… Si seulement il avait su !

Atteignant la station, les trois membres de l’équipage se séparèrent bien vite : Mira devant aller chercher ses cigarettes et Graves… Et bien lui il voulait juste un verre, oh oui, un verre. Entrant dans le premier bar qu’il trouva sur son chemin, le Terrien pria pour qu’ils possèdent un bon stock de Whisky. Remarquant rapidement une certaine forme d’agitation parmi les ‘’habitants’’ de ce cailloux maudit (bordel il y avait carrément des Butariens ? Ca sentait les ennuis !) Graves choisit pourtant d’ignorer les indices et son mauvais pressentiment. Commandant un verre et le descendant à son aise, le mercenaire était sur le point d’en commander un second quand un flash extranet attira son attention. Tournant la tête, l’homme remarqua le meurtre d’un important fonctionnaire sur la station et sourit : quelqu’un voulait une place plus haut placée ici ? Et il n’avait pas hésité à…’’Faire prendre une retraite anticipée’’ par-dessus le marché ? Amusant. Par contre, le mercenaire trouva bien vite moins amusant que le meurtrier, non identifié jusqu’alors car il portait une armure noire et une cagoule, avait utilisé une locuste… Justement le même modèle que celui qu’il portait à la hanche. Il ne fallut pas une minute pour que certains curieux fassent des commentaires à ce sujet et remarque que Graves en avait une ‘’comme celle du meurtrier’’. De là, tout partit en vrille, un quatuor de Butariens se levèrent et encerclèrent Graves. L’un d’eux, un gros balourd avec une cicatrice sur le haut de son visage hideux, cracha à Graves :

-Hey, ce n’est pas une Locust que tu as là ? C’est bizare, les infos disent que le tueur en utilise une justement…

Le sous-entendu était clair et le ton employé irrita tellement Graves qu’il finit son verre rapidement (si il en entendait un pouffer parce qu’il buvait à la paille, il allait tirer dans le tas !) Et se redressa, Vaako grondant doucement en se secouant. Voulant rabattre le caquet de l’autre imbécile d’extraterrestre, le Terrien lui répondit avec nonchalance :

-Ouais c’est bien, tu sais lire les infos, tu comprends les images… Ta mère a dû t’envoyer sur les bancs de l’école au moins un jour.

Forcément, l’insulte déclencha une série de grondement, de réponses agressives et d’agitation mais l’homme n’en avait cure. Reprenant la parole, l’humain poursuivit :

-Par contre le gars avait une cagoule, moi j’ai un casque, un Varren couché à mes pieds et puis surtout j’ai DEUX locustes et je sais bien m’en servir alors tu vas te casser maintenant trou du cul de Butarien !

Sentant l’humeur de son maître, Vaako montra les crocs qui firent reculer les spectateurs en périphérie de l’action. La situation resta tendue à l’extrême jusqu’à ce que l’autre sorte son arme de poing… Comme prévu. Fonçant dessus, gênant la ligne de tir des sbires du Butarien, Graves poussa son adversaire de l’épaule sur ses potes pour les ralentir assez longtemps pour sauter derrière le bar. Sifflant le Varren bien dressé, le mercenaire à couvert lui dit d’aller chercher Mira puis se prépara à la bagarre. Ricanant sous son masque, le Terrien se dit qu’il l’avait quand même bien cherché celle là. Ne sachant pas trop s’il pouvait décemment sortir ses armes et répliquer face à l’alien enragé, l’humain se dit qu’il allait simplement viser les bras… Enfin essayer. Une situation comme ça allait sans doute attirer l’attention mais qu’importe : à ses yeux, un ou deux aliens blessés ce n’était pas cher payé pour avoir l’occasion de s’amuser un peu. Relevant la tête, Graves tira quelques balles et eut le plaisir d’entendre un Butarien hurler qu’il avait prit une balle dans la jambe… Quel délice ! Bon par contre il allait peut-être bien falloir bouger là. Sauf que coincé par des tirs de pistolet, l’homme en armure noire n’osait pas trop sortir à découvert… Un ptit coup de main peut-être ?

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Mer 9 Juil - 17:29

Citation :
- Lynia T'Nora #8cc6d7
- Azure Widow #00FFCC
- IVy #FF9933 Courier New
- Vendeur de carburant esclave #8c88d7
- Garde #CC6633
- Deuxième garde #339966






- Mademoiselle Lynia, vous avez demandée à être prévenue lors de l'accostage du Basilic. Accostage prévue dans dix minutes. Roucoula une voix délicieusement connue de l'asari.
- Très bien IVy, merci.

IVy, l'intelligence virtuelle du Basilic achetée bien avant qu'elle ne devienne la propriété de sa maitresse mercenaire. La quasi-totalité du temps, cette dernière se contentait de donner le pilotage automatique du vaisseau à l'IV, qui disposait des programmes de pilotages appropriés, afin de passer son temps autrement. En l’occurrence, dans la salle de sport afin de s'entrainer. Son acquéreur, Azure Widow pour les mercenaires et leurs employeurs ou Kali T'Sano sur la Citadelle (et probablement d'innombrables autres noms et surnoms), devait déjà avoir rejoint la cabine de pilotage. Étant donné les relations entre Azure et Lynia, c'était la première qui avait la priorité sur toute information de la part d'IVy tandis que Lynia était prévenue ensuite seulement. L'asari coupa la douche et attrapa la serviette afin de se sécher rapidement. Elle était sur son temps libre mais Azure souhaiterait sûrement lui donner quelques instructions avant de quitter le vaisseau alors autant ne pas trainer. Et puis observer l'arrimage d'un vaisseau spatial était l'une de ces petites choses qui lui faisait plaisir car c'était précisément ce qu'elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de voir depuis son esclavage.

La serviette enroulée autour d'elle, Lynia se dépêcha de traverser le couloir pour entrer dans les quartiers de l'équipage - qu'elle occupait seule, faute d'un véritable équipage - chercher des habits à se mettre dans ses affaires. Elle ressorti la tenue la moins "civile" qu'elle possédait, l'une de celles qu'elle avait prise avec elle en quittant Joab : un ensemble noir avec un haut blanc. Très moulant en revanche, ce qui ne lui plaisait guère mais c'était toujours mieux que la robe sexy à souhait (même si ce cadeau de sa propriétaire lui faisait plaisir) sur une station d'extraction d'hélium d'une géante gazeuse perdue au fin fond de l'espace concilien... Une fois prête elle s'empressa de rejoindre le poste de pilotage, traversant la baie médicale puis le salon luxueux au passage. Comme elle l'avait prévue, Azure se trouvait belle et bien déjà là, occupée à piloter le vaisseau qui approchait déjà bien prêt d'une station spatiale. Tandis que cette dernière saluait son esclave Lynia, elle, sentait que quelque chose clochait : nulle trace d'une géante gazeuse ou que ce soit, pas réellement le genre de détail que l'on pouvait manquer à l'approche d'une station d'extraction d'hélium... Elle s'en confia à Azure qui lui répondit d'un léger sourire, comme si elle se doutait de la question bien avant que Lynia ne la pose :
- C'est normal, on ne va pas directement là-bas. Nous sommes bien dans le système Acis mais c'est au dépôt de carburant du coin qu'on va aller. IVy m'a informée du niveau de carburant, je n'y avait pas fait attention avant de partir. En son for intérieur, Lynia se traita d'idiote : elle aurait pu vérifier aussi. Le manque d'habitude sans doute... D'ailleurs à partir de maintenant, vérifie systématiquement les niveaux de carburant avant un départ, au cas où j'oublierais. Elle en prit bonne note dans un coin de son esprit, laissant Azure continuer son explication. Enfin bref, je vais rejoindre Terazid par navette, il doit sûrement y en avoir une. Pendant ce temps, tu t'occuperas du carburant. J'ai laissé une carte de crédit à côté de la porte du cockpit.
- Bien madame.

Lynia n'en révéla rien mais rester seule sur un dépôt de carburant n'était pas vraiment pour lui faire plaisir. Le reste de l'amarrage se passa parfaitement bien, Azure toute équipée donnant comme conseil à Lynia d'éviter les ennuis (ou d'user des quelques techniques qu'elle avait apprise depuis deux semaines le cas échéant) sur la petite station isolée avant qu'elles ne se séparent toutes deux une fois le sas quitté. De mémoire, Azure avait une sorte d'informateur à aller voir sur Terazid en vue d'un éventuel job. Elle n'était pas sûre car l'asari n'avait rien révélé de précis à Lynia - cette dernière doutait que ce soit par défiance, sans doute plutôt par simple oubli. L'endroit était très différent des mastodontes spatiaux comme Omega ou la Citadelle, ici tout était étroit, petit. La seule pièce à peu près grande (c'est à dire faisant plus de quatre mètres par huit) c'était celle où elle se trouvait, le hangar qui servait à décharger d'éventuelles cargaisons (sans doute pour les livraisons de vivres au dépôt, entre autre). Tout le reste n'était que couloir à peine assez large pour laisser passer deux Elcors de front, dans un thème général métallique, froid et gris-noir. Très triste, un dépôt de carburant dans une région paumée quoi ! Après s'être légèrement perdue dans le dédale de couloirs, Lynia trouva enfin un plan pour l'aiguiller sur ce qu'elle cherchait. Dix minutes plus tard et après plusieurs aller-retour entre le plan et le point d'arrivée, la jeune asari tomba (enfin !) sur un butarien peu aimable qui l'écouta lui demander du carburant avant de demander à quel sas son vaisseau se trouvait. Il pianota alors quelques secondes sur son clavier holographique, des gants sur les mains.
- C'est bon, je vous ai trouvée. Le Basilic c'est ça ? Elle acquiesça pour le lui confirmer, tandis qu'il lui tendait la note. Élevée.
- À ce point le prix ?! Vous abusez pas un peu ?! Elle ne put s'empêcher de critiquer, pensant d'ores et déjà à la réaction d'Azure lorsqu'elle l'apprendrait. Tranchant comme une lame, le butarien répondit sans attendre.
- Si vous avez une station moins chère dans le coin, je vous en prie cassez-vous. Dans le cas contraire, me faites pas chier et payez.

