Un retournement inattendu [PV : Ellen]

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 Un retournement inattendu [PV : Ellen]

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Alexeï Kernov
Le Russe
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MessageSujet: Un retournement inattendu [PV : Ellen]   Jeu 22 Jan - 0:58

Citation :
• Date du RP : 19 Mars 3 ARW
• Lieu du RP : Nos Astra, Illium, Système Tasalé, Nébuleuse du Croissant
• Type de RP : Fermé
• Nombres de personnes requises : 1 (Ellen Arkin)

Citation :
Couleurs :
Alexeï Kernov : #993300
Tonan Chiton : #006600 (Vert)

Alexeï était assis sur un siège qu'il trouvait très peu confortable. Il avait connu pire, mais également beaucoup mieux. Dans ce transport qui le conduisait vers Illium, il n'avait pas trouvé de meilleur endroit pour s'asseoir que cette vieille chaise. Enfin, il se consolait en se disant que c'était toujours plus agréable que d'être assis sur le sol de ce vaisseau qui semblait particulièrement sale. A y réfléchir, il se disait qu'il aurait mieux fait de prendre une place sur un véritable transporteur plutôt que d'accepter d'être conduit comme un sac de pomme de terres sur la belle planète asari. Mais bon, être emmené de cette manière lui permettait non seulement de payer très peu cher mais aussi de partir rapidement sans avoir besoin de prendre des billets, d'attendre son tour, et toute cette procédure qui agaçait profondément le Russe. Là, au moins, tout avait réglé vite et sans bavure. Il avait demandé à être transporté, et le capitaine avait accepté. Il avait eu le temps de dire au revoir rapidement à Julia qui lui avait, pour ne pas changer, donné sa bénédiction, si l'on pouvait dire cela ainsi. Il était chagriné à l'idée de devoir encore s'éloigner d'elle, mais cette demande devrait lui ramener pas mal. Il avait reçu un message anonyme disant que s'il acceptait une enquête et l'accomplissait, il serait rémunéré 35 000 crédits. Il était aussi précisé que quelqu'un l'attendrait à son arrivée à l'astroport. Aucune autre information n'avait été à sa disposition. Il prenait d'ailleurs des risques en se lançant dans la gueule du loup ainsi sans rien savoir de plus. Néanmoins, depuis un petit moment, il vivait de ses économies et n'avait plus eu de rentrées d'argent. Le détective pensait qu'il était dès lors temps de réagir. Et ces 35 000 crédits lui faisaient de l’œil. Il ne s'attendait pas à quelque chose de simple, puisque c'était une somme tout de même assez conséquente, mais il espérait ne pas avoir à trop risquer sa vie, il n'avait pas changé de métier pour faire beau sur son CV... Du moins pas uniquement.

Lorsqu'Alexeï sentit le cargo s'arrimer, il attrapa son sac de sport et l'ouvrit. Dedans se trouvait un cache-nez, son viseur Kuwashii, ses deux pistolets M-11 Silencieux et des menottes accompagnées d'une corde. On pouvait également voir différents vêtements ainsi qu'un plastron d'armure Kestrel que le Russe avait réussi à bricoler pour le porter sans avoir besoin de l'accrocher aux restes d'une armure. Il n'avait aucune envie d'en remettre une, et c'était pour ça qu'il avait opté pour cette solution qui lui paraissait être le compromis parfait entre son dégoût de renfiler une armure complète et une protection légère. Il espérait tout de même ne pas avoir à la mettre.
En s'habillant, il avait choisi une tenue discrète, choisissant de ne mettre presque que du noir. C'est ainsi qu'il se retrouva avec un jean noir et une veste de costume dont la couleur semble évidente accompagnée d'une chemise qui n'était non pas noire, mais blanche. Par dessus le tout, il portait une veste trois quarts lui arrivant au niveau du genou.

Il sortit tranquillement du vaisseau, son sac sur l'épaule, et se connecta sur le canal que lui avait fourni son employeur. Une voix se fit entendre. Elle lui indiqua l'endroit où il devait rencontrer son contact qui l’emmènerait ensuite vers le patron. Il n'eut même pas besoin de dire un mot. Lâchant un lourd soupire, il commença à marcher vers le lieu dont lui avait parlé la voix.

Lorsqu'il arriva sur place, il regarda autour de lui et remarqua immédiatement l'homme à qui il devait s'adresser. C'était un Turien, plutôt grand, à l'air indifférent, qui dévisageait tous les passants comme s'il cherchait quelqu'un... Ce qui était le cas. Son visage passait d'une personne à une autre, ne s'attardant jamais bien longtemps. Il posa même son regard sur Alexeï, mais ne le fixa pas longtemps. A toute évidence, il ne l'avait pas reconnu et ne savait pas à qui s'attendre. C'était mal joué de la part de son employeur car n'importe qui aurait pu se faire passer pour lui sans problème. Il décida de s'approcher de son futur interlocuteur pour lui signaler sa présence. Lorsque le Turien vit le détective se rapprocher de lui, il comprit de qui il s'agissait puis, lorsqu'il fut à porter de paroles, il lui dit :

- Monsieur Kernov, je présume. Venez, Monsieur Chiton vous attend.

