Echos du passé [Laurine Sheeran]

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 Echos du passé [Laurine Sheeran]

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Safana Neera
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MessageSujet: Echos du passé [Laurine Sheeran]   Mer 10 Sep - 0:08

• Date du RP: 22 mars 3 ARW
• Lieu du RP: Watson
• Type de RP: RP fermé
• Nombres de personnes requises: 1 (Laurine Sheeran)


Code couleur:
 



Watson. Une petite colonie humaine des systèmes terminus sans grande importance. Tant du point de vue démographique que stratégique, cette agglomération était loin d'être vitale. Il faut dire qu'elle avait pris un sacré revers économique il y a quelques années de cela. Une attaque butarienne avait détruit son spatioport. La population avait été épargnée, mais la croissance avait été grandement ralentie. La planète avait dû tenir majoritairement grâce au tourisme et sans doute aussi à des subventions, surtout depuis qu'elle avait été rattachée à l'Alliance. Enfin, quelle que soit l'argent qui avait été investi ici depuis la fin de la guerre, ce planétoïde n'avait finalement pas beaucoup changé depuis la dernière fois que j'étais venue. Toujours beaucoup de chantiers et peu d'habitants.

Pourquoi j'étais venue la première fois ? Vacances scolaires. Un peu de tourisme avec mon père. C'était pas la planète la plus ensoleillée ni la destination la plus prestigieuse, encore moins la plus riche en histoire, mais elle avait le mérite d'être dans nos moyens et assez tranquilles. Et puis, les paysages offraient des randonnées plutôt sympas. De bonnes petites vacances pour se reposer tout en gardant la forme en somme. C'était... bizarre de revenir ici sans mon père dans le but de retrouver mon père. C'est ce qu'on appelle l'ironie du sort je suppose... Oh, et ça, c'était même pas le plus drôle. Vous voulez savoir la meilleure ? La personne que je devais rencontrer, celle qui pourrait avoir des informations sur mon père, d'après ce que j'avais compris, elle avait déserté. Bon ok, papa ne m'a jamais clairement dit qu'il était mutin, mais il ne m'a jamais clairement dit qu'il avait quitté l'Alliance dans les règles non plus.

Enfin bref, cette... disons indépendantiste, ou, pour reprendre les mots avec lesquels on me l'avait présentée, cette affranchie, avait donc livré son dernier combat pour l'Alliance trois ans auparavant. Comme beaucoup, elle avait participé à la bataille de la Terre et comme un peu moins, elle s'en était sortie en vie. Du moins, officieusement. J'en savais finalement assez peu sur elle, mais peut-être avait elle été assez maligne pour faire croire qu'elle n'avait pas survécu aux moissonneurs. Quoi qu'il en soit, je dois avouer que je me fichais pas mal de savoir si elle avait pris soin de couvrir ses arrières ou pas. Ce qui m'importait, c'est qu'elle avait peut-être combattu au côté de mon père et qu'elle savait donc peut-être ce qu'il était devenu. Oui, je sais, ça peut paraitre assez égoïste, mais je n'étais pas là pour aider les fugueurs de l'Alliance. Et je n'étais pas non plus là pour les rattraper. Tout ce que je voulais, c'était obtenir des réponses... Savoir si je devais faire mon deuil...

Des larmes montèrent dans mes yeux... C'était toujours un sujet sensible. Il fallait que je pense à autre chose. Je ne pouvais pas rencontrer mon contact en fondant en larme. Outre le manque total de crédibilité que j'aurais eu, je n'avais pas à l'assommer avec mes problèmes. Je tentais donc de me concentrer sur une pensée plus positive. Le fait que j'allais peut-être enfin savoir ce qu'était devenu mon père par exemple. Rien que d'avoir trouvé une nouvelle piste en la personne de cette fugitive suffit à me redonner le sourire. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir dit-on. C'était du moins ce que m'avait enseigné mon père. Une expression que je n'avais jamais tant mise à l'épreuve que ces trois dernières années.

