Les joies de la Citadelle [Pv : Alexeï Kernov]

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 Les joies de la Citadelle [Pv : Alexeï Kernov]

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Amélia Greenfield
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MessageSujet: Les joies de la Citadelle [Pv : Alexeï Kernov]   Dim 15 Mar - 20:26


  • Date du RP : 24 Mars 2189
  • Lieu : Citadelle - Quartier résidentiel
  • Type de RP : Fermé - Pv Alexeï Kernov
  • Code couleur : Amélia=#0099FF


La Citadelle était beaucoup plus imposante que dans ses souvenirs. Amélia n'y avait passé qu'un temps relativement restreint et il y a déjà bien des années, si l'on excluait les deux ans qu'elle venait de vivre dans l'hôpital bien sûr, mais tout de même, elle ne s'attendait pas à un tel changement d'ambiance. Peut-être – sans doute – que cela était dû aux événements vécus par la gigantesque station dans les derniers moments de la guerre contre les Moissonneurs, ou peut-être simplement la perception de la jeune femme qui avait totalement changée. Elle se baladait à présent librement, non pas en tant que soldat de l'alliance en permission ou étudiante en vacances dan l'espace, mais bien en tant qu'habitante. Et même plus patiente d'un hôpital du coin, ce qui était un bonus non négligeable.

Elle commençait à en apprécier la population, qu'elle croisait dans les rues, sur les plates-formes offrant une vue sur les ciels toujours magnifiques de la station, ou même n'importe où. Quelque part, elle la préférait à la Terre, bien que celle de sa planète natale lui soit plus naturelle. Elle en ignorait la raison, ou n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais elle appréciait cette foule composite, mélange totalement homogène d'humains et d'aliens, comme elle en avait rarement vu ailleurs. Tout ici semblait si naturel, si calme, comme si cela avait toujours été ainsi et le serait toujours. Malgré les événements, la Citadelle dégageait toujours la même impression d'immuabilité que rares étaient les monuments capable de dégager.

Ce jour-là, elle n'était sortie de son nouvel appartement que pour aller prendre des renseignements. Elle ne pouvait pas, après tout, continuer de vivre ainsi sans travail pour la nuit des temps. Elle ignorait complètement comment et où elle allait en trouver un, mais elle ne supportait pas l'idée de rester inactive de toute façon. La jeune femme s'était donc traînée à quelques quartiers de distance du sien, aux abords d'un restaurant humain qui recherchait apparemment des employés, il s'agissait cependant d'un emploi de serveuse. Amélia n'aimait pas l'idée, d'autant qu'une partie d'elle envisageait toujours de soumettre une seconde fois son dossier aux forces de l'Alliance en espérant qu'elle retourne faire la seule chose qu'elle ait jamais été capable de faire. Elle avait tout de même fait un effort pour se donner bonne conscience et noter quelques coordonnées dans son datapad, sans réelle conviction de rappeler plus tard.

Amélia retournait donc chez elle, flânant comme n'importe qui d'autre dans un quartier qu'elle connaissait à peine, quand la chose se passa. Elle était en pleine marche à ce moment et se souvenait distinctement qu'elle croisait deux asaris à l'air jeune, en pleine discussion animée, tandis que derrière elle raisonnait les pas d'un Turien massif qui la collait depuis tout à l'heure. C'est à plusieurs mètres de distance qu'elle entendit le déclic, qu'elle reconnut immédiatement. Une arme venait d'être dégainée et pointée. Vers quelqu'un. A la Citadelle. Au milieu de la foule. Son sang se glaça dans ses veines pendant que son long entraînement commandait à ses muscles de se tendre, de bouger. Elle pivota sur elle-même en un quart de seconde, son implant vrillant déjà son crâne. Le reste de la foule n'avait pas encore réagi, puis le coup retentit, sec et brutal. Unique. Amélia discerna à peine la silhouette mais déjà son bras s'était tendu pour accompagner la projection biotique. Cela lui était venu sans réfléchir, comme un ancien réflexe, animal. La silhouette avait à peine chancelé mais elle avait distinctement vu une arme s'envoler de sa main et se perdre dans la foule avant qu'elle ne disparaisse. Le temps que la jeune femme retrouve ses esprits et le corps de la victime était déjà à terre, la foule dispersée.