Une nouvelle fois, il n'eut pas l'occasion de dire un mot. Cela ne le dérangeait pas du tout puisque parler n'était pas l'une des choses qu'il préférait faire. Il supposait que ce Chiton était son employeur, il savait donc maintenant à qui il avait à faire. Alors qu'il entrait dans la voiture, il alluma son OmniTech et rechercha des informations concrètes sur cet homme. C'était un Galarien qui n'avait apparemment rien à se reprocher. Il faisait transporter différentes marchandises - toutes légales - un peu partout sur Illium et dans la galaxie. Ce commerce l'avait par ailleurs rendu assez riche. Au vue des informations qu'il trouvait, c'était quelqu'un de strict envers ses employés sans néanmoins tomber dans la méchanceté, ce qui se faisait très rare. Pour résumé, c'était manifestement un homme réglo qui savait faire marcher son entreprise. Maintenant qu'il cernait un peu mieux la personne pour qui il allait enquêter, le Russe se sentit mieux, comme soulagé d'un petit poids qui avait légèrement pesé sur son esprit. Il restait néanmoins sur ses gardes, ayant appris à ses dépens que le diable portait souvent le masque de l'homme discret.

Ils mirent une bonne heure pour atteindre le building abritant Chiton. Une heure pendant laquelle pas un mot ne fut échangé. Une heure pendant laquelle le silence fut maître et dieu. Une heure pendant laquelle les seuls bruits se faisant entendre furent le décollage et l’atterrissage. Il ressortit du véhicule et récupéra son sac, malgré l'invitation du Turien à le laisser dans la voiture. Un autre Turien prit le relais de son collègue et l'accompagna jusqu'à une porte de bureau. De l'intérieur, une voix l'invita à rentrer. Il ouvrit la porte et lui sembla pénétrer dans un sanctuaire. En effet, le bureau, une pièce relativement grande ici, était peinte entièrement en blanc. Presque aucune couleur ne ressortait de cette blancheur immaculée. Le mobilier, les étagères, jusqu'à l'écran de l'ordinateur, absolument tout était blanc si l'on exceptait les différents crayons et stylos présents sur le bureau. De même, le Galarien se tenant en face de lui et qui s'était levé pour le saluer était habillé de cette couleur, si l'on pouvait appeler cela une couleur. Au fond, derrière le bureau, se tenait une immense baie vitrée faisant office de mur et offrant une vue magnifique sur un soleil encore haut dans le ciel, fier et puissant, éclairant toute chose sur la surface de la belle planète. Il resta un moment hypnotiser par cette vue, qui captivait sa vue et son esprit avant de reposer son regard sur le Galarien. Celui-ci sourit et tendit sa main vers Alexeï.

- Monsieur Kernov ! dit-il d'un air enjoué alors que le Russe lui serrait la main, asseyez-vous, je vous en prie, ne restez pas debout ! continua t-il en faisant des gestes avec sa main droite.
- Monsieur Chiton, répondit le détective, sans émotion, merci.
- J'espère que votre voyage s'est bien passé, tout ça tout ça, passons les étapes inutiles, optimisons notre temps.
- J'aime votre façon de penser. Sur qui ou sur quoi dois-je enquêter ?
- Une jeune femme du nom d'Ellen Arkin. Mes hommes sont trop occupés à ma sécurité et à celles de mes transports pour la chercher. C'est pourquoi j'ai besoin de vous pour la trouver, dit-il tout simplement.
- La trouver... Je vois... Et... Puis-je savoir ce qu'elle a fait pour vous mériter en tant qu'ennemi ? Toute information est bonne à prendre, voyez-vous, lâcha Alexeï.
- Eh bien... la question de son interlocuteur humain sembla le déstabiliser fortement, elle a... comment dirais-je... voler une de mes cargaisons. Il faudrait donc par ailleurs que vous trouviez la position de cette cargaison, termina le Galarien tout en faisant taper ses doigts sur son bureau.
- Je vois, répéta le jeune homme, j'accepte mais j'ai tout de même une demande, voyant le signe de tête approbateur de Chiton, il continua, j'aimerai être aidé par votre expert en informatique, je suppose que vous en avez un ?
- Évidemment, lui répondit le patron avec un air de réprimande.
- Bien, il faudra qu'il fasse une recherche pour moi. Ce sera simple et rapide, dit Alexeï d'une voix calme malgré la provocation de son interlocuteur.
- Je lui envoie un message, et je vous mets en contact avec lui. Vous serez récompensé de 35 000 crédits en la trouvant, plus 5 000 si vous trouvez la cargaison. Maintenant je vous pris de vouloir m'excuser, j'ai un appel important à passer avant de rentrer chez moi, le congédia Chiton.