Quoi qu'il en soit, mon affranchie ne devrait plus tarder a priori. Comment s'appelait-elle déjà ? Laurine... Sheeran. C'est ça, Laurine Sheeran. Je me demandai si je devais l'appeler Laurine ou mademoiselle Sheeran. Peut-être qu'elle me le dirait quand on se rencontrerait cela dit. Bref, si je ne me trompais pas, elle devrait arriver d'ici un quart d'heure maximum. C'était le moment d'être attentive. Du peu que je savais d'elle, je devais chercher une petite humaine blonde. Evidemment, je n'avais pas pensé à demander une description plus précise. A quoi est-ce que ça aurait bien pu servir sur une planète humaine ? Elle se remarquerait tout de suite au milieu de plus d'un millier de ses semblables... Enfin, avec un peu de chance, celui qui nous avait mis en contact aurait eu la présence d'esprit de lui dire de chercher quelqu'un de bleu. Il n'y avait pas beaucoup d'asari ici. Et ça se voyait à la façon dont me regardaient la plupart des passants. Surpris, intéressés ou perplexes étaient les trois qui revenaient le plus souvent.

Je commençais à avoir un peu mal aux fesses à force de rester assise sur ce banc en pierre. C'est alors que je l'aperçus. Une humaine ayant à peu près ma taille. Elle me fixait depuis l'autre côté de la place. Pas à la façon de quelqu'un de curieux. Non, il s'agissait d'un regard perçant. Elle tentait de me jauger. Et elle devait parfaitement savoir qui j'étais. Alors qu'elle commençait à s'approcher sans rien changer dans sa façon de m'observer, je me demandai tout à coup si elle ne m'avait pas épiée depuis un petit moment déjà. C'était possible... Elle affichait une expression légèrement renfrognée, comme si venir à ma rencontre l'agaçait. C'était un peu... déstabilisant. Arrivée à ma hauteur, elle se présenta.

- Enchantée. Safana Neera. Hum... vous n'avez pas eu trop de mal à me trouver ?

Question idiote... "Bonjour, vous n'avez pas eu trop de mal à trouver la seule asari sur une planète HUMAINE ? Non, on ne sait jamais, parfois, la peau bleue ça passe inaperçu"... Ce que je pouvais être stupide quand j'étais mal à l'aise... Génial comme première impression à donner à mon interlocutrice... Et pour couronner le tout, cette idiotie venait de me rendre encore plus nerveuse... Bon, il fallait que je me calme. Ça n'avait rien de gravissime après tout. Peu importe qu'elle me prenne pour la dernière des abruties, du moment qu'elle me renseignait sur ce que j'avais besoin de savoir. Allez, un peu de calme et de concentration. Il fallait que j'arrive à articuler ma prochaine phrase. Et aussi que je comprenne sa réponse...
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Laurine Sheeran
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MessageSujet: Re: Echos du passé [Laurine Sheeran]   Ven 12 Sep - 0:52

Code couleurs !:
 

J'ouvre les yeux sans bouger ne serait-ce qu'une seule autre partie de mon corps. Quelque chose ne va pas. Il me faut un moment pour m'habituer à la pénombre, et un de plus pour me rappeler d'où je suis. La planète Watson. Pas le Disbelief. Tout va bien Laurine, c'est toi qui est venue ici, de ton plein gré, la veille. Je ne suis pas prisonnière. Pas encore. Je me lève souplement, et Tony grogne depuis le canapé. Je secoue la tête en le regardant avec désapprobation, et vais dans la petite cuisine pour préparer du café. Je m'assieds sur un tabouret ridicule, serrant la tasse brûlante entre mes doigts. Chassant les restes de mes cauchemars de mes pensées, je me concentre sur la rencontre à venir. Pas une grosse rencontre, non, rien de très important en fait. Mais j'avais besoin de m'éloigner du vaisseau un moment, et le Capitaine a insisté pour que j'y aille.

