OPA familliale

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 OPA familliale

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Layla Archer
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MessageSujet: OPA familliale   Lun 5 Jan - 16:21

• Date du RP: 30 mars 2189
• Lieu du RP: Terre - New York
• Type de RP: Ouvert
• Nombres de personnes requises: Kali T'Kando

Citation :
« Légende des couleurs »

• #00FFFF : Layla Archer
• #116A4F : Lucius Skobra
• #60B075 : Richard Crane
• #4EB5E9 : Anthony Vallini


La Terre... Cela faisait des années que Layla ne s'était pas rendue sur sa planète natale. La dernière fois, c'était avant la Guerre et aujourd'hui... Et bien n'avait beaucoup changer. Depuis l'orbite, la seule différence notable était les lumières, moins nombreuses et moins denses, avec parfois d'immenses trouées : de vastes zones noires au milieu de gigantesques tâches lumineuses. Mais mise à part ce détail qui témoignait de la reconstruction et de la violence du conflit, la Planète Bleue était toujours... bleue. Le même spectacle hypnotisant qui fait rêver les Humains depuis le petit voyage de Yuri Gagarine en 1961.

Le Discovery's Lust passa au dessus de l'Asie, de l'Europe, traversant l'Atlantique en un claquement de doigt et se retrouva dans le ciel nord-américain. Le trafic spatial était dense. Moins dense que dans les souvenirs de Lala, mais dense. De nombreux vaisseaux, principalement ceux de l'Alliance ou de particulier, mais on pouvait trouver quelques surprises comme ce cargo lourd hanari ou encore un croiseur quarien. Il n'y avait pas beaucoup de stations spatiales. Une histoire de politique anti « pollution orbitale » Il y en avait quelques unes, mais finalement très peu quand on s'imagine l'espace à la portée de tous. Il faut dire aussi que l'orbite terrestre avait eut au fil du temps de moins en moins d'intérêts face aux autres planètes du système Hélios d'abord, puis des autres colonies dans l'espace. La plus grande station était sans nulle doute « Arcturus-2». Elle n'avait pas encore de nom et le fait qu'il s'agissait de la copie quasi parfaite de la Station Arcturus détruite durant la Guerre lui valut ce surnom. Elle aussi devait devenir le siège gouvernementale et militaire de l'Alliance, mais beaucoup, aujourd'hui encore alors que la station était presque achevée, trouvait le fait de la déplacer en dehors de l'orbite terrestre comme gênant. Pour beaucoup, le siège de l'Alliance devait être sur Terre à l'instar des autres gouvernements stellaires se trouvant sur leurs mondes natales, et non pas dans un système lointain.

Le vaisseau de l'exploratrice resta ainsi en orbite pendant plusieurs minutes jusqu'à amorcer sa descente vers la Côte Est des États-Unis et plus précisément la ville de New-York. De toutes les villes de la Terre, New York était l'une de celles qui avaient le moins changées. C'était toujours une ville gigantesque recouverte de buildings sur l'île de Manhattan. Les grattes-ciels étaient pour la plupart récent, mais certains comme l'Empire State building ou le Chrysler Building étaient toujours là, bien que dans l'ombre de certains édifices plus imposants dont quelques uns dépassait le kilomètre de hauteur. Il y avait un Moissonneur, un classe Sovereign qui trônait en plein Central Park. Il était sans doute là pour la reconstruction pensa l'Humaine qui imagina ensuite comment ces colosses de 2 kilomètres pouvaient « reconstruire » quelques choses plusieurs milliers de fois plus petits. Elle eut de nombreuses pensée. Certaines peu crédibles comme des « tentacules » jaillissant de la superstructure faisant office d'appareil de construction, déposant ou assemblant les matériaux conçue dans le Moissonneur qui servait d'usine. D'autres plus terre à terre comme l'utilisation des anciennes troupes moissonneurs : les zombies, les brutes et autre maraudeurs comme des ouvriers.

Le vaisseau dépassa la Statue de la Liberté, toujours là elle aussi. Ce n'était pas le modèle originale, cette dernière ayant était détruite en 2096 dans un attentat terroriste, mais une copie reconstruite à l'identique en 2101 après la Seconde Guerre de Sécession que l'attaque déclencha. Attentat qui avait pour motif  le refus de la « fusion » des USA, du Canada et du Mexique au sein d'un même états, les États-Unis d'Amérique du Nord. Le dernier grand conflit de l'Histoire avant la création de l'Alliance qui se solda par la défaite des sécessionnistes et de la formation de l'état qu'ils ne voulaient pas voir naître. État qui existe encore aujourd'hui.

Le vaisseau se posa dans un astroport dans le New Jersey et la jeune femme se rendit, seule, jusqu'à Manhattan. Elle prit un taxi. Un taxi qui malgré le fait qu'il volait, était toujours jaune. Il déposa Layla dans le Midtown Manhattan face à un building de taille moyenne en comparaison de ceux l'entourant. Elle était vêtue d'un chemisier blanc accompagnée d'un tailleur noir, d'une jupe de même couleur descendant aux genoux et une paire de bottes haute sans talon. Les observateurs remarqueraient aussi des collants sombre. En résumant, elle était vêtue comme une femme d'affaire d'un film rétro et c'était ce qu'elle voulait. Elle avait en effet un rendez-vous. Pas pour le travail non, plus personnel cette fois-ci.

