Ce jour là, il changea [Solo]

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 Ce jour là, il changea [Solo]

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Alexeï Kernov
Le Russe
Le Russe
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Messages : 79
Date d'inscription : 28/02/2014
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Âge: 31
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Classe: Martiale et Technologique

MessageSujet: Ce jour là, il changea [Solo]   Ven 14 Nov - 20:36

Citation :
• Date du RP: 10 Mars 3 ARW
• Lieu du RP: Secteur Tayseri, La Citadelle, Système Veuve, Nébuleuse du Serpent
• Type de RP: Solo
• Nombres de personnes requises: --

Citation :
Couleurs :
Alexeï : #993300
Julia : #990066

[Musique à écouter pour une meilleure lecture]

~ Sur la route pour le Secteur Tayseri...

Le mercenariat. Un métier dangereux, juteux, exploité comme un puits de pétrole du Moyen-Orient et pourtant toujours aussi demandé. Les mercenaires étaient souvent imaginés comme des hommes impressionnants, sans cœur, sans principe, sans rien d'autre qu'une attirance démesurée pour le conflit, la guerre et surtout l'argent. Si cette affirmation était vrai pour la plupart d'entre eux, elle restait fausse pour quelques rares exceptions. Alexeï était un homme qui faisait parti de ces exceptions. Oh, bien sûr, il avait un jour été jeune et idiot – pour rester poli – sans avoir idée du mal qu'il causait et des vies qu'il détruisait. Néanmoins, son baroud d'honneur sur Terre l'avait changé. Il avait mesuré les conséquence d'une mort. Il avait compris la valeur d'une vie. Il avait réalisé les douleurs qu'il avait pu créer dans la folie meurtrière de sa jeunesse. Sa conscience, jusque là endormie, impuissante avait repris le dessus. Les esprit de vengeance et de solitude qui l'avaient poussé à cette démence et qui le gangrenaient depuis la mort de ses parents s’apaisaient et se retiraient peu à peu de sa tête et de ses nerfs. D'un coup, il lui avait semblé voir le monde autrement, non plus comme une bête acharnée prête à tout faire pour gagner un sou, mais comme un être humain. Il lui avait semblé voir les autres autrement, non plus comme des appâts ou des cibles, mais comme des être humains ou extraterrestres ayant droit à la vie tout comme lui avait eu droit à la sienne. Il avait commencé à ne plus être ce jeune homme égoïste et arrogant et à devenir ce nouvel homme comprenant tout ce qu'il avait fait. Il ne regardait plus le monde à travers cette vision qui le transformait en vaste engrenage remplit de pièges et d'ennemis, il le regardait avec du recul, se rendant compte de tout ce que monde portait de beau en lui.

Ce jour là, il changea.

Il lui fallut tout de même une guerre qui faillit se terminer en extinction de toutes espèces vivantes pour le changer.

Mais, il changea.
Sa rencontre avec Julia acheva de le transformer. La jeune femme, de par ses sourires timides et ses yeux d'une innocence infinie, attendrirent Alexeï. Puis vinrent la vie de couple, les câlins, les bisous, les papouilles, les mamoures et tout le reste... Et tout cela termina réellement de changer l’assoiffé de sang en homme tendre, agréable et bienveillant.

Le Russe venait d'accomplir son dernier contrat en attaquant la base de Molosvky. Une mission qui lui avait paru beaucoup trop risquée et remplie plus qu'il n'en fallait de renversements. Tellement de gens étaient morts... Lui qui avait cru les massacres terminés à la fin de la guerre contre les Moissonneurs, il s'était trompé. Il avait essayé de croire en la bonté des Spectres, pensant que l'exemple de Shepard les inspireraient. Et encore une fois, il s'était trompé. Il avait cru, une fois de plus, que Molosvky n'était qu'un pirate sans cœur.

Et une dernière fois, il s'était trompé...