Tandis qu'il parlait, il l'invita en gesticulant avec ses bras à faire demi-tour. Inutile de discuter, il n'y avait rien qu'elle ne puisse faire. "Ne pas s'attirer d'ennuis" avait dit Azure, ce qu'elle comptait bien faire. Insérant la puce-carte de crédits dans son datapad, elle se connecta avec ce dernier à l'omnitech du butarien pour lui payer la somme demandée. Aussitôt, ce dernier reprit la parole en continuant à tapoter sur son affichage holographique.
- Les gars sont prévenus, ils vont commencer à pomper le carburant pour l'envoyer dans votre carlingue. Vu les niveaux que vous m'avez indiqué, ça devrait prendre une petite demie-heure. Super... Lynia ne put cependant pas s'empêcher de le questionner sur un tout autre sujet.
- Pourquoi user des gants, vous n'aimez pas les implants ? C'est quand même plus pratique pour les systèmes holographique. L'intéressé la regarda avec une expression qu'elle ne parvint pas à déchiffrer. Était-ce là de la colère, ou de la tristesse ? Ou bien un subtil mélange des deux ? Le ton de sa voix pencha plutôt en faveur de la tristesse...
- J'ai passé ma vie avec un implant dans le dos, je n'ai pas vraiment envie d'un autre. Surtout pas si c'est mes doigts que je dois charcuter, sans eux je sers à rien ici. Inutile d'en dire plus, elle savait déjà de quel type d'implant il parlait. Elle répliqua, sans vraiment y croire elle-même (ce serait un comble, dans sa situation présente !), que l'esclavage était interdit dans l'espace concilien comme butarien. Elle n'obtint qu'un rire blasé : Et vous y croyez ? Il y a des esclaves partout, surtout dans des coins paumés comme ce secteur ! Je suis arrivé ici après la chute de l'hégémonie. Bah c’est pas parce que l'esclavage est "interdit" et que ma puce désactivée que j'ai la possibilité d'être libre. Mes "employeurs" sont plutôt clairs : je tente de quitter ce dépôt, je me fais buter par les gardes. Oh bien sûr, tout ça s’est dit à demi-mots mais j'suis pas dupe. Pour la première fois depuis son arrivée, il la regarda droit dans les yeux, calme : J'suis pas con vous savez, j'ai bien vu comment vous avez parlé de l'esclavage. Je veux même pas savoir si j'ai raison mais je peux au moins vous donner un conseil : faites attention ici. Maitre ou pas, y en a qui s'en moqueraient pas mal si ils peuvent attraper une asari facilement. Était-ce si facile de deviner qu'elle n'était qu'une esclave ? Bredouillante, elle tenta de le contredire sans grand succès. Le butarien balaya d'un coup de main dans les airs ses arguments. Vous fatiguez pas, j'veux pas savoir, ça ne m'apporterait que des ennuis. Par contre si vous avez du temps à perdre, allez donc voir du côté du bar. Pas difficile de le trouver, il n'y en a qu'un ! La bière est affreuse mais vous devriez être tranquille jusqu'à ce votre engin soit plein.
- Merci. Il opina de la tête et la salua tandis qu'elle s'éloignait.

Merci, c'était tout ce qu'elle trouvait à lui répondre, à ce butarien qui l'avait mise à nue si facilement... Les pensées toutes embrouillées, la jeune demoiselle asari trouva avec moins de mal ledit bar qu'elle n'en avait eu pour le carburant, entrant à l'intérieur pour s'assoir tout au fond à une table vide, près du comptoir. Elle n'allait certainement pas se payer à boire avec l'argent d'Azure, l'idée ne lui vint même pas à l'esprit, aussi se contenta-t-elle de regarder les infos du seul écran présent qui affichait une des millions de chaines visibles grâce à extranet. Le temps passa mais bien vite, ce qui s'annonçait comme un moment calme devint plus tendu. La faute ? Une information de la sécurité du dépôt qui usa de l'écran pour annoncer un meurtre, apparemment un haut-fonctionnaire des stations de Terazid toutes proches, résultant en la fermeture totale des départs et arrivées sur le dépôt de carburant. SON dépôt de carburant, fermé. Toutes les personnes présentes ronchonnèrent immédiatement, râlant de leur infortune, la plupart n'étant là que pour des bricoles ou du carburant, comme Lynia.

La première chose qui lui vint à l'esprit, c'était qu'Azure n'allait pas pouvoir revenir ici tant que la sécurité n'aurait pas trouvé l'assassin, un humanoïde encagoulé tout de noir vêtu. La seconde chose ? Que tout allait dégénérer, lorsqu'elle vit devant elle un accrochage entre un individu en noir correspondant à la description et un groupe de butariens. Au pied de l'individu grognait un varren. Lynia détestait ces sales bêtes, elle en avait vu qui dévoraient un esclave qui avait tenté de fuir, devant tout le monde histoire de bien retirer toute envie. Un petit graissage de pattes aux autorités de Joab et c'était fini. Foutus varrens.

Lorsque l'un des butariens sorti son flingue, le reste des personnes présentes achevèrent leurs tentatives de mouvements discrets pour se mettre à couvert, ce que Lynia s'empressa de faire. C'est dans un échange de pas mal de tirs qu'elle rampa se mettre à couvert derrière le comptoir. Elle sursauta alors que l'individu qui s'était aliéné les butariens sautait par-dessus pour la rejoindre, sans la voir apparemment. Le varren passa devant elle sans faire attention, puis son maitre lui intima quelque chose. Une seconde plus tard, il n'était plus là. Lynia elle ne cherchait absolument pas à savoir ce qui se passait, tout ce qu'elle entendit était une série de tirs plus proches que les autres, qu'elle assimila aux tirs de l'individu en noir sans chercher à lever la tête pour vérifier ses suppositions. Des tirs qui furent aussitôt suivit par un cri de douleur, l'un des butariens affirmait être touché à la jambe. Les bras autours de ses jambes repliées contre son torse, la tête baissée au centre, l'asari complètement terrifiée espéra que le moment passerait rapidement. Elle se souvint des petits enseignements d'Azure, de ce qu'elle avait fait sur Zorya avant et pendant les Moissonneurs, s'ordonna à elle-même de se calmer. Lorsqu'elle y parvint, une rafale de mitraillette calma aussitôt l'échange de tirs.

- SÉCURITÉ ! Les gâchettes faciles, vous baissez vos armes immédiatement ou on tire ! Ouf, tout juste. Elle souleva légèrement son bras gauche pour regarder l'individu à côté d'elle du coin de l’œil. D'après sa carrure et sa façon de parler aux butariens, il semblait être un humain mais elle n'était pas sûr. Lorsqu'il tourna la tête vers elle, Lynia leva les bras devant elle en signe de soumission :
- Attendez me faites rien ! Je sais pas ce que vous comptez faire à tous ces types mais je n'y suis pour rien moi ! Affirma-t-elle d'un voix légèrement craintive. Une chance qu'Azure n'ait pas été là pour voir ça, elle n'aurait sans doute pas aimé...

Quelques secondes plus tard, un humain arriva mitraillette en main pointée vaguement sur le présumé humain en noir et Lynia. Très vite, une voix grave et autoritaire sortit de sa bouche :
- Vous deux, vous venez avec nous ! On va s'expliquer au poste sur cet accrochage... Et merde...

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Journal de Bord
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L'éternité se fait longue et immuable, quand les secondes s'égrènent dans un capharnaüm total.


Dernière édition par Lynia T'Nora le Ven 5 Déc - 13:56, édité 3 fois
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Graves Wittman
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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Jeu 10 Juil - 19:29

Une bonne vieille fusillade de bar comme on en fait plus ! Même si il n’était peut-être pas vraiment dans une situation lui permettant, Graves se mit à rire. Depuis quelques temps, les occasions de vraiment se relâcher n’étaient pas légion et le ridicule ayant amené cet échange de tir était, aux yeux de Graves, une chose bien… hilarante. Pourtant, il n’allait pas rire aux éclats alors que les balles se mettaient à voler partout : ça ferait sans doute pisser les Butariens dans leurs pantalons pendant plusieurs jours mais il ne fallait pas pousser le Galarien dans les orties sans son omnitech comme on le disait le dicton. Relevant un peu la tête pour s’assurer qu’il avait bien mit un adversaire hors d’état de nuire, l’humain acculé eut un sourire féroce et tira quelques projectiles de plus mais pas sur eux directement. Non, à la place, il visa le soutien d’une source d’éclairage qui vacilla puis tomba directement sur le crâne bombé d’un autre alien à couvert… Et de deux. Pourtant, les réjouissances semblaient s’arrêter là pour le mercenaire et ses adversaires un peu déconcertés. En effet, les rares forces de sécurités de ce modeste dépôt de carburant étaient enfin arrivées… Et bien, le SSC pourrait presque prendre de la graine de la rapidité de ces guguss. Ne rangeant pas son arme mais les abaissant quand même en entendant la voix autoritaire du chef d’équipe, Graves grimaça subtilement : où était donc Mira ? En plus cette idiote ne répondait JAMAIS quand on l’appelait sur son omnitech. Si il sortait indemne de ce merdier monstre, il allait devoir tirer les oreilles de la sulfureuse biotique une fois de plus.

Analysant rapidement la situation en se mordillant la lèvre, le mercenaire Terrien acquiesça comme pour lui-même et se redressa. Evidemment, les hommes de la sécurité le mirent en joue car ses Locust étaient un danger mortel mais Graves fit preuve de bonne foi en les rangeant sans faire d’histoire. Voyant que le chef voulait les emmener à l’écart, dans le poste de sécurité sans doute, l’homme en armure noire qui semblait aux yeux de tous être la conséquence de ce bordel se racla la gorge. Le chef de la sécurité lui jeta un regard courroucé mais Graves l’ignora pour dire :

-Sans vouloir faire mon chieur ‘’monsieur l’officier’’, les Butariens sont aussi dans le coup vous devriez les emmener avec… Sinon on laisse l’autre se vider de son sang ça m’arrange aussi.

S’il avait été plus proche, le mercenaire serait allé mettre un coup de pied au Butarien blessé mais il ne fallait pas exagérer. En revanche, comme si Graves s’en fichait du danger dans lequel il était actuellement (ce qui était proche de la vérité) il n’hésita pas à provoquer encore plus les hommes de la sécurité de cette minable station perdue. Prenant un ton plus narquois, le mercenaire Terrien lâcha sur un ton goguenard :

-Oh mais je ne voudrais pas vous dire comment faire votre boulot ‘’monsieur l’officier’’ alors c’est vous qui voyez.