Le bâtiment face à laquelle elle se trouvait était le siège sociale de la Olympus Spaceship Corporation. Une société aérospatiale qui était entre autre le constructeur du Yacht Hermès dont le Discovery's Lust était un de ces modèle même s'il n'avait plus grand chose à voir avec ce qu'il était quand elle l'acheta. Son vaisseau avait un problème ? Non c'est encore plus personnel que ça. Olympus était en effet la « propriété » de la jeune femme. Était, c'est le mot qui ne convient plus tout à fait actuellement. Son grand-père avait en effet racheté la compagnie à un groupe aérospatial grecque. Son père et sa mère furent respectivement président et vice-présidente de la compagnie jusqu'à leur mort en 2178 pendant que la jeune femme venait d'intégrer un commando de l'Alliance.  Et depuis ? Et bien, c'est un peu particulier. Dans un sens, l'entreprise étant un lègue familial, Olympus lui appartenait toujours, même si elle n'en était qu'une propriétaire lointaine qui ne s'y intéresser absolument pas. De l'autre, elle avait refusée de prendre part à la direction de l'entreprise jusqu'à renoncer à un salaire et refuser tout droit de regard ou d'avis quand à la gestion de l'entreprise.

Et c'est là que nous retrouvons Lala, face à une facette de son passé. Les enfants reviennent toujours à la maison tôt ou tard il parait. Pourquoi elle décida de changer son point de vue maintenant ? D'abord une intuition du genre de celle qui apparaissent pour combler un vide dont on ignore précisément l'origine, puis l'impression d'avoir perdue une partie d'elle-même. On y rajoute un envie d'assurer une certaine sécurité à sa future descendance. Elle allait être « père », il fallait bien qu'elle transmette quelque chose à sa futur fille bleue que l'impression de n'avoir été qu'une exploratrice qui se complaisait dans l'héritage familiale et qui n'avait rien trouvée de mieux que former un couple avec l'ensemble de son équipage. Que les choses soient claires, elle ne voulait pas devenir chef d'entreprise, mais elle la voulait toujours à elle. C'était à sa famille, elle faisait autant partie d'elle que la réciproque. Et c'est là qu'intervient le dernier motif de son déplacement : l'entrée de l'entreprise en bourse. Une chose que sa famille -très moraliste- avait toujours vue d'un très mauvais œil sous prétexte qu'une entreprise devait faire ce pourquoi elle fut fondée et pas passer son temps à caresser les actionnaires dans le sens du poil qui en profitent pour se servir grassement au passage et qui n'hésiteraient pas à la lâcher au moindre problème.

C'était la dernière goutte d'eau qui la poussa finalement à affronter ce monde qu'elle avait fuit jusque là. Elle prépara son coup minutieusement pour faire en sorte que le « second bébé » de la famille y reste et ne soit pas un vulgaire bout de porte-monnaie que des gens se disputeraient comme des chiens avec un bout de viande. Elle pénétra dans le hall, de grande taille avec des hologrammes des différents modèles de vaisseaux produit par l'entreprise dans son histoire. A l'accueil, elle trouva une charmante femme d'origine balkanique visiblement. Peut être grecque ou croate voir même albanaise. Élégamment vêtue dans un style très similaire à celui de Layla bien que la jupe était plus courte et le décolleté un peu plus généreux. Honnêtement, Lala avait déjà quelques images allant du sensuelle au torride en tête, le fantasme de l'hôtesse diraient certains, mais ses pensées salaces disparurent aussi vite qu'elles étaient arrivées quand elle s'approcha de l'accueil et que celle-ci s'adressa à elle :


« Bonjour et Bienvenue à Olympus Spaceship Corporation Madame. En quoi puis-je vous aidez ?
-Bonjour. J'ai rendez-vous avec Lucius Skobra
-Un petit instant je vous prie. Vous pouvez me rappelez votre nom ?
-Archer... Layla Archer »


Le nom de l'exploratrice fit tilter l'hôtesse, mais elle n'en fit pas remarquer. Après tout, c'était un nom assez courant que celui de la famille propriétaire de la compagnie. Elle envoya un message via son OmniTech. Message qui reçut une réponse quelques instants plus tard :

« Monsieur Skobra va venir vous accueillir. Si vous voulez bien patienter »

Elle remercia l'hôtesse et partit faire un tour dans le hall, observant les différents hologrammes. Lucius était un ami de la famille, le directeur des relations publiques, mais elle ne l'avait pas vue depuis plus de 15 ans et malgré quelques échanges de courtoisie comme pour les anniversaires et ou encore les fêtes de fin d'années, il n'y avait pas vraiment de conversation, mais dans ses souvenirs, il était dans le même état d'esprit que ses parents quant à la direction de l'entreprise. D'ailleurs, c’était même lui qui avait envoyée l'annonce de l'entrée en bourse d'Olympus.

Elle s'arrêta face à l'hologramme de l'Hermès, le même modèle que le sien, repensant nostalgiquement à tout ce qu'elle avait vécue jusque là. Une voix la fit sortir de ses pensées :


« Et bien il faut dire que c'est un superbe engin. Réacteur SLM affichant une pointe de 10 années-lumière par jours, système GARDIA, soute de 500 tonnes de capacité et 40 cabines grand luxe. Le tout avec autant d'option que vous voulez »

Elle se retourna face à cette voix qu'elle avait reconnue et vit un homme. Proche des 80 ans, la peau sombre, les cheveux et la barbe grisonnant. Un costume noire avec une chemise bleu pâle et un nœud papillon. Il parlait avec une voix à la fois grave et sympathique reconnaissable entre mille. Elle s'approcha, tendant sa main :

« Monsieur Skobra
-Madame Archer »


La poignée de main dura quelques secondes avant que la jeune femme lui fit une accolade bien plus amicale :

« C'est bon de te revoir Lucius
-De même Layla.
-Ça fait quoi ? 11 ans ?
-11 ans 8 mois et 13 jours pour être exact
-Toujours aussi précis
-Toujours. La dernière fois qu'on s'est vue tu n'étais qu'une adolescente. Tu as prise quelques centimètres et quelques kilos aussi. Plutôt bien répartie si je peux me permettre.
-Et toi tu n'as pas changée de taille ou de carrure, mais je dois dire que la barbe et la vieillesse t'ont rendu plus charismatique »