La suite était beaucoup plus floue dans son esprit, jusqu'à ce qu'elle se retrouve assise sur la tranche d'un banc publique, une couverture chauffante jetée sur ses épaules et un jeune infirmier humain s'adressant calmement à elle.


- On ne va pas vous embêter longtemps, Amélia. La police va simplement vous poser quelques questions, d'accord ?

Son attitude avait étonnamment changée depuis qu'il avait eu accès à son dossier, avait noté Amélia. Il la traitait comme une petite chose fragile qu'il aurait put casser sur un geste trop brusque. Elle aurait aimé protester mais son esprit était focalisé sur ce qu'elle venait de voir, son cerveau essayant toujours de le procéder. C'était un crime. A la Citadelle. Elle n'était pas assez bête pour imaginer la station comme dénuée de criminalité, mais c'était la première fois qu'elle s'y retrouvait confrontée de façon aussi brutale et directe.

- Un inspecteur va venir vous voir, d'accord ? Demanda de nouveau l'infirmier vu son absence de première réponse.

Elle acquiesça vaguement de la tête, sans trop savoir ce qu'elle pourrait bien lui dire de plus.

L'infirmier se redressa et la quitta sur ce, rejoignant en vitesse l'inspecteur qu'on avait envoyé sur les lieux. Il s'adressa directement à lui, sur un ton très professionnel, calme comme une matinée normale au cœur de la Citadelle.


- Inspecteur. Vous avez quelques témoins qui ne sont pas éparpillés trop loin, commença-t-il avant de désigner la petite Amélia installée sur son banc. La plus directe est là-bas, ancienne de l'Alliance. Elle est un peu... sous le choc, mais vous pouvez tenter d'en tirer quelque chose. Évitez peut-être d'y aller trop fort, je vous transmets les dossiers médicaux des témoins qu'on a réussi à trouver.
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Alexeï Kernov
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MessageSujet: Re: Les joies de la Citadelle [Pv : Alexeï Kernov]   Sam 21 Mar - 19:28

Alexeï était tranquillement accoudé à son bureau, regardant défiler sur son écran les dernières nouveautés de la journée. Rien de bien intéressant s'il en était, mais il fallait bien qu'il s'occupe puisque pour le moment, personne ne demandait ses services. Les gens passaient devant son bureau en y jetant un rapide coup d’œil, ou bien en s'arrêtant quelques secondes, comme semblant hésiter à entrer dans cette petite et unique pièce dans laquelle se trouvaient quelques meubles et un homme trônant au centre même, attendant une visite. Sa dernière enquête sur Nos Astra ne lui avait pas rapporté énormément, il avait donc fallu qu'il compense en travaillant un peu plus à son retour de la planète Asari. Oh, il avait bien eu quelque chose à faire dès son retour, une simple filature d'un homme suspecté de tromper sa femme. Il s'était d'ailleurs avéré qu'il la trompait bel et bien, et il n'avait fallu au Russe qu'une demi-journée pour le découvrir. La compagne du mari en question avait donc remercié le détective avec une somme d'argent, non pas conséquente, mais appréciable et serait même allée plus loin en remerciements si le jeune homme ne l'avait pas arrêté dans son élan. En effet, elle avait tenté d'exprimer sa reconnaissance d'une manière plus... Sensuelle, pour ne pas dire plus que cela, ce à quoi Alexeï était resté insensible et avait gratifié sa cliente d'un simple « Non. » clair et net qui fut immédiatement compris par la femme trompée, qui s'était excusée avec une lourde gêne, ce qui avait fait intérieurement sourire le Russe.