Parce que lorsque l'un de nos contacts sur Omega nous a parlé d'une Asari qui cherchait des humains s'étant battu sur Terre lors de la Guerre des Moissonneurs, le Capitaine s'est montré particulièrement intéressé. Etrange, surtout quand on sait que l'argent était loin d'être une des raisons. Et lorsque Tony, en bon garde du corps de ma personne, a insisté pour m'accompagner dans ce voyage sans risque –bien que sur une planète de l'Alliance, toutefois si déserte que le risque avoisine zéro–, le Capitaine a approuvé, rejetant toutes mes objections. Et nous voici loin du vaisseau, que l'on est censé rejoindre plus tard sur une planète neutre.

Oh, évidemment, au départ, on a beaucoup cogité, puis la réponse s'est imposée d'elle-même : il veut nous écarter, et je suis prête à parier que c'est pour essayer de convaincre l'équipage que la piraterie est la meilleure solution à tous nos problèmes. Comme ça, lorsque nous reviendrons, parce qu'il ne peut pas non plus nous abandonner, nous serons globalement isolés vis-à-vis du reste de l'équipage. Un plan malin. Ou peut-être étais-je juste paranoïaque.

Ce qui fait que je déteste ma présence ici. Pour cette raison, et pour d'autres. Déjà, je n'ai eu qu'une description sommaire de l'Asari que je suis censée rencontrer. Ensuite, parce que le Capitaine m'a fait dire mon véritable nom, et cet imbécile d'informateur s'est apparemment senti obligé de préciser à l'Asari que j'avais déserté. Non, vraiment, c'est parfait, pourquoi ne pas en plus ajouter qu'elle fait partie du SSC tant qu'on y est ? Si au départ cette mission ressemblait à un pique-nique, peut-être que la présence de Tony serait bénéfique, en fin de compte.

Tony me rejoint et avale de longues gorgées de café sans un mot. Lui aussi a mal dormi, mais je ne saurais dire pourquoi. Peut-être que lui aussi a des cauchemars. Je ne sais pas. On évite de parler de ce genre de choses. Ça en deviendrait vite gênant. Lui adressant un sourire, je file prendre une douche rapide, militaire. Et je m'habille de vêtements civils. Tony, lui, a notre seule arme. Un fusil de précision, le sien. Celui qu'il n'a pas utilisé depuis... Considérablement longtemps. Et dont j'espère qu'il n'aura pas à se servir aujourd'hui non plus.

La matinée est fraiche, et au moins, je n'ai pas eu à courir. Autrement, Tony m'aurait encore mené la vie dure pour que j'aille quelques kilomètres plus loin que mon record précédent... Rabaissant ma casquette sur mes yeux, dans la plus pure tradition militaire, mes cheveux d'ailleurs machinalement coiffés en un chignon, je me rendis sur la place. De là, mon oreillette crachota un peu, avant que la voix de Tony ne m'informe qu'il surveillait la zone. Ça me rassurait tout en m'inquiétant quelque peu. Et si la milice d'ici nous chopait, appelait l'Alliance ? Le mieux serait évidemment de ne pas créer de grabuge, et à vrai dire, je n'en avais pas l'intention non plus. La situation était un cauchemar pour tout tireur d'élite qui se respecte : trop de monde, trop de points à couvrir, pas assez de marge de manœuvre.

Je fus arrachée à mes pensées par une peau bleue se frayant un chemin à travers la foule. Tony m'informa par un simple : « J'ai une cible potentielle. » qu'il l'avait vu, lui aussi. En même temps, ça n'était pas très dur à repérer. Je suivis l'Asari du regard alors qu'elle s'asseyait sur un banc en pierre, la détaillant de loin. Jeune, indubitablement. Pas forcément rassurée d'être ici, ou du moins, pas très à l'aise. Pas très grande, a priori, peut-être ma taille, ou un peu plus. Seule. Sans arme notable. Puis elle me vit. Et vit que je la regardais.