Le Russe se leva, récupéra son sac et partit immédiatement. Son OmniTech clignota, signe qu'il venait de recevoir un message textuel. C'était l'expert de Chiton. Le détective lui demanda de chercher dans la base de donnée de Nos Astra pour trouver une adresse au nom d'Ellen Arkin. C'était la base même. Dans une ville aussi grande que la capitale d'Illium, personne, même Alexeï, ne souhaitait devoir fouiller chaque recoin à pied et sans info précise. L'expert, ou plutôt le hacker, lui répondit qu'il lui faudrait une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir trouver quoi que ce soit...
Le détective savait que Chiton lui avait menti. Son changement soudain d'attitude suite à sa question qui n'était pas pourtant pas bien méchante lui avait certes mis le doute, mais ce fut ses manières qui le trahirent. Le stress s'était installé en lui, il l'avait vu lorsque le Galarien avait commencé à taper ses doigts contre le bureau. De plus, son bégaiement et ses hésitations avaient convaincu Alexeï qu'il mentait. Ou, tout du moins, qu'il lui cachait quelque chose à propos d'Arkin et de cette marchandise volée, et ça il en était plus que certain.  

Il était devant la porte d'une chambre d'hôtel. Il avait déposé son sac dans une autre chambre qu'il avait payée pour la nuit. Il gardait juste sur lui un M-11 Silencieux, ses menottes ainsi que son cache-nez qu'il avait enfilé pour l'occasion. Quelle occasion ? Il avait retrouvé Ellen Arkin, bien que ce ne fut que très peu son œuvre. Le hacker de Chiton avait fini par contourner les pares-feu de la base de données de Nos Astra. Néanmoins, la recherche initiale n'avait mené à rien. En effet, aucune maison ou appartement n'était au nom d'Arkin, et encore moins à celui d'Ellen Arkin. Alexeï avait donc décidé d'élargir les critères de sa recherche. Il avait fini par trouver un paiement pour une chambre d'hôtel au nom de sa cible. Il s'était donc empressé de se rendre à cet hôtel le soir tombé pour récolter quelques informations sur le numéro de la chambre de celle qu'il devait trouver auprès d'un groom. Quelques crédits suffirent largement à lui délier la langue. Il en profita également pour louer une chambre où il alla déposer son sac.

Et maintenant, il était là, devant cette porte sur laquelle on voyait le chiffre 7. Mais les plans du Russe différaient largement de ce à quoi devait s'attendre Chiton puisqu'il comptait avoir une discussion avec sa compatriote humaine. En effet, puisqu'il savait que son employeur lui avait menti, il désirait savoir pourquoi, et sur quel point exactement. Et il lui semblait que parler avec celle à propos de laquelle il avait menti était une bonne solution pour apprendre la vérité. S'il s'avérait qu'Arkin eut de bonnes raisons de cacher la marchandise, il la laisserait s'en aller. Dans le contraire, il l’assommerait et indiquerait sa position aux hommes du Galarien. Et il savait, au fond de lui, que la solution la plus probable était la première, au vu de la réaction de Chiton lorsqu'il lui en avait parlé. Il n'était pas un justicier, ou un héros, juste un homme qui ne voulait pas jeter un innocent dans la gueule du loup.

Il leva sa jambe et d'un coup défonça la porte, misant sur un effet de surprise. Et quelle surprise cela fut pour lui quand il réalisa que le chambre était complètement déserte. Méfiant, il posa une main sur son pistolet et en attrapa la poignée. Il avait l'étrange impression de ne pas être seul...

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

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Ellen Arkin
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MessageSujet: Re: Un retournement inattendu [PV : Ellen]   Ven 23 Jan - 20:04

Ellen était dans sa chambre, comme à son habitude elle s'était installée au bureau qui était en plein milieu de la pièce. La chambre était composée de deux pièces. Dans la première, le bureau qu'Ellen avait déplacé au centre. De telle manière à ce qu'elle ait face à elle la porte de sortie. A sa gauche, le mur ne possédait qu'un écran qui était en permanence allumé. Ce dernier était bloqué sur la chaîne réservée aux caméras de surveillance placées un peu partout dans le bâtiment. Scindé en plusieurs parties pour former une mosaïque de plusieurs écrans, cela lui permettait d'avoir une vue sur l'ensemble du bâtiment.

La jeune pilote était parano ces derniers temps, depuis l'affaire de son employeur qui refusait de lui payer sa prime tant promise. Elle savait que tôt ou tard sa témérité allait lui coûter cher, alors autant se préparer. Derrière-elle, la seule fenêtre de la chambre était cachée par des rideaux de couleur noir et rouge. Ellen aimait la lumière, mais hors de question qu'elle se fasse berner par un sniper si son employeur décidait de se débarrasser d'elle discrètement. Heureusement qu'elle avait son assurance-vie, la cargaison qu'elle devait livrer était toujours en sa possession, cachée dans les méandres des quais de Nos Astra.

Le peu de lumière qui passait à travers les rideaux était compensé pas les néons du plafond, allumés pour fournir un éclairage optimal dans la pièce. Ellen avait l'habitude du noir, même si elle n'aimait pas y rester trop longtemps. Elle avait toujours ce sentiment d’oppression fortement désagréable. Les ténèbres ne faisaient qu'accentuer sa solitude et son manque de compagnie.