Mais depuis cela, plus rien. Personne d'autre n'était venu, à croire que tout le monde menait une vie rose et dans laquelle tout allait absolument très bien. Il ne pouvait en vouloir à ceux qui avait réellement une belle vie, il en voulait à ceux qui se fourvoyaient et qui hésitaient devant son cabinet avant de reprendre leur route en espérant vainement que leurs problèmes se règlent d'eux-mêmes. Ces gens là mentaient à leur propre esprit, peut-être sans s'en rendre compte, mais toujours est-il qu'ils le faisaient. Le détective lâcha un lourd soupire de lassitude et décida de s'offrir un petit somme, ne sachant que faire d'autre. Néanmoins, son sommeil fut agité par bien des démons de son passé...
Ses pensées se allèrent d'abord à Julia avant de se recentrer sur un moment plus sombre de l'histoire d'Alexeï. Il se revit à Paris, en train de combattre des hordes de zombis, accompagné de Cole alors que les Moissonneurs attaquaient la Terre. Mais ce rêve était différent. Dans ce songe, il n'était pas seul avec son ami alors qu'ils tentaient de survivre face aux armées destructrices de ceux qui revenaient tous les 50 000 ans. En effet, autour d'eux se trouvaient deux autres personnes que le Russe avait également perdu. Ainsi, il apercevait son père, M-8 Avenger en main, éliminant zombis après zombis sans se soucier des balles qui perçaient son corps de part en part et qui semblaient passer à travers lui sans lui causer le moindre mal. Il voyait également sa mère qui tenait dans ses mains une paire de M-12 Locust et qui mitraillait à vue chaque êtres moissonnés ayant le malheur de se retrouver dans son viseur. Ces deux personnages paraissaient être complètement hors du temps et hors de toute logique. Ils étaient présents pour une raison qui échappait totalement au détective. De plus, leur présence elle-même était incohérente étant donné que ses parents avaient toujours été des pacifistes convaincus. Et d'un seul coup, tout cessa. Les coups de feu, les hurlements, tout, l'univers entier sembla se taire et reprendre son souffle. Puis, les trois personnes présentes aux côtés d'Alexeï se tournèrent comme un seul vers lui et parurent s'effriter peu à peu avant de fondre sur lui en répétant à voix basse « Alexeï... Alexeï... ». Puis ce fut le noir total.

Brutal et violent, son réveil ne tarda pas. Il sursauta et regarda tout autour de lui, en sueur et alarmé, l'esprit encore embrumé par le cauchemar dont il venait de s'extirper. Il prit plusieurs longues inspirations pour calmer ses poumons et son rythme cardiaque qui s'étaient tous deux emballés alors que son inconscient avait pris le dessus. Il attrapa un mouchoir et essuya son visage alors trempé par la respiration. Une fois son calme récupéré, il essaya de se sortir de la tête ce rêve pour le moins étrange qu'il venait de faire. Il fallait qu'il se change les idées. Pour se faire, il enfila sa longue veste et sortit tout en allumant une cigarette à l'aide d'un zippo sur lequel se dessinait le symbole des Spetsnaz. Et c'était alors qu'il fumait à l'extérieur - si l'on pouvait appeler ainsi dans une station spatiale - qu'il reçut un message sur son OmniTech. Il provenait d'un commissariat de police qui sollicitait ses services pour un cas de... Meurtre ? Des nombreuses années qu'il avait passé sur la Citadelle, il n'avait presque jamais vu ou même entendu parler de meurtre. Son visage se changea sous l'étonnement avant de reprendre les traits neutres qu'il arborait lors de ses enquêtes et missions. Il confirma sa participation aux recherches et retourna dans son bureau pour récupérer  l'un de ses M-11 Silencieux qu'il enfila au niveau de la hanche dans son jean. Dans un cas de meurtre, il préférait ne pas être pris par surprise si le tueur s'avisait de revenir voir son œuvre. Après avoir vérifier une dernière fois qu'il n'avait rien oublié, il se mit en route vers la position que l'agent avait indiqué dans son message...