Il avait eu faux sur toute la ligne. Les propos du Turien, le « traître » de la Garde Noire, avait profondément marqué l'esprit du nouvel ex-mercenaire. Il n'était pas non plus en train de vouloir rejoindre la cause du pirate, il se demandait juste s'il avait bien jugé celle-ci. Après avoir entendu ce que les Spectres, et plus exactement le Conseil souhaitait faire d'eux, il s'était senti trahi, oublié, abandonné. Lui qui avait lutté pour que la galaxie soit débarrasser des Moissonneurs, lui qui s'était battu en 1ère ligne face à des hordes d'ennemis, lui qui avait réussi à survivre à tout ça. Au final, pourquoi s'était-il élevé contre leurs envahisseurs ? Pour sa propre survie ? Non, à cette période sa vie lui importait peu. Pour ses proches ? A part Tyas, il n'en avait aucun. Pour la gloire et la richesse ? Ces principes ne l'intéressaient plus depuis qu'il avait changé. Alors pourquoi s'était-il battu ? Pour l'Alliance ? Pour le Conseil ? Pour Shepard ? Pour la survie de la galaxie ? Eh bien oui, c'était pour cela qu'il avait combattu. Pour voir un monde meilleur se relever des cendres de l'ancien... Et pourtant... Quand il voyait ce que cet univers était devenu, il se demandait pourquoi il avait bataillé pour lui. L’Alliance ? Toujours la même. Le Conseil ? Toujours aussi inutile, inconscient, puéril et traître. Shepard ? La martyre de la guerre des Moissonneurs devait être bien malheureuse en voyant que le monde n'avait pas changé. La survie de la galaxie ? Ça au moins, c'était réussi, elle était bien vivante. Et elle était toujours aussi laide qu'avant...

Alexeï, assis dans le taxi qui le ramenait enfin chez lui, se remit beaucoup en question. Il se questionna et se répondit en silence, les yeux vides, mais la tête bien remplie d'idées plus ou moins sombres. On aurait dit qu'il était ailleurs, dans une autre dimension, dans un autre endroit. Il était dans une espèce d'état second où plus rien n'existait hormis ses pensées. Les bruits, les lumières, les odeurs, les sensations, les goûts de la bataille restants, tout disparaissait. Le monde n'était plus qu'une idée abstraite pour l'Humain lorsqu'il était ainsi. Des personnes passant rapidement auraient même pu croire qu'il somnolait ou dormait, mais il était au contraire bien éveillé. Néanmoins, personne ne passait rapidement dans une navette.

Puis d'un coup, il secoua la tête et revint à la réalité. Toutes ses pensées obscures s'effacèrent, comme un rêve s'effritant au réveil de son hôte. Il décida de laisser tout cela de côté pour aller retrouver sa belle. Le taxi coula doucement sur une place de dépose-minute et laissa Alexeï descendre après qu'il ait payé.
Home sweet home. Le Russe était heureux de revoir son quartier. En dans les quelques rues qui le séparaient de son appartement, il sourit, seul. Il dit bonjour à quelques voisins et discuta un peu de tout et de rien avec eux, parlant de pluie et de beau temps – bien qu'il n'y avait pas de météo à proprement parler sur la gigantesque station. Il était encore en armure, mais peu lui importait, bientôt, très bientôt, elle serait remisée au placard et pour toujours s'il était chanceux. Tout en parlant, il décida d'allumer un cigare. Cela faisait bien longtemps qu'il n'en avait pas fumer un. Il prit une forte inspiration et laissa l'âpre fumée pénétrée ses poumons. Intérieurement, le Russe était impatient de revoir Julia, mais, ne souhaitant pas planter ses voisins comme une brute, il continua de bavarder un moment avec eux.