A sa droite se situait la deuxième pièce beaucoup plus petite et surtout plus éclairée grâce aux rideaux ouverts. Un lit était contre le mur, opposé à celui de la fenêtre. Complètement défait et si vieux que l’on se demandait comment il était possible de dormir dessus. L'humaine avait disposée des couvertures noires dessus pour combler la dureté du matelas. Et enfin, sa fameuse armoire en bois massif. Placée dans le coin à côté de la fenêtre, elle était inutile à Ellen, cette dernière servait juste de compartiment de stockage pour son sac et ses rares vêtements.

Pour rester sur les vêtements, Ellen était vêtue comme à son habitude de son sweat gris, d’un jean bleu foncé mais pas de chaussures, elle était encore en chaussettes assorties avec son haut. La jeune femme était plongée dans son travail, vérifiant parfois l’écran de surveillance du coin de l’œil. A chaque check-up, son rythme cardiaque s’emballait puis retombait suite à l’absence de suspect. Elle était à bout de cette vie. Des mois à vivre dans la peur. Peur de ne pas avoir assez d’argent pour terminer la semaine, peur de se faire rouler par ses employeurs peu recommandables, peur de cette ville gigantesque qui allait tôt ou tard la tuer. Peut-être que cela allait arriver aujourd’hui, ou dans une semaine, voir dans un mois. Sa présence était désormais trop gênante. Elle préparait son voyage de retour sur Terre, mais pas avant son dernier coup. Elle répondait à un message d’un dénommé Jonathan Jaeger. L’argent qu’il proposait était trop attirant pour qu’elle l’ignore. Ellen avait besoin de compagnie, mais pas d’un être intelligent organiquement, mais plutôt d’une Intelligence Virtuelle. La somme économisée ces derniers mois lui permettait d’en faire l’acquisition. Elle consulta d’ailleurs le catalogue des I.V de Kassa Fabrication depuis son Omni-Tech après avoir envoyée son message, sur son bureau marron, couvert de plats à emporter. La brune ne sortait que rarement pour manger, préférant faire livrer à domicile... Enfin à l'hôtel plutôt.

Et puis une autre opération arrivait encore, puis une autre. Après l’accord qui sera probablement passé avec ce Jonathan, elle travaillera pour les elcors sur une mission d’escorte qui allait lui permettre de monter sa dernière opération sur Illium. Explorer la casse de Nos Astra qui renfermait des merveilles très rentables pour elle. Mais l’heure n’était pas à la réflexion, elle devait s’occuper de son employeur : Tonan Chilton. Ce galarien à la langue de vipère était fidèle à sa réputation d’escroc. Pas étonnant qu’il ait réussi à bâtir son empire aussi facilement.

C’était une partie d’échecs qui s’était lancée entre Ellen et Tonan. Sauf qu’elle n’avait que le roi, contrairement à son adversaire qui avait tout l’échiquier à sa botte. Le moindre faux déplacement pouvait lui coûter la vie. Elle devait jouer vite, tôt ou tard il allait l’obliger à remettre la marchandise. Elle était cachée, mais plus le temps passait, plus les contacts de Tonan s’approchaient de leur but en ratissant les quais.

Ellen observa une nouvelle fois l’écran de gauche, habituée à ne voir personne, elle reprit son activité sans se rendre compte la première fois de la présence d’un homme dans le couloir. Son sang se glaça, son cœur se stoppa net. Sentant l’adrénaline prendre possession de son corps, elle savait qu’elle ne pouvait pas lutter face à face. Mais l’effet de surprise de l’homme en question avait été anticipé, c’était à son tour de prendre le dessus. N’ayant pas le temps de réfléchir, elle récupéra son M3-Prédateur en mauvais état, l’arme fonctionnait encore, elle savait l’utiliser mais elle était vide. Se levant avant de se rendre compte qu’elle avait oubliée de récupérer la cartouche dans l’autre tiroir elle l’attrapa à son tour avant de courir dans l’autre pièce. Profitant pour charger son arme, elle n’arrivait décidément pas à mettre cette fichue cartouche, ses mains tant ils tremblaient.


« Allez bon sang ! Entre… Voilà ! » chuchotât Ellen à elle-même

L’arme était chargée, restait plus qu’à activer son camouflage tactique et attendre. Prenant une profonde inspiration afin de se détendre, elle l’activa, disparaissant dans la pièce. Un bruit assourdissant la fit sursauter, désormais elle en était sûre, c’était un envoyé de Tonan. La porte était au sol, cette violence inouïe fit presque crier Ellen, surprise par cet affront. L’homme s’avança au centre de la pièce, près du bureau tout en attrapant son arme. En plus d’être violent, il était méfiant. La cicatrice sur son visage ne faisait que confirmer ses pensées, il avait l’air impitoyable. Elle ne souhaitait qu’une chose : rester invisible pour que l’homme reparte comme si de rien était. Mais non, en plus d’être violent et intelligent, il était méfiant. Il savait qu’elle était dans cette pièce. Ellen en revanche ne savait pas comment elle fut retrouvée mais là n’était pas le problème, le vrai problème était sous ses yeux. Décidant de prendre les devants, elle pointa son arme chargée droit sur sa cible.