Il arriva sur les lieux du crime une dizaine de minutes plus tard. La foule s'amassait déjà autour des banderoles de police, comme souhaitant absolument voir l'horreur de la mort en face à face. « Ils ne se rendent pas compte de ce qu'il vient d'arriver... » pensa Alexeï. Il passa la banderole et présenta à un Turien le message ainsi que l'autorisation qu'il contenait. Celui-ci se contenta de hocher la tête et le laissa passer. Le Russe, de son œil perçant, observant attentivement l'endroit. C'était une rue comme on en trouvait des milliers d'autres sur la Citadelle. Elle n'avait absolument rien de particulier si l'on exceptait le cadavre de Butarien en plein milieu. Son cadavre n'avait pas encore été déplacé par les autorités, peut-être avaient-ils attendus son arrivée ? Il continua son observation et son regard se posa sur une arme quelques mètres plus loin. Un M-6 Carnifex pour être exact, un pistolet mortellement efficace.  Alors qu'il commençait à se rapprocher de quelques policiers, il fut interrompu par un infirmier qui l'accosta d'un ton très professionnel, comme s'il avait l'habitude de ce genre de scènes :


- Inspecteur. Vous avez quelques témoins qui ne sont pas éparpillés trop loin, commença-t-il avant de désigner une jeune femme sur un banc, la plus directe est là-bas, ancienne de l'Alliance. Elle est un peu... sous le choc, mais vous pouvez tenter d'en tirer quelque chose. Évitez peut-être d'y aller trop fort, je vous transmets les dossiers médicaux des témoins qu'on a réussi à trouver.
- Merci, je prends la relève. Ne vous en faites pas, je ne serai pas trop dur avec elle, répondit Alexeï d'une voix se voulant rassurante.

Il tourna la tête vers cette jeune humaine que lui avait indiqué l'autre homme. Elle était assise, ce qui compliquait l'analyse que le Russe tentait de faire de son physique puisqu'il n'arrivait pas à déterminer une taille exacte. Elle semblait néanmoins assez petite et assez jeune, ce qu'il avait déjà remarqué. Ses cheveux, d'une couleur plutôt atypique, encadraient son visage et retombaient sur ses frêles épaules. En effet, niveau carrure, le détective avait déjà vu femmes beaucoup plus imposantes. Mais elle restait une femme assez sympathique à l’œil, son visage étant plutôt agréable et dégageant une innocence de petite fille. Avant d'aller lui parler, il décida d'examiner le dossier médical que lui avait transmis l'infirmier. Et quel dossier ! Cette ancienne soldate de l'Alliance en avait vues des vertes et des pas mûres. Elle était en garnison sur Tiptree quand les Moissonneurs sont apparus. Et d'après ce qu'il lisait, ce séjour l'avait profondément marquée. Elle avait même été internée dans un hôpital psychiatrique de la Citadelle pour tenter de palier à ces problèmes qu'elle avait développés. Il comprit qu'il allait falloir qu'il soit doux et prudent face à cette femme. Elle était à la limite de l'instabilité mentale et elle venait d'assister à un meurtre dans un endroit où l'on devait normalement se sentir en sécurité. Rien n'était mis en place pour améliorer son état... Il referma le dossier et se dirigea vers la dénommée Amélia Greenfield. Il s'agenouilla devant elle pour se retrouver à sa hauteur et lui dit, de sa voix la plus douce :

- Bonjour madame Greenfield. Je suis Alexeï, c'est moi qui vais m'occuper de retrouver celui qui a fait ça. Mais j'ai besoin de vous, si vous le voulez bien.

_________________
Si tu ne peux pas voler, alors cours
Si tu ne peux pas courir, alors marche
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe
Mais quoi que tu fasses,
Tu dois aller de l'avant.

Martin Luther King

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