Mais il n'eut pas besoin de venir à elle. Ce fut elle qui vint à lui. En effet, la jeune fille sortait de l'appartement lorsqu'elle l'aperçut. Un grand sourire se forma sur son visage et elle s'approcha discrètement du Russe. Une fois qu'elle fut derrière lui, elle passa ses mains autour du cou de son homme. Celui-ci se retourna doucement, ayant compris que c'était elle. Il la regarda pendant quelques secondes, puis l'embrassa tendrement tout en la prenant dans ses bras. Toute l'assistance était attendrie par le jeune couple. Les passants, souvent seuls, les regardaient avec envie. Tous auraient aimé être dans les bras de leur propre femme ou bien tout simplement trouver l'âme sœur comme Alexeï avait trouver la sienne. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Julia chuchota à l'oreille du jeune homme :


- Tu m'as manqué...
- Pas autant que toi tu m'as manqué...

Elle lui répondit par un de ces sourires dont elle seule avait le secret. Cela combla amplement  l'ex-mercenaire. Main dans la main, ils dirent au revoir aux voisins qui les laissèrent s'en aller, comprenant qu'ils avaient maintenant besoin d'intimité. Ils marchèrent jusqu'à être environ à cinq mètres de la porte, puis l'Humain s'arrêta net. Il regarda la jeune femme et l'attrapant par les jambes et le dos, la porta comme les princes portent les princesses dans les vieux contes pour enfants. Elle éclata de rire mais se laissa faire, séduite par l'idée d'être traitée de manière royale. Le Russe rit lui aussi, heureux, tout simplement.

Une fois à l'intérieur, il déposa sa concubine et déposa un furtif baiser sur ses lèvres. Il remarqua qu'il avait oublié son sac pendant sa discussion avec les voisins et passa donc rapidement le chercher. Fort heureusement, lesdits voisins avaient gardé le sac. Quand Alexeï leur demanda pourquoi, ils répondirent simplement qu'ils ne voulaient pas déranger leurs retrouvailles. Le jeune homme les remercia chaleureusement et rentra chez lui. Voyant Julia grandement occupée à regarder la télévision, il décida de ranger ses affaires. Il ouvrit son bagage et en sortit ses deux M-11 Silencieux, qu'il rangea dans une boîte dans son armoire. Puis arriva le Mantis. Sa première arme, qui l'avait accompagné partout. Elle avait craché la mort sur au moins une cinquantaine de personnes. Une mort rapide, sans douleur et sans compréhension. Il le posa avec grande précaution – on aurait pu croire qu'il craignait de le briser – sur un socle spécial qui l'attendait, lui aussi dans l'armoire. Ensuite vinrent les dernières bricoles : les grenades Flashs et le Viseur Kuwaashi. Elles rejoignirent les Silencieux dans la boîte.

Le Russe commença à enlever son armure et se retrouva en sous-vêtements. Il se sentit soudain plus léger, comme libéré d'un lourd poids qui l'assaillait depuis une éternité. C'était fini, terminé. Ce contrat était le dernier. Sa carrière de mercenaire, finie. Comparé à d'autres, il n'était pas allé bien loin. Néanmoins, cela lui suffisait. Il avait vu assez de sang, assez de morts. C'était assez, il ne pouvait pas en supporter plus. L'idée que tout cela prenait fin lui arracha un sourire. Il y avait longuement réfléchi et plus il réfléchissait, plus il se disait que son choix était le bon. C'était une reconversion peu commune de passer de mercenaire – où il avait presque été un criminel – à détective privé. Enfin, ce qui lui importait, c'était de rester indépendant, et pour le coup, c'était plutôt réussi.

Alors qu'il était dans ses pensées, il ne vit pas arriver Julia. Elle observa le jeune homme depuis la porte de la chambre. Elle regarda avec passion ses muscles, souples et solides. Elle regarda le visage du Russe, amusée de le voir aussi concentrer. S'apercevant qu'il resterait là, comme ça si elle ne se faisait pas remarquer, elle se déshabilla lentement jusqu'à se retrouver elle aussi en petite tenue. Elle s'approcha de son compagnon et déposa un baiser sensuel sur sa nuque. Il réagit immédiatement et enlaça la jeune fille tout en l'attirant vers le lit...

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

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