Mais quelque chose clochait, l’allure de l’humain n’était pas habituelle, il bossait pour Tonan mais c’était un cas exceptionnel. Un enquêteur peut-être ? Elle avait besoin de réponse, et pour cela, elle se devait d’aller de l’avant en désactivant son camouflage. C’est ce qu’elle fit tout en prenant une intonation menaçante, l’Ellen apeurée était partie, la soldate de l’Alliance venait de prendre le relais.


« Qui êtes-vous ? Et qu’est-ce que vous me voulez ? » demanda Ellen à l’inconnu d’un air menaçant

Sa capuche était sur sa tête, on pouvait tout juste voir son visage mais elle était clairement identifiable. Si il savait à quoi elle ressemblait en tout cas...
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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Re: Un retournement inattendu [PV : Ellen]   Sam 24 Jan - 23:43

- Qui êtes-vous ? Et qu’est-ce que vous me voulez ? lui lança une voix qui se voulait menaçante.

Alexeï se tourna sur sa gauche. Il avait visé juste, il n'était pas seul dans cette pièce, bien au contraire. En effet, la jeune femme à qui il faisait désormais face était bien là, et bien vivante qui plus est. Elle pointait vers lui un M3 Prédateur qui, malgré les apparences, semblaient être en parfait état de marche. Du moins, il préférait jouer la carte de la prudence en misant sur le fait qu'il fonctionnait. Il n'avait pas spécialement envie de se prendre une balle, surtout face à cette jeune femme qui ne lui semblait pas vraiment amicale, ce qui était plutôt compréhensible vu qu'il venait de défoncer la porte de sa chambre. Il rangea doucement son propre pistolet avant de laisser tomber ses bras sur les côtés de son corps. Ayant vu en entrant l'écran affichant les images des différentes caméras de sécurité qu'il avait repéré plus tôt dans le bâtiment, il ne s'étonna pas plus longtemps que son effet de surprise ait échoué. Elle l'avait vu arrivé. Cette femme était prudente, très prudente, elle savait qu'elle était recherchée par Tonan. Elle avait bien prévu son coup et même si il avait du mal à le reconnaître, elle l'avait piégé. Il fallait dire que dans le genre prudence, on atteignait des sommets. A vrai dire, pour le détective, elle était même quasi-paranoïaque. Pourquoi ? Parce que les rideaux étaient fermés en pleine journée et laissaient place à la lumière froide et artificielle des néons. Parce que son bureau était juste en face de l'entrée, ce qu'il n'avait pas manqué de remarquer. Parce qu'elle avait choisi de mettre une chaîne où l'on voyait les vues des caméras de l'hôtel, et non pas une banale chaîne de télévision. Et il aurait pu continuer cette liste pendant un moment mais il n'avait pas que cela à faire, surtout quand on lui braquait une arme dessus. Et puis, il fallait la comprendre : elle était tout de même recherchée par une grande entreprise qui semblait lui en vouloir violemment.

Par contre, quelque chose clochait. Pourquoi ne s'était-elle pas enfuie de Nos Astra, voire d'Illium après son larcin ? Elle n'était manifestement pas idiote, il devait donc y avoir anguille sous roche à coup sûr. Il toisa la jeune femme de haut en bas, observant attentivement chaque détail qu'il pouvait analyser. Elle était relativement petite comparée à Alexeï. Elle devait faire une trentaine de centimètres de moins que lui et était plutôt mince. Elle avait rabattu sa capuche, probablement pour se donner un air mystérieux, néanmoins le Russe savait parfaitement qui il avait devant lui, même sans voir totalement son visage. Il arrivait à distinguer des yeux d'une couleur peu commune... Jaune ? Ses yeux étaient jaunes ?
« Sûrement de lentilles » pensa le Russe. De plus, une chevelure abondante tombant comme une cascade sortait très largement de la capuche. Au vu de son style vestimentaire, elle ne s'attendait sûrement pas à une visite de courtoisie comme celle du détective. Elle ne se préparait pas non plus à partir puisqu'elle était encore en chaussettes. Quand aux autres vêtements, il s'agissait là d'un banal sweat gris et d'un jean bleu tout aussi commun. Cela restait sobre et « passe-partout », un style adéquat pour quiconque ne souhaitait pas se faire remarquer. Ce qui était le cas de la jeune femme. Malgré le M3 Prédateur pointé vers lui, il continua son observation. Bien qu'elle avait plus ou moins l'air de savoir tenir une arme, elle n'avait pas l'air d'être une meurtrière et elle avait encore moins l'air d'une voleuse. Toute cette histoire prenait une tournure bien étrange qui ne plaisait guère à Alexeï.