A l’aide d’un clin d’œil ou deux, Graves entra une commande pour que l’écran de son casque personnalisé affiche un mot… Et quel mot : voir apparaître ‘’connard’’ devant lui allait sans doute énerver l’officier de sécurité surtout si on combinait à cette pique la précédente et le ton employé par Graves depuis le début. Ricanant intérieurement, ayant toujours l’air de se moquer des conséquences de ses dires et de ces actes, le Terrien tourna légèrement la tête vers l’Asari qui semblait se retrouver impliquée dans cette histoire… Pauvre fille. Enfin non, Graves ne la plaignait pas vraiment, il se serait même permis de ressentir une forme de satisfaction égoïste à ce propos mais bon, ça restait dommage pour elle dans un sens. Les mains bien en évidence, l’homme balaya encore la pièce du regard : à part le blessé et l’agresseur de Graves, il n’y avait plus aucun Butarien dans la pièce : s’étaient-ils enfuis sans dire un mot ou étaient-ils partis chercher des renforts ? Aucune idée et franchement, cette question fut balayée par la vue d’une Mira et d’un Vaako qui attendaient à l’extérieur du bar aux murs criblés de balles… Ah bah enfin ! Sauf que le capitaine du Wild Claw fit un signe discret à l’humaine biotique : il fallait le suivre et ne pas tirer.

Suivant par après les gardes qui emmenaient l’Asari et le Butarien en état (ce Dernier jetait un regard si venimeux à Graves qu’il en aurait peut-être eut peur si il n’en avait pas juste rien à foutre), le mercenaire humain prépara un plan discret mais efficace pour se sortir de là. Approchant de l’alien à la peau bleue lorsqu’il constata un moment de relâche de la part des forces de sécurités les surveillants, Graves lâcha à voix basse :

-T’en fais pas pour tout ça, tu es innocente ils vont te relâcher rapidement et si l’autre mufle t’emmerde je lui réglerais… Définitivement… Son compte. Sinon, lorsque ça se remettra à tirer, baisse juste la tête ok ?

Peut-être que Graves prenait un peu la femme pour une civile inutile mais il fallait voir la vérité en face : elle était moins… hum… ‘’Mortelle’’ que lui ne l’était et il faudrait donc mieux qu’elle évite de se faire remarquer dans ce qui allait suivre. La suite des événements en question fut une mise en cellule de garde à vue le temps qu’on aille prévenir une autorité supérieure. L’erreur des gardes fut de laisser Graves, l’Asari ET le Butarien dans la même cellule… Il ne fallut même pas trois minutes avant que les problèmes arrivent. Toujours furieux de s’être fait dominé par un humain, le ‘’quatre-yeux’’ se jeta sur Graves dés qu’il pensa pouvoir le faire… Et cette fois ci l’homme en armure noire n’eut aucune pitié. Frappant entre les jambes, crevant les yeux et envoyant des coups bien vicieux, Graves eut vite le dessus mais sans verser le sang. Les gardes déboulèrent mais vu qu’ils avaient regardé la scène de loin, ils avaient compris que le mercenaire n’avait fait que se défendre. Ils mirent donc le Butarien à l’écart et laissèrent l’humain et l’Asari dans la même cellule. Se rasseyant sur la banquette assez inconfortable qui constituait l’unique mobilier da la pièce, le mercenaire enleva son casque et fixa l’extraterrestre dans les yeux. Se raclant la gorge, le capitaine du Wild Claw lui dit sur un ton plus conciliant :

-ça va ? Il ne t’a pas fait de mal avant que je l’étale pour le compte ? Désolé encore pour toute cette histoire, je ne supporte pas trop les menaces venant d’un Butarien… Bon, mes compagnons risquent vite d’arriver et là ça va mal se passer alors tiens toi prête l’asa… C’est quoi ton nom au fait ? Je ne vais pas t’appeler ‘’la bleuté’’ ou ‘’l’asari’’ ça ferait xénophobe.

Evidemment, Graves l’était mais il n’était pas très intelligent de l’afficher ouvertement. En attendant l’arrivée de Mira, l’humain et l’alien pouvait bien discuter non ? Parce qu’après… Et bien les tirs allaient reprendre, cet interlude n’allait pas durer éternellement…

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Lynia T'Nora
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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Jeu 10 Juil - 20:56

Citation :
- Graves Wittman crimson
- Garde humain #9df62f





À peine le membre de la sécurité du dépôt venait-il de se retourner que l'individu aux côtés de Lynia se racla la gorge. Un vrai nid à problèmes celui-là... Guère content ou amusé par le fait d'être alpagué par ce qu'il convenait de décrire comme un fouteur de merde, celui qui semblait être également le chef de la sécurité se retourna pour demander ce que son nouvel interpellé voulait bien lui dire. Ravis, le concerné répondit aussitôt.
- Sans vouloir faire mon chieur "monsieur l’officier", il insistait bien sur le titre en plus, histoire de sans doute énerver le concerné, les Butariens sont aussi dans le coup vous devriez les emmener avec… Sinon on laisse l’autre se vider de son sang ça m’arrange aussi.
- Et t'as fait l'école supérieure pour en arriver à cette conclusion ? T'as peut-être pas remarqué qu'ils se sont barrés, excepté l'autre gigolo menotté ? Il accompagna sa remarque venimeuse d'une indication du pouce en direction du seul butarien restant dans la pièce. La réponse fut prompte et moqueuse :
- Oh mais je ne voudrais pas vous dire comment faire votre boulot ‘’monsieur l’officier’’ alors c’est vous qui voyez.

Malheureusement, la phrase fut accompagnée d'un petit message sur son casque : "connard". Lynia, elle, ferma les yeux en maudissant le provocateur de ne pas savoir se contrôler. Heureusement l'humain insulté ne tiqua qu'avec peine, se contentant de répondre d'un sourire sarcastique qui voulait dire "toi, tu vas trainer en cellule". L'avantage d'être le seul maitre à bord sans doute. Le groupe se mit en route, chacun étant menotté et le tout escorté par la sécurité. Direction leur petit caserne et les cellules. Lynia craignait surtout une chose, que sa présence soit rapportée à des autorités officielles. Car si elle n'était personne, il n'était guère difficile de remonter jusqu'au Basilic grâce aux enregistrements et donc à sa maitresse, Kali. Outre le fait qu'elle n'avait nulle envie de se faire réprimander - dans le meilleur des cas - elle ne voulait de toute manière pas causer de problème à la mercenaire. Et merde quoi, la fuir d'ici serait tellement facile mais la prime qu'elle collerait sans aucun doute sur sa tête rebutait pas mal Lynia, tout comme le butarien rencontré plus tôt l'était vis à vis de ses maitres...
- T’en fais pas pour tout ça, tu es innocente ils vont te relâcher rapidement et si l’autre mufle t’emmerde je lui réglerais… Définitivement… Son compte. Sinon, lorsque ça se remettra à tirer, baisse juste la tête ok ?

La peur de l'affrontement passée, sa nature rebelle manqua de peu de reprendre le dessus, comme chaque fois qu'elle était loin de son actuel possesseur. Un regard froid passa dans les pupilles de ses yeux, tandis que l'asari se demandait déjà si il pouvait se contenter de ne pas foutre la merde lui-même, avant qu'elle ne se ravise de le lui faire remarquer à voix haute pour hocher la tête par l'affirmative. Inutile de le chercher, elle ne ferait pas le poids de toute manière. Lynia doutait même d'éviter une beigne si il cherchait à lui en mettre une alors bon. Le reste du trajet fut relativement rapide si bien que quelques minutes plus tard, ils furent tout trois jetés dans la même cellule. Oui, tout trois. Lynia, l'humain et le butarien. Autant dire qu'il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu'ils ne recommencent à se battre. Pas de doute, c'était bel et bien des emmerdeurs. L'un comme l'autre.

Le butarien se fit maitriser, bien rapidement, d'une manière somme toute peu agréable à regarder. Cette débauche de violence, Lynia l'avait vu si souvent qu'elle avait apprise à se contenir mais sincèrement... ce type était l'image même de ce qu'elle n'aimait pas et en même temps, de ce qu'elle voulait être. Car un type comme ça, ou comme Azure Widow, c'était des personnes qui savaient se sortir de toutes les situations. On n'emmerdait pas, ou rarement, des types qui savaient se battre. D'ailleurs elle aurait mis sa main à couper que l'humain, si tant est qu'elle ne se soit pas trompée sur son espèce, était lui aussi un mercenaire comme Azure.

Prudente, l'asari resta en retrait jusqu'à ce que les gardes n’éloignent le butarien. L'autre lui retira alors son casque pour rejoindre Lynia sur le banc où elle venait de s'assoir. C'était bel et bien un humain, un point pour elle.
- Ça va ? Il ne t’a pas fait de mal avant que je l’étale pour le compte ? Désolé encore pour toute cette histoire, je ne supporte pas trop les menaces venant d’un Butarien… Bon, mes compagnons risquent vite d’arriver et là ça va mal se passer alors tiens-toi prête l’asa… C’est quoi ton nom au fait ? Je ne vais pas t’appeler "la bleuté" ou "l’asari" ça ferait xénophobe.

C'ÉTAIT UNE BLAGUE ? Ce fut tout juste si elle ne hurla pas sa pensée, qu'elle retint de justesse. Sauf que cette fois, elle ne put s'empêcher de l'ouvrir. Froide comme la glace, Lynia répondit sans jamais hausser le ton :
- Je vous signale que si je suis dans cette connerie de cellule, c'est VOTRE faute. Dit-elle en appuyant bien sur l'avant-dernier mot. La moindre des choses serait d'attendre que je sois partie pour faire un nouveau numéro de cirque, histoire qu'ils ne s'intéressent pas à moi. Avec difficulté, elle détourna la tête en regardant le mur à l'opposé du visage de cette tête brûlée. Elle s'apprêtait à lui dire une dernière remarque quand l'un des gardes, humain également, revint vers la cellule et regarda Lynia :
- Y a le boss qui veut t'causer l'asari, tu vas venir avec moi. Aussitôt dit, aussitôt fait, la cellule se referma sur un humain. Seul.