Les deux rigolèrent. Pour Layla, Lucuis fut toujours l'équivalent d'un oncle qu'on adore et qu'on ne voit que trop rarement. Les deux personnes se dirigèrent vers l'ascenseur :

« Alors ?
-Alors ? Tu réapparaît après 11 ans juste après l'annonce de l'entrée en bourse d'Olympus
-Annonce que tu m'as transmises
-J'ai pensé que tu devais savoir, mais honnêtement je ne pensais pas que ça allait te faire réagir au point de te déplacer en personne.
-Disons que j'ai vue une occasion de corriger le tir
-Et je me demande bien comment
-Je reprend mes droits quant à la direction de l'entreprise
-Cela risque d'être un poil plus compliquer maintenant qu'on est en bourse
-Non, je dirais même que ça a encore plus facilité la chose
-Et comment miss je sais tout ?
-Comme ça »


Elle activa son OmniTech, montrant l'écran holographique à son compère qui resta sans voix face aux informations montrées :

« T'es sérieuse ?
-Mon père disait que faire ça était une erreur, mais parfois...
-... une erreur peut conduire à quelques chose de plus grand.
-C'est ça
-Je constate avec plaisir que toutes tes escapades dans l'espace ne t’ont pas ramollie la mémoire.
-Je me demande comment ils vont le prendre
-Comme une OPA très agressive qu'ils ont eux même provoqués
-Donc mal
-Pas tous. Certain comme Anthony et Sara verront ça d'un bon œil, mais Richard va très mal le prendre. L'entrée en bourse c'était son idée
-Pas étonnant, la seule chose qu'il voulait c'était toujours plus de crédits. Et les autres ?
-Des nouveaux venus, la Guerre à fait le ménage et à part Richard, disons qu'elle a eut le mérite de séparer le bon grain de l'ivraie pour nous »


L'ascenseur arriva dans l'un des derniers étages de l'édifice. Un couloir à la décoration sobre plus loin, le groupe arriva dans la salle où se réunissait le conseil d'administration. De grandes baies vitrées, une grande table noire laquée avec un émetteur holographique en son centre. Autour, plusieurs personnes. Tous Humains avec en bout de table Richard Crane, le PDG actuel d'Olympus. Le genre de génie de la finance avec un pragmatisme très poussé en ce qui concernait les affaires. Pour lui, une entreprise ne devait servir qu'à une chose : Rapportez de l'argent, toujours plus d'argent. Il n'était pas méchant ni tyrannique, mais en ce qui concernait le business, il était très têtu et hargneux. Depuis la mort des parents de Layla, c'était lui qui avait la gestion d'Olympus. Au départ, il s'associa avec un grand consortium aérospatial, mais la Guerre le fit voler en éclat. Il était de nouveau seul et cette association était apparemment une mauvaise expérience puisqu'il faisait cavalier seul depuis :

« Lucius vous êtes en retard et... Qui êtes vous ? Cette réunion ne concerne que le Conseil d'Administration
-Désolé du retard, j'accueillais simplement une personne qui fait autant partie des meubles que moi. Je vous présente Layla Archer, la fille de nos précédent dirigeants, feux Monsieur et Madame Scott et Razan Archer et la propriétaire actuelle de Olympus Spaceship Corporation.
-Messieurs dames
-Je vois... Madame Archer, j'irais droit au but en vous demandant la raison de votre présence. Cette réunion s'annonce très chargée
-Pas autant que ça »


Celui qui venant de parler était Anthony Vallini dit « Tony ». À peine plus âgé que Lala dans un style très playboy et charmeur. C'était aussi un véritable surdoué, ayant décrochée deux diplômes universitaire à l'âge de 15 ans. C'était le père de Layla qui lui accorda sa chance malgré sa jeunesse et son caractère disons excentrique et depuis il passa de chercheur à directeur de la section Recherche et Développement. Il fut l'équivalent d'un grand frère pour la jeune femme :

« Bien dans ce cas. J'irais aussi droit au but. Je reprend mes droits quant à la direction de l'entreprise !
-C'est une plaisanterie ? Vous disparaissez du jour au lendemain pendant 11 ans et maintenant vous revenez comme si de rien n'était pour « reprendre ce qui vous appartient ». Vous avez refusée de reprendre la direction à la mort de vos parents. Vous n'avez qu'à y réfléchir plus !
-D'un point de vue juridique sa décision est légitime. Elle est la propriétaire de l'entreprise. Elle a donc légitimement la possibilité de faire valoir ce droit, peut importe si elle à mise onze ans pour y réfléchir.
-La possibilité de faire valoir ses droits ? Elle n'a aucune qualification dans la gestion d'une entreprise et même si par un grand jour de bonté on acceptait qu'elle vienne se joindre à nous. Les actionnaires auront leur mot à dire maintenant
-Oh oui, j'ai apprise ça. Vous profitez d'être sur le siège de mon père pour faire ce qu'il avait toujours refusé : l'entrée en bourse. Mais les actionnaires ne sont pas un problème
-Ah oui et comment ça ?
-Et bien étant donnée que je suis l'humble personne ayant rachetée les actions d'Olympus et je parle de toutes les actions. Cela fait de moi l'actionnaire exclusive de cette entreprise ce qui me donne un droit de regard de proposition et d'avis. Et curieusement, les actionnaires ne voient rien à redire à ma demande »


Un léger rire se répandit dans la salle avant de cesser par la parole de Lucius :

« Et bien. Si les actionnaires ne voient pas d'inconvénient à cette proposition, je propose que nous votons. Qui est pour la ré attribution totale des droits de la Olympus Spaceship Corporation à Madame Layla Archer ? »

Il leva la main, suivit par Tony et Sara comme prévue. Un à un, les autres levèrent la main qui se termina par Richard qui ne fit rien:

« Décision votée la majorité absolue 
-Vous faites une erreur monumentale. Elle va faire sauter l'entreprise. Elle n'y connaît rien.
-C'est exact je n'y connais rien. C'est pour cela que le Conseil d'Administration ne changera pas.
-N'empêche que je ne vois toujours pas pourquoi vous faites cela.
-Cette entreprise avait des valeurs. Elle fut dirigée par des personnes qui voyaient dans l'expansion spatiale l'avenir de l'Humanité et pas uniquement pour un moyen de s'en mettre plein les poches
-Vous avez une vision bien naïve du monde des affaires
-Peut être. Mais Olympus n'a jamais eut la vocation d'être uniquement un gagne pain pour ses propriétaires. Elle a un passé, un héritage qu'il faut transmettre. C'est ce que j'avais oubliée il y a onze ans. Alors oui, c'est naïf et on gagnera moins d'argent, mais on en gagnera et bien plus que vous le pensez. Mais tant que je serai là ça marchera de cette manière et pas d'une autre. Si vous êtes d'accord, prenez un siège. Sinon et bien c'est une réunion privée réservée au Conseil d'Administration donc vous sortez et j'attends votre lettre de démission avant la fin de la semaine. La balle est dans votre camp choisissez bien. »


L'homme d'affaires pensa partir en claquant la porte, mais une sorte d'intuition l'en empêcha. Peut être que cette nouvelle méthode avait fait germer de nouvelles idées. Il s'installa à une chaise libre. Il venait de prendre un bon coup dans les rotules et d'un certain côté, il en avait bien besoin. La réunion reprit donc, faisant un très bref résumé de ce que Layla avait ratée, c'est à dire une dizaine de minutes à tout casser. Les thèmes abordés ? Et bien la question principale devait être les résultats de l'entrée en bourse, mais la question fut réglée quand Lala était entrée dans la pièce. Alors il fut décider de faire un gros résumé sur la situation de l'entreprise, les futurs projets et ceux de Layla qui se résumait à une diversification d'activité vers les hautes technologies plus ou moins associées à l'aérospatiale mais aussi à d'autres choses comme par exemple la mise en place d'un système d'auto-production ou Olympus produirait tout ce dont elle a besoin pour concevoir des vaisseau du métal de la coque à l'ameublement intérieur en passant par la plomberie et l'armement. De plus, elle pourrait vendre par le biais de filiale les surplus de production non utilisés. Enfin, il y avait la définition des droits de la nouvelle dirigeante. Elle avait dit elle même, elle n'y connaissait rien au milieu des affaires. Donc elle était d'accord pour céder la gestion en elle même au Conseil bien qu'elle avait un droit de regard étendue sur toutes les facettes de l'entreprise et c'était elle qui donnait l'approbation ou le refus final. Elle n'aurait pas de salaire en raisons des dividendes apportées par ses actions et enfin, elle était tenue de participer à la réunion mensuelle du Conseil d'Administration que ce soit en personne ou par holoconférence. D'ailleurs il était rare que tous les membres du Conseil soit présent en dehors des très grosses réunions bisannuelles. Cette fois ci était un coup de chance.

La réunion s'étendit sur plus de quatre heures et tout le monde en sortie globalement satisfait mais surtout exténuée. Il faut dire que certains débats furent animés. Layla marcha un peu dans les rues de New York. Elle fut étonnée de voir une part non négligeable de non-Humains. Avant la Guerre, cette situation était rare. En effet pour pouvoir se rendre sur une « planète mère », il fallait avant tout une bonne raison professionnelle et être dans les petits papiers de quelqu'un de haut placé pour que l'autorisation arrive plus rapidement. Elle se souvenait d'un cas ou elle avait attendue six mois pour aller sur Thessia et encore elle connaissait plusieurs Matriarches. Maintenant, c'était beaucoup plus accessible. À l'instar des colonies, il suffisait juste d'avoir ses documents en règle et une inspection de sécurité à l'astroport et vous voilà libre de gambader sur la terre natale de n'importe quelle civilisation de la galaxie. Ainsi à Time Square, on pouvait voir des Asari, des Turiens, des Quariens et même des Krogans ou des Elcors. Pour se détendre un peu, elle entra dans un bar de la place, s'installant au comptoir et demandant un alcool fort.
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Kali T'Kando
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MessageSujet: Re: OPA familliale   Ven 23 Jan - 22:07

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La Terre… la planète bleue comme les humains l’appelaient… elle était si belle… L’asari se trouvait à bord d’un vaisseau de transport civil en direction de la Terre et elle ne pouvait s’empêcher d’observer la planète bleue depuis son hublot, hypnotisé par le mélange de bleu, de vert, d’argile et de blanc tandis que le vaisseau faisait son approche. Encore une petite demi-heure et ils allaient faire leur entrée dans l’atmosphère. Etrangement, l’ancienne commando se sentait de plus en plus excité à mesure que le vaisseau faisait son approche de la Terre. Elle était heureuse de pouvoir découvrir un monde jusque-là difficilement atteignable par les aliens souhaitant la visiter. Cependant, depuis quelques temps les démarches pour obtenir un passe avaient été allégées et désormais de nombreux galarien, asari ou même krogan foulait le sol de la planète Mère de la race humaine. Dans ses conditions, avoir un passe pour une fausse identité s’avérait très facile surtout depuis la perte des données de recensement de la Citadelle. Rajouté à cela l’expertise d’ancien déserteur de l’alliance et de quelques connections assez sombre avec les bonnes personnes et vous obtenez un passe à un nom bidon rattaché à une identité tout aussi bidon. Malgré tout… si Kali était à bord de ce vaisseau, ce n’était pas pour le plaisir. Ainsi, lorsqu’elle se souvint de pourquoi elle était ici, son visage s’assombrit légèrement et elle soupira quelques instants. Fuyant le hublot du regard, elle reporta son attention sur Gabriel, Joshua et Tasanee. Les trois humains semblaient perdus dans leur pensée, l’air sévère. Finalement, Gabriel rompit le silence en prenant la parole :