Comprenant que l'Humaine ne désirait pas baisser son arme avant d'avoir une réponse à sa question, il se décida à y répondre, le plus simplement et sobrement possible, sans pour autant être d'une froideur extrême :


- Bonjour à vous aussi Mademoiselle Arkin. C'est également un plaisir. Mon nom est Alexeï, on m'a chargé d'enquêter sur vous. Néanmoins... Il semblerait qu'on m'ait menti et s'il y a une chose que je déteste, c'est bien que l'on me cache la vérité.
- Donc défoncer des portes c'est votre manière d'enquêter sur les gens si je crois comprendre. Qu'est-ce que cette langue de vipère a dit sur moi ? dit-elle d'un air méfiant.
- Ah... Veuillez m'excuser pour la porte, répondit-il en regardant celle-ci d'un air amusé, il est vrai que je m'attendais à quelqu'un de plus impressionnant physiquement, sans vous vexer.
- J'ai ma caution qui vient de sauter maintenant, c'est génial... Je déteste perdre mon temps, alors allons droit au but. Ce maudit galarien vous a dit quoi ? Que j'avais volée sa cargaison c'est ça ?
- Je repaierai la porte, ne vous en faîtes pas. Quant à Tonan, oui dans les grandes lignes. Néanmoins, comme je vous l'ai déjà dit, j'ai très vite compris qu'il me cachait quelque chose. C'est par ailleurs pour cela que je suis venu à vous et que je n'ai pas tout simplement refiler votre position à ses hommes de main.
- Bien. On vous a suivi ? répondit-elle, toujours aussi méfiante.
- Pas que je sache. Mais je pense que nous serions plus à l'aise pour parler si une porte nous séparait de l'extérieur, non ? J'ai pris une chambre dans l'hôtel, nous pouvons y aller si vous voulez.
- Non. On reste ici, j'ai pas confiance. Asseyez-vous sur cette chaise. déclara t-elle en pointant de son arme la chaise du bureau.
- Ok, je comprends, lâcha le Russe en s'asseyant, et maintenant ? On fait quoi ?

Ellen retira sa capuche puis bougea la tête pour défaire ses cheveux avant de s'approcher du bureau l'arme à la main tout en gardant une distance qui lui semblait raisonnable. Il put enfin voir le visage de celle sur qui il avait dû enquêter. C'était une femme jeune, plutôt agréable à regarder. Un nez discret et bien arrangé, un menton remontant un peu en avant et une bouche aux lèvres remarquables, pour ne pas dire à la limite du pulpeux, c'était le topo qu'il pouvait faire de ce visage. Et sa peau, de ce qu'il pouvait en voir - c'est-à-dire très peu - semblait lisse. Elle était légèrement bronzée bien que restant relativement claire et loin d'être basanée.

- Bien. Je vais la faire courte. Je devais transporter une marchandise depuis la Terre jusqu'ici. Le problème c'est que mon employeur n'a pas tenu ses engagements. Le contrat stipulait qu'une prime de 12 000 crédits devait être versée en cas de respect des délais de livraison. Alors j'ai cachée la marchandise et laissée le cargo au spatioport le temps qu'il me paie. Ca fait trois mois que ça dure maintenant et je compte pas lâcher le morceau.
- Trois mois ? Eh bien, on peut dire que vous en avez du courage Mademoiselle Arkin. Il n'avait en effet pas précisé qu'il avait oublié de vous payer. Et cela suffit à tout remettre en cause. Je ne suis plus un criminel, je ne travaille plus pour des criminels, le détective pointa sa poche du doigt, ça vous dérange si je m'allume une cigarette ?
- Très bien... Mais en douceur, accepta t-elle après avoir longuement hésité.
- Merci, lui dit-il en sortant doucement un paquet blanc de la poche de sa veste, donc résumons la situation. On a un Galarien ripoux qui a une petite armée à sa botte et... qui ne semble pas vouloir que votre bien. Logiquement je pourrai m'en aller et l'histoire serait terminé pour moi. Mais, ce crapaud m'a mis de mauvais humeur parce que je déteste qu'on me mente. Et puis vous, malgré ce flingue agonisant que vous pointez sur moi depuis tout à l'heure, vous semblez respectable en plus d'être plus ou moins innocente. Ce qui me donne trois bonnes raisons de vous aider.

Il sortit son zippo sous le regard toujours aussi méfiant d'Ellen et alluma sa cigarette avant de prendre une inspiration. Il relâcha la fumée, créant un léger nuage peu épais entre lui et sa compatriote humaine.

- Vous oubliez la quatrième. Il vous paie grassement, j'me trompe ?
- Grassement, c'est le mot, ouais. 35 000 crédits pour votre seule personne, plus 5 000 si j'arrivais à vous faire cracher l'endroit où vous planquez la cargaison. Mais l'argent n'est pas mon unique motivation

Il vit la jeune femme grimacer sévèrement, et remarqua que sa main devint blanche due à la pression qu'elle excerçait sur la poignée de son arme.