Suivant le garde docilement, Lynia remarqua sur sa droite plusieurs bureaux et des gardes à chacun d'eux, tandis que sur sa gauche se trouvait le bureau du chef de la sécurité. Derrière elle, quatre cellules dont deux occupées par l'humain et le butarien. Quant à devant Lynia, elle ne put que voir sa porte de sortie. Malheureusement ce n'était pas là qu'ils se dirigèrent. Pénétrant le bureau, le garde referma la porte derrière elle, laissant Lynia seule face au chef humain de la sécurité du dépôt de carburant. Ce maudit dépôt.
- Asseyez-vous. Docile, elle fit ce qu'il demandait. Furetant quelques données sur son ordinateur, il attendit quelques secondes avant de reprendre la parole. Des secondes aussi longues que des minutes pour elle, durant lesquelles des gouttes de sueurs se manifestèrent. De ce que j'ai vu, vous ne m’avez pas l'air d'être réellement liée à toute cette histoire d'escarmouche dans mon dépôt. Les données indiquent que vous êtes arrivée il y a moins d'une demi-heure pour du carburant, que vous attendiez au bar quand ces crétins ont décidés de se battre. J'avais bien dit qu'ils ne devaient pas arrêter les départs et arrivées putain... Lynia eut peine à entendre cette dernière phrase, plus murmuré pour lui-même qu'à l'attention de son interlocutrice. Bref, en ce qui me concerne vous êtes clean. Pas envie de m'emmerder avec la paperasse pour quelqu'un qui n'a visiblement rien à faire ici. De toute manière, ajouta-t-il, sarcastique, ce n'est pas vraiment comme si vous pouviez vous évaporer.
- Si je suis clean, je peux partir alors ? Demanda-t-elle aussitôt, la fin de sa tirade étant plutôt floue aux yeux de Lynia. Elle comprit en voyant le regard lubrique qu'il lui jeta en entendant sa question.

Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, pas même de confirmer ce que craignait Lynia, car des tirs se firent (encore) entendre... juste derrière la porte. Super. Donc elle avait le choix entre les cowboys de mister je-fracasse-tout, ou les désirs du petit humain en mal de sexe. Lorsque ce dernier passa devant-elle, sans même se méfier d'elle, son choix fut rapide. C'était ça ou rester coincée sans garantie de sortie, avec le risque qu'on découvre sa puce sous-cutanée et donc sa qualité d'esclave. D'un autre côté si elle sortait comme elle l'entendait, ça attirerait irrémédiablement l'attention sur elle et donc sa maitresse. Il ne lui restait donc qu'une seule possibilité.

L'humain, tout précipité qu'il était à vouloir ouvrir la porte, ne vit même pas le croche-patte que Lynia lui tendit. Perdant l'équilibre, l'asari se souvint des enseignements d'Azure à propos du combat. "Je sais que tu as peur lors d'un affrontement. Comme tout le monde. Tu dois contrôler cette peur, reste maitresse de tes émotions. Sert-en pour survivre, pas pour te planquer comme un animal." Les coups lui revinrent rapidement et elle immobilisa d'une clé dans le dos l'individu avant de chercher à récupérer le pistolet. Peu sûre d'elle-même, elle ne réussit qu'à le faire tomber. L'homme se moqua.
- La ferme, j'ai toujours ma biotique pour te briser le cou.

Elle commença alors à illuminer son corps d'une aura bleutée, histoire de bien le faire flipper. Sans doute n'avait-il jamais croisé de biotique de sa vie, le pauvre, car il fut terrifié. Honteuse de se l'avouer, Lynia comprit qu'elle aimait ça. Ce pouvoir, c'était assez... enivrant. Une vie toute entière était entre ses mains, elle qui ne contrôlait même pas sa propre vie. Inverser la situation, le rapport de pouvoir, ÇA c'était enivrant !

Elle fit ouvrir la porte à l'humain, avant de crier à tout le monde d'interrompre le combat. Tout le monde la regarda, à gauche une humaine et un varren, au centre les gardes, à droite l'humain en armure. Ordonnant aux gardes de rester calme si ils ne voulaient pas qu'elle ne tue pas leur collègue, Lynia pouvait maintenant mettre son plan à exécution, en commençant par le proposer à l'humain en armure loin des oreilles indiscrètes des gardes : attacher tout le monde, trouver le serveur des enregistrements de sécurité, effacer leurs présences à tout deux de la station (ce qu'elle serait parfaitement capable de faire, au contraire du combat) et quitter ce putain de dépôt de carburant à la con. Elle rejoindrait directement Azure sur Terazid grâce à IVy, elle qui devait se demander ce qui pouvait bien se passer sur le dépôt bloqué. L'idée générale paraissait complètement folle aux yeux de Lynia mais l'alternative était encore plus bourrée d'incertitudes, pour Lynia, pour Azure, pour tout. Alors autant plonger dans la merde la moins profonde.

Foutus humains...

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Ven 11 Juil - 22:21

Graves n’était jamais resté longtemps enfermé dans une cellule, il n’y était que peu rentré aussi il faut dire. Cependant, le mercenaire n’était pas sortit d’affaire pour autant : sans armes et juste avec son armure et son omnitech, il n’allait pas aller bien loin. Enfin, il avait déjà vu pire que ce soit durant son service pour l’alliance ou dans sa carrière moins respectable de mercenaire. Pourtant, il disposait d’encore un peu de temps avant que l’opportunité rêvée pour sortir d’ici alors autant le mettre à profit. Evidemment, le Terrien essaya de sympathiser avec sa codétenue provisoire mais le mur de froideur auquel il se huerta le mis tout de suite de mauvais poil. C’est vrai quoi, ce n’était pas parce qu’il était mercenaire et qu’il ne s’était pas laissé faire quand on l’avait agressé qu’il fallait le traiter comme de la merde. La regardant avec un regard perçant comme l’acier, il lui répliqua sur un ton cinglant, les mots sortant aussi vite qu’une rafale de sa mitraillette :

-Hey tête de crevette désolé de m’être juste défendu contre trois ou quatre aliens qui voulaient ma peau ! Sinon t’as réfléchit deux secondes aux niveaux des Butariens ? Ils voulaient juste saigner quelqu’un à blanc. Mon seul défaut dans l’histoire est d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment ! Tu crois franchement que c’est idiots là se seraient satisfait d’une explication ? Moi je ne pense pas, j’ai déjà vu suffisamment de situations comme ça pour pouvoir te l’affirmer.

Remettant son casque sur sa tête quand les gardes revinrent pour emmener l’Asari, Graves mordilla sèchement l’intérieur de sa joue : certes il avait été brusque mais il n’avait pas à s’en faire car elle aurait bientôt disparut de son esprit comme chaque personne présente sur la station. Il suffisait que Mira appelle du renfort et s’organise avec les autres passagers du Wild Claw pour qu’il puisse s’enfuir sans problème. Et comme si penser à elle suffisait à l’invoquer, Graves reconnut le procédé préféré de Mira pour s’annoncer quelque part : un tir de Carnifex ou deux plus un fracas biotique tonitruant pour parachever de surprendre et terroriser les éventuels adversaires. Si on combinait à cela la puissance de feu du mécano du patrouilleur ou les crocs bien aiguisés de Vaako le Varren, il y avait déjà là de quoi foutre un beau merdier. Souriant de manière féroce sous son casque, le mercenaire humain trifouilla brièvement son Omnitech… Une lame serait-elle à même de venir à bout d’un verrou pareil ? Même une lame d’Omnitech ? Si pas, il pouvait faire sauter tout ça avec un leurre explosif mais ce serait... Comment dire ? Dangereux ? Bien qu’il soit lourdement protégé par son armure, l’ancien militaire de l’Alliance n’était pas très rassuré quant à ce plan là. Alors qu’il hésitait encore entre les deux options évidentes qui s’offraient à lui, le mercenaire entendit les tirs se rapprocher et une bordée de jurons retentir suivit d’un cri de douleur… Décidément, Mira avait décidé de ne pas chômer. Ricanant en voyant son omnitech former une lame, Graves l’inséra brutalement à un endroit précis et la porte de la cellule s’ouvrir à contrecœur, les verrous ayant été endommagé tout comme l’écran de contrôle. Heureusement que l’on n’était pas dans une station disposant d’un système de sécurité standard voir renforcé car sinon Graves aurait bien pu se brosser pour sortir aussi aisément… Voir pour sortir tout court d’ailleurs.

Nouveau coup de chance pour le mercenaire en armure noire, ses armes étaient juste là, posées sur une table comme si il s’agissait de choses sans importance et pas de possibles pièces à convictions. L’incompétence ou la nonchalance des forces de sécurités étaient sans doute à blâmer pour cette bourde mais ce n’était pas le Terrien qui allait s’en plaindre ah ça non ! Ramassant son butin mortel, l’homme les vérifia brièvement… Tout semblait en ordre. Grommelant rapidement une excuse pour ce qu’il s’apprêtait à faire aux pauvres bougres présent ici, Graves entra dans la salle principale du poste de sécurité. Une fois entré, le Terrien analysa la situation : Mira tenait en respect trois gardes, trois autres gisant pêle-mêle contre un mur de la pièce : assurément une décharge biotique assez violente. Pourtant ils n’étaient pas mort pour autant, Mira ayant été ‘’gentille’’ pour une fois. En revanche, le tir de Carnifex qui toucha un homme au ventre, ça l’était déjà moins. En plus, comme si ce n’était déjà pas assez confus et tendu, l’asari de tout à l’heure déboula d’un bureau (sans doute celui d’un officier important) en prenant le dit officiel en otage… Magnifique. L’alien à la peau bleue demanda la cessassions des hostilités… Comme c’était mignon ! Rigolant silencieusement, Graves approcha, tenant ses deux mitraillettes sur des cibles différentes. Voyant son chef arriver, l’humaine biotique le rejoignit en tenant un autre gugusse en joue. Voyant que la situation leur échappait, les gardes déposèrent les armes.

Ordonnant à Mira de les neutraliser, Graves alla d’un bon pas vers l’Asari, son Varren sur les talons. La bête regarda affectueusement son maître et se lécha les babines en voyant l’otage de l’extraterrestre… Peut-être la créature avait-elle les crocs. Quoi qu’il en soit, le mercenaire tapota la mitraillette Locust le long de sa cuisse droite et lâcha sur un ton désinvolte :

-Bon ce n’est pas tout ça mais j’imagine que tu as prit ce mec en otage avec un plan ? t’as l’air d’avoir de la suite dans les idées en plus de ta langue acérée…

Evidemment, Graves restait provocateur comme à son habitude mais bon, il ne changerait plus à son âge. Faisant signe à Mira de surveiller la porte après qu’elle ait finit d’attacher les gardes, le Terrien suivit l’Asari et lui fournit une couverture durant l’accomplissement de son plan. Cependant, qu’allait-il se passer après ? Ils allaient sans doute se séparer pour rejoindre leurs vaisseaux respectifs mais mieux valait attendre pour en être sûr : la station n’allait pas laisser l’assaut de son ‘’commissariat’’ impuni et il fallait s’attendre à du grabuge.