Haussant les épaules, j'avançais dans sa direction désormais. Dans ma tête, tous mes problèmes précédents avaient disparus. J'étais concentrée sur ma mission. Que me voulait-elle ? Qu'allait-elle demander ? Je n'en savais rien de rien. Arrivée à sa hauteur, je tendis une main pour la saluer :


« Ex-Sous-lieutenant Laurine Sheeran, 103e Division des Marines, 1er Bataillon de Reconnaissance, dis-je d'une voix martiale. »


Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise en me présentant de la sorte, mais si elle voulait des infos sur la bataille de la Terre, alors spécifier mon unité n'était sûrement pas de trop. D'ailleurs, je me mettais sûrement plus mal à l'aise qu'elle, tant cela faisait longtemps que je n'avais pas spécifié mon grade et mon unité... Pinçant un peu les lèvres à sa question, je répondis tranquillement, alors que la réponse était tout à fait évidente sur une planète remplie d'humains. Elle était presque comme cette Ambassadrice Asari, sur cette colonie humaine. Tout le monde ne regardaient qu'elle et sa suite, enfin...


« Pas trop, non. Mais je triche : il y a pas des masses d'alien par ici. »


Elle était visiblement nerveuse, et ça m'inquiétait un peu. Si ça se trouvait, elle avait une embuscade de prévu d'un moment à un autre. Je ne fis pas immédiatement signe à Tony que tout était dégagé, et m'asseyais plutôt à côté d'elle sur le banc de pierre.


« Je crains que mon intermédiaire sur Omega n'en ait pas beaucoup dit sur ce que vous vouliez, Mademoiselle Neera. Juste que vous cherchiez des soldats s'étant battus pendant la bataille de la Terre. Et là, il y en a quand même des masses. Mais soit, vous êtes tombée sur une déserteuse, alors avant de commencer, j'ai deux questions : pourquoi moi, et qu'est-ce que vous voulez savoir ? Facile, non ? »
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Safana Neera
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MessageSujet: Re: Echos du passé [Laurine Sheeran]   Mar 23 Sep - 12:29

- Pas trop, non. Mais je triche : il y a pas des masses d'alien par ici.

Évidemment, elle ne s'était pas gênée pour relever la sottise de ma question. Mais bon, je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir étant donné que j'aurais certainement fait la même chose à sa place. Enfin bon, il n'y avait pas mort d'homme. Il valait mieux que j'écoute la suite, qui avait des chances d'être plus intéressante.

- Je crains que mon intermédiaire sur Omega n'en ait pas beaucoup dit sur ce que vous vouliez, Mademoiselle Neera. Juste que vous cherchiez des soldats s'étant battus pendant la bataille de la Terre. Et là, il y en a quand même des masses. Mais soit, vous êtes tombée sur une déserteuse, alors avant de commencer, j'ai deux questions : pourquoi moi, et qu'est-ce que vous voulez savoir ? Facile, non ?

D'une franchise et d'une simplicité militaire. Bon, au moins, cela faciliterait sans doute l'échange à venir, même si je devais bien avouer que ce genre de comportement avait tendance à légèrement m'intimider. Et la question de sa désertion ne se posait plus. J'en vins à me demander pourquoi papa n'avait jamais été aussi clair sur ce point. Enfin, ce n'était pas le moment de penser à ça... Concernant son contact, il n'avait effectivement pas dû être particulièrement bavard étant donné qu'il ne pouvait pas l'être. J'évitais en général de donner la raison pour laquelle je cherchais des vétérans de la guerre. Pas que ça soit secret défense ou inavouable, mais cela restait assez personnel pour que j'estime ne pas avoir à le crier sur tous les toits. L'expliquer à ceux que je rencontrais était déjà à la limite entre le "largement suffisant" et le "déjà trop" selon moi. Mais bon, il s'agissait bien souvent d'une étape nécessaire pour obtenir des réponses, tant et si bien qu'elle était à présent souvent en tête de mon argumentaire. Enfin, avant d'en venir au fait, je devais commencer par répondre à sa première question...

- Je vais être franche avec vous... Je m'interrompis soudain, bloquée par une question de politesse. Excusez moi, je dois vous appeler Laurine ou mademoiselle Sheeran ?