- Trente-cinq... Bon., elle baissa son arme puis la rangea à sa ceinture, vous comptez faire quoi ? A part rembourser cette foutue porte.
- Ecoutez... répondit Alexeï, extrêmement sérieux, il semblerait que avez besoin d'argent, si je ne me trompe pas. Bien plus que moi actuellement. J'ai donc quelque chose à vous proposer, c'est risqué, mais ça vaut mieux que de se cacher éternellement. On va voir Tonan, on lui explique que vous avez sa cargaison et qu'il a votre argent, on fait un échange à l'amiable et tout le monde est content. Et puis s'il ne veut pas...
- Qu'est-ce qui me dit que vous n'êtes pas avec lui ? se renfrogna t-elle, hein ? Vous pourriez très ben me remettre à lui et empocher votre argent les mains dans les poches !
- Ce qui vous le dit ? Simple, à l'heure actuelle, je pourrai dégainer et vous seriez ma captive avant même d'avoir compris ce qu'il se passait.

Comme pour appuyer le fait qu'il ne lui voulait aucun mal, il décrocha sa ceinture et la jeta à l'autre bout de la pièce, le pistolet accroché à elle, ce qui eut pour effet de déstabiliser complètement la jeune femme :

- Et merde ! Bon d'accord ! Votre plan à intérêt à marcher !
- Bon... On arrive à la partie délicate où vous allez vouloir me tuer une nouvelle fois. Il nous faut un prétexte pour que je retourne le voir. Je lui dirai que je vous ai trouvé mais qu'il faut que je le vois en personne. Vous, vous me suivrez avec votre camouflage, puisque vous avez l'air de savoir vous en servir. On va jusqu'à son bureau et là, on lui pose gentiment la question , dit-il d'un ton plus qu'ironique.
-  Je n'ai pas le choix, mais votre plan tient la route, je dois l'avouer, répondit-elle après avoir longuement réfléchi.
- Et puis, j'ai toujours un solution secondaire. Si jamais il refuse de vous payer, la police nous y aidera. Ce qu'il fait est complètement illégal. Ce que vous avez fait aussi mais bon... S'il ne vous paie pas, il plongera pendant un petit moment.
- La police n'en n'a que faire de cette affaire. Ils enquêtent depuis deux mois, depuis plus rien. Soit ils sont passé à autre chose, soit ils sont corrompus.
- Ils enquêtent, mais sans preuve concrète, ils ne peuvent rien faire. Si on arrive à le faire avouer, j'enregistrerais le tout. Vu que c'est juste un bureaucrate comme un autre, le faire parler ne devrait pas être trop difficile.
- Je vous fais confiance. Quand comptez-vous passer à l'action ?
-  En fin d'après-midi, le temps d'affiner quelques détails. Vous pourrez vous reposer, vous avez l'air exténué. Je ferai en sorte qu'on ne vous dérange pas, si vous voulez, lâcha le Russe en se levant lentement.

Ellen prit une profonde inspiration, comme si elle souhaitait se calmer.

- Je vous suis. Donnez-moi deux minutes.
- Allez-y, je vous attends... Hm... Dehors , déclara t-il en regardant la porte qui gisait par terre. Il en profita également pour récupérer et remettre sa ceinture.
- Je vais être claire. Je ne vous fais pas confiance. Et ne vous vexez pas car je ne le fais à personne en général, lui sortit-elle en revenant.
- Ah ! Vous me rappelez moi il y a quelques années ! essaya de plaisanter Alexeï, sans succès vu le silence de mort qui régna ensuite. Face à ce silence, il continua, plus sérieux, il est facile de se tenir avec la foule mais il faut du courage pour rester seul, cita t-il le pacifiste et respectable Mahatma Gandhi.
- J'ai passé un an et demi seule sur Terre pourtant, ajouta Ellen sans même regarder son interlocuteur.
- Vous êtes courageuse, Mademoiselle Arkin, vous l'avez déjà prouvé. Pourtant, vous apprendrez un jour qu'être accompagné nous apprend plus de choses que d'être seul.
- Oh ça oui. J'ai surtout appris que faire confiance pouvait coûter cher, et qu'il valait mieux faire cavalier seul.
- Il y a une différence entre ne pas accorder sa confiance à n'importe qui et ne l'accorder à personne.
- C'est pour cela que je ne prends pas de risque en ne l'accordant à personne. Je n'ai plus d'ami ni de famille, j'enchaîne les boulots crasseux... Comment voulez-vous accorder votre confiance à des gens que vous côtoyez à peine ? La dernière personne à qui j'ai accordé ma confiance c'était un Galarien qui voulait ma tête.