Graves n’avait aucune envie d’affronter une foule en colère…

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Mar 2 Sep - 19:27

Citation :
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- Contrebandier n°2 #4ca758





- Bon ce n’est pas tout ça mais j’imagine que tu as pris ce mec en otage avec un plan ? T’as l’air d’avoir de la suite dans les idées en plus de ta langue acérée… Demanda le mercenaire en s'approchant, tandis que son maudit varren s'approchait un peu trop en grognant au goût de Lynia. Tout en se préparant à lui répondre, elle donna son otage à une humaine qui insistait pour s'en occuper. Visiblement, une amie au premier. Elle expliqua ensuite son plan :
- Le combat n'est pas mon fort mais je me débrouille plutôt bien en informatique. J'ai dans l'idée qu'on efface toute trace de nos passages respectifs sur cette station de leur base de donnée. J'aimerais éviter laisser une quelconque trace de mon passage ici. Si vous protégez mes arrières, je m'occupe des données. Ou pour être plus exact, du passage de sa maitresse. Techniquement, elle n'existait peut-être même plus aux yeux des Républiques Asari...

Elle n'était pas du tout certaine de pouvoir faire quoi que ce soit seule mais ensemble… c'était possible. Au moindre ennemi, ils s'en occupaient tandis qu'elle aurait juste à pianoter sur un clavier. Un bon plan pour ses maigres capacités au combat. Un seul point noir : où pouvait donc se trouver ce foutu serveur ? Elle prit le temps de fouiller les données de l'ordinateur du chef de la sécurité, tellement absorbée par sa tâche qu'elle n'aurait même pas remarquée si quelqu'un s'était plaint de rester ici plus longtemps. Lorsqu'elle trouva des plans avec inscrit en gros "salle informatique", Lynia pria pour que ce soit ce qu'elle cherchait avant de mémoriser le plan d’une photo avec son datapad. Elle se tourna finalement vers l'humain pour lui signifier qu'elle savait où aller et se mit juste derrière lui afin de pouvoir indiquer quel chemin prendre, où tourner etc...

Rapidement, ils se mirent en route. Lynia n’était pas certaine de la réussite de son plan – quel euphémisme ! – bien qu’elle n’ait pas réellement le choix.  Rester dans ce trou perdu n’était pas une option.  Elle. C’était pour elle que Lynia agissait. L’idée lui donnait du courage. Cette asari forte qui devenait son idole,  cela lui suffisait pour ressentir du courage. Ne regardant que rarement le plan sur son datapad car ayant assez bien mémorisé ce dernier, elle guida le groupe en indiquant où se rendre. En route, le mercenaire humain ordonna sans raison de s’arrêter. Il se planqua contre le mur, rapidement suivit par les autres, semblant écouter le silence. En tendant bien l’oreille, Lynia entendit finalement deux personnes discuter.

- Bordel, ils pourraient pas se dépêcher. J’espère qu’on va pas attendre trop longtemps. J’ai pas que ça à faire !
- Bah pourquoi t’es si pressé ? C’est pas pour quelques heures max qu’il faut râler, on est qu’à deux sauts de Palaven tu sais ?
- Abruti ! T’as déjà oublié qu’on doit se rendre sur Zalys ? Le temps qu’on perd ici, c’est du temps en moins pour rejoindre c’te foutue colonie humaine à temps !
- Oh putain c’est vrai... Merde alors faut vraiment se bouger de...

Peu à peu, la voix s’estompait au fur et à mesure que les deux individus – turiens à en juger par le son de leurs voix – s’éloignaient de la position de Lynia. Aussitôt ses compagnons d’infortunes et elle-même se mirent à nouveau en route, traversant le croisement en toute quiétude pour continuer leur route vers le centre informatique. Dans le pire des cas, il y aurait peut-être un garde, deux maximums.  Ne restait plus qu’à espérer que le reste du chemin serait sans problème, chemin qui était heureusement assez court de par la petite taille du dépôt de carburant.


Citation :
HRP : Je jette les dés pour savoir si le reste du chemin se déroule sans encombre. Le postulat de départ est de passer avec un ou deux ennemis pas très dangereux jusqu'à la salle informatique. Le meilleur résultat serait donc passer sans aucun problème, le pire étant de tomber sur un groupe salement important.
Je laisse Graves se dépatouiller avec le résultat dans son rp. Héhé

PS : Il faudrait que tu fasses avancer le scénar du rp Graves parce que sinon moi je suis à court d'idées. Encore désolé pour le temps énorme et INEXCUSABLE que j'ai mis pour poster ce rp. =/

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Mar 2 Sep - 19:27

Le membre 'Lynia T'Nora' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Hasard' :
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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Ven 17 Oct - 12:01

Graves regrettait un peu le fait qu'aucune arme moderne n'utilise de cartouches à poudres comme dans ces vieux holos rétros (et souvent ringards) Terriens : pouvoir lâcher une phrase comme ''rien de mieux que la poudre à canon le matin'' ou encore ''Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre''. Enfin vu qu'il n'y avait pas de poudre noire ici, pas de citations sur elle dommage... Il va falloir qu'il pense à s'en plaindre au conseil ou aux administrateurs... Wait a sec ? Vers quels administrateurs se tournaient les pensées de Graves là ? Enfin bref, mieux valait mettre ça de côté et plutôt chercher un moyen moins brutal de se sortir de ce merdier... Qu'il avait lui même causé. Cette idée lui laissa un arrière goût amer dans la bouche mais il haussa les épaules : il n'avait fait que se défendre non ?

Jetant un regard à Mira, il la laissa gérer la phase prise d'otage et préféra prendre une mitraillette dans chaque main. A l'aide d'un clin d'œil appuyé vers un élément de son H.U.D, le mercenaire humain fit apparaître un ''LETS ROCK'' en rouge clignotant sur son casque et sourit intérieurement : le plan de l'asari se tenait et si il fallait crever des petits merdeux en chemin, ça ne ferait que rajouter du piment à la vie déjà mouvementée de Graves. Le chemin pour aller vers le centre de contrôle n'était pas long mais pour ce que ça voulait dire qu'il n'y aurait pas d'ennuis en chemin. Le premier fut une paire de turiens inoffensifs mais qui les ralentirent un peu et ensuite ce fut un groupe assez restreint de gardes. Ils n'étaient peut-être pas aussi bien équipes que le mercenaire, ne transportant que des armes de poings et un fusil à pompe standard mais ils n'en restaient pas moins un danger et un obstacle.

Se tournant vers l'asari à qui il n'avait eut que peu de personnes aimables jusqu'à présent, le mercenaire fit claquer sa langue assez fort pour se faire entendre malgré son casque et lui glissa :

-D'autres gardes droit devant, ils ne semblent pas savoir qu'on arrive mais ils sont entre nous et notre objectif... On n'a ni le temps de les contourner ni de créer une diversion. Je vais donc devoir charger dans le tas et les neutraliser... Restes à couvert, conseil d'ami.

Bon ils étaient loin d'être ami mais ce n'était pas grave, c'était l'intention qui compte pas vrai ? Pas vrai ? Bref, il était temps de se mettre au boulot. Levant un doigt, le mercenaire tritura son casque et actionna une musique qui envahit brutalement ses oreilles. C'était utile d'avoir ce casque personnalisé car on pouvait faire pas mal de petites choses avec notamment y stocker des fichiers audio comme cette musique datant d'il y a plusieurs siècles. Laissant le rythme lui rentrer dans la peau et les sons massacrer son audition, l'homme en armure tactique sortit de son trou et ouvrit le feu sur le garde le plus proche qui s'effondra, laissant ses deux copains armés de pistolets classiques désemparés. Au moment où la chanson hurla ''Let's skip the Limbo and cut to the chase'', le mercenaire tira sur le deuxième type qui fit presque un tour complet sur lui même avant de s'effondrer. Le dernier lâcha son arme et leva les mains, hurlant qu'il n'était pas assez payé pour ces conneries''. Graves n'entendit pas la moitié de la phrase de l'humain mais tant pis : il visa ses genoux et tira.

Il entendit par contre très distinctement le ''il s'était rendu !'' retentir derrière lui et haussa les épaules : après tout il survivra, sans doute, probablement... Peut-être ? Bref, pas le temps de s'apitoyer sur le sort de l'autre guignol, il fallait avancer. Arrivant enfin à la station de sécurité, le jeune homme laissa l'asari travailler. Baladant son regard sur la rangée d'ordinateurs ronronnant dans la semi-obscurité des lieux, le mercenaire Terrien grogna : cet endroit était parfait pour une embuscade. Réfléchissant à tout allure, laissant la jeune femme travailler dans son dos, le jeune homme fouilla les lieux.

Voyant Vako se coucher près de Lynia, Graves haussa les épaules avec un petit soupir et maudit la flemme de ce maudit reptile avant de retourner à son observation jusqu'à ce que sa camarade pousse une petite exclamation étranglée. Revenant rapidement vers elle, il se pencha sans attendre par dessus son épaule pour regarder l'écran... Et ce qu'il vit le fit pâlir. Bien que cela ressemble à n'importe quelle vidéo de sécurité, il ne fallut pas longtemps à l'enregistrement pour montrer une facette bien macabre... Du trafic d'organes. Evidemment, certaines formes de cet immonde business étaient légales mais celle là... Surement pas. Se redressant, le mercenaire cracha entre ses dents :

-Bon, je supporte pas mal de choses mais ça c'est non... On peut tuer, on peut voler ou tricher mais le trafic d'organes... Merde. Il serait peut-être temps que quelqu'un leur face goûter à leur propre médecine.

Baissant les yeux sur son Varren, le mercenaire le siffla et la bête se redressa, faisant trembler ses épines dorsales acérées. Jetant un coup d'œil à l'asura, le mercenaire lui parla d'un ton à peine plus amical qu'avant :

-Je suis pas un justicier mais ces crevards doivent être punis... Libre à toi de me suivre mais je te préviens ça va barder, pas de pitié.

Sortant ses deux armes automatiques, le mercenaires regarda encore la console et se renseigna sur la localisation précise. Une fois ce détail enregistré, il sortit du centre de contrôle sans un regard en arrière... Comme il l'avait dit, il n'allait pas avoir la moindre pitié contre ces trafiquants là : tout jeune déjà, il avait une sacré dents contre les types de ce genre et l'âge ne l'avait pas adoucit bien au contraire. Remontant divers rues et passages peu fréquentés, le mercenaire ignora les gens qui courraient et en répliquaient que si on lui barrait le chemin comme deux agents de sécurité l'apprirent à leurs dépends.