L'affranchie parut quelque peu surprise que je m'arrête sur un détail qu'elle jugeait sans doute insignifiant, mais répondit tout de même à ma question.

- Très bien Laurine. Donc comme je vous le disais, je vais être franche avec vous. Je ne vous ai pas demandée vous en particulier. Tout ce que je recherche, ce sont des survivants de la bataille de la Terre... et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui m'importe peu. Sans vouloir vous manquer de respect. C'est donc mon contact, ou le votre, qui vous a choisi vous en particulier. Je marquai une petite pause pour lui permettre d'ingurgiter ces informations avant de finalement reprendre la parole pour répondre à sa deuxième question. Concernant ce dont j'ai besoin, et bien cela se résume en une question à peu près aussi simple que les votres... Avez vous servi avec un mercenaire du nom de Richard Chevalier ?

Afin d'illustrer mes propos, je sortis un datapad sur lequel était affiché une photo de mon père. Après tout, un visage marquait bien souvent beaucoup plus qu'un simple nom. Enfin, sauf si le nom était particulièrement marquant pour une raison ou une autre. Mais je doutais que celui de mon père soit de ceux là. A côté de l'image, j'avais joint toute sorte d'informations utiles : son nom, son prénom, son âge, le lieu où nous vivions pendant la guerre, et toute sorte de petits détails qu'il aurait pu dire où qui aurait pu être remarqués et qui pourrait aider à l'identifier. Mais même avec tout ceci, je restais consciente de la difficulté de le retrouver. Après tout, cela faisait plus de 3 ans que je le cherchais...

- Écoutez, j'ai bien conscience que ce que je vous demande est pire que de retrouver une aiguille dans une botte de foin, m'empressai-je d'ajouter devant sa mine perplexe, et je me doute aussi qu'il est assez peu probable que vous ayez vous même des informations susceptibles de m'aider. Cependant, même si vous ne l'avez pas rencontré, vous connaissez peut-être quelqu'un qui aurait pu combattre à ses côtés. Je pense bien que dans votre situation actuelle, il pourrait être dangereux pour vous et pour eux, d'entrer en contact avec eux. Mais si vous pouviez au moins me fournir des coordonnées où je pourrais les joindre, je vous assure que je saurai être discrète sur la façon dont je les ai obtenu.
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Laurine Sheeran
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MessageSujet: Re: Echos du passé [Laurine Sheeran]   Mar 7 Oct - 19:58

HJ:
 

« Laurine sera parfait, dis-je tranquillement. »


Pendant qu'elle acquiesçait à ce détail purement formel, je la détaillais du coin de l'œil. Maintenant que j'étais un peu plus proche, c'était tout de même bien plus aisé. Pas qu'il y avait grand-chose que je puisse déduire de plus désormais, mais au moins, je pouvais confirmer qu'elle était sans arme. Et qu'elle n'avait pas non plus l'air d'être une comploteuse de haut vol, prête à nous envoyer ses hommes de mains de derrière une ruelle. Dès qu'elle commença à répondre à mes questions cependant, j'eus l'impression qu'elle était plus assurée. Et, moi aussi. Si elle ne m'avait pas choisie en particulier, c'était déjà ça. Par contre, ce serait mon contact à Oméga avec qui j'allais avoir une petite discussion. J'échafaudais déjà une théorie alambiquée et totalement paranoïaque selon laquelle ce serait notre cher Capitaine qui lui aurait demandé de nous éloigner... Mais j'allais voir ça plus tard. Je me re-concentrais aussitôt sur les paroles de l'Asari, juste à temps pour entendre quelque chose à propos d'un Richard Chevalier.