« - Désolé Kali… tu sais, tu n’es pas obligé de venir avec nous. Dès qu’on en aura fini, on viendra te rejoindre à l’hôtel pour te faire visiter New York.
- Ouai, pas la peine de venir, ça sera trop déprimant, lâcha Karma en faisant un clin d’œil à l’asari. »

Kali laissa s’échapper un petit rire entre ses lèvres et elle répondit :

« - Non… j’ai envie d’être là… ne vous inquiétez pas. »

Les deux humains se regardèrent avant d’hocher légèrement de la tête tandis qu’Abaddon afficha un petit sourire.
La suite du voyage se déroula sans anicroche, le passage à la douane fut une formalité, les fausses identités étant suffisamment solide, ajoutez à cela le bagout de Karma et les douaniers étaient à deux doigts de leur appeler un taxi. De toute façon, ce n’était pas nécessaire puisqu’une navette les attendait direction un hôtel sans grande prétention mais son confort n’avait rien à envié aux quelques grands noms qui siégeaient à New York. Karma avait réservé quatre chambres adjacentes, une pour chacun d’entre eux et dès qu’ils furent arrivé à destination, ils allèrent poser leur valise et se préparer pour le gros évènement de cette journée. De son côté, Kali enfila un tailleur noir une pièce particulièrement sobre mais qui épousait tout de même ses formes à merveille, courtoisie d’Amyra, l’humain ayant eu la gentillesse de faire cet apparat à la dernière minute. Pour dire la vérité, elle n’aurait jamais cru venir sur terre il y a une semaine mais après que Karma et Gabriel eurent demandé à l’asari s’ils pouvaient s’absenter quelques jours pour une raison qu’ils expliquèrent sans détour. Kali ne pouvait absolument pas leur refuser cette demande et elle décida également de les accompagner à leur grande surprise.
Finalement, tous étaient habillés pour ce qui les attendait dans un peu plus d’une heure, Gabriel et Joshua portaient un costume cravate noir pratiquement identique l’un à l’autre et Kali ne put s’empêcher de rire en voyant la tête qu’Abaddon faisait dans son costume, ce dernier ressemblait à un chien à qui on avait enfilé un déguisement ridicule et dont les yeux demandaient qu’on l’achève. En ce qui concerne Karma, cette dernière portait également un tailleur mais il était en plusieurs pièces. Elle était habillée d’une chemise blanche à manche courte, d’une jupe longue grise ainsi qu’une veste de costume de la même couleur, pour dissimuler ses jambes, elle portait également des collants noirs... une histoire de coutume Thaïlandaise déclara-t-elle après que l’asari est fait remarquer à l’humaine qu’elle dissimulait très peu de chair d’habitude. Enfin, c’était une remarque stupide… même elle avait décidé de se rendre plus… présentable si l’on peut dire. Ainsi, comme tout le monde était prêt, les trois humains accompagnés de l’asari se mirent en route pour le 625 Jamaica Avenue dans Brooklyn, une petite heure de vol en navette et ils seraient légèrement en avance pour la cérémonie.
Dès qu’elle arriva, Kali ne put s’empêcher de lâcher un « - Oh ! » de surprise à voix basse en voyant la beauté de l’endroit. Après avoir passé un grand portail noir surmonté de quelques dorures, elle observa les lieux et se tut, gardant le silence par respect pour les autres personnes présentes dans ce lieu. Une fois à l’intérieur, Gabriel prit les devants, conduisant tout ce petit monde au lieu de rendez-vous une centaine de mètre plus loin au milieu de la grande pelouse d’un vert magnifique sur laquelle poussaient des stèles d’une blancheur immaculée. Lorsqu’ils arrivèrent, une vingtaine de personnes étaient déjà présentes et dès que Gabriel se manifesta, la cérémonie débuta. Il y avait de nombreux militaires de l’Alliance autour d’eux en uniformes qui tenaient leurs armes de service. Kali ne tint pas compte des mots qui se prononcèrent, son attention était reportée sur une petite fille à la peau noire, habillé d’une petite robe grise qui tenait la main de sa mère et ne pouvait s’empêcher de regarder, curieuse, la dame toute bleue qui était au milieu de tous ses humains. L’asari ne put s’empêcher de lui adresser un sourire maternelle tandis qu’elle se réfugia dans les plis de la robe noir de sa génitrice. Finalement, les discours se turent et la fin de la cérémonie approcha. Plusieurs soldats descendirent alors une grande boite en bois laqué, recouvert du drapeau de l’Alliance dans un trou bien rectangulaire qui avait été précédemment creusé. Tandis que plusieurs soldats commencèrent à recouvrir la caisse de terre, l’enfant tira sur la main de sa mère et commença à dire :

« - Maman… Pourquoi est-ce qu’on enterre Papa ? »

Un grand silence parcourut l’assemblée, personne n’osait répondre.

« - Dites ! Pourquoi est-ce que vous enterrez mon Papa ?
- Rose… déclara la mère en s’étranglant, cachant sa bouche de son mouchoir en tissu.
- Je veux pas, continua la petite fille, ne comprenant absolument pas ce qui se passait autour d’elle. Je veux pas ! Comment il va faire pour aller travailler si vous l’enterrez ?
- Oh Rose… »

La mère fondit en larme et prit sa fille dans ses bras alors que la concernée n’arrivait toujours pas à comprendre et continua innocemment :

« - Mais… il m’avait dit qu’il avait encore beaucoup de travail ! … Je… J’veux pas ! »

L’enfant commençait à pleurer et ses mots devinrent de moins en moins compréhensibles.