Était-ce par fierté, ego ou sens de la justice qu'il avait accepté sans poser de questions de se charger de ces salopards ? Difficile à dire mais quand il arriva au lieu dit, armes aux poings et musique hurlant dans les oreilles, Graves ferma son esprit et répéta les paroles de sa musique préférée en entrant et en ouvrant le feu sur la première personne visible sans se demander qui c'était :

-''he looks kinda mad, it look kinda bad''

Les cartouches thermiques déchirèrent l'air et certaines touchèrent son armure malgré ses boucliers... Il s'en foutait mais bon, c'était toujours inquiétant non ? L'échange de tir dura longtemps, assez longtemps pour que le jeune homme soit presque à court de munitions mais ce n'était pas trop grave car il lui resterait toujours son omnitech. Les morts et les mourants s'amoncelèrent rapidement aux quatre coins de l'entrepôt mais le temps qu'il prenait à les tuer restait trop grand... Les forces de sécurité allaient arriver d'un moment à l'autre.

Au final, il s'était mit dans de sales draps et pour quoi ?... Les beaux yeux d'une asari qu'il n'aimait même pas ! D'ailleurs elle était où celle là ? Ce serait le bouquet qu'elle ait des ennuis alors que lui y était jusqu'au cou de sa faute ! Gromellant entre ses dents, le mercenaire rechargea ses mitraillettes et compta les cadavres... Ils y étaient tous on dirait bien, mission accomplie.

Il ne restait plus qu'à partir mais quelque chose disait au mercenaire que ça n'allait pas être facile...

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Ven 17 Oct - 22:04





Quel abruti celui-là ! Une vraie tête brûlée, tellement dans son carnage qu'il en venait à tuer ceux qui se rendaient. Quoi qu'en un sens, l'humain lui rappellait sa maitresse mais en plus... tordu. Au moins, même dans ses moments sombres comme ce jour sur la Cit... bref, même dans ces moments elle conservait une certaine logique. Lui, aux yeux de l'asari n'était rien de plus qu'un, quoi en fait ? Un abruti, oui, c'était vraiment là la meilleure définition. Tout avait dégénéré depuis ce truc stupide dans le bar et si elle restait auprès de lui Lynia allait vite le regretter. Elle le sentait. Il n'y avait pas d'autre choix, à la première occasion elle se devait désormais de filer à l'anglaise. Et par la déesse, elle n'en raterait pas une !

Finalement, ils finirent par y arriver : la centrale de données. Juste un gros serveur avec pleins de câbles, qui recensait toute l'activité électronique de la station. Étrange que ça ne soit pas mieux gardé... bon certes il y avait l'équipe de sécurité massacrée à la barbare par l'autre abruti mais tout de même. Enfin, inutile de s'attarder là-dessus selon Lynia. Il y avait plus urgent. Son datapad en main, elle se dépêcha de se connecter sur l'une des nombreuses connexions de libres. Ce qu'elle vit ensuite lui procura une légère adrénaline : comme toujours, voir toutes ces lignes de codes défiler sous ses yeux tandis qu'elle lançait le programme de décryptage, qu'elle se débrouillait pour avancer un peu plus profondément dans un système sécurisé... Elle adorait ça. Depuis que Widow l'avait "acquise", elle s'était entrainée et avait révisé les bases en parallèle des séances d'entrainement physique qu'elle lui imposait ce qui ne comblait pas encore totalement le gouffre de ces dernières décennies mais se trouvait être somme toute un palliatif suffisant pour faire face à la sécurité du serveur d'une station spatiale perdue au sein d'un trou paumé de l'espace concilien. Ce que Lynia ne supportait pas en revanche, c'était les pas répétitifs et plus qu'agaçant du mercenaire derrière elle. Par tous les Azaliis de Thessia mais qu'il fasse cou-couche panier comme son varren !

Elle ferma les yeux deux secondes. Le temps de se calmer. La mort inutile de ce garde avait été la goutte de trop. Ce type agissait juste comme un stupide gamin, semblant croire que porter une arme et une armure justifie tous les meurtres, suffit à faire de lui un héros. Son datapad fit revenir Lynia au plus urgent, alors qu'elle pénétrait enfin dans les données à proprement parler - bien qu'elle n'avait sans doute plus beaucoup de temps devant elle avant que des gardes ne viennent ici. Fouillant dossier après dossier, elle ne manqua pas de tomber sur des rapports de police. Pourquoi ouvra-t-elle celui-là plutôt qu'un autre ? Aucune idée mais la vidéo et les photos associées lui firent froid dans le dos, au point d'en avoir des haut-le-cœur. Intrigué, l'autre abruti s'approcha. Visiblement, ce qu'il vit ne lui plut pas plus qu'à elle. C'est toutefois ce qu'elle déduisit de son silence. Comment réagir autrement ? Elle avait juste la preuve devant ses yeux qu'un trafic d'organes passait par la station. Un stockage dans les entrepôts, et hop un autre équipage venait prendre la suite. Le tout avec certains membres de la sécurité qui fermaient les yeux. Lynia jeta un coup d’œil à l'identité de la personne ayant rédigé le rapport : il s'agissait d'un officier en second dont la recherche de sa fiche indiqua un mystérieux meurtre peu de temps après la création de ce fichier-rapport, à l'origine destiné à l'administration ainsi qu'à tous les membres de la sécurité du dépôt de carburant. Quant au fichier, elle détermina rapidement qu'il s'agissait d'un fichier caché sur un ordinateur centralisé de la station. C'était stupide. Qui stockerait de tels fichiers sur un système de stockage connecté en réseau ?! Un autre abruti sans doute. Le fichier n'allait pas tarder à être supprimé, le meurtre remontant à moins de trois jours. Était-il lié à celui d'aujourd'hui ? Lynia s'en moquait éperdument.

- Bon, je supporte pas mal de choses mais ça c'est non... On peut tuer, on peut voler ou tricher mais le trafic d'organes... Merde. Il serait peut-être temps que quelqu'un leur face goûter à leur propre médecine. Lynia manqua de peu de sursauter tant elle l'avait oublié, cet abruti. Et visiblement, toujours aussi prompt à monter sur ses grands chevaux... même si il n'avait pas tort - ce qu'elle confirma à haute voix, affirmant que ce serait effectivement bien. Elle ne pensait pas qu'il voudrait être cette personne. Je suis pas un justicier mais ces crevards doivent être punis... Libre à toi de me suivre mais je te préviens ça va barder, pas de pitié.

Le suivre ? Et puis quoi encore, risquer de crever dans une autre stupide fusillade ? Elle avait mieux à faire, son lot de terreur pour le mois s'était plus que trop rempli ! Toutefois, elle n'en dit rien bien au contraire. Elle se mit à chercher où se trouvait les types corrompus, qui comme on pouvait s'y attendre s'étaient débrouillés pour glander dans une salle de repos - "de garde" selon les données, merci aux badges - quand toute la station était sous quarantaine. À peine eut-elle donné toutes ces données que le mercenaire partit sans demander son reste. Eh ben, si elle s'y attendait à celle-là. Juste avant qu'il ne puisse plus l'entendre, Lynia lui indiqua qu'elle allait rester là encore un peu :
- Je reste ici quelques minutes, le temps d'effacer notre présence de la station. Je vous rejoins dans cinq minutes tout au plus ! L'avait-il entendu ? En tout cas, il ne se retourna pas. Bon débarras.

Restée seule, l'esclave se demanda ce que ferait sa maitresse dans pareille situation. Point évident, elle quitterait le dépôt. Et avec l'aide d'IVy, c'était envisageable pour Lynia. Mais là... si elle avait une diversion, ce serait beaucoup mieux pour elle. Et JUSTEMENT, elle en avait une toute trouvée. Regardant tour à tour les fameux fichiers du malheureux garde mort puis le réseau omnitech de la sécurité, avant d'observer le nom des arrivants parmi lesquels elle identifia rapidement le nom de son fameux mercenaire humain - ou tout du moins celui qu'il avait daigné donner à la sécurité - Lynia pesa une dernière fois le pour et le contre. Si elle faisait ça, elle avait intérêt à courir. Courir très vite. Finalement, elle se dit que ce serait une bonne diversion. Aussi le fit-elle.

Lynia rédigea un rapport écrit, mettant en pièce jointe le fameux rapport du décédé tout en ajoutant le nom de l'abruti comme ayant participé à ce trafic. C'était vraiment salaud mais cet abruti servirait au moins enfin à quelque chose d'utile, lui qui aimait visiblement tant les effusions de sang. Elle en profita pour trafiquer les dates d'arrivées, indiquer sa position actuelle, mettant qu'il était arrivé ici juste avant le meurtre du second. Oh en vérifiant les enregistrements vidéos, la vérité serait vite découverte mais elle, elle serait déjà loin à ce moment là. Le petit rapport et tout ses fichiers joints terminé, elle envoya le tout sur le réseau de la sécurité. Chaque omnitech de chaque agent de sécurité allait bientôt avoir accès à ces informations... et penser que l'humain se trouvait être à l'origine de deux meurtres. Ils allaient bientôt tous lui tomber dessus. Pauvre de lui. Vraiment, Lynia eu une pensée pour lui, l'espace d'un instant. Puis elle repensa au fait qu'elle était dans cette situation pour son manque de sang-froid, puis au garde froidement assassiné. Non, il méritait pire. Le rapport envoyé, l'esclave effaça les enregistrements vidéos des dernières heures, avant d'effacer le registre des vaisseaux présent dans ce même temps.

Ce dernier point lui posa quelques problèmes, si bien qu'elle mettrait plus de temps que prévu pour le faire. Elle se remémora rapidement ce qu'elle avait enregistré sur ce datapad : rien d'important. Quelques programmes de piratage, une analyse approfondie permettrait peut-être de récupérer quelques infos sur Barlak, mais c'était tout. Les seules informations de valeurs - un bien grand mot, ce n'était que des babioles qui pouvaient l'identifier elle ou sa maitresse - se trouvaient stockées sur une carte mémoire qu'elle retira. Une fois ceci fait, elle laissa la tablette là, abandonnée en plein piratage. Achetée sur le marché noir, venant des Systèmes Terminus, même un spectre aurait du mal à exploiter l'objet ! Aussi se dirigea-t-elle vers le Basilic sans aucun remord. Plus que quelques minutes, juste de toutes petites minutes et elle serait à bord du vaisseau. Après, fini les problèmes elle n'aurait plus qu'à voler jusqu'à la station de sa maitresse, la contacter et attendre qu'elle ne monte à bord. Oui, elle serait bientôt débarrassé d'un problème à la con développé par cet abruti. Très bientôt.