Le nom ne me disait rien. Et sa fonction —mercenaire— non plus. Je considérais que j'avais une plutôt bonne mémoire, ce qui faisait que je me souvenais globalement des unités avec lesquelles j'avais combattu. Notre déploiement dans le Secteur Arghus Rhô avec le 112e d'infanterie par exemple, ou sur cette petite Lune avec le 36e bataillon de blindés. Eventuellement, je me souvenais de quelques noms de personnes marquantes. Mais, les mercenaires... Beaucoup moins. Avant, je ne les appréciait pas trop. Se vendre pour de l'argent... Et si jamais on leur offrait davantage ? Pour moi, ces types n'avaient aucune conscience morale, ils pouvaient vous trahir dès que vous n'aviez plus le sou pour les garder à vos côtés.

Aujourd'hui, c'était un peu différent, vu que je ne pouvais que me considérer qu'en tant que mercenaire. Et c'était plutôt dur à admettre, mais en même temps, je ne pouvais pas non plus fuir la réalité. Je n'étais plus une bonne petite soldate. J'étais au service de mon intérêt, et de lui uniquement. Quelle déchéance. L'Asari me fila un datapad avec une image et... je fronçais aussitôt les sourcils. Il me disait quelque chose. Très fortement. Un flash de mémoire me revint, et je restais pensive. Je l'avais vu, ça, c'était sûr, et le problème, c'était que je me rappelais de lui dans le viseur de ma lunette. Pendant ce temps là, elle continuait de parler, et j'entendis également mon oreillette grésiller. Je n'écoutais pas. Je cherchais. Je l'avais vu dans ma lunette... Sur Terre, évidemment. Je ne l'avais pas revu après. Je l'observais combattre...


« Peut-être vaudrait-il mieux que l'on s'assoit, je m'entendis dire. »


Les flashs continuaient. J'avais tant chercher à effacer mes souvenirs de la bataille de la Terre de ma mémoire que j'avais du mal à me rappeler. Chevalier... Chevalier. Il avait parlé avec Tony. Je me rappelais de Tony me dire qu'il lui avait parlé, pendant une des rares pauses. Puis il était parti combattre les Moissonneurs au sol. Il avait combattu dur, il avait combattu avec valeur. J'étais en haut d'une tour, je surveillais la ligne de front. A un moment, j'avais passé en revue les troupes de l'Alliance avançant vers les Moissonneurs. Et il avait regardé dans ma direction. J'en étais sûre. Puis il était retourné au combat. Je l'avais perdu de vue un moment. Je reportais mon regard sur l'Asari, un peu tremblante.


« La dernière fois que je l'ai vu, il était vivant, annonçais-je de but en blanc. Sur Terre, oui. Il combattait au sol. Je faisais du tir de soutien depuis une tour. Il a bien combattu, il... a continué d'avancer en dépit de tout. Mais... Il a été touché. Je ne pense pas que c'était grave, mais il a été évacué derrière une ruelle. Je n'en sais pas plus. Mon cotireur, Tony.. Il lui a parlé. Un peu avant la reprise de la bataille. Je ne crois pas qu'il lui ait parlé par la suite. »


Je fronçais soudainement les sourcils, me rappelant quelque chose. Je me relevais, et regardais fixement dans une direction, avant d'agiter ma main devant mon visage. Tony répondit dans l'oreillette qu'il m'avait bien vu faire le signe d'annulation. Je ne pouvais qu'imaginer ces quelques secondes où je l'avais laissé sans dire un mot : pour lui, il devait sûrement avoir le viseur braqué sur l'Asari, prêt à tirer... Je me retournais vers elle, et m'assis de nouveau.


« Désolée. Une mesure de précaution nécessaire. J'avais un allié quelque part, au cas où... vous m'auriez tendu un piège. Enfin. S'il a été touché, il a pu être évacué à la fin des hostilités. Les navettes ne sont pas arrivées pendant quelques temps au début. Les hôpitaux improvisés étaient bondés. Je ne suis pas médecin, alors j'y suis presque jamais allée. Mais il a pu s'y trouver, s'il était blessé. Les hôpitaux de campagne... Je crois qu'ils ont ensuite dispatchés les blessés dans les vaisseaux en orbite, une fois les relais de nouveau opérationnels. La suite... Je ne la sais pas. Désolée. »
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