« - J’veux pas… Ne l’enterrez pas ! »

Il n’en fallut pas plus pour que plusieurs membres de l’assistance craquent et suivent les deux femmes… Karma et Joshua ne firent pas exception. Gabriel, lui, semblait rester de marbre mais on pouvait voir distinctement qu’il se broyait le biceps d’une main pour contenir ses larmes.

« - Papa ! Non ! »

Toujours en train de regarder la jeune fille dont les larmes mouillaient abondamment la robe de sa mère, Kali se souvint alors pourquoi elle détestait les enterrements.



La cérémonie avait finalement pris fin et tandis que tout le petit monde se dirigea vers la sortie du cimetière national de Cypress Hills, Kali resta quelques instants devant la tombe de l’homme à qui elle était venue rendre hommage. Elle ne le connaissait absolument pas mais Gabriel lui avait dit qu’il était un ancien membre de la Dead Echo et à cause d’un empoisonnement à une matière toxique il y a plusieurs dizaine d’année, ils les avaient quittés ou plutôt, il avait été remercié. Tout ça c’était produis bien avant la désertion de leur groupe de l’Alliance et par conséquent, il n’a jamais été considéré comme un criminel et put vivre les dernières années qui lui restait avec sa famille. Malgré tout, Gabriel et les autres étaient restées en contact avec lui et tous les anciens membres qui avaient rengainé leurs armes. Ils étaient venus lui rendre un dernier hommage.
Finalement, Karma vint à la rencontre de l’asari pour la sortir de ses pensées.

« - Hmm… Kali… on va rester avec Lumen et Rose cette soirée, elle… elle nous a proposé de rester pour la réception qui est organisée après les obsèques… elle est d’accord pour que tu viennes.
- Non… C’est gentil mais je ne viendrai pas… je ressemblerai trop à une intruse… j’ai bien vu les regards qui se dirigeait sur moi… beaucoup trop de questions sur les lèvres… Non… Je vais rentrer à l’hôtel, sûrement me perdre dans Time Square… Oh… il commence à pleuvoir.
- Hmm ? Mais non il ne pleut p… »

Karma ne termina pas sa phrase ayant aperçu une longue goutte d’eau qui défilait lentement sur la joue de l’asari avant de s’écraser sur sa poitrine.

« - Oui… tu as raison… On se revoit ce soir alors… Passes une bonne soirée… Oh et… Gabriel ne le dira jamais mais ça nous touche beaucoup que tu sois venue ici… c’est un truc que cet enfoiré de Sarrano n’aurait jamais fais… ça compte beaucoup. Merci Boss. »

La jeune femme se tut et rejoignit ses camarades, laissant Kali au milieu des tombes.



Dur journée que celle-ci, en tout cas, l’asari n’irait plus à un autre enterrement avant un long moment… surtout s’il y a des enfants. Désormais seul, la mercenaire déambulait au milieu de Time Square, attiré par toutes ses nouvelles découvertes et drôles d’attractions qui siégeaient là-bas, elle resta même quelques instants devant un homme blond en slip blanc avec un chapeau de cowboy de la même couleur qui jouait de la guitare. Reconnaissant que la vue était particulièrement comique, Kali décida de trouver un divertissement plus… enivrant histoire de remonter le moral qu’elle avait dans les chaussettes. Par conséquent, elle se dirigea vers le bar le plus proche et y entra sans attendre, se dirigeant vers le comptoir et demanda un verre de cognac au barman. Tandis que l’humain faisait son boulot, l’ancienne commando regarda autour d’elle et soupira exaspéré en voyant que la plupart des clients qui étaient humains s’étaient retournés pour l’observer. Tournant légèrement la tête vers un petit groupe, elle déclara :

« - Quoi ? Vous n’avez jamais vu la version géante de la schtroumpfette en vraie ? »

A peine avait-elle fini sa remarque cinglante que les regards se dispersèrent et qu’un verre se posa juste en face d’elle. Remerciant l’humain d’un sourire, Kali prit le verre dans ses mains et le vida cul-sec avant de pousser un long soupir de plaisir, heureuse de sentir l’aigreur de l’alcool dans sa gorge et la chaleur de son estomac tandis que la légère déprime causée par l’enterrement commençait à s’envoler.

« - Ne perdez pas la main et resservez-moi un verre voulez-vous ? »

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Layla Archer
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MessageSujet: Re: OPA familliale   Jeu 26 Fév - 13:36

Citation :
« Légende des couleurs »

• #00FFFF : Layla Archer
• #FEC541 : Stephen McLyn
• #71FE84 : Chris Mensah
• #FE2C2C : Randal Collins

Le bar n'était pas de grande taille. À peine une vingtaine de personnes pouvaient y tenir en se serrant un peu. Le genre d'établissement où la clientèle se résume en grosse partie par les habitués. Ceux qui travaillent à côté et qui viennent boire leur café du matin devant le journal avant de travailler ou ceux qui viennent boire leur pinte une fois la journée terminée. Aussi voir des nouvelles têtes n'étaient pas courant, les touristes préférant généralement des endroits plus huppés et plus populaires. La décoration du bar n'était pas non plus d'une morosité affligeante. Il avait du vécu, sûrement plusieurs décennies voir plus et cela se voyait sur son mobilier, très bien entretenus, mais qui présenté un aspect très vieillit et rien à voir avec les méthodes industriel pour ceux qui aime le style usé, là c'était du vrai de la table en bois qui n'était plus parfaitement plane au mur de brique apparentes dont certaines s'effritaient un peu en passant par le repose pied du comptoir noircie par des milliers de clients qui s'étaient succédé ou des tabourets, banquettes ou chaises en cuir délavé.