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Lun 20 Oct - 11:37

Que ce qui avait poussé Graves à se montrer sous cette fausse facette de justicier vengeur ? Après tout il n'était pas connut pour apprécier beaucoup de monde ni pour se montrer ''bon''. Quoique le concept d'alignement, ce n'était pas comme dans les jeux vidéos de nos jours : il n'était pas prédéfinit et il ne fallait pas dire de cogner dans les genoux de 10 personnes pour être jugé ''mauvais'' tout comme aider une vieille à passer d'un trottoir à l'autre ne nous mettait pas dans la classe ''gentil''... Ouais, la vraie vie, elle, c'était une pute. Souriant sous les flots de musique rythmée qui l'envahissait, le mercenaire plongea encore plus profondément dans sa réflexion alors que le sang de ses victimes coulait sur le sol en béton du dépôt macabre. Si on y regardait de plus près, Graves était-il même en train de faire une bonne action ? Même pas ! Une bonne action n'inclue que rarement une douzaine de morts et des explosions...

Secouant la tête, le Terrien repensa à l'asari qu'il avait laissé derrière lui sans un regard en arrière : elle ne le considérerait jamais comme un justicier et encore moins comme quelqu'un de fréquentable... Ouais, la classe ''gentil'' c'était pas pour lui, son alignement perso était dans le chaotique complet. Si quelqu'un avait le pouvoir en ce monde de voir le cœur et ce que les crédules appelaient ''l'âme'' du jeune mercenaire assoiffé de sang... Le résultat le ferait sans doute vomir. De l'obscurité, voilà ce qu'il y verrait mais pas rien que ça : il y verrait aussi sa cupidité son égoïsme et on passe les meuliers ! Rechargeant ses deux mitraillettes meurtrières avec un grognement satisfait, le tireur fou allait se remettre en chasse pour voir si il n'avait rien laissé lorsqu'il tomba sur plusieurs gros sachets solides et scellés. Il ne fallait pas être un savant pour deviner le contenu : le trafic se faisait payer en drogue on dirait ce qui gardait... Une certaine logique.

Après tout, comment un fonctionnaire sur une petite planète paumée pourrait expliquer l'arrivée suspecte de devises en grand nombre sur son compte en banque ou même un changement visible dans son train de vie ? Avec de la drogue... Et bien les petits malins sauraient comment dissimuler ça au mieux. Souriant légèrement, le mercenaire se dit que si l'argent n'avait pas d'odeur, la poudre en avait encore moins... Enfin sauf si il s'agissait évidemment du très célèbre sable rouge aux vertus très pratiques. Cependant, le jeune homme n'était pas un biotique alors cela ne lui servirait à rien et même un autre narcotique ne serait que de peu d'utilité à ses yeux. Pensant cependant aux profits qu'il pourrait engranger avec ça-et les ennuis aussi-Graves pesa rapidement le pour et le contre avant de s'emparer d'un sac. Au moment où la sangle passa par dessus l'épaule du mercenaire en armure noire, une cavalcade retentit devant le dépôt... Les renforts ennemis sans doute.

Même si la situation pouvait sembler dangereuse, le terrien avait plus d'un tour dans son sac surtout que son Omnitech était assez utile dans ce genre de merde. Pianotant rapidement des commandes, le jeune homme créa un leurre explosif puis se jeta dans un coin sombre en attendant de trouver une opportunité de sortie. Cette dernière vint assez rapidement mais pas avec la forme attendue : une grosse équipe de sécurité se rua à l'intérieur de l'entrepôt et se mit à hurler sur le leurre qui ne moufta pas jusqu'à ce qu'un homme armé d'un fusil à pompe approche trop près, tire... Et déclenche la charge explosive de l'image holographique. Au vu des bruits et des échanges de coups de feu, la petite surprise de Graves à fait un mort et deux autres blessés... Un score acceptable. Profitant du chaos, le terrien arracha une grille d'aération proche et assez large pour lui afin de se glisse dedans, poussant son sac devant lui. Il n'allait avoir que peu de temps avant que la sécurité remarque qu'il s'était enfuit et encore moins de temps pour rejoindre son vaisseau.

Ca se joua à peu mais il y parvint quand même et sans tirer un seul coup de feu de plus. Entrant comme un homme en feu dans le Wildclaw, Graves fut accueillit par ses partenaires... Et leurs armes pointées sur lui. Surpris, désagréablement surpris, le jeune homme lâcha un juron et fixa longuement ses gars. Un à un, ils baissèrent leurs armes mais pas de gaité de cœur et ça attisa la curiosité du jeune homme. Mira fut la première à lui répondre en fixant sa visière comme si elle cherchait ses yeux, ses mots glacèrent d'effroi le capitaine du patrouilleur :

-Graves, j'ai accepté de bosser avec toi et je suis d'accord sur pas mal de trucs mais... Merde, le trafic d'organes ?...

Cette fois ci, le juron de Graves fut si inventif que même les deux Turiens qui pilotaient le vaisseau eurent des frémissements de mandibules qui devaient correspondre à un rire étouffé. Ecartant Mira et faisant dégager son Varren qui était couché en plein milieu de la coursive, le terrien consulta les informations affichés sur un écran d'ordinateur.

Après quelques secondes, Graves enleva son casque, se passa une main dans les cheveux et fit grincer ses dents, lâchant sur un ton lent et faussement calme :

-Cette salope d'Asari m'a doublé... Non pire, elle s'est servie de moi PUIS m'a poignardé dans le dos, collé deux balles et dégoupillé une grenade avant de me l'enfoncer dans la bouche... Elle a réussit à modifier les fichiers de sécurité pour m'inculper de toute cette merde : le meurtre et le trafic d'organes... C'est la merde.

Sans même les regarder, Graves savait qu'au moins un des deux Turiens avait un air dubitatif mais Mira elle, semblait de nouveau prête à se ranger du côté du capitaine. Elle le prouva en posant une main sur son épaule et en disant :

-Capitaine ? Je... Je te crois en fait... On s'expliquera plus en détail plus tard...Et maintenant ? On se casse ?

L'humain hocha la tête et il entendit le mécano bouger dans son dos, regagnant son poste alors que les deux pilotes extra-terrestres se mirent à préparer le vaisseau en vue du décollage. Restant debout, tendu au possible, Graves lâcha sur un ton sec :

-Allez on se bouge avant qu'on remonte jusqu'à nous... Je ne veux plus jamais voir cette station de ma vie...

Ni cette fichue Asari d'ailleurs, il n'avait pas retenue son nom et c'était tant mieux pour elle car dans le cas contraire, elle ferait partie des proies de Graves et n'en aurait pas eut pour longtemps à vivre et ce où qu'elle se cache à présent. Le vaisseau décolla enfin et le jeune homme lâcha un dernier juron en voyant l'espace l'accueillir... On était jamais tranquille nulle part décidément.

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MessageSujet: Re: Jouer avec des allumettes dans une poudrière [PV Lynia]   Ven 5 Déc - 13:56





Avait-elle déjà trahie quelqu’un auparavant ? Lynia n’en avait pas le souvenir. Désormais, c’était chose faite. Quoi que pour trahir quelqu’un, encore fallait-il avoir possédé la moindre loyauté ou le moindre respect pour la personne en question. Sans ce mercenaire sur le dos, elle serait sans doute déjà partie avec sa maitresse, loin d’ici. Pas de respect pour lui, donc pas de trahison. Mais tout de même, quel que soit la justification à son choix, l’asari se sentait mal. Vous savez, cette boule de nerf qui prend aux tripes quand on est stressée, excepté que c’était là pour l’humain. Elle était sûre du bien-fondé de sa décision mais voilà, la boule s’était quand même formée.

Sur le trajet, elle se perdit deux fois avant de retrouver la bonne voie.  Les rares gardes qu’elle croisa, Lynia fut en mesure de les éviter en se cachant au bon moment. Le seul qui parvint à se douter de sa présence, elle s’en débarrassa avec une petite poussée biotique à l’encontre de la bouteille posée là sur une caisse à l’autre bout du couloir, au croisement. Tombant au sol, brisée en morceaux, le bruit attira le turien qui s’éloigna, méfiant. Lynia elle resta là quelques secondes, fatiguée par un effort de sa biotique à une telle distance. Elle devait cependant remercier Widow, une fois de plus, car elle était presque certaine que même ce maigre exploit lui aurait été inaccessible sans ces fameux entrainements quotidiens.  Après une minute de repos, elle se releva pour avancer de nouveau. Sur le chemin, elle retomba à ce fameux comptoir où elle avait parlé au butarien pour le carburant du Basilic. Un comptoir où il y avait du monde, une dizaine de personnes de toutes les espèces, visiblement mécontentes. Elle s’approcha d’un turien qui n’avait pas l’air trop mauvais, pour lui demander ce qui se passait. Lorsque celui-ci répondit, elle fut surprise de reconnaitre le son de sa voix avant de comprendre en regardant son confrère turien à côté qu’il s’agissait là du duo croisé un peu plus tôt, alors qu’elle se trouvait toujours au côté du mercenaire.
- Non contents de nous bloquer sur ce trou perdu, certains d’entre nous n’ont même pas le carburant demandé. Et le butarien qui devrait se trouver ici a disparu, comme par hasard. Tout ça pour un foutu tueur qui n’est peut-être même pas ici !
- Ah bah ça, c’est bien la dernière fois qu’on me prend à m’arrêter ici. La prochaine fois, je me débrouille pour ne pas prendre le carbu dans ce secteur.
- Carrément, c’est une perte de temps de s’arrêter ici. Et ces gardes qui courent de partout, une dizaine est déjà passé ici ! Ils n’ont aucune coordination je trouve, trop peu de turiens parmi eux… Cette dernière remarque fit réagir Lynia, qui coupa les deux turiens.
- Attendez, des gardes passent ici ? L’intéressé la regarda comme si elle avait dit une ânerie mais lui répondit quand même.
- Et bien oui, c’est un peu le carrefour de la station ici. On accède à tous les vaisseaux amarrés à la station, ainsi qu’au bar plus loin. Du coup, les gardes passent souvent par là mais aucun pour répondre à nos questions bien sûr.