Alexeï ne sut trouver quoi répondre à la déclaration d'Ellen, ce qui mit fin à la conversation, la jeune femme n'étant pas spécialement d'humeur bavarde. Voire même pas bavarde tout court. Quelque part, il la comprenait parfaitement puisqu'il avait été plus ou moins dans le même état d'esprit qu'elle avant la guerre des Moissonneurs, qui l'avait changé du tout au tout. Quand tout le monde autour de soit trahit et abuse de la confiance, le choix de le la solitude voire de l'isolement est une conséquence logique et compréhensive. Du moins, elle l'était pour le détective. Son interlocutrice avait eu un passé manifestement douloureux, au bas mot. Elle lui avait dit qu'elle n'avait plus de famille, ce qui supposait que ses parents étaient soit morts, soit disparus. Dans tous les cas, ils n'étaient plus là pour aider leur fille et ce manque devait être ressentie par Ellen. Encore une fois, il comprenait à la perfection ce manque, ayant lui-même perdu ses parents alors qu'il n'était qu'un enfant. Cela lui avait toujours laissé un sentiment de vide comme si une partie de lui, de sa propre personnalité, de sa mentalité, de son esprit s'en était allée. Peut-être même qu'un morceau de sa conscience en avait également profité pour prendre la tangente...

La jeune femme avait des réactions qu'il aurait lui-même eu avant la guerre et c'était pour cette raison qu'une partie de lui s'identifiait à elle. Cette rencontre avait eu des répercussions sur Alexeï que lui-même avait du mal à comprendre. Il ne comprenait pas lui-même pourquoi il souhaitait aider une femme qu'il ne connaissait que depuis à peine trente minutes. Était-ce de la pitié ? Éprouvait-il ce qu'il avait toujours refuser de ressentir alors qu'il était mercenaire. Avait-il passé la frontière qu'il s'était imposée alors qu'il  pratiquait son ancien et sanglant métier ? La réponse était bien évidemment oui et au fond de lui, il connaissait cette réponse. Néanmoins, il savait également qu'il y avait autre chose. Il avait beau éprouver une pitié profonde et sincère pour Ellen, il ne pouvait s'empêcher de croire que ce qu'il faisait n'était pas uniquement de ce fait. En effet, si une partie de lui se voyait en la jeune femme, une autre partie de lui la voyait comme quelqu'un à protéger. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Peut-être considérait-il qu'elle le méritait ? Toujours est-il que, malgré une première rencontre plutôt mouvementée et riche en émotion, il souhaitait faire confiance à sa nouvelle connaissance. Elle lui inspirait quelque chose de familier, à la limite du fraternel. Voyait-il presque en elle la petite sœur qu'il n'eut jamais ?...

Alexeï invita la brune à entrer dans sa chambre. Il lui montra le lit et la laissa seule dans la pièce où se trouvait celui-ci, refermant la porte de ladite pièce derrière lui. Puis, il décida de s'octroyer un peu de repos à lui aussi, car la suite des événements risquait d'être plus que mouvementée. Son idée de cacher Ellen avec son camouflage était audacieuse, mais allait-elle payer ? Il pensait que la réponse était positive. Tonan était trop sûr de lui, il se croyait trop à l'abri dans sa petite bulle entouré de ses sbires. Cet homme était mauvais, il avait bâti son empire sur des cas comme celui de la jeune femme, bien qu'elle fut probablement la seule à lui avoir répondu de cette manière. Il se demandait d'ailleurs où était ce chargement qu'elle avait... Comment dire ?... Confisqué au Galarien. Mais cela lui importait peu puisqu'il avait l'air bien caché, les hommes de Tonan ne devraient pas le trouver. Car son plan avait malgré tout une large faiblesse, si les agents de l'originaire de Sur'Kesh trouvait la cargaison, le chantage qu'il comptait exercer n'aurait plus lieu d'être et de fonctionner et là, ils seraient dans la mouise. Mais il faisait confiance à Ellen, il la savait maintenant extrêmement prudente, elle n'avait pas du cacher la marchandise dans le premier conteneur venu. Du moins, il espérait...

Il regarda l'heure sur l'unique horloge de la pièce. Il était encore tôt dans l'après-midi. Ils avaient encore cinq bonnes heures devant eux avant de devoir passer à l'action. Ce qui laisserait le temps à la jeune femme exténuée de se reposer et à Alexeï de se détendre avant la ligne droite finale. Lui n'était pas fatigué puisqu'il avait eu tout le temps de se reposer pendant toute la semaine et même pendant son voyage, bien que celui-ci n'ait pas été spécialement confortable. Décidant de s'offrir un petit quelque chose, il se leva et alla ouvrir le mini-bar. Dedans se trouvaient diverses canettes et bouteilles, mais il trouva son bonheur dans une bière asari à la couleur étrange mais qui ne contenait que peu d'alcool. Il préférait ne pas trop boire de produit alcoolisé - bien qu'il fût Russe - avant une action importante. Et ce qui allait se passer d'ici quelques heures risquait d'être décisif pour lui, mais aussi et surtout pour l'avenir d'Ellen. Il termina sa cigarette qu'il écrasa sur le cendrier prévu à cet effet et ouvrit sa bière tout en sortant de sa poche un petit livre en papier et non pas électronique dans lequel s'enfonçait un marque-page et sur lequel on pouvait lire son titre ainsi que son auteur : Les raisins de la colère de John Steinbeck. Il se délesta de sa veste longue qu'il laissa pendre derrière une chaise et s'assit sur le seul fauteuil, se penchant ensuite sur sa lecture avec le plus grand intérêt...

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

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