Le comptoir était face à l'entrée à l'autre bout de la pièce et entre les deux quelques tables avec chaises et banquettes. Quelques clients, majoritairement humain, bien qu'un Turien était présent à une table avec une Humaine, sans doute un petit couple. Layla était au comptoir, devant un verre de bière butarienne coupée avec du jus de fruit. Elle n'avait rien demandée, mais il faut dire que le goût de la bière butarienne pure était assez désagréable pour bon nombre d'Humains et que son taux d'alcool était à peine en dessous du ryncol krogan. Elle était pensive, un peu trop même. Fallait il que ses mauvais souvenirs émerge dès qu'elle se retrouve seule ? Était elle aussi dépendante que ça de son entourage au point que ses démons ne profitent de son absence pour la tourmenter de nouveau ? Ou alors était-ce qu'elle avait renouée avec son enfance presque toute la journée pour que ses mauvaises périodes se réveillent à leurs tours ?


****


2182 – SSV Thermopyles

Le Thermopyles, frégate de l'Alliance nommée en référence à la bataille opposant les 300 Spartiates de Léonidas à l'armée perse de Xercés, voguait à la frontière des Systèmes Terminus. À son bord, c'était calme malgré la proximité d'une zone connue à l'époque pour être sans foi ni loi. Mais que faisait une frégate toute seule aussi près d'une telle zone ? Et bien elle fut affecté au test d'un nouveau système de capteur de localisation et de détection. En toute logique, il suffisait qu'un petit bip se fasse entendre pour que le vaisseau aille se mettre à l'abri bien avant d'être réellement menacé.

Le concepteur du système était à bord, supervisant les essais et apparemment avec une confiance absolue dans son invention pour risquer sa vie dans les tests en conditions réelles. Dans l'une des cabines de la frégate réservées aux passagers se trouvait les quartiers du commando DeathWing qui était en train de se la couler douce à vrai dire depuis que le Thermopyles était affecté à cette flotte. Les quatre membres de l'équipe de savait pas grand chose. Juste que le vaisseau testait un nouveau système de détection et d'analyse et que cela faisait partie d'un programme plus vaste. À part ça... rien du tout toutes les autres informations étaient classifiées et les quelques responsables croisés étaient aussi muet que des Turiens écoutant les ordres de leurs supérieurs.

Les quatre personnes étaient en train de jouer au poker. De gauche à droite, il y avait Stephen McLyn, un Irlandais aux gros bras à la peau aussi pâle que sa pilosité était rousse, le genre de personne qu'on ne voudrait pas avoir en face dans une bagarre de bar. C'était l'expert en démolition et en manipulation d'armes lourdes. À côté de lui se trouvait Chris Mensah, un Ghanéen expert en technologie facilement reconnaissable à ses dreadlocks et une carrure qui sans être impressionnante tranchait fortement avec le côté principalement cérébrale de sa spécialisation, la faute à l'entraînement militaire d'une part et sa passion pour les sports extrêmes de l'autre. Puis, il y avait Randal Collins, Américain et presque un cliché du soldat au niveau de l'apparence avec coupe à ras, mâchoire carré et tout le reste qui va avec. Le fils de soldat de carrière qui est lui même fils de soldat de carrière. Enfin, la seule femme du groupe, Layla, chef d'escouade et tireuse d'élite. Elle n'était pas très différente de maintenant sur le plan physique, quelques années de moins, un peu plus de muscle, des cheveux mi-longs sans sa mèche mauve et un treillis militaire. C'était l'escouade DeathWing spécialisée dans les actions anti-piraterie qui avait fait parler de lui il y a peu en détruisant seul une base pirate de grande taille dans la Nébuleuse d'Armstrong. Ajouter à ça des états de service irréprochable et vous obtenez l'attention des grosses huiles qui vous envoie une lettre de convocation à une sélection N7 pour voir ce que vous valez réellement.

C'était encore un des rares documents à être transmis à l'ancienne sous forme de lettre et de document papier quand c'était possible. Pour fêter ça, les quatre membres eut droit à un « voyage détente ». Ils n'étaient là que pour regarder. Pas de mission et l'ordre d'en profiter. Après tout c'était un voyage de test pas une patrouille frontalière :


« Ça c'est le pied quand même. Un voyage aux frais de la princesse et des journées à rien foutre. Manque plus que la tenue décontract et me croirais en perm'
-Parce que la perm' tu connais ça ? Tu passe tes jours de vacances dans ton garage à entretenir ta collection d'armes
-C'est toujours mieux que de risquer sa vie à sauter du haut d'une falaise juste pour impressionner la poitrine qui passait par là !
-Faut pas lui dire que ça marche pas
-Et c'est le pilier de bar qui va me donner des leçons de drague peut être ?
-Hé ! On fait des super rencontres dans les bar même si parfois elles finissent avec une chaise sur la tête
-Un psychopathe, un casse-cou et un bagarreur ivrogne... J'en connais qui vont faire la gueule à Rio
-Arrête personne peut être aussi barrée que toi Lala
-Je pense que oui... mais pas beaucoup »


Le groupe rigola et continua sa partie de cartes. Quelques jetons et une bière sans alcool plus tard, le débat revint à la charge :

« Dites, vous croyez que c'est aussi galère que ça la Sélection N7 ?
-Pour que même ceux qui le foire soient considérés comme des durs de durs, ça doit être un putain de truc
-Mouais, ou alors c'est une façade pour cacher une méga fiesta avec alcool gratuit et gens peu farouche.
-Juste le videur qui est chiant à convaincre
-Oh pire on envoie Lala distraire le videur et on passe en douce
-Hé !!!
-On appelle ça un sacrifice pour le bien commun
-Tu vas voir ou je vais te l'enfoncer mon sacrifice... et je commence maintenant »


Dit elle en posant ses cartes après que tout le monde ait fait tapis :

« Brelan de 10 ! Sans rancune les gars, mais j'ai un tour du monde à faire avec le videur
-Je l'avais dit, elle est douée en distraction. On passera à l'aise.
-Ou alors elle va nous laisser en plan et profiter pour faire caval... »


Une violente secousse mit un terme prématurée à la phrase et à la partie. Les alarmes commencèrent à hurler et la lumière changea de couleur pour passer à l'orange :

« À tout l'équipage ! Nous sommes attaquer ! Tous à vos postes. Ce n'est pas un exercice. Je répète ce n'est pas un exercice ! »

Le commando ne perdit pas de temps et quitta la chambre après avoir pris quelques effets personnels dont ils ne pouvaient s'en débarrasser dans l'éventualité où il fallait évacuer l'appareil. Dans le vaisseau, c'était le branle-bas de combat. L'équipage courait dans tous les sens, des gerbes d'étincelles ça et là, de la fumée commençant à se répandre et quelques débuts d'incendie plus ou moins important.