Lynia le remercia avant de s’éloigner, laissant là les deux turiens râleurs. Elle préférait ne pas être là quand la prochaine patrouille viendrait par ici. Un "carrefour de la station" hein ? C'était vrai qu'une salle mal éclairée et à peine plus grande qu'une chambre ne pouvait être que le centre d'intérêt du coin... Si Lynia devait choisir elle aurait plutôt désignée le bar, même si celui-ci se trouvait à l'extrémité opposée de la station il restait l'endroit le plus digne d'attention. Alors son air ahuri, il pouvait bien se le garder ce turien ! D’un pas rapide, elle quitta les lieux et se dirigea vers le Basilic. Ce n’est que là qu’elle se demanda si des gardes s’y trouveraient. Mince, c’était bien là la dernière chose dont elle avait besoin. Comment allait-elle se débrouiller si des gardes se trouvaient devant le sas ? Elle avait beau avoir eu un entrainement intensif des mains de sa maitresse, Lynia restait... eh bien, faible. Elle n'avait pas le niveau pour combattre le personnel de sécurité. Quoi qu'à la réflexion, peut-être qu'elle surestimait leur niveau. Après tout, ils devaient bien être là la majeure partie de l'année, perdus au fond du trou sans jamais avoir à se battre. Avec un peu d'ingéniosité, elle pourrait peut-être s'en tirer. Une diversion peut-être, comme tout à l'heure ? Lynia regarda ses mains tout en continuant à avancer, pensive sur ses capacités biotiques. Elle avait de quoi viser assez loin, sans doute. Ne restait qu'à trouver quoi utiliser. Cependant, elle n'avait ni pad, ni omnitech et si le sas se trouvait verrouillé comme elle l'imaginait...

À quoi devait-elle s'attendre une fois arrivée au sas ? Sûrement pas à ce qu'elle y trouva. Sur le moment, elle eut du mal à savoir de qui il s'agissait mais dans la semi-pénombre éclairée seulement par la lumière rouge indiquant le verrouillage du sas, l'asari reconnu la forme d'un butarien. Et lorsque celui-ci passa sous l'éclairage rouge, elle reconnut le fameux butarien qu'elle avait déjà croisé en arrivant à la station. Si Lynia lui avait déjà demandé son nom, elle ne s'en souvenait plus...
- Attendez, je vous connais. Vous êtes le type de l'accueil non ?
- Et vous êtes quelqu'un qui ne devrait même pas s'approcher de ce sas. La sécurité a été clair, personne ne quitte cet endroit tant que le tueur se balade en liberté. Il n'en fallait pas plus à Lynia pour qu'elle se sente mal. Que voulez-vous !
- Je... Il faut que je quitte cette station. Je n'ai pas le choix. Quelqu'un m'attends.
- Quelqu'un hein ? Ah ! Me faites pas rire... ce "quelqu'un", c'est votre maitre pas vrai ? Puce dans la nuque sans doute, donc pas le choix ? Que devait-elle répondre ? C'était bien la vérité mais elle ne voulait pas le reconnaitre devant un inconnu. Lynia répondit complètement au hasard, guidée par son instinct... et sa peur.
- Vous me comprenez non ? Vous savez ce que c'est ? J'ai besoin de partir, laissez moi passer, s'il vous plait !
- C'est vrai, je sais ce que c'est. Il faisait trop sombre pour qu'elle voit quoi, mais le butarien se toucha clairement quelque chose sur son torse. Une cicatrice peut-être ? J'suis désolé, vraiment. J'aurais pu te laisser passer en temps normal, je suis pas à une fracture près. Sauf qu'un vaisseau s'est déjà barré, et je sais que ça va me retomber dessus. Si je te laisse fuir, je suis mort. Accompagnant la parole à un geste plus qu'explicite, il se mit comme en position de garde. Visiblement, sans arme... tout comme Lynia.
- Je... Je ne peux pas rester ici. On remonterait jusqu'à elle, et après tout ce qu'elle m'a donné je peux pas la laisser tomber. Je dois partir.
- Putain j'le crois pas. Tu parles quand même pas de ton maitre ? T'es fidèle à un connard d'esclavagiste ? Tu parles d'une conne, ce serait plus qu'une honte que de te laisser courir dans tes filets si en plus tu le fais volontairement ! Il avait d'abord paru interloqué, mais la fin de sa phrase laissait clairement montré son dégoût. Ce qui mit en colère Lynia, un peu malgré elle, blessée dans sa fierté.
- Ce n'est pas pareil ! Sans elle, je serais peut-être déjà morte et laissée à pourrir dans une décharge de Joab ! Serrant les poings comme les dents, elle continua, portée par sa colère. Elle est gentille, m'a sauvée, me traite comme un être vivant plutôt qu'un outil ou une marchandise. Je veux au moins l'aider, je vois bien qu'elle en a besoin ! Elle pensait vraiment ce qu'elle disait. Sa maitresse... Kali, ou Azure, elle était seule. Lynia ignorait pourquoi, mais elle voulait l'aider de son mieux.
- Rien à foutre, si tu passes je suis mort. De toute façon, tu peux t'inventer toutes les raisons du monde, ce n'est rien de plus que le "Syndrome de Stockholm", comme disent mes supérieurs humains. Tu me fais pitié. La vérité que tu refuses de voir, c'est que ta chérie adorée de buterait ou te ferait buter à la première occasion si tu osais de barrer, ou faire quoi que ce soit qui lui déplaise. Je ne te laisserais pas passer, quoi que tu puisses me sortir comme conneries. J'ai passé deux ans dans des combats illégaux à pratiquer le krall alors tu peux me croire : tu-vas-rester-ICI !

Une connasse hein ? C'était peut-être une esclavagiste mais Lynia l'aimait bien. Plus important encore, elle avait appris à s'aimer à nouveau à son contact. Sa fierté blessée, Lynia ne pensa plus qu'à frapper ce butarien. Abattant son poing vers le visage du concerné, guidée par sa seule colère, elle ne réussit qu'à offrir de magnifiques ouvertures à son adversaire. Il ne mentait pas, il avait clairement apprit à sa battre. En quelques coups, Lynia perdit l'usage de son bras droit tant la douleur à son coude la paralysait, tandis que son genoux gauche la poussa à s'agenouiller. Le butarien lâcha un "pathétique", avant de chercher à en finir. Perdue, Lynia leva instinctivement une barrière biotique de fortune. Clairement pas ce que pouvait faire une biotique militaire entrainée mais suffisant pour arrêter l'attaque du butarien. Surpris, il sembla se blesser au contact du champs étant donné la manière dont il se massa ensuite le muscle, reculant un peu.
- Les asari et leur putain de biotique. J'ai jamais eu l'occasion de combattre une asari. Faut dire que rares sont les types à vous foutre dans une arène plutôt qu'une piste de danse... mais ça ne change rien !

Reprenant sa constance, il s'approcha à nouveau, prêt à en finir avec Lynia. Quant à elle, terrifiée, elle tenta instinctivement de se relever pour reculer... ce qui bien sûr lui causa une superbe douleur au genou qui la fit s'écraser sur le dos, complètement à la merci du butarien enragé. En voyant l'expression de son visage, la colère de l'asari baissa un peu pour laisser place à de la pitié. Après tout, il se battait aussi pour survivre. Quel que soit le gagnant, le perdant allait certainement mourir. Ou finir dans un trou perdu des terminus avant d'être tuée quelques temps plus tard dans le cas de Lynia. Et ça, il en était hors de question. Elle ne finirait pas esclave-prostituée comme Myriia,  tellement blasée qu'elle en finissait par être fière de sa situation. JAMAIS !

Le bruit sourd qui s'en suivit lui fit ouvrir les yeux à nouveau. Plus de trace du butarien, au-dessus d'elle en tout cas. Elle se releva sur son seul coude valide, et trouva alors droit devant elle un butarien enseveli sous les caisses, des restes d'énergie biotique le séparant de Lynia. C'était elle qui avait fait ça, sans même s'en rendre compte ?! Ce fut semblait-il fastidieux mais son ennemi, malgré tout, se releva en chancelant. Il marmonna quelque chose d'incompréhensible avant de s'avancer à nouveau en titubant. Elle ne se laisserait pas faire. Voir l'état du butarien lui redonna confiance : Lynia pouvait s'en débarrasser, maintenant qu'il était sonné. Un simple coup bien placé et ce serait bon. Elle se leva, de manière beaucoup plus précautionneuse que la dernière fois, et s'avança à son tour vers son ennemi. En boitant elle aussi. Si elle n'était qu'une spectatrice extérieure à tout ça, sans doute aurait-elle rit face à ce combat d'éclopés. Elle ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits, dès qu'elle fut assez proche Lynia mit toute l'énergie biotique qu'elle était encore capable de produire au niveau de son bras valide, qu'elle lança sous forme d'une sorte de vague biotique en direction de la tête de son adversaire. Ce dernier tenta de s'en protéger, et peut-être aurait-il réussi si il n'était pas sonné. Tout ce qu'il parvint à faire fut d'amoindrir le choc pour sa tête, au prix de ses bras mais le résultat fut le même : il tomba face contre terre, dans les pommes pour quelques bonnes et précieuses minutes.

Lynia aurait voulu s'écrouler par terre et dormir, juste dormir. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant. Elle allait se diriger vers le sas avant de se souvenir du verrouillage, et profita de l'état du butarien pour le fouiller. Il devait bien avoir un passe, ou quelque chose du genre n'est-ce pas ? Cependant elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui saisisse le poignet, autant dire qu'elle hurla assez fortement. Au loin, elle entendit même des cris retentir. Merde, on devait l'avoir entendu pour de bon cette fois ! Effrayée par la ténacité de l'alien, elle lui mit un coup de poing dans le visage - il ne manqua d'ailleurs pas de jurer, sans doute dans un langage butarien - et s'éloigna aussitôt qu'elle eut son passe. La main endolorie, elle fit ouvrir le sas grâce à sa clé pour sortir d'ici et pénétra jusqu'au Basilic en boitant, verrouillant le sas du vaisseau derrière elle d'une commande vocale à IVy, l'Intelligence Virtuelle du vaisseau. Plus de temps à perdre, désormais elle pouvait rejoindre sa maitresse sur Terazid avant de quitter ce secteur pour de bon ! Elle remarqua un point lumineux rouge sur l'un des cadrans du Basilic, dans le cockpit, sans doute Widow s'inquiétait-elle de la situation sur le dépôt de carburant. Mais Lynia elle, était rassurée désormais. Tout en demandant à IVy d'activer son programme d'aide au pilotage, Lynia répondit à la communication entrante de sa maitresse en soufflant, heureuse d'en avoir bientôt fini avec tout ça. On ne la reprendrait plus à venir ici avant longtemps !






HRP : Vu ton dernier message, je pense bien que le rp se termine là donc je me suis permis de le clôturer ici. Désolé du temps de réponse, encore. ^^

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