Une nouvelle secousse plus importante, assez pour envoyer au sol tout ceux qui courraient dans les coursives. Un tir ennemi frappa le mess juste quand le groupe y pénétra. La décompression fut stoppés presque immédiatement après, mais cela n'empêcha pas la mort de plusieurs personnes, tués dans l'explosion ou aspirés dans le vide. On voyait une vue de l'espace et de l'agresseur. Un vaisseau, du gabarit d'une frégate, mais très lourdement armée. Un vaisseau pirate ? Non, ils auraient déjà abordés le vaisseau et tirer sur les moteurs pour neutraliser leur prise qu'ils devaient sans doute vouloir récupérer. Non là c'était une envie de destruction pure et simple. Comme un orque qui jouait avec un phoque avant de porter le coup de grâce.

Nouveau tir, nouvelle explosion et l'alarme qui n'en finassait plus. D'après les hauts-parleurs, les moteurs étaient inopérant, le réacteur était en état critique, il y avait une fuite dans le générateur à ézo -ce qui s'observait pas une nette diminution de la gravité sans pour autant parler d'apesanteur-, la soute avait été détruite ainsi que pratiquement la moitié du vaisseau. La balise de détresse fut lancée. S'en suivit un état des pertes qui ne cessait de s'alourdir et l'ordre d'évacuation.

Le groupe courra vers les modules de sauvetage, se faufilant entre les débris et les incendies, faisant un détour pour contourner une zone éventrer dans air, le tout sous les tirs de l'ennemi dans un vaisseau en train de partir littéralement en morceaux. Layla arriva la première devant les capsules de sauvetage. La plupart était partie, mais il en restait encore quelques unes. Elle se tourna vers ses hommes quelques pas derrières. Ils étaient tirés d'affaires. Encore quelques secondes et ils seraient tous dans la capsule. Mais ce ne fut pas le cas. Une violente explosion provoquée par un dernier tir ébranla toute la structure, projetant tout le monde au sol et la jeune femme dans la capsule, heurtant violemment la paroi et s'évanouissant sans prendre conscience qu'elle avait activée le lancement de la capsule dans sans chute.


****


Le reste de l'histoire ? Elle se réveilla et parvint à prendre contact avec son commando qui avait pu prendre une autre capsule, mais la liaison fut coupée, les agresseurs détruisant les capsules une à une. De là c'était la fin pour elle. Elle ne fut pas tuée, les attaquants fuyant dès l'arrivée des renforts alerté par la balise du vaisseau, mais c'était tout comme. Sur l'ensemble de l'équipage du Thermopyles, elle était la seule survivante. Tout ça parce qu'une secousse l'avait faite tomber et activer la capsule sous le nez de ses hommes. C'était comme si elle avait appuyée sur la gâchette en les regardant droit dans les yeux. Ses hommes étaient tout pour elle. Elle n'avait plus de famille et elle avait trouvée en eux de quoi la remplacer. On se rend compte qu'on tenait vraiment à quelque chose une fois qu'on l'a perdue.

Elle passa devant des médecins une fois de retour sur Terre. Physiquement, tout était impeccable hormis quelques bleus et une vilaine bosse sur la tête, mais mentalement c'était tout le contraire. Stress post-traumatique aigu et cas sévère du syndrome de la culpabilité du survivant. Le verdict tomba : Elle fut déclarée inaptes à poursuivre une carrière militaire en raison d'un « grand risque de mise en danger potentiels de sa vie et de celle des autres de part son attitude » et fut donc remerciée pour ses services.

Bon on peut dire que depuis elle avait remontée la pente. Surmontée cette épreuve à sa manière, bien que consciente qu'elle n'était pas vraiment saine d'esprit ce qui se voyait rien qu'à la relation qu'elle entretenait avec son équipage. Elle était devenue une exploratrice reconnue et maintenant elle prenait les rênes d'une entreprise aérospatiale avec des rêves de diversification d'activités et de s'étendre dans la galaxie. Pas mal pour une femme qui six ans plus tôt était presque à deux doigts d'en finir pour de bon.

Elle sortie de ses pensées quand elle entendit une voix disant à la foule si c'était la première fois qu'elle voyait une « version géante de la Schtroumpfette ». En temps normal, elle n'y aurait pas prêtée plus d'attention que ça, mais l'intonation de la voix avait quelque chose de particulier : un état d'esprit identique au sien. Elle leva les yeux et vit une Asari qui s'envoya cul-sec un verre d'alcool avant de changer d'état d'esprit presque instantanément et demandant un autre verre sur un ton plus enjouée, même si ce n'était visiblement qu'une façade.

Le jeune Humaine en fit de même, avalant le contenue de son verre d'un trait. Elle se vida l'esprit, essayant de retrouver la bonne humeur et de chasser ses vieux démons. Peut être qu'elle avait besoin d'un peu d'aide. Elle fit signe au barman pour commander un autre verre et l'informer qu'elle paierait les commandes de cette inconnue avant de se déplacer lentement vers l'Asari qui n'était qu'à quelques tabourets d'elle :


« Je ne suis pas la seule à revoir surgir mes vieux démons on dirait. Ça vous ennuie si je vous tiens un peu compagnie ? »
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